Dessin

Quelqu'un

Ouais, quelqu’un, en tous cas dans mon esprit décalé de camé pas vraiment de Calais. Pas envie de vivre au Pas de Calais, moi ce serait plutôt le sud et son soleil toute l’année qui m’attirerait, et le Pas de Calais l’été, à la rigueur. Mais si c’est pour sentir les relents de cette jungle descendre sur la ville, alors là non. Cette jungle, bien présente parce que les pays ne sont pas foutus de trouver des solutions convenables à des problèmes qu’ils construisent pourtant ensemble, main dans la main… C’est un peu comme si à la fin du repas, tout le monde se cassait vite pour éviter de débarrasser. Tu sais le truc qui montre vraiment le degré de mesquinerie de chacun.

Un des problèmes quand on doit gérer des gens, c’est qu’il faut bien limiter son champ d’action et déléguer pour les tâches plus détaillées. Le souci aussi c’est quand des tonnes de crétins ont revendiqué le pouvoir (chef du monde) en même temps et c’est plus possible maintenant, les soucis sont bien trop avancés, ils se sont bien installés, et il n’est pas question de se mettre en game over et de redémarrer une partie au Crétacé, Homme crétin, tu n’avais qu’une vie et tu l’as gâchée. Bah le pantin derrière son clavier, là, en train de s’agiter pour se montrer au monde ingrat (le même qui crache sur euh… tout ce qu’il estime moins méritant de vivre que lui), fait la même chose t’entends ? Il se détruit, il détruit la marchandise. Humanité tu as là un acolyte.

Dessin

Dessin #1 – Fred

Un jour je saurai dessiner ! Personnage fictif. Ca c’est le patient 0. Je m’entraîne, ça donne des résultats, mmm… étranges, mais bon, intéressants quand même, j’explore les méthodes des uns et des autres sur youtube, va savoir à la fin j’aurais la mienne. Comme j’avais plus de gomme, j’ai utilisé de la mie de pain pour gommer. Toute la nuit, et le temps que la librairie ouvre moi j’étais en mode sieste… Bah il est pas si fictif ce personnage, mais je jure que pendant que je l’ai truqué sur la feuille je n’ai pas une seule seconde pensé à mon ancien et vieux pote Fred, qui vendait du shit pas bon mais pas cher… Donc le dessin me rappelant ce mec de y a 25 ans, je l’ai appelé comme ça.

Marijuana

CBD vs. THC

Je pense que mon shit n’a pas assez de CBD et trop de THC.

Bon alors nous vivons vraiment une époque de merde formidable, et à notre époque formidable de merde un business capitaliste comme tous les autres (il s’priv’rait tiens !) est en train de naître depuis quelques temps, il en est à ses balbutiements (sous forme légale) par chez nous chez les frappés de la tête franchouillards, c’est le fameux CBD.

Hissé sur un piédestal par nos médecins prosélytes (y en a ?) connaisseurs, pour ses facultés thérapeutiques qui n’incluent pas, comme peut le faire le diabolique THC (mamamilla), d’effets psychoactifs.

Questions / Réponses :
Q : Quels sont les effets psychoactifs connus du cannabis disons, classique ? Le shit quoi !
R : Facile, c’est quand t’es fonsdé man…
Q : Un peu trop facile justement ! On va se contenter de ça…
R : Ta gueule, va sur Wikipedia si t’es pas content

Et donc que peut faire ce fameux CBD ? Encore une question, je peux rappeler les compères du bédo… Ah mais non ils veulent plus, ils sont fâchés. Faudra les initier à la CNV… Ah vous connaissez ? Vous pratiquez ? Quelle tristesse… Bref.

Solutionner plein de soucis. Ca semble logique. C’est dans cette voie que je me suis initié une petite question interne, la suivante, enfin elle est dans le sous-titre de l’article, sous forme d’une supposition… Pas assez de CBD et trop de THC. Je dors beaucoup (enfin tout est relatif) ces derniers temps, et j’ai de nouveau des bandaisons intempestives, qui font mal, ça tire le muscle.

Attends… Muscle ? Y a quoi qui détend les muscles à part cette merde médicamenteuse de Baclofène ? Et c’est là qu’est venue cette réponse : le CBD. Comment s’en procurer ? Alors il n’est plus question comme y a 10 ans de le faire en mode super planqué, on peut maintenant, enfin dans une certaine mesure (je te rappelle qu’on vis dans un pays de flippés du ciboulot, poules mouillées et autres noms d’oiseaux), espérer acheter du CBD comme on chope une nouvelle paire de docks. En ligne, y aura toujours plein de trucs promettant les effets mais pas estampillés CBD 20%. Parce que personnellement c’est la grosse dose que je cherche. Je suis déjà saturé de cannabis dans mon métabolisme, et je souhaite juste compléter avec une dose de CBD conséquente.

Je suis super nerveux, j’ai parfois (souvent mais de temps en temps) des consommations qui accentuent ça, des stimulants. J’ai arrêté de prendre des dissociatifs et autres hallucinogènes, mais les stimulants, c’est stimulant tu comprends, pour un écrivain (qui écrit de la merde je sais) compulsif comme ton serviteur, c’est le top. Ce qui fait que je suis toujours en recherche de méthodes pour descendre en douceur. C’est une des raisons. Qui dit descendre en douceur dit allonger les temps de descente au maximum, amoindrir la pente, et ça peut donner des descentes de plusieurs jours pendant lesquels je vais vivre un decresendo de nervosité.

Hop ! Hop ! Hop ! J’te vois v’nir. Nerveux ça veut pas dit énervé, ça veut dire vif chez moi, gestes brusques parfois, grands gestes (comme y a des bangs en verre chez moi, imagine le massacre parfois). Bon ça peut m’arriver d’être énervé, je suis dans une colère perpétuelle, mais c’est clairement pas la majorité du temps. Ca nécessite la présence physique de tierces personnes, par exemple. Et aussi quand je viens de me lever.

Bon, donc, plusieurs formes pour le CBD, plusieurs dosages. Il faut prendre un détail en compte : si tu es fumeur à la base ou non, ce qui aura forcément un impact sur l’effet (ça le rendra au pire inefficace, au mieux ça en baissera le potentiel) du CBD. 20% c’est pas le plus fort dosage, mais il est d’usage de préférer la prudence quand on avance en terra incognita. Et je pense que c’est tout de même assez fort, quand je m’étais renseigné sur le sujet peu après 2010 il y avait des graines d’une herbe (Harlequin) qui promettait 23% de CBD (Erreur : elle promettait un taux bien plus faible mais c’était le plus fort du marché, 2.3% serait plus probable et une vérification vitaif me dit 8-10%) pour un taux moyen de THC (si ma mémoire est bonne – elle ne l’est pas alors continue la coke ça va s’améliorer). C’était la plus forte en CBD. A l’époque.

Les formes :

— Herbe classique (j’en ai trouvé une à 13%), chercher sur le clear web (avec google ça passe nickel le business légal se développe j’te dis !) n’est pas une option trop osée… Faut pas se priver alors !
— Baume, y en a un sur Amazon qui est mis en avant, mais attention ! C’est pas un baume enrichi au CBD, c’est un truc fait à partir de graines. Se méfier d’Amazon et consorts : faut bien que soit précisé CBD dessus. Cela dit les graines de chanvre offrent toutes sortes de propriétés super intéressantes.
— Huile en gouttes. C’est le concentré ultime de CBD (on me dit dans les tuyaux que y a les cristaux aussi, soit), c’est généralement additionné d’un goût menthol. Comme n’importe quelle huile de ricin ou de foie de morue, ça se prend sur un sucre ou sur un consommable qui a du goût.
— Bonbons. Attention aux enfants, parce que moi gosse, je me serais volontiers tapé le paquet… Mais ça a son charme. Outre le business de ce qu’on appelle edibles (consommables) riches en THC, là on parle de bonbons tels que les bonbons au miel des pharmacies, bien que le CBD ne soit pas anodin. Forme intéressante, supprime la pénibilité de la médication (amertume, prise difficile de cachets, douleur d’une piqûre, etc).
— eLiquide. Bah ouais, pour les vapoteurs. Quoi de mieux qu’allier dans la discrétion son plaisir de vapoter et celui de se soigner, de détendre ses muscles, de profiter de tous les effets médicaux qu’offre le CBD ? C’est possible avec les liquides.

Perso j’aime pas du tout la vape. J’aime bien me niquer les poumons à l’ancienne avec mes bédos putain de merde ! Et avec mes douilles de chacalos tuberculeux, et j’aime pas qu’on me crache sa vape dans la gueule à bon entendeur. A part ça je trouvais qu’ils avaient l’air efféminés les vapoteurs, un peu genre tafiole tu sais, mais à la réflexion ça me dérange pas (attends de te prendre dans la gueule un de ces flacons de tafiole qu’on dirait des bouffons en train de se taper du parfum, tu feras moins le malin…) le ridicule ne tue pas. La preuve je suis sorti en kilt la semaine dernière (si, si, c’est vrai) et je suis encore vivant…

Je suis un puriste en ce qui concerne le cannabis. Pour moi ce sera l’herbe classique sans THC s’il vous plaît, à rouler soi-même dans une grande feuille de chanvre, avec un filtre en carton de chanvre, coupé avec du tabac français ou non, j’en ai un peu rien à foutre de son origine du moment qu’il me nique pas trop la gorge et qu’il remplit son rôle de produit complémentaire que je ne consomme pas nature (beurk). Si possible j’éviterai d’enrichir des Bolloré et autres chacals malbak Camel Philip Morris et autres mafias mondiales ou nationales seita inside.

Allez pour moi ce sera la totale ! Mettez-moi TOUT ça dans un milk shake ! Baume, pilules, herbe nature, cristaux, bonbons, eliquides, tout ça mélangé dans un grand mixeur et à boire avant d’aller dormir ! Ou le matin en complément du café (jamais à la place, le café c’est sacré) pour détendre sa journée d’avance.

Putain on l’a attendu ça, pouvoir pécho en toute liberté, c’est pas encore bien chiadé mais ça va venir. Macron a ouvert la porte. Merci fils de pute Macron !

Communication Non Violente, Littérature

Dans la chambre de Vanda

Bon, je culpabilise, je suis pas cool. J’ai pas voulu donner 3 balles à un réalisateur pour mater son film, j’allais le faire parce que 3 euros c’est peu en comparaison avec tout le reste. C’est cette forme de vol qui m’a séché et fait rechercher le film ailleurs en streaming (j’ai failli avoir une formation de vente alors je sais reconnaître une stratégie détournée, et je n’aime pas ça qu’on me prenne pour un con) : 2.99€ parce que ton cerveau, tu comprends, il enregistre 2 au naturel, faut que tu le reprogramme pour penser 3. Bref.

Allez, je vais injecter 3 balles dans le schmilibilick, si ça change un truc… Tant mieux, c’aura été de l’argent bien placé, au pire ça lui remboursera 3 balles de dettes, au mieux ils viendront s’ajouter à sa fortune personnelle, compléter la fresque murale en pièces de 2 du fond de la villa de St-Trop’. M’est avis que la 1ère proposition est bien plus probable, car qu’avons nous là ?

Dans la chambre de Vanda – de Pedro Costa

Alors évidemment si je m’intéresse à ce type de littérature ce n’est pas dû au hasard. Ma vie (hélas quelle chienlit ! HAHA nan j’déconne) tourne autour d’un sujet : les drogues. Et tu l’auras deviné, Vanda est une droguée. Une vraie, dont la vie, à l’instar de ton serviteur mais quand même à un niveau au-dessus, tourne aussi autour des drogues. 2h45 sous-titrées en français. Se passe au Portugal et moi ce qui se passe au Portugal ça m’intéresse même si c’est pas actuel-actuel. Pourquoi moi le rustre inculte drogué, m’intéresserais-je au Portugal, vu que j’ai même pas de racine portugaise ? Ben parce que ce pays a une législation différente des autres concernant les drogues… Évidemment, incorrigible drogué ! Se renseigne sur les pharmacies environnantes avant de choisir son hôtel – dixit un personnage au début de Baise-moi. Et plein d’autres trucs encore en vogue dont pas mal sont listés dans Junky… Ne pas oublier de lire Junky, moi je l’ai lu, maintenant c’est ton tour.

Ta gueule.

O.K. Sans lutter. Mais si j’peux m’permettre : pourquoi ta gueule ?

Parce que Junky c’est à peu près le dernier livre que t’as été foutu de lire en entier, que ça doit faire bien 2 ou 3 ans, que depuis tu chopes des livres sans les lire… Que souvent même tu cites – j’en ai encore vu dans un vieux texte cette nuit : Faust, Dante – des trucs sans réellement les connaître, c’est pathétique mec ! Il est grand temps que tu voyages à nouveau et surtout sans technologie.

Même un GPS ?

Si, un GPS tu peux, c’est même conseillé vu que t’es une véritable brèle en orientation.

Ah cool !

Prends le temps de lire. Lis Les chants de Maldoror, La divine comédie, lis ces livres que tu t’es promis de lire.

Lesquels ?

La liste serait trop longue. Sur la route, par exemple.

Allez ! Le dernier en date ?

Le dernier je crois que c’est un conseil d’une personne sympathique avec qui j’ai eu la chance d’échanger un peu (Je te dis pas qui c’est, c’est mon petit jardin secret ! ) : Les Gnostiques de Jacques Lacarrière. A moins que ce ne soit le Kebra Negast

Elle est belle Vanda. Elle est en colère et ça la rend aigrie, elle engueule les gens tout le temps, j’en ai connu quelques unes des filles comme ça qui se sentent vieillir, qui connaissent leur pouvoir de séduction mais qui le voient se sauver plus vite qu’il serait parti d’ordinaire à mesure que les années passent et que les consommations de drogue abîment le corps et le font vieillir plus vite. Aigrie. Oui. Mais d’une beauté putain ! Bref.

Tu sais (bon, là soyons clair je ne parle pas de cette Vanda particulière je ne la connais pas et je pourrais être totalement à côté de la plaque, je parle d’une Vanda générique qui pourrait englober beaucoup de consommateurs), si Vanda pouvait s’adonner à son plaisir dans de meilleures circonstances, sans être considérée comme une malade (parce qu’au Portugal les drogués sont des malades et ne sont plus poursuivis en justice) ceci cela, à mon avis elle serait moins aigrie, notre caractère évolue avec les circonstances dans lesquelles on vit. Nous sommes ce que nous vivons.

Je SAIS que je consommerais beaucoup moins si je pouvais le faire en toute liberté, et si je consomme certaines choses plus que d’autres à mon âge, y a des raisons. Tiens regarde : aujourd’hui, demain, et je ne sais combien de jours, fumer et boire quelques bières ça va me convenir. Mais arrivera toujours ce fatal ennui, et avec lui des décisions, et des sessions. Je ferais bien du saut en parachute, et de la chute libre, mais pas avec un moniteur au cul, je tiens à avoir ma liberté de mouvement. Et il se trouve que ma capacité d’apprentissage et d’adaptation ne souffre pas une tierce personne. Autodidacte un jour, autodidacte toujours.

Bah c’est pareil pour les drogues : exit le chaperon (sauf s’il est rouge, 18 ans d’âge minimum, blonde à forte poitrine mais en option parce que j’aime bien les brunes aux petits seins moi !) et ses connaissances, la théorie ça me suffit et pour la pratique j’expérimente seul ou accompagné, mais pas d’un prof. On fera une exception pour le shaman, mais on évitera comme la peste les voyages initiatiques pour touristes, organisés par des agences de voyage, gourous, vendeurs de grigris, etc. Et on préfèrera les séances méritées karmiquement parlant. On n’achète pas une session shamanique.

A voir plus tard, Auto-Psychologie

SSPT

C’est marrant : quand je dis, ou écris ces initiales, j’ai une vision que je pense stéréotypée, du truc. Tu sais ? Le mec fragile, affaibli, victime forcément. Alors que maintenant, c’est différent. Une personne en SSPT peut décider, par impulsion ou plus mûrement, de dédier le reste de sa vie à la vengeance. Pire, elle peut même le faire sans le décider. Dans ce dernier cas, l’invasion cérébrale de l’idée de vengeance est bien plus pernicieuse, vicieuse, violente, et surtout irréversible. On l’entretiendra en multipliant les bourreaux au fil d’aventures alcoolisées, car se créer des ennemis ça passe le temps et ça permet de ne pas oublier les anciens, les vrais, les pires. Ce serait tellement dommage que la mémoire post-traumatique efface les visages des gens, mais la mémoire post-traumatique n’efface jamais un visage. Ils restent tous là, quelque part, suppliant d’avoir enfin leur petit tour de relooking en scarif-mode, à l’opinel (restons Français).

Ça fait tellement longtemps que je ne suis pas violent, depuis toujours. Je ne leur reproche rien je constate juste : mes parents ont fait de moi un faible aux yeux de la société et de ses mœurs où le fort écrase le faible, société occidentale. Ce, en m’interdisant jouets violents, ceci, cela, bref, en tentant l’approche positive de l’éducation avec tout de même une ou deux couilles dans le potage : des explosions de cris et de coups à la moindre fourchette tombée par terre, et le fait que nous vivions en banlieue parisienne.

Des fois je préviens des gens, généralement c’est quand je suis à bouts, je les préviens. Je les préviens que certes, c’est vrai, frapper quelqu’un me dégoûte. Oh… pas au plus haut point et j’ai pratiquement une cicatrice karmique pour quasiment chaque branlée que j’ai mise à d’autres. Alors c’est un doigt cassé, souvenir d’une droite mal mise, c’est un autre doigt pété, souvenir d’un pied de table mal dévié. O.K. mais ça m’empêchera pas de le refaire. Trop de monde prend trop de monde pour un clown, alors quand tous ces clowns vont s’énerver en même temps ça va faire une armée de clowns, tristes ou pas tristes, et ce jour là camarade, je ne donne pas cher de la peau de qui se trouvera sur leur chemin. Tout ça est une image bien sûr. Un genre de mode d’emploi pour fabriquer un psychopathe. Chaque clown pour lequel on passe est une cicatrice non soignée pas et qui a saigné et suppuré, a tourné parfois en oedème, ou pire, en abcès. A eux tous ils forment un super clown, pas très marrant, plutôt chiant, un genre de…

Berserklown

Et je te jure que tu aurais eu un copain à toi dans ce mode là lors d’une soirée, tu rigolerais pas comme un âne. Ca se prend au sérieux le mode Berserklown ! Non mais ! Allez moque-toi, t’as le droit, et pis t’façon tu l’aurais pas tu le ferais quand même alors vas-y. Je me moque aussi de moi. Je suis un humain qui sous acide aurait bloqué en mode Berserklown. Aussi ridicule qu’inoffensif, mais aussi vif et malade qu’écorché.

A voir plus tard, Auto-Psychologie

Carpe diem

La première fois que j’ai pris conscience de l’importance de ça, c’était via la voix du professeur du film Le cercle des poètes disparus. C’était la locution latine Carpe diem. Profite du jour présent, de l’instant. Mais l’instant n’existe pas, dès qu’on en parle on vit l’instant suivant et on parle du passé. L’instant n’existe pas. C’est un fantasme. Une idée abstraite qu’on pense concrète. Quand on est dans l’instant, ça veut dire qu’on vit le laps de temps de quelques secondes, continu, qui se situe après le passé et avant le futur. Bref.

Ces quelques secondes s’étendent dès lors qu’on attend quelque chose qui va se passer dans le futur. Là on est plus dans l’instant présent, on est dans l’attente du futur, et contrairement aux autres moments lorsqu’on est dans un futur potentiel on projette, on fait des suppositions, on espère ou on sait. Mais on ne vit pas l’instant.

Pourquoi vivre l’instant ?

Il y a des fois l’instant n’est pas agréable, mais il faut passer par là, d’autres fois il est très plaisant, et la plupart du temps, il est. Il est, tout court, et c’est dénué de degré d’agréabilité, ou à 0. Stoïque. Faire des projets à deux c’est vivre l’avenir éventuel. Profite d’elle, de lui, vis tes moments à fond. Une situation, un événement, est dénué de tout l’émotionnel, et nous ajoutons ces notes. Quand on trouve par exemple, que l’allumage de la flamme des JO est un moment plein d’émotions d’appréhension, fierté, etc (émotions positives), une autre personne peut le vivre très différemment en même temps, ressentir de la colère contre ça s’il a des raisons. Donc l’allumage de la flamme olympique n’est pas un moment plaisant, c’est un moment qui est vécu différemment selon les gens.

J’ai été confronté aux limites positives de Carpe diem quand je me suis rendu compte que les mauvais moments, fallait aussi les vivre et si possible les vivre pleinement.

Qu’est-ce qu’un mauvais moment ?

Quand tu n’es pas bien. Stoïque sera classé dans bien aussi. Si tu manques de quelque chose d’essentiel, eau, sommeil, nourriture, tu ne seras pas bien. Si tu ne peux pas bouger, que tu es blessé, vraiment triste (vraiment triste = sans pouvoir zapper et vivre normalement), etc. Si tu dois passer une chatière dans des galeries sous terre, et que tu te sens oppressé, tu n’es pas bien. Si tu as faim mais que tu sais comment régler ce problème vite, là ça ne rentre pas en compte. Il faut vraiment que la situation t’oppresse pour te considérer pas bien. Quand tu as un petit coup de spleen, généralement c’est gratuit et tu vas t’accrocher à la première pensée te victimisant (personne ne m’aime, je suis seul, i.e.) mais si tu pèse le pour et le contre tu t’apercevras que dans 90% des cas tu n’as aucune raison de ne pas être bien. Donc tout va bien. Ce n’est pas encore la méthode Coué (je vais bien tout va bien même si c’est pas le cas), mais c’est pas loin, c’est une méthode disons, de relativisation.

Relativiser pour se rendre compte que tout va bien, finalement, fonctionne pour moi. Parfois, j’ai un petit coup de cafard, et je me demande pourquoi, déjà. Si je ne sais pas répondre, ou si la réponse est trop vague (parce que ça va pas en ce moment i.e.) je me force à préciser, qu’est ce qui fait en sorte que je sois amené à me tourner vers la tristesse ? La musique – souvent. La musique triste a pour chaque individu une mémoire. Mon cerveau va associer tel titre en studio, tel morceau chanté par tel chanteur, avec les souvenirs les plus forts que j’ai vécu quand j’écoutais ça. Le réécouter peut me faire revivre les souvenirs. Et souvent je cherche : personne ne m’a rien fait, je n’ai pas vécu de drame, y a pas eu de mort récemment, je pleure parce que j’aime ça. Sauf que là y a pas de source récente. Donc tout va bien… Et je retourne à mes occupations.

Donc vivre l’instant peut être difficile, mais attention, les choses que l’on ressent sont toutes à double tranchant, et sans le négatif je ne pourrais pas apprécier le positif. Cette idée je l’ai retournée dans tous les sens, je l’ai répétée, je l’ai fait mienne. C’est la dualité. L’exemple le plus parlant pour illustrer c’est la lumière et l’obscurité, sans le noir, pas de lumière, et vice versa.

Difficile ouais, quand j’étais attaché et que je voulais me gratter, j’ai repensé vite fait à ça, à Carpe diem, et je voulais m’évader de cet instant présent à ce moment là car il était des plus durs. Rien n’arrangerait la réalité, l’instant, sauf à ce qu’on me détache. Et on n’allait pas le faire. Donc Carpe diem n’est pas LA solution à tous les soucis, c’est juste un petit truc qui peut aider à apprécier des moments simples, calmes, qui durent.

A voir plus tard, Auto-Psychologie, Quotidien monotone

Pour commencer

Avant j’étais pas du matin. Y a pas de frise chronologique pour me dire quand c’est avant, on va se contenter de dire que c’est un passé récent-moyen. Mais y a eu une période où j’étais du matin. Faut que j’aille chercher loin dans ma mémoire, mais y a eu des moments où j’étais heureux de me lever et de commencer la journée. Des périodes où arrivé à une certaine heure je ne me disais pas comme un hommage à Jacques : « Encore une journée d’foutue ».

Je suis toujours pas du matin. Même en fumant des gros bédos/bangs. Mais j’arrive mieux à contrôler ça. J’arrive mieux à sourire le matin. A rire de moi, à étendre mes lèvres comme cette jeune punk dans Nikita, lorsque la Jeanne Moreau lui apprend à se servir de ses charmes. La punk se regarde dans le miroir et commence une danse du sourire, des grimaces, elle ne sait plus sourire. Mais a-t-elle déjà su sourire ?

Combien de fois et par combien de personnes différentes as-tu entendu ceci : « Pas avant mon café. » ? Moi plein. C’est l’avantage d’avoir squatté avec des personnes de caractère, parfois rustres, femmes et hommes rustres oui, mais ô combien aimable à tant d’autres moments. Quand tu sais que tu ne dois pas parler à quelqu’un avant son café, bah en bon casse couilles tu testes, tu cherches, tu chatouilles un peu, tu vannes. Jusqu’au jour du drame…

Personne n’est jamais obligé de rendre une ambiance invivable, cela dit je ne pense pas qu’elle fasse exprès lorsqu’elle le fait, cette personne. Oh y en a bien qui le font exprès, mais je suis pas dans l’extrême, pas encore, donc je vais rester près du sujet des gens bien borderline à qui tu peux faire péter des câbles si tu les connais pas et que tu va sur des terrains qu’ils supportent pas.

Mais d’abord… Roulons nous un joint !

Il est 12 heures 35, jeudi. Je viens de tomber du lit, les yeux encore rougis de ma dernière douille (j’ai jamais précisé parce que pour moi c’est évident, mais une douille c’est un bang, parce qu’on appelle comme ça le petit foyer qu’on remplit avec le mélange), j’ai hésité à me recoucher mais y en a un qui me réclame de sortir. Attends loulou (*), je prends une douche après avoir bu mon café et fumé mon pétard, en attendant bah tu peux pas sortir librement puisque la voisine qui mets un point d’honneur à utiliser ses jupes et ses talons même en hiver, est là le midi. Elle fait pas chier à part ça la bourgeoise qui profite des prix de l’immobilier les plus bas du marché. « Faut pas venir ici, y a rien ! » bah y en a ça leur parle. Du rien, ils en veulent. Pas comme ces citadins tous speedés.

« Si j’te raconte tout ça ce soir, c’est qu’j’ai chopé un vieux coup d’cafard, mais j’pense que t’as aut’ chose à faire qu’à écouter les loups solitaires… » Higelin

Moi aussi, j’ai une douche et des décisions à prendre, un café et mon sac à vider, un chien et mon cul à sortir. Plein de trucs à faire, écouter les loups solitaires faudra remettre ça à plus tard, j’en ai rien à foutre de m’écouter jacter d’ailleurs, mes semblables, encore moins. Enfin à c’t’heure.

A ce niveau là, le joint c’est de l’hygiène. Le truc qui va me faire rester à un niveau d’humeur assez haut pour circuler chez moi. La nuit il me fait dormir, le jour il m’aide à vaquer. Soit.

Légende

(*) Le nom a été changé

Je fais ce que je veux

Le pire délinquant de l'histoire

Une info, un visage, le monde entier a vu ta gueule mec. T’as violé il parait, si c’est le cas tu es une belle ordure et tu mérites ce que j’ai visionné dans ma tête en voyant ton visage : te faire vraiment, mais vraiment, et en faisant durer le plus longtemps possible jusqu’à ce que tu crèves, mal. Voilà.

Mais je suis d’un naturel méfiant, et si je peux être un connard de réac, je peux aussi choisir le tâtonnement, au lieu de mettre les deux pieds dans le plat avec ma grande gueule. Ce visage :

Ce visage, est-il normal que j’ai envie de le redécorer au rasoir ? Attends, je te mets le lien de l’article, parce que c’est quand même intéressant que tu puisses savoir de quoi je parle si comme moi tu ne fréquentes les sites d’infos que par moments rares, ou que carrément tu ne les fréquentes pas du tout (auquel cas le lien est inutile je sais, on s’en fout) : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/le-pire-delinquant-sexuel-de-l-histoire-du-royaume-uni-condamne-a-la-perpetuite-pour-des-dizaines-de-viol_3773689.html

Voilà il est même pas cliquable comme ça… L’honneur est sauf. (sauf que wordpress le rend clickable fuck !)

Que penser de ça… Erreurs judiciaires. Y en a eu plein, et je redoute qu’un jour ce soit ma gueule affichée là-haut tandis que la Terre entière que je respecte au plus haut point, moins ses humains, ferait mon procès et m’imaginerait en train de me faire cramer en place publique. Alors que je serais innocent, évidemment. Mesdames voyons ! Je ne mange pas de ce pain là. Je ne saurais me réjouir d’avoir maté un(e) de mes semblables, en jouir et ressentir une sensation de toute puissance. Tuer, violer, c’est pas tellement mon truc. Je préfère, pour ce qui est des relations inter-humains, la tendresse, obtenir des faveurs dans le consentement mutuel. La douceur, les mots doux, les heures passées aux préliminaires, ah c’est moche comme mot ça, ça fait tellement médical. Attends je la refais : La douceur, les mots doux, les heures passées à caresser un corps, à le parcourir avec les doigts comme si c’était des dunes de sable, d’ailleurs le soleil qui entre à peine par la fenêtre entre deux persiennes éclaire de son rai de lumière dorée, un endroit précis de ce corps sablé aux odeurs de grenades. La main tarde à se risquer à y aller, tourne autour, puis y pénètre finalement avec fougue.

Voilà ce que j’aime moi (c’était un petit instantané). Mais je sais qu’il est tout à fait possible qu’un jour mes connards de semblables puissent me condamner sans aucune preuve réelle, sans même lire l’article que je n’ai pas lu non plus, c’est parce que j’en n’ai rien à foutre de leur avis, ils le laissent suffisamment entendre dans le titre, juste pour se joindre à la vindicte, bande de cons ! L’effet de groupe. Ou simplement tel que j’ai condamné ce type. Sa gueule, ses lunettes en miettes éclatées dans ses yeux ouverts, enfin je vais cesser la violence.

Peace

Auto-Psychologie, Communication Non Violente

L'ordre

24 heures… 24 heures environ que j’ai nettoyé ma table de fond en comble, et elle est déjà dégueulasse. Je ne sais pas comment font les gens qui gardent propre leur station de travail. Ils rangent au fur et à mesure je suppose, et jamais ils ne procrastinent. Je suppose encore car ce type d’habitudes n’est pas mien.

Mon type d’habitudes c’est le bazar. Un véritable capharnaüm. Pourtant j’aime l’ordre et j’aime bien plus ma pièce à vivre rangée qu’en désordre.

A un moment de ma vie, j’ai du gérer seul ma paperasse. On connaît ça en surface quand on vit chez. Qu’en surface. Quand je vivais chez mon père je n’avais pas à m’inquiéter de payer la facture d’électricité, de gaz, de téléphone et d’internet. Quand j’ai vécu chez quelqu’un, ces soucis n’étaient pas les miens. Et ils le sont devenus non pas quand j’ai emménagé dans mon premier appartement, puisque j’étais avec une amatrice de la paperasse, selon ses propres mots. Je ne l’ai pas observée mais quand j’ai dû tout reprendre en main, j’ai tout de suite été acheter des chemises de couleur. J’ai ensuite classé les papiers dans différentes chemises et ordonné ça sur une étagère (maintenant ça a son bac dédié) par couleur. Un joli dégradé. Je n’en suis plus à m’amuser à faire des dégradés de couleurs avec ma paperasse, c’était juste un truc au début pour rendre la paperasse jolie… Disons agréable pour les yeux. Ce qui dédramatise.

C’est donc que je suis capable de m’organiser, j’ai les gènes qu’il faut pour m’organiser efficacement, et cerise sur le gâteau, pour le faire esthétiquement !

Le désordre joue énormément sur l’humeur, la mienne. Il la fait changer, la rend négative. Je regarde autour de moi et je ne vois que ce bordel. Des fois je range… Ça peut arriver. Au lieu de ranger de temps en temps, il faut que je traite la source, la cause.Je dois changer ça. Drastiquement.

Le désordre est un résultat. Déjà j’ai identifié une chose qui déconne chez moi : beaucoup d’objets n’ont pas de places attitrée. Il leur en faut une. Et donc un comportement dont j’ai l’habitude, c’est de prendre un truc, et de le reposer ailleurs, ensuite quand j’en ai besoin, le chercher partout. Et je regarde toujours la 1ère place, ça je m’en souviens. Et donc les objets chez moi voyagent d’un endroit à un autre. Exemple : mes clés, je rentre et j’ai soif, je vais boire et pose le trousseau sur l’évier. J’oublie de le reprendre et de le ranger (les clés ont une place, privilège pour un objet très important). Ensuite je cherche mes clés. Des fois je les retrouve à des endroit incongrus. Comme dans des boîtes (ce qui veut dire que j’ai pris un truc dans la boite tandis que j’avais mes clés dans la main, je les ai posé deux secondes, et oubliées). Alors pour retrouver les choses, je dois parfois me projeter dans mon passé récent, qu’ai-je fait quand j’avais mes clés à la main. L’ennui c’est que c’est comme ça avec tout…

Il est évident que je dois changer ça, ça me pourrit la vie. On va s’y atteler.

— On est d’accord.
Et pour les drogues ?
— Ta gueule.
Tu peux pas fuir comme ça tout le temps
— C’est le titre du site, c’est le principe, la méthode. Je suis dans le thème du site.
Le thème principal, toi t’as voulu que ce soient les drogues, en fait c’est ton analyse.
— Haha ! Je connais une toubib qui aurait été heureuse d’avoir ça en parallèle de me scanner le cerveau avec ses méthodes freudiennes, c’est toujours la faute des parents, le complexe d’œdipe.
Œdipe…
— Ouais Œdipe. Ce personnage mythique restera pour le commun des mortels le mec qui a tué son père et baisé et épousé sa mère. A cause de Freud. Quoi que je ne sois pas sûr que la psychologie intéresse le commun des mortels.
Beaucoup de monde s’y intéresse, pas uniquement les gens qui bossent en milieu médical.
— Ils n’ont pas la prétention de comprendre la psychologie tout de même ? C’est plusieurs années d’études compliquées. Quand on comprend le complexe d’œdipe on a fait un pas, sur des milliers.
Nan mais t’as fini ?
— Quoi ??
Beaucoup de monde s’intéresse à la psycho parce que c’est intéressant. Chacun est content d’en apprendre plus sur ses fonctionnements mentaux, on pense que…
— Mentaux seulement ?
Non, mais par exemple un acte sexuel est motivé par divers associations d’idées qui donnent progressivement une excitation, une demande à son partenaire, et l’acte.
— Demande ?
Un signe, une parole, des mots, ou encore des regards insistants, mielleux, une demande peut être non verbale, mais on peut aussi être direct et précis, cela dit ça retire un peu de magie à la chose.
— Putain mais tu racontes que d’la merde.
C’est vrai ce que je dis. C’est faux ce que tu dis.
— Ta mère la pute !
Tu souris quand tu dis ça… C’est vraiment n’importe quoi. Et laisse maman tranquille.
— Tu souris, et ris soudain, t’as roussi
T’as réussi à siroter et puis d’un souffle
A rehausser l’érotisme, avec des moufles
Continue c’est très intéressant. Tes textes sont un genre de thérap…
— Mais tu vas la fermer ? J’étais en pleine création créative inspiration expiration…
Fais comme si je ne disais rien.
— Mais tu le dis.
— …
— Avec des moufles ? N’imp. Faut que je change ça.
Yep !
— T’es encore là toi ? Mode annihilation de conscience enclenché.
Tu te sers du gros Larousse illustré pour placer des trucs ?
— Y a la place il est large, ça fait quoi ?
Ça fait que tu ne respectes pas les objets que tu aimes. Tu l’aimes de dico ?
— Euuuh, ouais, je crois…
Eh bien tu viens de le réduire à une place pour un objet.
— Éphémère la place.
Toutes les places des objets sont éphémères chez toi !
— Chez nous !
Justement ! J’aimerais que tu y penses parfois, je suis là aussi !
— Tu existe même pas !
Alors qui parle ?

Ego : Nous.

Conscience : Dur dur…

Un livre qui fut ma bible un temps me parlait de l’ordre et du désordre. Enfin l’auteur de ce livre. Et il ne parlait pas à moi bien sûr, mais à toute personne susceptible de lire ce livre (cette précision est inutile). Bref. Ça insiste (tu viens de passer du passé au présent) sur le fait qu’il existe deux types d’ordre. L’ordre de grandeur (1, 2, 3, 4, 5, 6, …) et l’ordre de priorité (avant/après, urgent/pas urgent, …). C’est une chose qui m’avait parue super pertinente à l’époque mais que je n’utilise pas consciemment : il s’agit de différencier les deux et savoir si l’ordre concerné est de grandeur ou de priorité.

Bon, prenons un exemple parce que je vois que ça te laisse perplexe. Quand on range des livres, si on les range dans l’ordre alphabétique, on est sur un ordre de grandeur. Si on les classe par l’intérêt qu’ont les livres pour un individu donné (le possesseur de ces livres i.e.), c’est l’ordre de priorité. L’ordre de grandeur se réfère à des listes officielles, telles que les chiffres, ou l’alphabet. L’ordre de priorité, lui, obéit à une loi plus informelle, c’est toi qui choisis les critères, ce sera probablement différent pour chacun.

Autre exemple : un professeur qui organise sa classe pourra choisir entre placer ses élèves selon un ordre de grandeur (taille des élèves, noms, notes), Ou un ordre de priorité : selon leurs difficultés, les plus doués derrière les moins doués. S’il choisissait l’autre, il n’aurait pas de réel choix, puisque ces grandeurs sont axiomatisées (haha t’es trop un naze quand t’essaye de faire ton intello : tu sais pas de quoi tu causes tu viens d’apprendre l’existence de ce mot – MAIS TU VA LA FERMER OUI ???).

En gros… choisir l’ordre de priorité permet une plus large organisation, ça permet de pouvoir changer un facteur parfois. La priorité est arbitraire, elle est probablement différente pour chacun.

Chacun se maque un jour sans faire son maquisard

Waow ! Voici une tentative de mon esprit de dériver vers un support plus artistique, poétique, allitérations à gogo. L’ennui c’est qu’en entrant dans ce jeu, le sujet précédent est abandonné, alors qu’il est indispensable que je change deux trois trucs pour pouvoir m’organiser puisque j’en ai été capable avec la paperasse, ce qui ne veut pas dire que je trie en temps et en heure, retrouver un papier est plus facile certes, s’ils étaient dans des piles en mode feuilles volantes il faudrait multiplier ce temps par 10 pour retrouver un truc, car c’est bien pour ça qu’on range, pour avoir plus de facilité et ne pas perdre de temps quand on cherche quelque chose. Re-ranger un papier est plus facile que de le faire la 1ère fois. Si certains sont évidents à classer, comme ceux de la CAF > chemise jaune marqué CAF ; les amendes et tout ce qui concerne le Trésor Public > poubelle.

Je te conseille de faire ta déclaration d’impôt systématiquement (hahaha mais t’as combien de train de retard ? Ca existe plus… – Ne pas s’énerver, Ne pas s’énerver, Ne Pas s’eNerVERERTFYVG°654 – tu te calmes Hulk ?). jE Disais ; systématiquement que tu aies travaillé ou pas, donc que tu sois imposable ou pas. On peut te les demander un jour, et tu serais alors obligé d’aller au TP et de la faire sur place, en retard. Qu’est-ce que j’en ai à foutre de donner ma feuille d’impôt, tu dis ? Attends… Si tu es au RSA, à l’AAH, ou que tu touches une pension calculée par un organisme comme la CAF, ce calcul est fait selon les revenus passés. Sans feuille d’impôt, c’est pas de droits

OK, je reprends. L’ordre. L’ordre de priorité est plus intéressant selon moi, l’autre est scolaire, il obéit à des règles conventionnées. Tu ne peux pas placer 2 avant 1 sous prétexte que ça te plaît. Enfin si, mais y aura que toi.

Je suis un spécialiste du refus des règles conventionnelles. Mais il y a d’autres alternatives que le refus. Changeons de stratégie, et étudions une de ces alternatives. Au lieu de dire « 2 + 2 = 5 » on peut choisir de garder la solution (4) mais de changer un peu l’équation.

« 1 + 3 = 4 »

« -1 + 5 = 4 »

« -159 + 159 + 1 x 4 = 4 »

« 8 / 4 + 18 / 9 =4 »

Je ne mets pas de parenthèse, je suppose que tu connais les ordres des opérations, Je te les rappelle vite fait : multiplications et divisions sont prioritaires sur les additions et les soustractions. Ce qui veut dire que si on a 2 + 3 x 5 ça donnera 17 et non 25 (faut faire 3 x 5 d’abord). Mais si on a ceci : (2 + 3) x 5, là ça donnera 25. Les parenthèses sont prioritaires sur tout. Fin de la parenthèse d’ailleurs.

Alors, l’ordre des opérations, priorité ou grandeur ?
On utilise l’ordre de priorité pour un résultat de grandeur…

Tu sais, je fais pas ça pour rien. J’ai identifié un gros frein, alors d’abord je décortique pour bien comprendre. Ensuite je cherche un repère quelque part pour commencer à travailler dessus. Et le travail en question ne s’arrête pas à ce qui est écrit, derrière il y a la pratique… A un moment j’ai pris conscience que lorsque je parlais d’un souci sur le site, j’avais tendance à l’arranger ensuite sans me dire « tiens je vais m’atteler à ça » mais comme si mon cerveau avait été programmé et qu’il arrangeait les choses automatiquement sans se poser de question. Pourquoi ne pas le faire, mais consciemment ? Pourquoi ne pas me servir de ce blog comme support documentaire (entre autres choses) pour mes évolutions, tardives mais nécessaires pour cesser le sur place ? Il me manque l’organisation pour ça. Il est indispensable d’être organisé pour bien bosser (quoique des choses naissent du chaos), Un souvenir m’est revenu sur l’organisation. Du coup, je commence par l’ordre.

En fait si je changeais de méthode je ne suis pas sûr que ça fonctionnerait, il faut que ce soit automatique, inconscient, je m’engueule pour un comportement répétitif que j’ai et qui m’agace, ensuite je ne le fais plus. C’est presque instantané, comme si m’être engueulé en public sur un blog avait réglé le souci. Comme si j’avais tellement honte de ça que plus jamais personne ne me verrait faire ça. Comme si c’était la dernière fois qu’on m’engueulais pour ça. Parfois on fait des trucs stupides qu’on sait vraiment nocif mais on les fait quand même. Fumer par exemple. J’imagine qu’une personne qui se sent responsable de la mort de quelqu’un d’autre parce qu’elle avait l’habitude de fumer en sa présence, et que l’autre a chopé le cancer des poumons et en est mort, peut décider d’arrêter de fumer. C’est la culpabilité qui fait qu’on souhaite réparer les choses qu’on a brisées. C’est la culpabilité qui fait que la France reconnait parfois avoir été en partie responsable d’un génocide.

La culpabilité de qui, tu dis ? Mais des dirigeants, des dirigés, de tout le monde !

Comment ça ? Toi tu ne culpabilise pas pour les génocides que ton pays a fait ? Pourquoi donc ? Comment fais-tu pour ne pas culpabiliser ? Ce n’est pas toi qui a déconné, OK… C’est vrai, mais ce sont nos parents, nos grands-parents, etc. On est coupable d’être nés en France, aux USA, en Chine, quand ces états déconnent. Après on est juste coupable de ça, au départ en tous cas. Une fois qu’on a pris parti, là on peut se changer en complice… Ce qui change la donne. Un complice qui culpabilise est un mauvais complice. Alors que, tiens ! Pour un braquage, un complice qui a ordonné dans sa tête l’importance du fait d’être honnête derrière l’importance de devenir riche est un bon complice.

Apprendre l’ordre va m’aider. A améliorer mes capacités d’organisation. Parce que le fait d’être super bordélique me joue des tours de plus en plus souvent et plus le bordel est important, plus je perds des trucs et plus c’est long et difficile de les retrouver. Donc ça fait des petits coups de stress.

A compléter – pour approfondir, lire ou relire le chapitre de Un grain de sagesse sur l’ordre.

Je fais ce que je veux

Guide des combinaisons de drogues

Alors si tu ne connais pas TripSit, je le découvre en même temps que toi, et je constate qu’ils se présentent comme un réseau IRC (salons de chat principalement)… Sur leur site à droite on a deux petits liens dont un d’assistance, je clique. Et me retrouve sur la page d’accueil du tchat. Une page relativement rassurante, qui commence par te dire que tu es ici avec des amis. La mise en page est de couleurs pastels, c’est bien comme entrée en matière si j’arrive paniqué et que je connais pas ce site, avec un gros besoin d’aide. 

J’entre un pseudo, et hop ! Je clique sur General chat. Ca faisait longtemps que j’avais pas été sur IRC…

Tu sais ce qu’est un serveur IRC, je vais pas te faire une leçon sur cet excellent protocole (ça y est je commence, promis je le ferai plus) internet. C’est IRC qui est utilisé les ¾ du temps depuis que le net existe, pour communiquer. J’aime bien ce truc, une fois qu’on a compris ce que signifiaient les messages non humains, les départs, arrivées, des chatteurs, etc. on est plus du tout paumé. J’ai passé pas mal de temps sur IRC ponctuellement, à des périodes où je m’ennuyais pas mal et où je cherchais des nouveaux trucs à faire sur internet.

ATTENTION, CE QUI SUIT EST Hors Sujet. SI TU VEUX LIRE L’ESSENTIEL, LIS TOUT.

SINON SI TU VEUX JUSTE LE TABLEAU et TripSit, VA sur TripSit.me ou JUSQUE ces mots écrits en MAJ en vert foncé en gras en italique centrés, et précédés et suivis de trois étoiles qui, c’est toujours un immense mystère, est le caractère utilisé pour la multiplication alors qu’on l’apprend comme ceci : x. Bref va jusqu’à ce truc mais le 2e, pas celui là. 

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T’es fonfonsse…

Bien essayé, mais y en a pas là. Tu n’existes pas. Pars ! Et ne te retourne pas (Higelin et moi accessoirement). Je peux la faire à la HFT, Thiéfaine est moins directif pour ce qui est du désir que son interlocuteur parte, mais il prévient : Ne vous retournez pas la facture est salée… ou encore Ne te retourne pas, lady, prends tes distances…

N’importe quoi, je suis là…

Alors une autre trace vite !!!! Cette réplique de Thiéfaine provient de Femmes de Loth, dans Alambic/Sortie Sud

Ne vous retournez pas, Femmes de Loth, titre explicite qui donne un indice biblique, Loth a fui Sodome et Gomorrhe car son Dieu l’avait averti de leurs destructions imminentes. La facture est salée, Dieu avait prévenu Loth, tu te retournes t’es mort, changé en statue de sel. Ensuite il parle de naufragés d’un avion-taxi. Alambic datant de 1984, et connaissant peu les événements qui ont eu lieu cette année, je ne sais pas plus de quoi il parle. Allons sur la page wiki de 84. L’année du roman d’Orwell. Ça peut être difficile car il peut parler d’un truc anodin. Cela dit c’est un bon début.

Mais ferme ta gueule… tu cherches à te rendre intéressant. 

T’es encore là toi ? Hop !

Internet c’est génial, c’est peu dire. Pour une personne qui s’intéresse un peu (ou prou) à l’informatique, c’est le top, on va de découverte hallucinante en découverte de malade. La première fois qu’un collègue de boulot (le pur geek chevelu, mal habillé, avec des boutons, mais charmant en réalité) m’a dit qu’on pouvait y télécharger des jeux complets, je l’ai pas cru. Et de retour à la maison je cherchais. Pas encore le réflexe google, à l’époque c’était surtout des listes de liens, des annuaires comme ils disent. Moches. Y avait une appli qui s’appelait Copernic, car les moteurs naissants étaient peu efficaces pris indépendamment. Elle allait chercher ton mot clé et te donnait le résultat de X moteurs de recherches. Peu efficaces les moteurs, sauf google en fait, il avait tendance à te donner des résultats pertinents, ce qui lui permit de prendre le monopole dans ce domaine, la recherche sur le net. Ce qui fit aussi un peu couler Copernic, quoique, ça existe toujours.

Copernic est le lierre sur google et autres. Google était une amélioration majeure des moteurs. Scannant le net en permanence, si un site déjà sur google mettait un lien vers ton site, ton site était automatiquement ajouté et je crois que c’est toujours comme ça que ça marche. Si tu n’as pas de lien, tu peux l’ajouter manuellement ton site !

Ensuite y a eu la découverte de ICQ, et l’étonnement de pouvoir faire connaissance avec des gars et des filles venant du monde entier, draguer en anglais en tentant d’écrire des poèmes (je suis un sentimental je l’ai déjà dit) en anglais pour une fille qui ne parle pas français mais un peu anglais. Elle vivait où elle déjà ? Franchement je sais plus. C’était assez difficile de trouver des interlocuteurs français. J’aimais bien le son d’alerte : “hou-hou” (si+sol) j’ai eu quelques rencontres intéressantes, comme sur IRC.

Et puis ça a explosé. Les vitesses des modems (anciennes box) se sont multipliées, et on aura jamais assez d’une vie pour découvrir tout ce qu’il y a à découvrir dessus. Mais personnellement je suis allé de passion en passion. A chaque fois que j’expérimentais un truc et que j’approfondissais un peu, c’est avec énormément de plaisir et de curiosité que je le faisais. Napster, l’arrivée d’eMule, mais aussi parallèlement la découverte de HTML et par la suite de PHP, langages de programmation web et l’ébauche de mes premiers sites, pas si moches !

Seulement un site c’est pas seulement ça, le webmaster doit s’atteler à toutes sortes de choses, comme le SEO (promotionner le site, l’inscrire dans les moteurs de recherche, le référencement n’est pas instantané et exhaustif sinon), et une autre partie que j’aime pas trop : le sécuriser. Un jour j’ai “nettoyé” le site wordpress d’un pote, vérolé de partout. J’étais alors sous linux, et grâce à une ligne de commande pour recherche un mot clé dans tous les fichiers d’un répertoire, j’ai trouvé les coupables, qui furent éventrés (ouverts), ablation de la cellule cancéreuse (suppression de la ligne de code malicieuse), recousu (sauvegardé) et relâché dans la nature (renvoyé sur le net). 

La sécurité sur le net… Faut faire gaffe au chiffre 419 par exemple, comprendre l’effet Streisand, ce que Barbara Streisand n’a pas fait l’effort de faire à l’époque, lire la définition d’un troll et se confronter un peu à des loulous comme ça pour se familiariser avec les bonnes réactions. Et surtout se documenter pour ne pas tomber dans des pièges de débutants. 

L’ennui avec internet et la sécurité, c’est que c’est en évolution constante. Si on veut te faire chier, bah y en a qui ont les moyens matériels et les connaissances techniques pour le faire. Bien sûr, personne ne viendra t’emmerder si tu n’es personne, sauf si tu t’es mis quelqu’un à dos. Une de mes spécialités… Haha. Mais non. C’est pas du tout vrai !

Je crois que j’ai eu une leçon spirituelle assez intense et importante : le retour de bâton. Je vais t’expliquer. 

Parfois je me mets volontairement en situation de danger. Et comme je le sais je demande qu’on me protège (alala, je suis incorrigible à passer comme ça de la coke à l’ananas c’est que je m’en suis souvenu comme ça là, j’avais l’intention de te le dire, mais ça mérite aussi un billet dédié au sujet…), et on va le faire – me demande pas qui est “on”, c’est les éléments, la nature, les rivières, les mers, les nuages, ou alors un dieu (au choix) ou ses anges. Perso je m’adresse depuis peu à Jah, et à trois gardiens. Des anges de la Kabbale. Ce qui ne veut pas dire qu’un autre schéma ne fonctionnera pas. Cette demande surtout quand elle est formulée dans une situation où on sait qu’on aurait pu l’éviter, a un prix. Un retour de bâton. Moins l’aide apportée est méritée, plus ce retour est gros. Je découvre. Faudra que je retourne voir la personne qui m’avait parlé de ça pour avoir plus d’infos. C’est pas du tout zét’éthique ça… C’est comme le cunnilingus, c’est pas végan…

Bref… Communique, parle, adresse-toi directement à ce à quoi tu crois, ou pas moi j’en ai rien à foutre si tu veux rester dans la platitude désespérante d’une vie de sceptique. Entrer dans ce monde c’est énorme. Là, après avoir expérimenté un truc que, si j’avais pas été au bout du bout, à plus rien contrôler dans ma vie, je n’aurais pas expérimenté, je transmets au monde ce que j’ai constaté, sans aucune preuve, faudra te contenter de ma parole. Et y a de l’amour dans ce post, c’est rare mais ça va augmenter, surtout après un sevrage assez radical, bref jamais ‘:s) ! 

Demande leur des trucs. Des trucs précis qui te concernent, des trucs assez faciles. Que tu penses que c’est réel ou non, tu vas constater des améliorations dans ta vie. Par contre faut y croire un minimum. Ça s’appelle la foi. La foi c’est un truc spécial, c’est quand tu crois à un truc étonnant sans en avoir la preuve réelle. Seulement des coïncidences, des constatations suite à des demandes, sois précis. Bref je veux pas dire de conneries, j’en parlerai plus avant quand j’en saurai plus. Et ce seront des dires empiriques.

Je sais qu’il est possible que je m’influence moi-même en croyant qu’on va m’aider, ou en demandant des trucs à des entités mystérieuses, tant mieux alors. Parce que ça a un effet positif. Qu’importe la manière pourvu qu’on ait un résultat. Qu’importe la façon pourvu qu’on ait l’ivresse.

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Ok alors attention… Le tableau ci-dessous (version 4), ainsi que les personnes qui le mettent à jour et ses créateurs (qui sont possiblement les mêmes), méritent un article dédié chez moi. Alors évidemment je supprimerai l’image si une des personnes concernée me le demande, après une négociation féroce de ma part. Si besoin. Cela dit je pense que ce type de littérature devrait se multiplier pour le bien de tous.

En tous cas je les remercie de leur taff, c’est super et je reviens souvent sur ce tableau, à chaque polyconsommation. 

Je vais suivre le travail de TripSit.me de près maintenant.