Auto-Psychologie

Le chien de Pavlov

Bon alors le mec il avait un chien… La belle affaire ! Plus sérieusement, je n’ai jamais lu son essai « Les Réflexes Conditionnés » mais à première vue il semble intéressant d’au moins mettre le nez dedans, pour mieux comprendre sur un plan psychologique, mais aussi physiologique, les rouages du conditionnement. Le fameux conditionnement… Le mot qui fout les jetons, qui tout de suite te colle un sentiment de malaise, parce que tu le sais, ouais tu le sais : qui que tu sois, tu l’as été, conditionné. Et qui que tu sois, quel que soit la dose de travail que tu as effectuée pour désapprendre dans le cas où tu aurais démarré cette quête, tu continues à, inconsciemment, effectuer des actes, réagir aussi, en fonction de certains des points névralgiques (ta gueule) de ce conditionnement, cette préparation pour un alter ego sur mesure, le plus adapté possible à une société de base, tordue. Donc ceci entraînant cela, qui dit préparation tordue dit résultat tordu. Des êtres tordus qui se targuent de représenter l’espèce dans son état dit « normal » ; à opposer aux « anormaux » aussi appelés « fous » évidemment.

Là, tu as dû comprendre où je voulais en venir. Je ne parlerai pas de Pavlov. Je ne connais son nom que parce qu’il a été évoqué plusieurs fois à mes oreilles curieuses, dans des conférences vidéos, podcasts, paroles de chansons, films, livres, c’est un classique… Mais je ne connais pas son œuvre. Par contre, je me demande (mais demande-le toi dans ta tête, branque) si ce type de littérature spécifique est accessible au commun des mortels, enfin à ceux et celles qui n’ont pas fait d’études supérieures. Un être lambda avec une culture sensiblement basique, populaire mais un peu littéraire aussi, peut-il lire ce bouquin d’un bout à l’autre sans galérer à devoir se documenter sur des notions peu connues, du jargon scientifique, pour comprendre l’ensemble d’un chapitre, par exemple ? La réponse, je suppose, est assez simple : ça dépend ! Alors comme ça dépend ça dépasse on n’ira pas plus loin.

En fait si, parce que j’en ai envie. J’envisage la chose ainsi :

Oui et non.

Non, c’est si t’es pas cérébral, le sujet t’intéressera pas, en fait t’en as rien à foutre, c’est juste ça. Tu préfères l’action à la réflexion, et je te comprends, mais alors qu’est-ce que tu fous là ? Parce que ce blog est davantage destiné à des gens pour qui la réponse serait oui (je rigole t’emballes pas)… Non pas parce qu’ils auraient potassé le sujet ou quoi ou qu’est-ce (même si c’est un plus) mais parce que « se prendre la tête » pour eux n’est pas péjoratif, c’est une expression pour dire « décortiquer » ou « analyser » les choses afin de mieux les comprendre. Et la phase de soi-disant prise de tête, éphémère, représente le moment où on ne sait pas encore et où on se demande, où on explore, où on tente, où on rate, où on recommence, et où on trouve au final !

Bref, je divague comme d’habitude, un peu passif-agressif, en fait je sais pas du tout. Parce que là j’ai carrément répondu à côté en fait. Là je suis parti du postulat que oui, faudrait faire des recherches obligatoirement en parallèle de la lecture, mais y a des écrits qui ont justement été destinés lors de leur rédaction, à cette masse un peu bêbête, quand on parle à la masse, à moins qu’on soit la masse, on doit s’abaisser à son niveau et utiliser des mots qu’elle comprend, agaga… On appelle ça des vulgarisations. Comme, il me semble (j’ose espérer) « Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort » qui serait apparemment une vulgarisation du « Livre des Morts Tibétains » plus complexe (je plussoie, j’ai pas pu le finir tant je comprenais pas suffisamment l’ensemble). Et j’ai espéré un moment que « Les Réflexes Conditionnés » de Pavlov puisse en être une, mais avec peu d’espoir. Pour le savoir, reste à la feuilleter, après se l’être procuré d’une manière (louche) ou d’une autre (pas louche – ou si en fait)…

Mais moi je voulais tenter de développer un tout petit peu le non, en fait… Parce que des fois il n’est pas nécessaire de tout comprendre pour comprendre un ensemble. C’est le cas notamment lorsqu’on peut comparer une situation nouvelle avec une qu’on connaît déjà, car ce sont des schémas qui se répètent, se reproduisent. Ou simplement parce que cette situation précise se calque un peu sur l’autre sans que ça n’en soit une généralité. Et j’ai un exemple :

Un auteur contemporain parle dans un de ses bouquins (je ne sais plus lequel exactement) d’une expérience scientifique effectuée sur des groupes d’animaux. L’expérience consiste à observer plusieurs individus placés ensemble dans un environnement dans lequel on doit faire des efforts physiques pour mériter sa nourriture. Ou en dernier recours, la voler aux courageux sportifs. Dans la grande majorité des cas une hiérarchie s’installe. Quasiment toujours la même : Y en a qui vont chercher la bouffe. Y en a qui la piquent. Y en a qui vont la chercher et qui la bouffent dans leur coin et qui foutent une volée à qui s’approche trop. Et puis y a ceux qui bouffent pas… Et pas besoin d’être Einstein pour comprendre ce qui suit :

On peut comparer ce type d’adaptation comportementale sociale comprenant des castes de faibles à fortes installées progressivement, avec celui de groupes d’individus humains plus nombreux. Leurs castes à eux sont soit insérées solidement dans la société et acceptées par une majorité (acceptations imposées aux récalcitrants par l’édiction de lois et l’application de ces dernières par flics et tribunaux), soit au contraire sauvages et dans ce cas, souvent instables – le cas d’une organisation de dealers – mais parfois stables – le cas de ZADs durables ou de sociétés alternatives hors système qui durent aussi.

L’expérience évoquée ci-dessus est une miniaturisation du fonctionnement de la société, une vulgarisation si je puis dire (ta gueule), plus simple, ce qui permet de mieux comprendre comment on en est venu à élire nos bourreaux, voleurs, salauds en tous genre, vendeurs d’armes, pollueurs, etc. par exemple. Réfléchir à l’évolution du conditionnement humain, et animal, prend alors tout son sens car ça offre une fenêtre d’observation qui permet à terme de mieux comprendre la masse mais aussi de se comprendre soi-même. Point non négligeable, car de ce fait on peut commencer à se reconditionner (se reprogrammer) cette fois consciemment et à des choses qu’on a choisies, se déconditionner également de tout ce que la société impose comme normes arbitraires et qu’il faut parfois analyser en long en large et en travers pour ne serait-ce qu’identifier… Car le conditionnement est généralement subversif, vicieux, il est partout. On pense naturellement à la publicité, mais il faut aussi voir que l’éducation traditionnelle est imposée à des enfants, dont les esprits sont malléables à souhait c’est l’âge de l’apprentissage, mais surtout à leurs professeurs car ils ne peuvent échapper aux programmes imposés par l’État, sans quoi ils se font virer (y en a qu’ont essayé, ils ont eu des problèmes). Car ces programmes outre le fait d’enseigner la langue française et les mathématiques, préparent les enfants à être soumis à des vies souvent pénibles, où on fait croire à l’être qu’il est vital qu’il consomme (d’ailleurs on parle de pouvoir d’achat) toujours plus, donc qu’il travaille (ou qu’il exploite selon son niveau social, sa caste comme dit plus haut, on parle aussi de reproduction sociale) toujours plus, afin de produire plus de profits ou de produits souvent inutiles (mais dont on a créé le besoin de toutes pièces, via la publicité notamment) et dont les emballages envahissants (parfois avec leurs contenants) finissent souvent dans des décharges à ciel ouvert, ou se désagrègent lentement dans les gyres des océans… Planète finie, matières premières limitées, politiques de productions industrielles à l’excès quitte à détruire le surplus – pour pas que des gens en profitent, un manque à gagner tellement important pensez-vous ! – et des vies occidentales des plus confortables, dans l’abondance. Traditions, religions, lois, politiques, sports, médias, industries, bourse, système bancaire, assurances… Ce n’est que la partie visible de l’iceberg.

Bon, je recentre : le conditionnement du chien de Pavlov est à l’instar de l’expérience évoquée ci-dessus, une reproduction simpliste de ce qu’est à plus grande échelle, le mien, le tien (de conditionnement banane).

Comment ça non ?

Hé ! J’entends le générique de ta série préférée, ou les premières notes de ce morceau que t’adores, ou la douce voix de la personne qui accompagne ta vie qui revient du taff et qui t’appelle, ou encore le clocher du village qui sonne l’heure de ton jogging, l’alarme de ta montre, de ton réveil, c’est l’heure de plus dormir ! La douce musique des notifications de ton smartphone (faut vite aller voir c’est peut-être facebook !), ou ton nokia sonner, etc. ……….

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