L’œil du cyclone

Son œil unique dans le vague, le Cyclope se fixe. Entre alors sur scène une âme aux formes humaines, la tête coiffée d’une casquette, la poitrine ornée d’un badge. Dessus, une information nominative : Hermaphrodite, enfant d’Hermès et d’Aphrodite. L’Homme pragmatique dans sa plus pure perfection n’est pas sur son 31. En tenue de travail, il tient un planning en cuir de buffle. Le fils d’Hermès considère le Cyclope en l’observant par au-dessus, invisible. La fille d’Aphrodite durcit alors son regard. Sa beauté n’est pourtant pas altérée par ces yeux devenant noirs, pleins de tristesse noyée de fureur. Elle ne dit rien. Le fils d’Hermès lève le menton, sans cesser de regarder le prisonnier de l’île.

Instantané. C’était un instantané librement inspiré de l’Odyssée d’Homère et des Métamorphoses d’Ovide. Et aussi un peu d’internet et de ses dictionnaires sans fins que sont mes moteurs, il est toujours bon de se faire un petit topo sur un personnage même si on l’a vu au cours d’un récit dans une lecture précédente, avant d’en parler. Mais également de mon expérience. J’ai appris très jeune ce que voulait dire « se fixer » et j’ai prévu très jeune de passer une partie de ma vie à expérimenter. Je le voulais. Je l’ai toujours voulu. C’est aussi pour ça que je l’assume relativement aujourd’hui, de manière aussi décontractée. Alors que ça effraie beaucoup les gens, peur que j’ai eu aussi mais qui est tombée lorsque j’ai grillé les mythes générés par la prohibition. Prohibition… Ça s’appelle comme ça, c’est une belle saloperie :

Campagnes de désinformation + Lois arbitraires + Répression violente + Procès à charge = Prisons bondées de gens qui ne devraient pas y être, souvent en errance et à la santé défaillante

Des consommateurs ou des petits revendeurs de ceci ou de cela remplacent les vrais criminels dans les tôles devenues des supermarchés des drogues, accessoirement. Les seringues sont en vente libre depuis 1987 en France. Pourquoi ? Tentative d’une ministre, réussie la tentative, d’enrayer l’épidémie de Sida (dures dures les années 80)… Mais en 2019, ce n’est toujours pas possible de s’en procurer dans ces endroits où beaucoup d’usagers se fixent quand même du coup, mais à l’ancienne : dans des conditions ultra-risquées.

C’est d’une difficulté d’avoir la chance d’apercevoir le tableau d’un peu plus loin, et de pouvoir zoomer sur des parties, mais l’anonymisation d’un blog n’est pas suffisante pour pouvoir parler en sécurité pour soi et aussi pour d’autres, sans bâillon. Autocensure obligatoire. Ce qui oblige à oublier des chapitres entiers d’une vie qui se détaille petit à petit ici. Et c’est dommage parce que y en auraient qui seraient bien croustillants. Sans jamais avoir ne serait-ce que l’intention de balancer qui que ce soit, ça va sans dire. On peut parler sans jamais utiliser de nom, pour ce type de besoin. Mais la France n’est pas encore assez tolérante et ouverte, toujours trop obscurantiste pour ça, pour qu’un mec comme moi puisse faire ça, parler tranquille, sans risquer de se mettre ou de mettre des gens, dans la merde.

Conscience dit :
Qu’est-ce qu’il y a encore ?

Ego dit :
Je suis contrarié.

…etc…

Le Fou

Je suis un fou allié / à ses aléas qui se défoulent,
J’ai défié la foule hier / mais j’ai dû filer ailleurs.
J’ai dû filer un mauvais / un mauvais coton braillard,
Bourré de chansons paillardes, / de bières et de païens

Aux noms nasillards, / y vont tous finir dans ma gazinière.
Allez, vas-y, / vas-y, / mets-y art dans les sillons,
Je suis juste un fou assis / près de ma scie musicale
Et d’une fée tatillonne, / misandre, / à la peau satinée

Au corps de lionne, / moi j’la trouve mignonne comme ça,
A peine habillée, / mais j’te jure que j’m’éprendrai jamais d’elle,
Elle ressemble à s’y méprendre / à Antigone sous antigel,
Ou encore à une antique Manticore, / mais faut qu’j’gomme ça.

J’ai des problèmes avec mes anticorps, j’ai un corps d’antiquaire,
Plus d’chicots, mais j’suis anticure, alors prends date Icare,
Sous ma peau ça fourmille, j’sens mes ailes qui batifolent,
Qui bataillent, ça me torture, du coup j’m’endors tard…

Hmmm… En fait j’m’endors pas. J’dors plus,
Je vis Fight Club à l’envers, je sors plus,
Je me perche seul parfois, je suis un chat sur mon toit,
Et je marche soûl, sale, sur un sol de suie et de sel

Comme un vieux bagnard à Cayenne, / j’espionne Babylone
Où fauteurs de trouble / défaits tard questionnent,
Des fêtards tétant bouteilles / en s’étirant des balles,
Sans s’attirer de belles, / attendant que le soleil rayonne.

Que le sale œil / du Yang / bâillonne le Yin,
Satyres & Hyènes / font bouillonner des Bitcoins

Sous les Yens saturent, / couillonnent de bêtes cons,
Talonnent de coups de bottes calbuts / & bouts d’culs,

Des bas d’caisse / emboutissent et déboutent
Décalent le début du début de la fin du débat,
Décollent des buttes, / puis retombent le sabre et débitent
Des bouts de bites qu’ils recollent, / mais comme ils débutent…

Ça colle pas… Et quand ça colle pas… ça colle pas.

Quand les pétards s’allument / sur le sol de Faya,
On s’apprête à caillasser les condés, / les murs des prisons,
Nos éclaireurs rieurs, / sondent et repèrent des clairières,
Pour poser du son / et nos derrières,

Les buts sont exposés / devant les bus explosés,
Et les camtars ainsi posés / ont ouvert des meurtrières,
J’ai couvert des meurtres, / hier, / aussi mes psychoses
Écumées, / si tout vire au vert, / faut juste que j’décuve…

Mais si tu m’sors la meilleure / de la meilleure de tes cuvées,
Que t’as découverte / au milieu d’un milliard de caves,

Même rien qu’un cubi, / du scifflard, / j’ai les crocs grave
Du pain, du clakos, / 3h du mat ? / On est trop braves…

Bref… / j’ai des trous / dans l’envers de mes raves,
Moi le simple trouvère, / je vétrou plus le revolver,
Qui me servait à trouer / mes vers dans vos murs,
Mais vos mères ! / Vos mères ! / Goûtez à ma verve amère.

J’ai gâté mon verbe à mort, / mais ma parole est couverte
Et des pas mûres, / agitée elle converge vers le coaltar

Le soir y a des cas avares, / y en a des qu’avortent,
Et des Kosovars, / y en a des qui votent…

C’est avéré, / faut pas t’exciter Don Quichotte,
Puis on verra un de ces 4, / si t’as des cachettes chez wat,
Des qui chantent on les trouvera / on videra tout ton cash…
T’es avarié, / j’ai gâché ta fête, / con d’facho.

J’ai vu dans ton monde, / des gosses qui viraient au shoot,
J’ai eu aussi des shoots / qu’ont viré OD,
J’ai vu des eaux déchaînées / dévorer des UD,
Dessouder des court-circuits, / des fils dénuder…

Les faire se toucher pour rigoler… / Juste pour rigoler...
Rigoler / comme un puits / tari / gaulé olé olé…
Je rigole pas trop / mais ça les fait rigoler…
Leur putain de riz collé / me donne juste envie de picoler.

Pi d’coller des coups d’bombe de peinture, / racoler les murs…
Recoller les morceaux du mien / décoller la couche de plastique

Posée sur la mer, / mon alcool assure mes murges…
J’ai pas école, laisse-moi pioncer / dans la nasse sur la berge,

Ou dans mon caniveau, j’suis pas un cas nouveau,
Je suis un Cassosse comme ils diiiisent…
Tous les fils de mes potes sont pas des fils de fiottes,
Mate la face de mon pit, gare aux fesses des grosses putes…

Qu’assure la marge… A la tonne…

Ça crève la dalle à la tonne devant Lidl et Vidal,
Mais Lidl, dealer d’alcool, dévide à l’antenne,
Ses rengaines, centaines de cracks, évite à long terme,
Tout ce qui concerne les bacs d’invendus, vidés dans ses bennes…

Ces dédales de tonnes de bouffe qu’on bétonne,
Plus rien n’étonne personne, du coup la came cartonne
Rétame et martèle, dans les crânes ça déconne
Sauf… quand ça tartine que des cônes.

Si j’devais décliner mon identité, j’suis personne,
Juste un p’tit bout d’entité au fond d’un trou qui résonne,
Qui restera pas zen si son heure sonne, que la mort le harponne,

Qui festoiera avec toi sur le port de Narbonne ou Rotter

Sur le port de Rotter…
Des Terriens décimèrent… Mon moteur, c’était pas des lumières
Sur le port de Rotter…
Des Terriens carottèrent… Mes pneus et mes portières,

C’était des Terriens pas déters, des déterrés,
Des qui mettent pas la barre haute, pas vétérans,
Des vipères qui matent les barrettes avec envie,
Des charbonneurs qu’ils imitent en se prenant le bec en vain.

Sur le port d’ Rotterdam, j’crois qu’j’ai perdu mon âme,
Une lame à la main, dizaines de soirées grammes alignés,
Servis sur un plateau balisé, même pas pris d’valise…
Et j’vis dans un hôtel que j’cannibalise.

Écorché sous un lit de roses et de bouteilles de rosé,
Mon corps cherche encore l’étincelle de vie en rose,
Ou en roseau d’la Fontaine, pas en chêne, ni enchaîné
En rase campagne, comme un rescapé…

J’ai des risques à prendre, / de la mescaline / pour mes
Escapades, / j’ai dit qu’j’prenais la poudre d’escampette,
Mais j’reste camper / si la foudre et les gestes tempêtent
,
J’mate impassible s’transformer / quelques pestes en putes.

Ne pleure pas Jeannette (avec paroles)

♫Traaaalalalalalalalalaaalalaaa♫
♫ Ne pleuuuu-re pas Jeanee-ette♫
♫ Nous te mari-erons nous te mari-erons♫
♫ Aveeee… Ta gueule

Méthode CNV
Version Isabelle Padovani

Conscience dit :
Qu’as-tu donc à pleurer petit bonhomme ?

Ego dit :
J’ai mal au ventre et j’ai des nausées, j’arrive pas à dormir et je suis fatigué. Ça va pas. Je suis malade. J’ai vomi. Maintenant ça va un peu mieux, mais les nausées reprennent. J’ai peur de développer un truc chiant.

Conscience dit :
Ça doit être difficile à vivre. Je compatis. Et qu’as tu tenté pour améliorer ton état physique ? Tu as fait des examens ?

Ego dit :
Pas grand chose, mon état mental m’empêche d’agir. Et la totalité de mon système veineux apparent est foutu à cause d’injections répétées de Subutex qui était le seul truc qui je pouvais m’envoyer à une époque où j’avais vraiment envie de me défoncer. Donc lorsque j’arrive à l’hôpital les travailleurs ne font pas leur travail, il y a des alternatives mais eux sont perdus, errant dans un vague qu’il soit juridique ou médical. Peut-être ont-ils peur…

Conscience dit :
As-tu vu un médecin pour un de ces symptômes ? Un généraliste, un spécialiste ? Hors des hospitalisations forcées ça va sans dire.

Ego dit :
La dernière fois ça fait très longtemps. Mon médecin traitant, généraliste, est incompétent. On m’avait prévenu au départ, mais devant son comportement avenant, et considérant surtout la difficulté de me procurer le traitement de substitution aux opiacés que je devais continuer à prendre pour vivre normalement, sachant qu’on est dans une petite ville et qu’elle seule daignait prescrire du sub. aux junkies, j’avais décidé de lui laisser une chance. Mais dans la réalité, je n’ai pas vraiment eu le choix.

Conscience dit :
Y a-t-il un CAARUD ou un CSAPA près de chez toi ? Si oui tu pourrais y voir des intervenants qui connaissent mieux le sujet de l’addiction aux opiacés, et par extension l’addiction au geste de l’injection.

Ego dit :
A 25 kilomètres et je n’ai plus de voiture, et puis les intervenants ici traitent surtout l’alcoolisme, c’est la campagne. Devant un toxicomane qui sort du cadre habituel héroïne, cocaïne, crack à la rigueur, cannabis évidemment puisqu’ils ont décidé que c’était pas bien, ils sont paumés comme mon toubib. Ils apprennent.
Mais comment tu sais que j’injecte ?

Conscience dit :
Je suis toi je te rappelle…

Ego dit :
C’est vrai. De toutes façons je ne les sens pas. Au contraire, je sentais les gens de mon précédent centre de soins. Eux étaient vraiment bien et je pouvais tout leur dire sans risquer de me retrouver avec les flics chez moi.
Quoi qu’il y ait une infirmière avec qui ça passe vraiment bien, assez douce, apaisante.

Conscience dit :
On avance. Quand tu ne sauras plus qui est qui on sera proche du but. Rien de sexuel ?

Ego dit :
C’est gênant.

Conscience dit :
Passons. Mais sache que c’est courant de faire des transferts sur des thérapeutes. C’est pas la fin du monde, mais si ça va trop loin ou qu’une limite a été dépassée, alors suffit de changer de thérapeute, voilà tout. Je vulgarise.

Ego dit :
Déjà c’est pas une thérapeute, c’est une infirmière. Elle est plus âgée que moi, et je lui ai parlé seulement deux ou trois fois. Donc pour le transfert tu repasseras, ou alors ça serait un transfert express. Ensuite je ne pense pas à cette personne comme ça, je ne suis pas incapable de contenir mes pulsions, mes envies, je contrôle mon esprit et je suis seul à décider dans quelle direction il va !

Conscience dit :
Ah non, y a moi aussi qui le contrôle… Mais du calme voyons. Je fais exprès de te faire sortir de tes gonds tu ne vois pas ? Pourquoi cette colère ?

Ego dit :
J’ai pas envie d’en parler, quand j’offre un truc c’est avec le cœur…

Conscience dit :
Holà ! L’appelle pas celui-là sinon ça va vite être le bordel et j’aurais plus assez de couleurs pour m’y retrouver !

Ego dit :
Je peux parler ?

Conscience dit :
Avec le cœur, mais je t’en prie continues.

Ego dit :
Si tu insistes. Quand j’offre mon cœur c’est avec, euh… Tu vois tu m’as encore une fois perturbé, tu fais ça à chaque fois. Moi je veux que tout aille mieux et toi tu arrives et tu brises mes fondations à peine en place.

Conscience dit :
Mais je ne fais que te taquiner, c’est aussi un peu mon rôle de te mettre devant l’absurdité de tes délires.

Ego dit :
J’ai juste eu mal. Voilà tout. Et comme j’avais déjà mal, et que la nouvelle douleur n’était pas du tout le même type, elle s’est ajouté à la première. La première c’est le résultat de l’addition d’une infinité d’autres douleurs, là comme des ballons dirigeables attachés au sol hauts dans le ciel aux endroits stratégiques des événements difficiles ponctuant mon existence, comme pour me les rappeler.

Conscience dit :
Et ça te met en colère ?

Ego dit :
Ça ? Non. Ça m’attriste juste ça. Et faut que j’avoue que ma partie fierté en a pris un coup. Je trouve ça pathétique. Pas toi ?

Conscience dit :
La fierté, tu peux la dompter. Disons, aux vues de ce que tu es, ne cherches pas à le faire directement car tu n’y arriveras pas, mais tu peux glisser dessus, tout comme sur ta montagne de colère, c’était une petite colline il n’y a pas si longtemps, tu te rappelles pas ? Ces émotions, glisse dessus au lieu de te laisser transpercer par elles, de plein fouet, dans un fatras pas possible, un pataquès tonitruant et hélas guignolesque. Tu sais bien de quoi je parle, quel événement j’ai en tête…

Ego dit :
Oui, le lézard et ses verres.

Conscience dit :
Voilà. Mais ce n’était qu’un exemple. Comment crois-tu qu’une personne qui n’est pas dans un délire similaire au tien, ou qui n’a jamais vécu ce que toi tu as vécu, ni personnellement ni par procuration, quelqu’un qui a vécu d’autres choses possiblement aussi dures mais juste différentes ; donc comment crois-tu qu’une telle personne réagirait devant ton spectacle ?

Ego dit :
Je m’en branle.

Conscience dit :
Tu te braques. Tu t’en fous pas du tout mais tu fuies via ce moyen, et tu y crois. C’est un des problèmes. S’attaquer aux effets c’est bien beau, cependant les causes continuent à sévir. C’est comme si on bouchait des trous avec nos doigts à mesure de leurs apparitions alors que la chose à faire serait de couper l’eau et remplacer la pièce.

Ego dit :
Vas-y cause tout seul…

Conscience dit :
Je sens que t’as un truc à dire…

Ego dit :
Ouais, un truc comme : tu me gonfles.

Conscience dit :
Normal. Je suis ta conscience, je suis là pour relativiser, pour te ramener à la réalité, pour te mettre devant tes erreurs, te pousser dans tes retranchements et les mettre à jour. Toi tu es celui qui ressens.

Ego dit :
Ben non, c’est le cœur qui ressent, tu vas pas me la faire !

Conscience dit :
Qui ressent, c’est ce qu’on a décidé parce que pour nous, ça a du sens. Si ça donne du sens à notre vie mec, alors c’est une bonne chose, et j’insiste : tu ressens. Tu ressens pas ? Là t’es tout aigri, tu boudes…

Ego dit :
Nan je boude pas.

Conscience dit :
D’accord, tu boudes pas. On parlait de quoi déjà ?

Ego dit :
Je m’en fous.

Conscience dit :
Ah oui, on parlait de ce qui te met en rogne. Mais au fait, si tu réfléchis bien, que tu regardes en toi là, et aussi autour de toi, y a plus de colère…

Ego dit :
C’est vrai.

Conscience dit :
T’as dit un truc tout à l’heure :
Ego a dit :
« je contrôle mon esprit et je suis seul à décider dans quelle direction il va »
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Mais si c’est vraiment le cas, pourquoi tu le fais pas pour la seringue ?

Ego dit :
Mais… Mais ta gueule…

Alors OK, j’arrête là cet exercice très grisant et utile. C’était une transcription augmentée de la conversation intérieure qui a eu lieu dans ma tête la nuit dernière, après avoir gerbé mes tripes. Cette méthode Ego vs. Conscience est utilisée par Isabelle dans ses conférence sous la forme de deux petites marionnettes rouge et bleue. Et non, je ne suis pas fou, juré craché !

Un truc à ajouter, car je veux être honnête. Dans un précédent billet j’ai dit ne pas avoir eu d’aide lorsque j’ai appelé. Je parlais évidemment d’un événement particulier et non globalement. Or, quand l’événement a survenu, c’était en pleine nuit. Mon état m’empêchait de faire autre chose que rester assis et tenir un crayon, écrire (j’ai tout jeté). Mais au matin j’ai tenté de comprendre et j’ai été entendu par une personne intervenante en milieu hostile toxicomane, au téléphone. J’ai eu des conseils, un retour, un vrai, et une écoute alors que j’étais paniqué. C’est tout.

Hand-Phone™©®

Il est hors de question que je me lance dans la chasse aux clics. Que je fasse de la publicité auprès de quelques amis, parce que des fois je coupe tout chez moi, le téléphone, et comme je ne suis sur aucun réseau social c’est difficile d’avoir de mes nouvelles, alors eux, ouais. Que je fasse de la publicité auprès d’inconnus, certes non. Il y a deux types de blogs quand on parle de visibilité :

Ceux qui veulent le plus de lecteurs. Ceux qui veulent le moins de lecteurs. Mais dans les deux cas il est appréciable d’en avoir. Parce lorsqu’on publie des trucs c’est pas pour que ça dorme sur le mur du fond d’un terrain vague, visible uniquement par les quelques courageux qui auront osé se glisser derrière la palissade. En générale… Parce que ça me convient moi d’avoir un handicap, si lecteur il y a il aura fallu qu’il grimpe d’abord la montagne sacrée de came sucrée, qu’il glisse ensuite tout en bas de l’autre côté, et qu’il franchisse la forêt de chanvre indien certifié à 23% de THC, vient ensuite le tumultueux fleuve de kétamine et pas besoin de chercher un pont pour traverser en sécurité, il n’y en a pas. Remarque que le chanvre fait de magnifiques cordages et que ses troncs mis en fagots peuvent donner un superbe bateau, alors au boulot ! Mais nul ne s’est encore aventuré au-delà de ce point. L’horizon y est sombre et incertain. Ceux qui ont tenté la traversée se sont tous noyés. Sauf un garçon, un qui ne payait pas de mine, un qui a laissé une légende. Elle raconte qu’avec de la détermination de un peu d’acharnement, il est tout à fait possible de passer outre la malédiction du fleuve et de se retrouver, d’une manière ou d’une autre, en face. Elle raconte que ce garçon il y a des années a réussi, lui, à le faire. Non sans mal. Non sans séquelles. Elle raconte qu’il est maintenant au loin là où la Terre, noire de suie, se mêle au ciel que l’avarice à la base et la pollution à l’arrivée, des riches, ont assassiné. Le ciel n’est plus. Il a d’ailleurs perdu sa majuscule au passage. La légende ne s’arrête pas là, elle suggère qu’il coule des jours paisibles, qu’il a trouvé de la vie au-delà du fleuve maudit, qu’il s’est établi dans une petite maison isolée au bord d’un lac, faisant pousser des chèvres et élevant de la beuh.

Les tags, c’est une vraie chienlit quand on veut être précis. Bon, ça c’est surtout parce qu’à chaque fois que j’y ai eu recours, je ne les ai pas utilisés à bon escient : ils servent au référencement, non à faire d’autres catégories plus précises – quoique ça se discute. Mais pas besoin de tags ici. Je ne vois pas l’intérêt. Mettons que je commence à le faire, je verrai probablement des « hits » mais moi les « hits » je m’en tamponne le coquillard. Comme je l’ai dit précédemment, on lit ce qu’on est amené à lire de par sa destinée. Et j’ajouterai que tout a un impact.

Je n’ouvre quasiment plus jamais mon courrier, si c’est une lettre qui semble officielle, juste le fait de la voir me donne la nausée. C’est pas bien, je sais. Mais bon, on se refait pas… J’ai toujours été un peu comme ça mais j’avais cessé ces enfantillages depuis un bail. J’ouvre les mails, l’administration étatique, cette vieille prostituée sale et ridée qui fait sa star dans les soirée ayant la bonne idée de rester bien lente et austère et fonctionnant toujours de la même façon : en complicité avec la Poste, qui si je ne m’abuse a étée également complice du Nazisme à l’instar de toutes les administrations françaises pendant la seconde guerre mondiale, à commencer par la SNCF qui a gentiment emmené les gens dans des bétaillères (à vérifier pour les bétaillères) remplir les camps de concentration de toute l’Europe. Donc pas encore de mail de ces sales chiens de ronds de cuir voleurs mettant le nez dans tout ce qui les regarde pas, ni de mail du TP (Ah tu ne parlais pas d’eux ? Devine !), ni des porcs en uniforme, ni des avocats des porcs en uniforme que j’ai traités de porcs en uniforme, ni de ces fumiers de raclures de chiottes d’employés des hôpitaux psychiatriques qui te facturent ultra-cher un traitement immonde, parfois proche de la torture lorsqu’on cause isolement total, ni des cafards squatteurs des grands bâtiments officiels qui convainquent les pauvres gens de voter, si possible pour eux, afin qu’ils puissent accéder aux caisses de la ville, du département, de la région, du pays, donner des contrats à leurs copains entrepreneurs pour fabriquer des supermarchés et des parkings, vider les centre-villes des zonards qui y font la manche afin de les rendre plus tape-à-l’œil et attirer des commerces huppés afin de faire monter le prix de l’immobilier et de faire monter le quartier d’une classe et « Come in les Bobos ! You are Welcome now the place is Safe ! No punks, no racailles, no clandos ! Et si t’y es pédé tu peux appeler au 06 43… » mes couilles en ski.

Quoi je suis homophobe ? Y a aucune peur ni haine là-dedans, pas de méchanceté non plus, juste de la dérision, au pire de la taquinerie, plus précisément l’utilisation d’un cliché que je n’adopte pas, globalement, destiné à faire rire. Individuellement je n’ai rien contre les choix personnels des autres. Ce que je fais ne sert pas les homos ? J’en ai conscience mais je suis désolé, ça m’empêchera pas de déconner…

I’m just fucking with you !

Chester Conklin

Ouais je cite un psychopathe, mais quel psychopathe ! Un vrai Tyler Durden, tu l’avoueras. Enfin quand tu auras la référence si tu ne l’as pas, sinon, moi je suis d’avis de décerner le prix du psychopathe de la décennie à ce lapin de garenne… Dans un peu plus de trois mois on change de décade, ça fera la 4e fois pour moi. Encore que la 1ère fois, je n’en ai pas de souvenir, et c’est bien dommage parce que c’était la meilleure transition des 3 selon moi, c’était le passage des années 70 aux années 80, l’avènement du rap et de musiques ultra-sombres, et de rock énervé qui est devenu officiellement le hard qui est devenu officiellement le métal, les petits métalleux, ça les gavaient de porter la même étiquette musicalement parlant (et dans leur style vestimentaire) que leur parents, c’est pas frais, tu vois ? C’est même carrément défraîchi…

La 4e décade n’est pas encore commencée, et je doute fortement que ça puisse s’améliorer, vu que tout être humain qui se respecte naîtra avec un médecin-écran en face de lui, le familiarisant avec cet autre écran qu’il gardera toute sa vie, remplaçant son œil droit. Ce dernier, couplé à celui incrusté à la paume de sa main, la rendra plus parlante en communiquant ensemble tout type d’informations que les autres écrans de l’environnement contiendront, y compris ceux des autres. Les informations partagées seront contrôlées par l’utilisateur évidemment. L’écran de la paume lui fera faire tout ce qu’elle ne pouvait pas faire avant sans un smartphone, une tablette, un laptop… appeler ses amis virtuels avec la vidéo ou les appeler juste avec le micro, mais plus personne ne fait ça, d’ailleurs ça sera considéré comme suspect. Matcher sur Tinder ou trouver un Uber pour aller à son Tinder-coup-d-bite (je pousserai pas le vice à faire un jeu de mot avec chatte), trouver son chemin en évitant les flics pour garder sa cocaïne grâce à la dernière version piratée de Waze, se prendre en selfie avec des filtres à la con et vérifier les j’aime faux-culs de ses amis virtuels qui en réalité n’en ont rien à cirer, noter les restaurants alentours le plus hypocritement possible sous le pseudo Bouffeurdemoules, chatter avec des inconnus et les sexter sur une appli secondaire bien planquée dans le téléphone pour ces moments là, dans le dos de son mec, quand il s’est levé du pied gauche et qu’il a fait le petit-déjeuner.

Tout ça, ça peut se convertir au féminin, mais j’ai pas envie de le faire.

Jeune n°52456 ?
Jeune n°52456
Jeune N°52456 !
Debout ! Écoute bien cette histoire formidable…
Là… Tu es avec moi ?
Bien, commençons :

Le Hand-Phone™©® a déjà fait changer l’expression
« Parle à ma main ! »
Elle veut maintenant dire,
« Appelle-moi, prends rendez-vous, après on voit 😉 wink »
La génération future c’est toi, Jeune n°52456, alors dépêche-toi ! Profite de cette offre valable uniquement pour toi, Jeune n°52456, elle expire à 18h ce 1 Janvier 2020.
L’offre est exclusive et exceptionnelle. Elle te permettra d’avoir accès en mode VIP à nos laboratoires, et de te faire greffer notre tout premier prototype de :

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Jeune n°52456, deviens un-e pionnier-ère, si tu ne veux plus jamais rater une seule bonne occasion, tu seras averti directement ! Dans ton cerveau ! Dans la nouvelle version qui rend l’ancienne obsolète, nous avons remplacé les parties mécaniques par un mélange mutagène d’électrolytes microscopiques et de souches de INFORMATION CONFIDENTIELLE d’origine INFORMATION CONFIDENTIELLE.

Nous attendons tous les Jeune convoqués ce jour pour 17h30 dernier délai, tous les absents seront sévèrement réprimandés, toutes les familles des éléments récalcitrants également. Les retardataires seront réprimandés d’un avertissement seulement. Présentez vous Hangar 2 Porte 16 et donnez ce courrier officiel au secrétaire qui vous guidera.

Apple vous rappelle que nous avons besoin de chacun d’entre vous.

Merci de votre coopération et de votre compréhension.

Signé : Votre administrateur, Lieutenant en chef de la section 1C25AB3 du recrutement obligatoire de la jeunesse terrienne d’Apple Inc. Milky Way corp. de l’Univers #168554 du Multivers :
G. Rocco Narre-Fisdepute

Hand-Phone™©® n’a été testé que sur de petits animaux, aucun chien ni chat pucé n’a été utilisé, aucun animal de plus de 56 kilogrammes (norme européenne du 25-12-2019) n’a été utilisé, et aucun humain n’a été blessé pendant la phase de conception.

Voilà le type de missives qu’il faut que les générations futures s’attendent à recevoir sans être prévenus à l’avance, un jour comme ça, tellement ils font tout pour. Tellement ils ne voient pas venir la vague et qu’ils ne font rien pour la contrer. La Terre est défoncée chaque jour par tous ces petits cons arrogants, que leur arrogance finira par posséder. Et là ils feront moins les malins, les andouilles qui arguent tout savoir ou se foutre de tout ce que tu peux arguer, toi, pour leur faire comprendre qu’ils suivent le chemin qu’on a tout tracé pour eux, sans résistance, celui de leur perte, et accessoirement de celle d’un paquets de bestiaux et végétaux, mais tant que l’humanullité survit, hein… Y a pas de souci non ?

Guerrier

Un guerrier ouais, c’est super prétentieux, mais ça aide de se dire ça. Je suis un guerrier, c’est pas un mantra. Ce n’est pas une prière car un guerrier peut aussi être mauvais et vicieux, le guerrier n’est pas la panacée mais il est courageux, et remonte en selle chaque fois qu’il le peut.

Bon, il faut absolument que je recommence à lire et que je termine, cette fois, L’Art de la Guerre de Sun Tzu. Maintenant que je sais que les sens métaphoriques de la guerre intérieure de l’Homme contre lui-même, des combats de la vie de tous les jours, des mini-guerres que les uns pratiquent sur les autres lorsque, par exemple, la communication devient compétitive, ne sont pas abordés, je pourrais le lire en connaissance du vrai sujet, sans attentes vaines, le finir et faire mes propres comparaisons avec tous les combats que je viens d’évoquer, de lister. Ce thème reste, comme le titre du livre l’indique, celui, très concret et tactique, de la guerre, au sens militaire du terme. Pas de métaphore, au moins dans la première moitié du bouquin. Et cette interprétation métaphorique, qu’on peut attendre avec déception si on ne s’est pas renseigné en amont sur le contenu du bouquin, ou si c’est simplement ce qu’on y cherche, est donc librement laissée au bon vouloir du lecteur, qui selon son époque, les us et coutumes, les mœurs, va tirer s’il le souhaite des enseignements auxquels le Maître lui-même n’aurait jamais pensé, ni prédit, pour les siècles à venir.

Ouais mais bref. Faut que je ressorte ça des cartons, les cartons… Y a eu un moment où j’ai pu à nouveau circuler convenablement dans ma cuisine-chambre au son terrifiant du réfrigérateur maudit. Mais les cartons et le linge sale, ils ont gagné cette bataille, mais ils n’ont pas gagné la guerre ! Alors maintenant il faut s’atteler à faire la vaisselle, enfin la reprendre où j’en étais quand j’ai abandonné le chantier. Et puis relancer cette machine qui pourrit depuis 4 jours, et cette fois l’étendre, ce foutu linge. Et tant qu’à faire en faire deux, trois, quatre…

Nan… J’déconne. Faut quand même pas exagérer, faut faire les choses en douceur, ouais en douceur. Une à la fois. Faut pas pousser la bête dans les orties, et quand j’aurais fini de torturer cette expression… Surtout que je l’ai déjà écartelée une paire de fois, si ma mémoire est bonne ça faisait « Faut pas pousser mémé dans les vieux croûtons » enfin avec les vers d’avant et ceux d’après ça donnait bien, juré craché !

Je suis un guerrier, je suis un guerrier, je suis un guerrier… Non ce n’est pas un mantra. C’est à la mode depuis les années 70 tous les trucs New-Age, mot que je n’emploie pas ici au sens péjoratif, parce qu’il y a des trucs qui fonctionnent vraiment parmi les méthodes douteuses et les sectes adeptes des suicides collectifs sous acide. Donc c’est à la mode, le Yoga, l’Hindouïsme, Bouddha, le Vedanta, le Dalaï Lama, le Zen, les moines Tibétains, les Sages assis dans la contemplation et dans l’effort en haut de la montagne, et qui dans un geste de compassion te tape sur l’épaule en te disant

« Essuie-moi disciple, j’ai fini de chier. »

RAOUL SAN, 82 ANS ET DEMI

Oui Maître… Mais cessez de rire charmante Elvire, les loups ont envahi Paris… Et quand t’auras essuyé le cul d’un petit vieux sans aucun dégoût, avec assistance, minutie parce que toi, quand tu t’essuies, ou que tu te laves le cul, t’aimes pas que ça gratte après. Lui non plus. Alors quand tu fais quelque chose et que cette chose concerne la dignité, la santé, le bien-être, l’aisance, le bonheur, le confort, d’autrui, fais-le bien. Et pour ceux et celles qui connaissent ce type de questionnement, me jugez pas trop vite.

Waow je suis parti loin, mais c’est pour me féliciter d’avoir réussi à faire le tour du quartier avec un clebs super excité en laisse, alors que sincèrement, j’en avais vachement, mais vachement, pas du tout envie. Toutes ces têtes avec qui il a fallu que je sois sympathique parce qu’eux m’ont pas montré de visages fermés et agacés, j’avais pas envie de les voir, je n’ai rien contre elles, absolument rien, mais je n’en avais pas envie et ça me fait chier d’avoir à le faire.

J’ai reçu un bang aujourd’hui. Mais c’est un gadget, c’est dommage parce que la conception était intéressante, il aurait fallu plus de volume, enfin je juge juste après une douille, une seule, avec un petit pré-refroidisseur qui m’avait laissé un peu sur les dents quand je l’ai testé. Plus de volume ça veut dire plus grand, plus massif, avec du verre plus épais, sans aucune pièce de plastique. Cela dit, maintenant que j’ai cette sorte de fausse œuvre d’art, il faut que je la protège, et ça c’est mon moment préféré, c’est en train de le devenir, le moment où il faut que je trouve une boîte rigide et tant qu’à faire, jolie, que je la prenne par excès de quelques centimètres en largeur, longueur et hauteur, que je la calfeutre avec de la mousse à l’intérieur, de la mousse, mais il faut qu’elle soit assez épaisse pour immobiliser ledit bang lorsque la boîte est fermée, et même plus, lorsqu’elle tombe, qu’elle est un peu maltraitée, le but étant, de une, d’avoir une soupape de sécurité à l’intérieur, et de deux, de pouvoir le transporter en extérieur sans trop galérer ni stresser par la possibilité de le casser. En extérieur, il suffit d’être scrupuleux, de le remettre dans sa boîte renforcée et sécurisée si personne ne s’en sert. Le premier ennui que je vois ici est l’odeur, donc il vaut mieux pouvoir le laver (avoir une source d’eau à dispo, des goupillons de différentes tailles pour le plongeur, la douille et le corps du bang, sans oublier du produit pour les goudrons) avant de le ranger, sinon la mousse prendra une odeur désagréable de fumée froide, et l’intérieur de la boîte puera.

Il faut que je me méfie de mes jugements à l’emporte-pièce. Les trois quart du temps je suis à côté de la plaque quand je fais ça, et je le fais souvent c’est une habitude rodée. En fait, au départ, j’ai dû avoir deux ou trois éclairs de lucidité qui m’ont amené à une fausse conclusion : j’ai beaucoup d’instinct. Or c’est faux : je n’ai pas beaucoup d’instinct, j’en aurais sans doute en prenant mon temps, en observant davantage avant de tirer des conclusions. Sherlock… J’en suis vachement loin, mais qu’est-ce que les gens comme ça me fascinent ! Sherlock Holmes est un fin observateur, personne ne pourra dire le contraire.

Sherlock Holmes ? Un junkie ? Vous n’y pensez pas ! Voyons ! Et pourtant. William Burrougs est, lui, un Junky… Une merveille de lecture pour qui n’a pas froid aux yeux et ne s’effarouche pas comme un gros dur d’alpha-mâle dès qu’on aborde le sujet sensible de l’homosexualité masculine, informations impossibles à gérer pour eux, rejetées en bloc sans même que personne n’ait cherché à les niquer, eux. D’ailleurs qui irait niquer un gros blaireau sans cerveau ? (et là je me marre… je sais, je sais, le blond a du succès, comme la blonde, le blond est l’ennemi juré du brun ou du châtain, hey allez je rigole !)

Françoise Sagan touche les rebuts des basses classes du haut de sa Bourgeoisie toxicomane à la morphine, ça marche, y en a qu’ont besoin de ça, pour se pousser eux-mêmes à vivre, ou à revivre, à créer, à se lever le matin. Ouvre un livre de Françoise, toxicomane avérée jusqu’au trognon, ou un de Jodorowsky selon où tu te trouves et ce qu’il y a autour de toi sur ton chemin, surtout évites les magazines, et parole : tu trouveras ce que tu veux. Ouvre un livre mais attention, nous sommes à une époque où faut absolument vendre, et vendre beaucoup et vite, faire des coups de vente, et de ce fait il y a beaucoup de merdes littéraires en circulation. La médiocrité est aujourd’hui devenue une meneuse d’hommes et de femmes pressés, des auteurs et je ne sais pas comment ça se dit au féminin, autrice ? Auteure mais en le prononçant comme « eux » ? Je n’en sais rien. Ils et elles veulent la gloire, la reconnaissance, sans travailler parce que comme moi pour l’instinct, ils pensent avoir un don sauf qu’un don ça se travaille, alors ils ne comptent plus que sur ce don et sur une bonne campagne de publicité bien dégoulinante et dégueulasse, et si pognon ou grand nom il y a, d’apparitions dans des émissions littéraires tardives ou à heure de grande écoute mais c’est plus cher, de séances de dédicaces où personne te connaît mais où les clients sont heureux d’avoir un truc signé, qu’ils garderont pour la postérité, ou revendront plus cher au cas où l’auteur deviendrait connu… Bande de pingres… Aucun respect pour la littérature. C’est des gens comme ça qui vendent des animaux… Du calme.

Bon, bref putain de merde. Nul n’est besoin de prendre des modèles et de se caler dessus pour se construire, se reconstruire et tutti quanti. Mais ce qu’un homme ou une femme a écrit à un moment donné de sa vie, qu’il ou qu’elle a livré au monde, sera probablement aussi utile pour toi que les mots d’une Bible ou que les paroles d’un(e) Bouddha. C’était le destin que tu tombes dessus à ce moment là, alors ne cherches pas à lutter et laisse-toi faire, ouvre-le ce livre et lis-y ce qu’il y a autour de ces paroles qui t’ont parlé un jour et que tu aimes à citer parfois. On en apprend tous chaque jour.

Y a plein de livres qui ne sont pas ce que j’appelle « de la merde » et que je déteste ou détesterait pourtant si je les connaissais, des qui diffusent des idées qui sont à l’antipode des miennes, et que j’estime parfois nuisibles, mais je suis seul juge de tout ça, et s’ils ont étés publiés c’est qu’il le fallait. Alors si à un moment de ta vie, tu ouvres, par hasard ou non, un livre prosélyte sur le capitalisme par exemple tiens… et que tu y lis quelque chose qui renforce tes convictions du même nom, c’est que c’était ton destin. Fais-le, sans hésiter.

Asocial

C’est assez perturbant et générateur de toutes sortes d’émotions pénibles d’avoir à sortir et de ne pas avoir envie de sortir au point de repousser au dernier moment, jusqu’à s’étourdir pour louper ce dernier moment, et se retrouver à manquer d’un truc mais avoir gagné (perdu ?) cette fois encore contre toutes ces choses oppressantes à l’extérieur. Mais je n’en suis pas encore à la phobie sociale développée, il suffit que je sorte, disons que je me fasse violence, et que sans trop réfléchir mais en me donnant des ordres à haute voix pour m’encourager, comme « Prends ta veste… Oublies pas de fermer à clé… » et je me rends compte que ce n’est pas si terrible, que je me fais du cinéma et que je devrais arrêter de faire ça, parce que ça me met un frein redoutable dans mon évolution constante. J’évolue, mais à un rythme beaucoup plus lent. Presque invisible tellement il est lent. Invisible tellement il est lent, il faut que je me l’avoue. Y a pas de presque. Mais y a de la paresse que de près on a du mal à distinguer, il faut prendre du recul, et ça prend du temps de prendre du recul. Surtout avec les zozios comme bibi.

Allez faut que j’aille faire un truc.

J’hume

Je Homme. Homme aux narines frétillantes dans un vent apportant des odeurs boisées matinales, l’humus est humé également par d’autres hommes et femmes par ici, et ce ne sont pas les champignons qui ont eu la bonne idée de bourgeonner un peu partout en cette matinée de fin d’été, que je Homme, sens. Non. C’est un mélange de toutes ces senteurs que mon âme ressent clairement, elle est en osmose avec mon corps et mon esprit, ça ne dure pas, quelques secondes tout au plus, secondes qui me font fermer les yeux d’extase. Je n’y pense pas, je sais que lorsque je vais les rouvrir je retrouverai cette solitude même accompagné, ma condition de Je. La bataille sanglante et extrêmement violente entre deux entités qui existent bel et bien, mon ego, Je… Et ma conscience.

Automatiquement Je se rebelle. Ma conscience le regarde. Il veut que le corps entier cesse d’écrire pour s’occuper de sa petite gueule, exclusivement, lui faire passer je ne sais quel truc par le gosier, ou plus directement et radicalement, tel une de ces punaises en rut dont parle Werber dans Les Fourmis (ou était-ce dans une des deux suites de ce livre ?) : via une aiguille plantée dans un corps déjà tellement de fois suriné auparavant qu’il la sentira à peine entrer. Peau tannée en certains endroits par des piqûres à répétition. Je sais, c’est pas sexy.

Alors, je voulais utiliser ce mot, qui remplace un autre mot, sexy. Attirant ? Non, ou en fait si un peu, séduisant on va dire. Bref y a quand même une petite notion sexuelle qui est instillée dans le cerveau lorsqu’il entend ce mot. Selon la personne, bien entendu. Il doit y avoir des gens pour qui le mot de remplacement n’a aucune connotation sexuelle. On utilise souvent, j’ai remarqué, notamment dans des séries ou films, ce mot pour se qualifier soi-même, faire un aveu d’infériorité dans la chaîne de la reproduction. Humilité. Mais souvent cette humilité sert à mettre un point de plus de son côté lors d’une session de séduction qui mènera peut-être à des ébats entre adultes consentants et plus si affinité. Le point est double : Je est humble et Je est également honnête avec toi, il t’avouera ses faiblesses pour que tu le voies tel qu’il est vraiment.

Mon cul… Tout ça c’est de la merde pour nous faire croire qu’on n’est pas des animaux à la base, et Je est colère parce que On a raconté des cracks à Je quand il était gamin, On a fait espérer à Je qu’il serait heureux en ménage, qu’il choisirait une femme, qu’il lui ferait d’autres mini-Je qui courraient partout dans une grande maison à la campagne. Or ce n’est pas du tout comme ça que ça marche et Je le constate souvent, mais Je a été conditionné pour penser ainsi alors Je a du mal à sortir de ce cercle vicieux, et voir enfin clair et simple, dans les choses de la vie. Je est un junkie, et On aime pas trop les junkies par ici. Par ailleurs, non plus, d’ailleurs. Alors On s’amuse avec Je, au point que Je développe des (ou juste une ça suffit) débuts de psychoses paranoïaques. Mais Je est tout de même quelqu’un dont le corps garde au moins un pied sur terre, en permanence. Alors Je lutte, très fort, contre ça.

Je tente des trucs pour contrer ça, je ressors, je vais de nouveau à la rencontre des autres, et ils me comprennent rarement. Et parfois je fais face à ce que j’identifie comme étant du rejet global, du snobisme à mon égard, de l’agacement et on me le fait savoir, on m’envoie chier. Alors j’aime bien moi, j’insiste, un peu, je taquine, sans abuser si possible. Ensuite je passe à autre chose, tout le monde n’est pas comme moi : dans l’instant, dans l’envie de comprendre l’autre.

Aaah ! Mais Je a oublié de prendre son traitement ce matin… Je n’a pas envie de prendre un putain de traitement, mais la dernière fois que Je a fait une overdose de poney, il a flippé, vraiment, il a senti des parties de son cerveau mourir littéralement, et il a appelé à l’aide, mais il a eu peu de réponse. Alors en dépit d’autre chose il a décidé de reprendre cette saloperie de traitement régulateur de l’humeur, qu’on lui avait imposé à l’hôpital psychiatrique, quand lors d’une surdose d’alcool et d’amphétamine, il y avait été emmené de force et qu’il y était resté 3 jours. Juste pour tenir, avoir une béquille qui allait l’aider à dépasser tout ça.

Allez Je… Prends tes cachets et fais pas chier. Arrête de te répandre comme ça pauvre con. Ferme ta sale gueule tu mérites pas de vivre, On te tolère parce qu’on enferme plus les tarés comme toi dans Notre société d’aujourd’hui, on les laisse en liberté tant qu’ils font pas de mal autour ET qu’ils se font pas de mal à eux-mêmes, mais là Je, t’es sur la brèche, un pas et tu tombes dans le vide, et là, On va pas te louper…

J’aime

Les armes à feu n’aiment que les vieux lézards mafieux, et quelques connards méfiants, sans honneur, des fientes défiant d’autres fieffés bouffeurs de fiente peu fiers et chiant trop peu cher des pochons qu’ils se fichent et refichent au fond du fion, c’est l’affiche…

C’est comme ça chez les chefs des lâches et des chiffes molles, c’est pas des flèches, mais ça sait lécher des fesses, enfin des culs, mais c’est moins fin, pis ça vaut moins d’écus sauf pour le cas d’un défunt fakir qui fut un peu faux cul et flanqué à l’affût de ne plus en faire des efforts à des fins de quelques plaques et plans Q d’enfer.

L’an phare affleure l’amphore et les enflures offrent des fleurs et un goût frais de fluor, sifflotant pipeau dans leurs flûtiaux, à des putes en dépit d’orgasme et d’apothéose… Et si mes crapules de potes copulent, si leurs poules se font casser les pattes et les ovules, sans poil sans pull et sans voile, surtout sans viol et sans que Valls ramène sa fiole ni son sang violent dans sa valse de salves à verve pleine de bave…

Alors là, les violons s’envoleront telles ces viles et livides âmes vides, dans des avions environnant avoisinant le vivier, avoinés au passage par nos couennes avinées de gaspards jamais sages. J’ai un message : j’aime et ça gêne.

C’est moche hein ? C’est à la fois moche et beau, non ? Mais c’est laid de par la violence des mots, car ces mots sont violents, pas tous, mais quelques-uns le sont et j’en suis assez triste mais ça m’empêchera pas de les employer. Deux ou trois mots aperçus au survol d’un texte peuvent frapper de par de leur injustice.

Alors que croire que je pense ? Par exemple je pourrais penser :

« Pourquoi, comment, ô rage ô désespoir ! Sa vie ne tourne pas autour de la mienne… Mais quelle horreur ! Courons nous suicider. » Mmmmm… Non.

« Ce n’est pas le doute qui rend fou c’est la certitude » C’est le grand Nietzsche ça, comment ça s’écrit déjà ? Mais… Non plus.

« Qu’est-ce qui lui a fait croire ça ? Elle est colère on dirait. J’ai vraiment rien fait pour. Conscience tranquille, je peux continuer tête haute, d’explorer la fosse et ses habitants, tête haute tant que faire se peut »

Outre le caractère théâtral des derniers mots, c’est à peu près ça. Je ne demande rien. Ca c’est carré. A personne. J’aime bien communiquer avec des gens et je leur parle volontiers de mes problèmes, qui ne sont, certes, pas inhérents à la gestion d’un personnage public, mais je considère une chose, cette volonté de s’en prendre à moi montre de la souffrance en rapport avec ça. Mais ça vexe d’être assimilé à un porc, manipulateur qui plus est. Et quand je dis « le sexe féminin » je ne parle pas du vagin, enfin pas que…

Je ne comprends pas qu’on puisse juger qu’une œuvre est tant pauvre qu’elle s’adresserait en exclusivité à quelqu’un… J’ai pas l’étoffe pour faire un truc pareil, d’autres poètes si tant est que j’en fusse un, ont certainement dû déjà dédier la totalité de leur œuvre à quelqu’un, je ne sais pas. Je ne suis pas encore mort, alors ça reste possible… Tiens, à ma mère… par exemple. Aux femmes de ma vie aussi, mes amies, elles doivent me faire un peu la gueule en ce moment, mais rien n’est définitif. Quand on s’aime vraiment, c’est pour la vie. Vous me manquez les filles. J’arrive, pas d’inquiétude, c’est qu’un moment, c’est temporaire. Et puis aux copains qui sont morts…

Mais c’est pas une lettre ce blog ! C’est une trace de moi. J’aspire à bien plus grand qu’un message exclusif, je parle au monde entier, désolé du peu. Mais ça, j’aime. J’aime. J’aime parler à l’inconnu, sonder ce double que j’ai presque la sensation de ressentir à travers cet écran, de manière totalement intemporelle, immatérielle.

Ne tue pas le messager, mais note bien que mon venin est jaune et qu’il gêne. Je dramatise, j’édulcore, j’exagère. Je ne dérange personne. Je suis un atome.

Amor fati

Pour écrire il vaut mieux être à l’aise, par exemple être assis en tailleur sur le bout d’un canapé, le dos courbé au possible car un clavier sur les genoux, ben ça c’est pas une position aisée pour écrire. Quand bien même l’arôme d’un kafkafé se diffuse dans l’air, et son goût succulent dans mon gosier… Mmmm… Tant pis, demain je me plaindrai d’avoir le dos en compote. Après tout, souffrir fait se sentir vivant. Il faut aimer sa vie, chaque instant, même les pires.

Faut que je lise du Nietzsche, je pense que ses idées manquent grandement à ma culture, j’aime bien les penseurs, les personnes qui ont laissé une vraie trace, pas une trace de merde comme d’aucuns. Je ne veux pas, non, partir pas sur un délire philosophique ce matin. Ce matin, je suis sur la dernière ligne droite, je regarde droit devant, fixant mon but avec détermination tel le Sagittaire arc-bouté visant une cible imaginaire de son arc bandé.

Dans la réalité je passe mes journées sur les chiottes… Je dois couver un truc parce que ça fait quelques mois que ça dure ! Dans la réalité je me rappelle tout le temps de vivre l’instant, et non dans l’attente d’un truc qui va arriver, ou encore pire, dans le ressassement de vieux souvenirs douloureux. Et une chose me dérangeait, avant de redécouvrir des paroles de Khalil Gibran dans Le prophète, c’était les moments pénibles, comment arriver à vivre l’instant dans ces moments, la plénitude ?

Cela dit les chiottes m’appellent, et avec elles des bandes dessinées à leurs pieds… Tout n’est donc pas si terrible !

Hier j’ai reçu le dernier numéro de ma revue que j’aime pas. Pour changer il y avait encore une BD sur le trafic de cannabis. Pas sur le cannabis en lui-même, non, mais sur son trafic et la nuance est importante. Se basant sur des anciennes actualités, des enquêtes policières, journalistiques, et des investigations sur le terrain : usagers, charbonneurs, chouffeurs, les derniers maillons de la chaîne, les auteurs ont de leur côté, enquêté, pendant des années.

J’ai la nette impression que la revue est de droite, concrètement. Il y a une BD sur l’immigration dans les premières pages, qui parle au nom de blondinettes finlandaises allant au Niger leur dire quoi faire, quoi édicter comme loi, comment éduquer leurs flics, leur armée, etc… Parce que nous occidentaux, vous comprenez, nous les enfants des lumières, les esprits éclairés par des écrans, on sait mieux que les autres alors on exige que les autres fassent comme nous, même si ça nous regarde pas. Nous, nn met le nez dans tous les trous… Merci Billy au passage pour sa Radio K sur.

Il m’avait semblé que j’étais sorti du clivage « gauche – droite » politique français, mais non. J’identifie, peut-être à tort, des courants politiques inspirant des gens dans leurs créations artistique. Quartiers shit raconte une réalité vécue au quotidien par l’auteur, qui a passé son enfance à Marseille. Il faut vraiment que je sois moins sévère dans mes jugements, moins radical et sûr de moi. Ma revue n’est pas de droite, déjà parce que la droite n’existe pas, et puis parce que je juge beaucoup trop vite. C’est tout le contraire à mon avis tardif. Au lieu de faire des suppositions en aval, j’aurais mieux fait de me renseigner en amont avant de me jeter sur ce truc. Je finirai par le citer.

Pourquoi ça me plaît pas alors, moi qui suis si friand du 9e art, si ce ne sont pas des fachos ? J’ai une idée de réponse : ce n’est pas assez humoristique, c’est surtout du journalisme mis en page en images et en textes. Une BD pour m’intéresser, faut qu’elle soit drôle, pas sérieuse. J’aime pas les bande-dessinées sérieuses. Les histoires qui se prennent trop au sérieux m’ennuient assez vite, tandis que des dessins abusés et pleins de couleurs, ou simples mais avec des faces complètement déformées, des nez énormes, des mimiques ridicules, ça j’adore. Edika…fka !

2020 nous voilà

C’est simplement une coïncidence, c’est clair… Juste une coïncidence. Que le jour où j’évoque la bande d’AB production, le lendemain la presse annonce la mort de l’un d’entre eux. L’une d’entre eux plus précisément. Presse que j’ai ignoré pendant des semaines et que, facteur étrange s’ajoutant au mystère, je survole depuis deux jours. N’ayant pas la télévision, ayant des amis dont les sujets de conversation ne sont clairement pas les actualités, Emmanuel Macron serait mort suite à un accident de crotte de chien que ça pourrait mettre plusieurs jours avant d’arriver à mes oreilles ! Peu fier de mon enfance bercée par une émission pour crétins trisomiques, il est extrêmement rare que je parle de ça, car déjà d’une je trouve le sujet d’une médiocrité sans faille, inintéressant. De deux quoi ? Rien. Ce n’est qu’une coïncidence, ça ne peut qu’être une coïncidence.

Les gens meurent et quand une personne qui a été érigée en étoile ou en star, on appelle ça comme on veut, meurt, ça fait chialer plein de monde dont le point commun est d’avoir été (est d’avoir été, si seulement la phrase s’arrêtait là mais non…) tous en même temps, comme des cons, affalés dans des canapés, à regarder dans une boîte hypnotisante, d’autres cons leur faire la pluie et le beau temps, et surtout d’avoir maté les mêmes. Pire, d’avoir été éduqué par eux… bien souvent. La télé éduque les enfants, enfin les éduquait, mal… et j’ai rectifié ma phrase pour un imparfait signifiant le passé, car maintenant ce n’est plus la télé devenue hasbeen, un outil pour vieux, qui les éduque, maintenant c’est (leurs parents ? tu rêves hahaha ! attends c’est pas la fête…) des applications sur des smartphones ou des tablettes, les temps changent, et ça les éduque toujours mal… Ça, ça ne change pas. Oui, les jeunes sont toujours des petits cons arrogants, souvent violents, d’une stupidité à toute épreuve, bienvenu en 2020 ! Ah ? On est qu’en 2019 tu dis ? Désolé.

Génération Zéro, prépare toi à vivre l’inattendu, on va t’en faire baver t’inquiète !