Littérature

Kafkafé

Je propose l’abnégation totale plutôt que l’adoption de ce nouveau mot chelou qui au moins, l’honneur est sauf, exprime un truc… Bah hier matin ou je sais plus bien y a combien de matins en fait, ça exprimais arbitrairement le fait de broyer du noir la gueule au fond d’une tasse, tasse dont la contenance est sinistrement assombrie par une noirceur liquide mais épaisse, très serré SVP, et ces arômes et ces senteurs, purée… C’est toujours aussi enivrant. C’est vrai, au moins le café ça c’est quelque chose qui n’a pas changé. Les odeurs me montent à la tête comme aux 1ers jours…

A ton attention cher lecteur, il se peut que tu trouves ce billet un peu en désordre, ne m’en tiens pas compte je n’ai pas pour habitude de pondre des trucs aussi longs.

…quand enfant, serviette à la main, je n’avais pas encore totalement fait partir l’eau chlorée de mes cheveux que j’essuyais, pressé comme s’il en eut dépendu de ma vie, j’étais sorti des vestiaires aussi vite que possible avec mes deux balles spécial piscine en poche – et merci maman… deux balles… on parle de francs ici.

Bah oui parce que je suis vieux, je l’ai déjà dit dans un autre billet (bah radote, radote… vas y) ! J’ai dépassé la quarantaine. Oh ! Attends, là je viens de donner un de mes tout premiers vrais détails dignes de ce nom, sur ce blog ! Enfin je crois parler de détails importants là, car l’exception du clebs était volontaire et tant que ça reste des détails aussi larges que ceux-là, ou aussi étroits et spécifiques que le souvenir duquel je suis en train d’essayer de parler – piscine – ça devrait aller. Des vrais détails, y en a eu d’autres, mais faut bien chercher… ils auront été disséminés et chacun leur tour, évalués (pendant rédaction), selon l’importance du détail en question, et selon, si en les réunissant tous et en les additionnant, on peut, ou pas, facilement m’identifier. Hey ! Attends ! Je n’ai aucune illusion, et je sais très bien, ne t’inquiète pas, qu’une personne déterminée à identifier quelqu’un, va enquêter, bien se prendre la tête mais souvent, finira par trouver. Alors je ne suis pas incognito mais je tente une nouvelle façon d’écrire, c’est enrichissant, et je n’avais jamais fait ça auparavant, j’ai toujours assumé ce que j’écrivais. Et alors ? Là c’est pas le cas ? Bah en fait c’est pas que j’assume ou pas, c’est que j’en ai rien à foutre et j’aime bien être tranquillou dans la vie. Bon, je me connais, je suis distrait assez facilement donc les détails du chien, du bicarbonate (en ai-je oublié ?) ont été livrés en tant que détails que je sais importants, mais qui sont trop généraux – bon, bah c’est vrai que le bica j’en connais pas moi de gent ou de gente qui utilise ça, à part ma mère et de plus en plus de copains que je contamine – pour que ce soit gênant. Car oui, on peut, en utilisant ces détails, éliminer toutes les personnes qu’ont pas de chien par exemple (méthode Qui est-ce ?), mais en fait y a pas énormément de monde qui sait que j’ai pris un, de clébard, bah ouais… quasi personne en somme… ma mère ? Hé ! Un peu de respect, en parents, grands parents, etc., il me reste qu’elle. Nan, mais en fait je m’en fous en grande partie de la direction niveau anonymat que prendra cette plateforme à la con, qui a l’excellente fonction de me donner un coin pour me défouler quand je veux, et si je veux chier un billet qui fait 1253 page, bah je t’emmerde ! Je le fais haha ! Boaaa ça vaaaa, c’est qu’un petit j’t’emmerde, c’est de la rhétorique, un langage spécial, de l’humour noir, plus noir encore que ce café que j’ai pris y a maintenant deux jours je crois : c’était dimanche si je ne m’abuse. Je les vois pas passer. Ce qui fait que ça fait depuis dimanche que j’ai abandonné ma lecture au beau milieu de la nouvelle – bah si, pile au milieu, page 10 du second chapitre qui fait 23 pages, le premier en faisant 22 et le troisième et dernier, 22 aussi. Ce ne sont pas les détails qui peuvent trahir, pris indépendamment les uns des autres ils se noient dans la masse. Non, ce qui est plus dangereux pour quelqu’un souhaitant rester anonyme, c’est le mec qui va prendre des notes à chaque détail, et faire une fiche sur toi. Des fiches, les flics font ça. Mais les flics ils sont tellement cons, dans le sens de teubés, et fainéants aussi, que je vois pas un keuf faire le taff d’un privé, une vraie enquête qui aboutit, et qui n’aurait pas été facile à régler tu vois ? Je les ai vus à l’oeuvre les flics, et j’insiste, ce sont des rigolos, pis alors si t’as la « chance » que ton affaire soit traitée par les gendarmes, alors là c’est grand-guignolesque, voire burlesque. C’est marrant quoi. Surtout ne pas les insulter, parce qu’ils aiment pas trop ça, j’ai jamais compris cette propension à ne pas assumer le fait que ce sont des connards les 3/4 du temps, au lieu de se persuader d’être un maillon essentiel dans le fonctionnement de la société, alors que plus ça va, plus ils deviennent des problèmes, agressifs, au lieu de protéger les gens obnubilés par la répression et ce fantasme de cour de récréation d’école maternelle : attraper des méchants ouais ouais ouaiiiiis. Allez j’abrège (pas). Quoi qu’il en soit, on ne change pas le passé, par contre on peut contrôler dans une certaine mesure, son avenir… Alors bon, décision là… Si je livre encore des détails, ce sera au compte goutte. Ca fait plaisir (ça flatte l’ego surtout) de donner un véritable détail temporel ou géographique, ou même de discuter de sujets qui passionnent et de parler de soi pour imager son discours, se prendre en exemple et je suis ouvert d’esprit en temps normal – là où « temps normal » = pas une période comme en ce moment où je suis obligé de m’imposer de rester chez moi le week-end de peur de péter un câble notamment aidé par la tise mais pas que.

Je reprends. J’étais à la piscine en train de terminer de m’essuyer les cheveux, une pièce de deux francs en main…

Ce que je préférais entre toutes choses là-bas, c’était choisir ma petite boisson chaude d’après baignade – j’avais l’instruction directe de le faire, par ma mère, le matin, du genre : « Tu prends ton maillot ? penses bien à boire un truc chaud après, comme ça tu tomberas pas malade en rentrant » elle qui avait toujours peur que je rentre encore tout mouillé et qu’un coup de vent me provoque un rhume digne de ce nom. Alors, c’était le moment, généralement, avant de rentrer au centre aéré, où je prenais un chocolat chaud, jusqu’au jour où je goûtai le potage déshydraté, tout était à 2 francs. En tous cas vers la fin. Avant, je m’en souviens plus, ce type de machine à boisson a eu des prix évolutifs comme tout produit, à commencer par la baguette de pain, l’essence et le paquet de cigarettes…

Qu’est-ce que je kiffais cette piscine ! A chaque fois que j’allais au centre aéré, le matin on nous rassemblait dans la grande salle, devant l’estrade, et on nous énumérait les activités possibles de la journée. Et moi, quand j’entendais piscine, je m’empressais de m’inscrire…

J’aimais bien cette piscine municipale, c’était – je parle au passé parce qu’elle a disparu depuis une bonne quinzaine d’années, minimum, bon en même temps je m’en fous, déjà je suis pas tellement nostalgique surtout quand on parle de béton, ensuite je ne remettrais théoriquement jamais les pieds là-bas – un modèle spécial et à l’esthétisme futuriste des années 60’s. A l’intérieur, dans le bassin, y avait 4 couloirs de nage, uniquement utilisés comme tels à des horaires particuliers, surtout tôt le matin. Et nous, quand on y allait, elle nous était plus ou moins réservée. Une partie des enfants pauvres de la ville, hurlaient, et sautaient, partout, mais… « Si j’te vois courir… attention ! » parce que cette piscine avait un genre de prison, et si tu faisais des conneries (excepté si t’étais riche haha ! ta gueule) on te foutait dans cette espèce de salle d’attente de merde, située pile poil au centre de la piscine. Cette piscine, cette forme… Attends, ça vient !!

Elle n’avait même pas un plongeoir, et vue la profondeur ceci expliquait cela. Pour tout plongeoir, on avait donc les 4 rehaussements de ces 4 couloirs de nage, qui étaient censés servir aux nageurs à prendre de l’élan pour plonger mais qui servaient plus souvent à faire la bombe. Ils étaient cubiques les plongeoirs, avec des formes un peu sophistiquées, d’énormes numéros incrustés au-dessus de cette surface bleue à petits carreaux, typique, et recouvrant tout le bassin, des bords au fond et aux parois, jusqu’aux soi-disant plongeoirs. C’était pas moche, mais c’était pas beau non plus.

Elle faisait 2 mètres de profondeur la piscine, au max, et 80 cm dans le petit bassin, des longueurs de 25m et ça c’était une contrariété pour moi, j’aimais bien de temps en temps, faire des longueurs, et 25 mètres c’était trop court à mon goût. Moi j’aurais voulu qu’elle soit profonde cette piscine, qu’on ait du mal à atteindre le fond comme quand je partais en vacances en Provence avec mon père et mon frère, et que je retrouvais cette autre piscine que j’aimais bien squatter d’ailleurs, ouverte, et ça m’est arrivé avec des copains de revenir la, nuit et d’escalader le grillage pour se taper un bain de minuit au centre du centre de cette ville-soleil, et on montait discrètement sur le plongeoir de 3 mètres et on ne se privait pas, avant de plonger, de contempler la vue éclairée de lampadaires brillants – qui empêchaient d’ailleurs de voir les étoiles, car dans cette région provençale, le ciel est superbe, mais un peu comme partout, il faut s’éloigner des sources de lumière pour vraiment en profiter la nuit. Cette piscine des vacances, elle, était super profonde, quand j’étais gamin je n’arrivais pas à toucher le fond ; je suis retourné là-bas, souvent l’été, pas tous les ans, mais suffisamment pour que la Provence fasse partie intégrante de mon histoire… que de choses vécues là-bas… que de rencontres, d’aventures, de flirts mais aussi de vraies histoires d’amour, de mon côté en tous cas et j’avoue que je m’emballais assez vite et sans trop observer si la nana m’emboîtait le pas, souvent déçu, toujours plus blindé… Cette piscine-là n’avait, tout comme celle de chez moi, pas les critères nécessaires pour avoir le label « Olympique » car l’une comme l’autre faisaient 25 mètres de long, et quelqu’un m’avait sorti que la longueur de base d’une piscine dite Olympique, c’était 50 mètres. Le reste je ne sais pas, et du reste d’ailleurs, je ne sais pas non plus si ce que cette personne m’avait affirmé est vrai et là je m’en fous un peu et puis elle existe même plus la piscine de mon enfance ! En revanche, celle des vacances je pense que si. Bon il se peut qu’ils l’aient rénovée, agrandie, changée de place même au pire, car la gentrification est de plus en plus générale en France – gentrification est un mot qui existe vraiment je crois, assez barbare quand même, il évoque la volonté des mairies de rendre le plus prestigieux possible leurs centres-villes, afin d’attirer des commerces de luxe pour faire grimper les prix des loyers et faire venir du bobo friqué. Par exemple, un Starbuck’s en bas de chez toi, tu vas le payer cher, ce soi-disant privilège empoisonné. Maintenant imagine-toi dans un immeuble populaire – tout ce qui vient des States ça rend certains français un peu dingues – et revois ton bail. Ca semble logique qu’un immeuble sans Macdo soit moins cher à louer, Macdo ou ceci ou cela, marque truc, marque machin, qui se fournit, ou pas, en semences, chez Monsanto ou chez des clients de Monsanto, parce que pour fabriquer leurs cartons-pains bah faut du blé je suppose, et Monsanto et compagnie ont fait ratifier une loi à propos des semences, validée, super, donc si tu veux vendre du blé ou n’importe quoi – et attention hein, si tu veux le vendre, car si tu le donnes le problème ne se pose plus – bah tu dois choisir dans leur catalogue OGM, où il n’y a quasi que des graines dites « Terminator » : elles ne peuvent pas produire d’autres graines valides. Elles sont stériles. J’ai remarqué qu’il y a de moins en moins de pépins dans les clémentines et/ou les mandarines. Or j’ai le souvenir qu’enfant, je n’aimais pas tellement les clémentines justement à cause des pépins… Il y avait donc encore des pépins dans les clémentines des années 80…

Je recentre : si c’est toujours comme ça que ça fonctionne, les piscines dites Olympiques doivent faire 50m de longueur, paraît-il. Voilà, j’en étais là. Quant au nombre de couloirs je ne sais pas. Bref… J’adorais cette piscine, déjà parce qu’elle était accessible : vers le centre-ville, et pas en périphérie ce qui aurait passablement compliqué les allers-retours à pieds depuis le centre aéré. Et puis, dernier détail et pas des moindres, et je sais qu’il en existe d’autres : j’en ai déjà vu, sur le même modèle (demi sphère) des piscines. Celle-là a été détruite, bon. Elle était pas si vieille, mais il fallait une piscine commune avec la ville voisine qui était devenue mitoyenne à la mienne – grâce surtout à toutes ces énormes entreprises qui bouffent de la place partout en amochant le paysage, les Macdos, Quicks, et autres merdes, les Carrefours et tous ces magasins ayant choisi l’entrepôt de métal tout pourri plutôt que la bonne pierre et dans cette partie de la France, on ne construit plus jamais avec des pierres, c’est ciment, parpaings, enduit, etc. etc.

Je re-recentre… N’ai-je encore livré cette particularité qui m’avait au départ, quand je devais avoir 5 ou 6 ans, fasciné ? La forme de cette piscine : une demi-sphère, ouvrable d’un côté, et dotée d’un jardin fermé.

Alors faut que je re-re-recentre…. Douce amertume édulcorée par le sucre brun ou roux ajouté à la mixture kafkaïenne, pas de sucre blanc raffiné je ne sais où, c’est pas du sucre. Le sucre, ça vient de la canne à sucre et sa couleur, c’est un roux plus ou moins marron. J’aime le café, j’aime le sucre, et je ne connais pas Kafka. Ici, j’aime à parler d’auteurs classiques que je n’ai pas lus mais dont l’œuvre a été érigée sur un piédestal par les hommes-lumières tout au long des siècles. Je désigne par ce joli sobriquet ironique, ceux-qui-savent-et-qu’il-faut-écouter. Souvent des hommes d’ailleurs – je dis ça je dis rien – qui s’octroient l’autorité de décréter ce qui se doit d’être retenu par les générations à venir. Kafka en fait partie. Lors de mes vieux jours, il se peut que je cède un jour ou l’autre à cause d’une lassitude tellement ennuyeuse (à prévoir) à lire « La Métamorphose » par exemple. Je crois que ça parle de cafard… Kafkafard

C’est une nouvelle. C’est censé être court, une nouvelle, je crois, et cette dernière œuvre citée juste au-dessus en est apparemment une. Ce serait rapide à lire donc. Après prospection, cette nouvelle est composée de 3 chapitres, le premier faisant 22 pages (au format pdf, je ne sais pas si ce sont des pages de type livre de poche ou A4, A5, bref). Cerise sur le gâteau, aucune difficulté pour la trouver étant donné que la totalité de ce qu’a livré ce mec – Kafka – au monde est disponible gratuitement, c’est passé dans le domaine public avant l’an 2000. Aucune excuse donc, pour ne pas prendre le temps de la lire, ce temps si précieux qui n’est plus dévoré inutilement dans ma vie par aucun réseau social virtuel. Kafka critique la bureaucratie ? Super, parce que moi aussi, et pas que d’ailleurs ! Tout ce qui fait le système actuel aux relents capitalistes, je le remets en question, j’envisage des scénarios dans lesquels le système en place serait très différent, davantage porté vers les Peuples. J’aime imaginer des sociétés dystopiques, mais cette imagination est hélas chez moi assez limitée, elle reste en surface disons. Alors écrire oui, mais écrire de la fiction, science-fiction, ou tout autre histoire inventée, je peux faire, mais ça sort au prix d’efforts intenses, et mes œuvres ne sont, pour moi, jamais vraiment finies, toujours dignes d’être retouchées et parfaites, changées, des paragraphes entiers mieux dits ou supprimés tandis que d’autres doivent compléter les chapitres, etc. Et généralement, je ne suis pas fier du résultat et je ne le trouve pas assez bon pour susciter l’intérêt, pour qu’il soit lu avec passion par un public potentiel. Cela dit, ce n’est pas pour ça que je les garde pour moi. Les quelques trucs que j’ai tentés d’écrire sont publics, disponibles sur différentes plateformes. Et non je ne dirai pas où, car je me paye le luxe de donner à ce blog cette particularité, tu l’auras remarquée : l’anonymat substantiel. Alors si tu lis une de mes nouvelles, ce sera dû au hasard, il aura guidé tes pas, et comme dirait un savant qui a marqué son époque lui aussi :

« Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito. »

Albert Einstein

Je suis en train de lire La Métamorphose du coup. Ce qui est bien lorsqu’on rédige un article de blog, c’est qu’on peut prendre son temps avant de terminer. Et là je fais quelque chose que j’estime essentiel pour être en mesure de parler de Kafka plus avant : me documenter en pénétrant son univers connu pour être glauque au possible. Je profite du fait que cette histoire est courte pour faire une pause afin d’en prendre connaissance. Et quelle histoire ! Il faut évidemment se projeter au sein d’une autre époque où on venait frapper à ta porte si tu manquais le boulot, des supérieurs hiérarchiques venaient te tirer du lit pour te remettre au taff. L’exploitation des basses classes à cette époque était beaucoup plus poussée en Occident (voir plus loin : je me plante un peu ici). Un roman de Zola tout aussi classique et connu, Germinal raconte d’un ton aussi sombre et avec un réalisme affreux, les mésaventures de mineurs résignés à toucher des salaires de misère alors qu’ils faisaient (ça existe encore dans d’autres coins du monde notamment en Afrique) un métier des plus pénibles. Tout le monde avait besoin de charbon, et dans cette région du nord de la France, les entreprises minières étaient les seules à embaucher, elles faisaient bosser des villes et des villages entiers. Il fallait bien nourrir sa famille – souvent nombreuse, pas de contraception non plus à l’époque – du coup le choix était limité et même les enfants devaient trimer car les salaires des parents étaient trop faibles pour que chacun ait son bout de pain à table.

Je pense que cet écrit de Kafka est au programme éducatif national dans certaines branches au lycée, voire carrément au collège, et il semble évident que des analyses de lecture, fiches ou explications de textes, y en a déjà eu légion, je n’aurais pas la prétention de rivaliser avec certaines. Et puis j’aimerais éviter de tomber dans la médiocrité, dans les pièges du débutant, étant moi-même un novice et ayant échappé aux années scolaires succédant normalement le collège. Réinventer la roue est inutile, mais je ne peux m’empêcher de divaguer à des comparaisons avec des événements familiaux, sociaux, dans la vie d’un homme. Car cette nouvelle est percutante, violente et pourtant calme. On a un rejet soudain, dû à l’incompréhension du changement physique brutal du rejeton de la famille, abandon résultant d’une réaction épidermique à la vue d’un insecte géant censé être ledit fils, à la place de toute tentative de communication de la part des autres, communication qui aurait pu au lieu de ces réactions vives, aider les uns et les autres à tenter de mieux saisir l’ensemble de la situation, une discussion quand bien même glaciale avec le métamorphosé aurait alors été des plus appropriées mais les gens dans cette famille semblent peu réfléchis et enclins aux dramas, ces crises dramatiques qui existaient déjà à l’époque (le mot drama est juste inhérent aux scandales virtuels de l’époque actuelle, Youtubesque), impulsives, un peu burlesques. Jamais n’est remise en question l’identité du métamorphosé, c’est bien Gregor, étrange mais passons… Personne ne semble vouloir savoir si ce changement choquant le fait souffrir, c’est ici le cadet des soucis de la famille et aussi du supérieur hiérarchique du héros. Il semblerait même à bien y regarder que ledit héros ne soit qu’un objet utilisé par les parents pour rembourser une dette, il est loué par eux à l’entreprise à laquelle ils sont redevants. Le garçon devient dans cette interprétation capilotractée, un esclave vendu par sa propre famille.

Bon, une autre réflexion me traverse comme un éclair au départ de la lecture du second chapitre : ils n’ont pas les moyens de rembourser la dette, mais se payer une bonne, ça, pas de souci. Sans doute est-ce là une subtilité d’une époque lointaine au mœurs très différentes ? Ou plutôt ai-je été trompé par le ton dramatique et lugubre du récit, par l’idée de cette entreprise qui oblige toute une famille à dépendre d’elle… Cette famille fait partie de la classe moyenne ou haute, non pas des basses classes. On n’a pas de bonne chez les pauvres, et les chambres individuelles, qui plus est verrouillables de l’intérieur, sont plutôt réservées à la haute comme les grandes maisons aux multiples pièces et le luxe de n’avoir que peu d’enfants. Et concernant cette dernière affirmation aux allures farfelues, voir le film Le Sens de la Vie des Monty Python’s Flying Circus, partie Le miracle de la naissance où sont mises en exergue deux familles, une catholique et une protestante. Pour la petite histoire, chez la famille catho c’est le culte du sperme sacré (every sperm is sacred) où chaque acte sexuel devrait normalement donner un môme, ce qui fait des familles tellement nombreuses que celle-ci est obligée de vendre certains de ses enfants à un laboratoire… Chez la famille protestante il y a peu de descendants car si on suit leur logique, ils ont le droit d’avoir recours à la contraception préventive – même si, et vive l’humour anglais, ce n’est pas pour cette raison que cette famille là a si peu d’engeance… pour avoir des gosses, dans un premier temps, faut baiser.

Qu’est-ce que c’est génial d’avoir à sa disposition, lors de la rédaction d’un papier, une base de donnée infinie (tellement infinie qu’elle contient aussi pas mal de conneries) prête à servir de base de travail. Et beaucoup de livres sont disponibles dans la seconde, à l’achat d’une version numérique, et en quelques jours pour un achat physique, très peu cher lorsque le livre est un classique (à partir de 3€ frais de port compris, d’occasion). Et quand l’auteur est mort depuis plus de 70 ans, on peut quasi systématiquement les trouver gratuitement et légalement, ça passe dans le domaine public. On peut même se payer le luxe de les rééditer.

Journée Kafka. C’est assez perturbant car jamais je n’aurais moi-même décidé de baser une de mes journées sur un écrit de Kafka, un auteur que je ne connais pas. Et là je me rends compte que c’est le cas(f’ka). Soit. Ça ne m’empêchera pas de me faire une session jeu vidéo, film ou série, sieste… entre deux paragraphes (de lecture ou de rédaction, voire de correction ou d’adaptation) ! En tous cas ça correspond assez bien à mon état général de ces derniers temps : je me suis métamorphosé en pestiféré, en malade hurlant dans un désert, agitant les bras devant une assemblée lugubre composée d’un vautour, d’une hyène et d’un scarabée. Ah bah non, juste un vautour et une hyène finalement… D’ailleurs cette dernière attend bizarrement, patiemment assise à quelques dizaines de mètres de moi ; le vautour lui, semble vouloir protéger la scène, car tel un chien de berger il nous tourne autour, au-dessus, à quelque distance, silencieusement, sans se lasser, sans doute suit-il les courants d’air chauds et froids circulaires, décrivant ces espèces de spirales spatiales typiques de ces grands rapaces, aidé de ses ailes majestueuses déployées qui fendent l’air, son ombre immense et menaçante me cerne au sol, projetée sur le sable brillant, brûlant, donnant l’impression de caresser ce dernier, ou de le ciseler au scalpel. Elle me frôle parfois, et je ne la sens pas mais je frissonne… mon dos est comme parcouru par un filet paradoxalement glacé, sidérant l’instant. Je dois me reprendre, je n’ai pas le choix. Je ferme les yeux très fort, les frotte non moins énergiquement, espérant que ce soient des hallucinations. Mais les rouvrant doucement, incrédule, je retrouve désespérément ma hyène et mon vautour, et lentement le temps se dépassant heure après heure, notre relation triptyque se précise, on devient presque complices tous les trois. Parallèlement, j’ai pu à loisir reluquer un peu mieux la créature féliforme, sifflotant de manière désinvolte tantôt Hey You des Pink Floyd, tantôt Tostaky de Noir Des., ou encore un de ces tubes du moment contre lesquels malgré tous les efforts du monde, nul ne pourrait se protéger totalement, et qui parfois reviennent tels des virus pandémiques harceler les cerveaux au repos : s’y installer d’abord avant d’allègrement les torturer, répétant cent mille fois les mêmes quelques notes, quelques mots, quelques heures… du coin de l’œil, tentant de n’avoir l’air de rien.

Qu’est-ce qu’elle me veut cette connasse ? Peut-être qu’elle m’écoute gueuler ? Chacun de mes gestes désespérés la captive on dirait. Je la fixe plissant les sourcils, on se regarde dans le blanc des yeux, on se dévisage. Elle me veut quoi bon sang ? Bon, j’atterris : je le sais bien, elle a juste l’intention de me bouffer quand je serai crevé, ou pendant mes derniers instants, intensifiant la souffrance déjà insupportable de mourir de déshydratation, de faim, ou de je ne sais quoi… Osef.

C’est la vie… Les petites bêtes se font bouffer par les grosses, et les charognards se tapent les restes.

La chose devient évidente au long du chapitre deux, c’est le héros qui entretient le reste de sa famille, cette dette est sans aucun doute liée à la maison et au confort dont bénéficient les habitants. Et l’égrégore se fait bouffer par l’incrédulité, et Gregor par les cris délictuels d’une famille alitée sur son dos malencontreusement, nouvellement, mais réellement et non de manière imagée, carapacé. Alors étant donné qu’ils semblent dépendre de lui, s’ils veulent garder tout du moins leur confort actuel, j’imagine facilement la suite : dégoûtés par l’apparence du héros, ils vont tous devoir faire amende honorable et ronger leurs freins, accepter le changement physique, brutal et horrible de leur bienfaiteur qui est maintenant un insecte dégoûtant, ils vont devoir faire avec. Et du coup, sous ce mépris évident va-t-il avoir envie de continuer à tous les entretenir ?

Il se peut que je sois à cent lieues de la vérité, la suite de cette sordide histoire me le dira. Le père travaille-t-il ? La mère doit s’occuper comme il était d’usage à cette époque patriarcale, de la maison et de prendre soin des uns et des autres. Et la sœur ? Si le père lit à voix haute l’édition du journal de l’après-midi alors ça veut dire qu’il est à la maison l’après-midi, à moins qu’il le fasse le soir en rentrant. Mais il est dit avant, qu’il fait durer des heures le petit déjeuner, chose qu’on ne peut pas faire si on doit partir travailler le matin… A moins de se lever à trois heures pour commencer à bouffer ! Donc conclusion, le papa ne bosse pas. Tous vivent aux crochets de Gregor. Ce ne serait sensiblement pas le cas s’ils étaient pauvres, mais ils ne le sont pas et pour justifier un tel train de vie, faut du pognon.

Dans une maison de Charlottenstraße près d’un hôpital, une famille allemande vit un drame. Et non, la situation n’est pas aussi terrible et clichée que je l’avais imaginée. Le père est juste trop vieux pour faire des efforts physiques, et il a eu une entreprise qui a fait faillite cinq ans auparavant. La sœur quant à elle, a dix-sept ans et en tant que jeune fille de bonne famille elle se prépare à suivre le chemin de sa mère pour qui j’avais vu juste (au moins une fois) : femme au foyer, elle respecte sa place de bonne petite épouse affairée à la maison, à servir les siens. La patriarchie dans toute sa splendeur, mais une splendeur de haut vol, une splendeur grandiose, une splendeur… kafkaïenne…

Je m’en veux un peu de m’être à ce point trompé, il n’est pas question que la famille continue à vivre aux crochets d’un cafard, même géant. Il parait assez évident que transformé en cafard, une personne ne pourrait pas continuer de travailler, avoir un cafard pour collègue serait perturbant et réduirait probablement, voire bloquerait carrément, la cadence. C’est donc l’inverse qui se passe, le métamorphosé vivra maintenant aux crochets de sa famille, mais qui elle, vivra dans un premier temps sur les économies faites directement par ses parents, bénéficiaires de la rente régulière que le héros leur donne depuis des années, et dans un second temps (ou inversement, ou les deux mélangés) sur le peu de capital restant de feu l’entreprise familiale.

Mais jusque là, on ne s’est toujours pas demandé une seule seconde pourquoi Gregor a subi cette soudaine métamorphose, Que lui est-il donc arrivé ? Pas de raison envisagée, cet accident est comme normal. Comme si dans ce monde-là C’étaient des choses qui arrivaient… Détail inquiétant. Malgré la terreur suivie de cette résignation progressive, plus ou moins lente à s’installer selon les individus de la famille et la force de caractère de chacun, on tente de s’organiser. Mais on ne se demande pas d’où sort cette malédiction. La question sera peut-être abordée plus tard, au chapitre trois, je ne sais pas.

Passages un peu timbré…

Fin de ma journée Kafka… enfin non, pas vraiment, elle est juste en pause. Mais pour cette appellation si, c’était juste un délire et puis il a suffi que je dise journée Kafka pour que ça me fasse fuir directement. Disons que j’ai switché sur d’autres activités et à l’instant je viens de cliquer sans le vouloir sur le lien de publication. Or je préfère ne pas reculer, rendre à nouveau privé un article qui a été publié même si ça ne fait que trente secondes… à moins d’une suppression radicale, je ne préfère pas faire. Quand bien même certains robots d’indexation n’ont pas le temps de scanner les articles aussi vite, au bout d’une minute, ou de quelques minutes. J’imagine qu’il doit y en avoir des très rapides et que ce ne sont pas forcément les plus efficaces ou complets, ceux qui ont le temps de se jeter directement sur les nouvelles pages en trois secondes montrent leur pauvreté en matière d’ancienneté, ou du nombre de pages indexées. Et encore une fois ça ne m’étonnerait pas que je sois bien loin de la réalité, tout comme c’était le cas pour l’histoire, lorsqu’on imagine des suites potentielles, ce n’est plus l’auteur qui le fait, c’est le lecteur. Je me permets juste de temps en temps de relire de vieux articles et de remonter en mode édition pour corriger des fautes d’orthographe ou parfaire des paragraphes, terminer des trucs pas finis, fermer des parenthèses. Pour ce qui est de retoucher un truc publié, aucun inconvénient du moment que le sujet ne change pas, que la chronologie de la rédaction n’en soit pas dérangée, que le fil conducteur ne soit pas coupé.

Bon. En fait, tu sais, tout ça, ce type d’habitudes qui n’en sont pas d’ailleurs, ces règles desquelles je viens d’extraire un des points, elles se sont imposées d’elles mêmes à force de pratique, elles ne correspondent à aucune liste, aucun règlement écrit, et chacune de ces règles de fait, bien existantes dans une partie de mon crâne complexe, pas du tout définitives, a été adoptée sans conscience de le faire, naturellement, et elles ont commencé par répondre à des besoins, notamment de faire les choses en me fatigant le moins, car je suis quand même un – vrai – fainéant et pour info, les vrais fainéants sont les personnes les plus enclines à ne pas utiliser leur intelligence parce que ça fait chier de réfléchir, et que ça fait chier de se déplacer alors qu’on est installé sur un canapé, et que du coup de temps en temps il y a remise en question des habitudes, et adaptation d’une chose pour qu’elle devienne non pas super agréable, mais moins pénible. Là je m’aperçois d’une chose : j’étais vraiment, mais vraiment, un piètre blogueur avant 2014, en dépit de cet amour de l’écriture et des tournures sophistiquées, ou poético-dramatico-passives-agressives-etcaeterives. Et j’y tiens à mon passif-agressif, j’en suis carrément pas fier, mais j’ai pas honte non plus car la honte est une réaction psychologique qui intervient suite à un ou plusieurs événements. Or ici il n’est pas question d’évoquer un seul de ces événements, qui existent néanmoins.

Je finirai la nouvelle de Kafka demain. En fait, j’ai trouvé le chapitre deux chiant. Ça parle de pognon, on voit des gens soudain aux petits soins avec ce gars qui est brutalement passé de soutien de famille à boulet de la famille. Et je ne pourrai jamais m’empêcher de me poser des questions, et de me faire parfois plusieurs petits scénarios possibles pour la suite d’une histoire, j’essaye de deviner, et je suis content quand je me plante parce que ça veut dire que l’auteur a réussi à me tromper, à être plus original que ma pauvre imagination, n’a pas utilisé la facilité pour son histoire, et que la suite du livre va sans doute me plaire… Du suspense qui découle sur un truc qu’on avait deviné, c’est décevant.

J’aime prendre mon temps pour lire et je suis même très difficile. Beaucoup de livres vont avoir un intérêt au début, qui se perdra ou pas, au fil de la lecture, et si quand j’arrive plus loin c’est retombé, je m’emmerde pas, j’arrête la lecture. Ça me l’a fait avec 1984 d’Orwell par exemple, là où La Sexualité de San Antonio (Frédéric Dard), bien que sa taille soit tout de même assez impressionnante en version reliée, pages épaisses, je l’ai terminé avec plaisir. Tout comme Flash ou le Grand Voyage de Charles Duchaussoy, que j’ai même lu deux fois à dix ans d’intervalle. Et la seconde fois, j’avais environ 26 ans, et pour le coup j’avais cette expérience avec les drogues, qu’à 16 ans lors de ma première lecture de ce livre, je n’avais pas. Et je dois dire : attention, car c’est une histoire vraie Flash et c’est écrit comme c’est dit, raconté de manière brute sans prendre de gants. Les expériences du héros ne sont pas du tout diabolisées et sont contées telles quelles. Exemple : la première prise d’héroïne qui fait vomir, c’est souvent le cas chez tout le monde en gros, chez les novices les premières prises ont tendance à ne pas être adaptées en dosage, et en surdose on vomit. Bon pour ce cas, suffit de baisser la dose pour les shoots suivants et ainsi de suite jusqu’à connaître ses limites, et faire attention à ne pas être en méga-surdose parce que ça s’appelle un overdose et là, c’est plus compliqué… Difficile d’y arriver avec les qualités merdiques qu’on a en Europe, c’est un peu comme l’homéopathie, un milliardième de milliardième de milligramme de foie de canard pourri, y en a encore mais faut bien chercher alors pour être en surdose faut y aller… Et c’est pour ça aussi que parfois y a des vagues d’O.D. : quand une came bien meilleure arrive sur le marché et que les gens le savent pas, et qu’ils la dosent comme n’importe quelle héro surcoupée, y a des surdoses et des grosses. Mais je m’égare, où en étais-je ?

Ce n’est pas pour rien si j’ai été capable de lire deux fois ce gros roman, Flash. Ce livre a su susciter mon intérêt du fait de son sujet sensible et torride. Pour moi, lire un roman peut être contraignant, ça me force à me concentrer, et j’ai toujours eu des soucis de concentration, hyperactif. Mais y a un second livre que j’ai lu deux fois, c’est Marche ou Crève de R. Bachman (qui est un pseudo de Stephen King). Mais pour celui-là c’était différent : à peine terminé, je me suis empressé de le relire, prologue compris. The Long Walk, c’est le titre original, est un court et intense roman. Une montée dramatique qui semble ne pas avoir de fin, un livre qui démarre sur une situation contenant déjà une certaine dose de pression, qui ne redescendra jamais. Je ne vais pas spoiler, mais bêtement répéter ce que j’ai lu y a environ 25 ans sur la quatrième de couverture, je m’en souviens encore tellement c’est percutant :

100 au départ, 1 seul à l’arrivée, pour les autres, une balle dans la tête.

Que des ados, et les ados c’est chiant, c’est plein de soucis existentiels, alors c’est pas vraiment de grosses pertes ; oh ! je rigole bordel ! C’est évidemment une fiction, au sujet assez dingue, cela dit ça se passe aux States et il serait difficile d’organiser un truc de ce type là-bas, on est en Occident… Et en Occident cent ados qui disparaissent ça se voit, et pas question que soit organisé un tel truc bafouant les droits de l’Homme, tout le monde sait que les États-Unis respectent scrupuleusement les droits de l’Homme voyons… Par contre, il existe une flopée de pays où un jeu de ce type serait envisageable, ceux identifié comme dictatures ou qui sont vus ainsi par l’opinion internationale. Aux USA y a pas mal de coins inhabités ou quasiment déserts sur des dizaines de kilomètres, mais cent adolescents chéris de ces familles descendantes de colons qui cannent d’un coup, ça peut faire tâche.

Tiens, par exemple dans ce désert suffisamment vide pour qu’un camping-car y squatte tranquillement et sans jamais être inquiété au sujet de ses activités illégales : genre un professeur de chimie, qui serait, pourquoi pas, joué par l’acteur qui interprétait à l’époque le père de Malcolm dans la série éponyme, associé à un de ses élèves toxicomanes, qui fabriquerait de la méthamphétamine dans l’idée de faire des ronds… Breaking Bad… Alors la méthamphétamine (à ne pas confondre avec la méthadone) c’est une drogue apparemment très en vogue aux USA, très addictive… Y a des trucs à dire là-dessus.

J’ai eu le loisir récemment de regarder la première saison d’une autre série sur les drogues, Snowfall, ça se base sur une triste réalité : l’émergence du crack aux États-Unis dans les années 80, voulue par des groupes vénaux. C’est une fiction qui explique les conditions et les raisons d’arrivées massives puis d’épidémies de consommation de nouvelles drogues qui ruissellent sur les quartiers tel de la neige immaculée et empoisonnée. Destinées à envahir des pays entiers, facilement accessibles, moins onéreuses. Et je me suis toujours posé une question depuis que j’ai constaté ce cas, avec la méthamphétamine aux States. C’est comme ça qu’on nous présente les States, mais faut se méfier car si les séries, les films, les actualités, reflètent la réalité, on ne montre que ce qu’on veut bien montrer.

Les USA semblent sous une épidémie de consommation de meth, et ils le furent – et là c’est avéré – par le crack en son temps. Voici ma question : pourquoi nous, les Français, alors que nous n’avons pas été épargnés par cette épidémie de crack, ne sommes nous pas aujourd’hui comme les USA aux prises de l’épidémie de consommation de meth ? Est-ce que je me trompe encore ? Je me base sur ce qu’on sait des marchés illégaux, ce qui se vend sous le manteau, ce qu’on trouve facilement comparé à ce qui est plus rare. Or la méthamphétamine est rare ici. Une conclusion hâtive et simpliste me tente : c’est parce qu’on n’en veut pas ? Il est con le mec… la France d’Astérix résisterait un peu… comme à l’époque contre les Romains. Quasi personne n’agirait à l’encontre de cette résistance, des drogues de pauvres on en a déjà, alors merci bien… Qui plus est de l’amphétamine qui se fume, ça n’a aucun intérêt voyons !

On a tout le reste, et puis si on veut vraiment de la meth, y a qu’à aller en Hollande ou en Allemagne, voire en Espagne… Donc un Français qui veut absolument tester la méthamphétamine pourra le faire au prix de quelques contraintes qu’il n’a pas lorsqu’il achète ses autres drogues localement. En fait je trouve ça étrange, l’Europe pour l’instant serait épargnée par l’épidémie de toxicomanie à la méthamphétamine.

Pour mon cerveau toujours simpliste, et je sais que je suis loin de voir les choses avec du recul, la France ne veut juste pas que le problème de l’addiction au crack se dédouble avec la meth, qui est à peu près aussi chère à l’achat.

Alors pour la petite histoire, la cocaïne aux USA comme dans les restes du monde, c’est cher. Ça vaut entre 50 et 150€ le gramme, en France aujourd’hui, et dès qu’on dépasse 90, c’est plutôt réservé à l’élite, elle peut se permettre de mettre 150 balles dans un gramme si elle le souhaite l’élite, et paraît il qu’ils ont de la cocaïne de qualité supérieure et que c’est pour ça qu’ils la payent aussi cher que dans les années 90. La cocaïne à l’époque, était vendue environ 600 Francs (90€), tandis qu’un gramme d’héro valait env. 900 Francs (135€). La tendance s’est inversée dans les années 2000 avec l’apparition de l’Euro. Les riches qui la choppent plus cher de nos jours, n’ont pas de possibilité de vérifier la certitude qu’ils ont : en mettant plus de pognon, le produit est meilleur. C’est même pas dit… Les dealers n’ont pas de scrupules, et si un type a commencé à vendre cher un truc à un gus, ce type tient le bon plan, et jamais il ne rebaissera ses tarifs. Il a ici la possibilité de vendre quelque chose bien plus cher que s’il vendait à la sauvette ou à des clients moins huppés. Son gus ne cherchera pas trop à marchander. Lui il est content de la payer cher, ça lui donne l’illusion d’avoir une qualité bien supérieure. Mais il ne peut pas le vérifier s’il ne fréquente pas des classes d’en-dessous. Quand on n’a pas de limite dans ses dépenses, la vie est plus facile, bien que ça n’apporte pas le bonheur ça y contribue tout ça nanani nananère…

Bref, la cocaïne s’est banalisée avec l’euro, les prix ont significativement baissés depuis l’an 2000, idem pour l’héroïne. Les qualités restent généralement toujours très médiocres, les coupes sont abusées, j’ai même cru déceler de la colle à bois une fois. Ça peut arriver de tomber sur un meilleur produit, ce sont des plans qui malheureusement, ne durent généralement pas. Le temps que les revendeurs écoulent leur stock, ça devient ensuite un plan mort, mais laisse sa réputation au coin de vente… Revers de la médaille. Autre revers, si le plan a acquis une bonne réputation, les flics le connaissent bien. Donc y retourner est plus risqué, d’une, de deux racheter du produit à un endroit qui eut son heure de gloire, c’est se faire revendre de la merde quasi à coup sûr…

Si un ou des dealers se prennent une grosse carotte, et qu’ils se retrouvent avec un produit dégueulasse sur les bras, il se vendra quand même. Des deux côtés, clients comme vendeurs, les mecs achèteront parce que ça sera vraiment pas cher, quant aux revendeurs, ils n’ont pas le choix, c’était un investissement et il faut un retour sur investissement. Pour la vendre ils devront s’organiser autrement, baisser les prix et trouver des gens qui ne sont pas trop regardants sur la qualité (ça existe).

Les prix on baissé de moitié environ en 20 ans, mais il reste toujours quand même élevé. Dans le temps on disait de la cocaïne que c’était une drogue « de luxe » ; une drogue surtout de riches. C’est fini ça.

La première fois que j’ai goûté à ça c’était dans la rue. En mode SDF. A Paris il y a des quartiers qui correspondent spécifiquement à telle ou telle drogue. Par exemple, autour de Barbès, se revendent surtout des médicaments de substitution aux opiacés : Subutex, Skénan, Méthadone. La présence régulière des flics ne change rien depuis des dizaines d’années. Le deal est omniprésent et les gens s’adaptent aux habitudes des flics pour les éviter. Pas loin de Barbès, on trouve la Porte de la Chapelle et Stalingrad et là-bas c’est plutôt le crack. Mais partout, il vaut mieux avoir été introduit par un autre consommateur pour trouver quelque chose. L’illustre inconnu qui débarque sans connaître un peu les rues, et qui cherche un truc, pourra certes trouver, mais pas facilement.

Il y a aussi les endroits qui sont appelés « scènes ouvertes » par les associations de réduction des risques – qui fournissent notamment du matériel d’injection propre aux usagers – et par les médias, par les autorités peut-être aussi. Ils offrent des spectacles qui peuvent être traumatisants pour un profane, en tous cas déroutants.

Un exemple ? Par une journée d’été chaude et ensoleillée, sur le bitume sentant la pisse derrière une grande gare, une quinzaine de personnes dont quelques unes sont clairement des SDF ou en ont l’allure, des filles et des garçons de tous âges, se planquent sommairement derrière un muret pour se shooter. Excepté pour les nouveaux tout le monde se connaît au moins de vue. Une société dans la société. A Paris intra-muros.

La seule scène ouverte parisienne à ma connaissance (mail est semble logique qu’il y en ait d’autres), est pourtant moins impressionnante que dans certaines villes à l’étranger. Ce sont des lieux de deal, « [de] petites fumettes, [de] renifflettes, [de] seringlettes, et puis… » (Thiéfaine, Cabaret Sainte Lilith) la répression bien présente en France fait que ça reste assez caché tout de même, mais planquer la réalité n’a jamais amélioré les choses.

Je ne peux que m’imaginer ce qui se passe dans les scènes ouvertes de pays pauvres, ou même de pays qui sont beaucoup moins répressifs comme à une époque la Suisse à Zurich, où une de ces fameuse scènes s’étendait sur une immense longueur et comprenait des centaines d’individus qui déambulaient au hasard entre les seringues usagées et les cadavres de canettes de bière, dans la crasse et les ordures. Les Suisses-Allemands ont stoppé le truc je crois, depuis. C’était les années 90 si ma mémoire est bonne. Donc depuis ils ont simplement légalisé les salles de shoot, et l’héroïne médicalisée injectable, pure, donnée en tant que traitements de substitution. Mais seulement aux usagers bien enfoncés dans la dépendance. Une avancée majeure, mais soumise à discussions étant donné ce sujet délicat et surtout la prohibition.

Quand on passe à Paris vingt ans après, on peut être saisi par l’immobilisme d’un endroit comme figé dans la cire. Pas ou peu de changement. Une salle de shoot a ouvert ses portes dans une aile de l’hôpital Lariboisière et je serais vraiment hypocrite si je disais que ce simple détail ne change pas beaucoup de choses. Ayant quitté les lieux depuis un moment je n’ai simplement pas pu le constater. Ou si peu. Pour moi, ça n’évolue pas assez significativement, la France est timide en la matière. Malgré cette salle que j’ai pu avoir la chance d’essayer, il semble que les rues n’aient pas changées. Figées dans le temps.

La cocaïne quand on n’a pas de pognon, ça peut frustrer. A ces prix là déjà, on ne peut pas se permettre d’en avoir à volonté, et si on y arrive quand même on doit se force à se limiter, sinon avec une bonne on risque l’overdose. J’ai remarqué un truc aussi, une des particularités de la coke est que dans les milieux pauvres ça peut rendre un peu crevard. Mettons qu’un gramme soit partagé entre trois personnes, il arrive un moment où y en a plus beaucoup. Là un changement de caractère peut s’opérer chez certains, chez beaucoup de monde. Moi-même d’ailleurs… C’est assez surprenant si on l’observe parce que soudainement on place assez mécaniquement le produit tout en haut de ses priorités. Il devient le plus important alors que généralement, on s’en fout – sauf les cas qui sont accros, et ça doit pas être marrant. La peur de manquer, la frustration, ces émotions sont amplifiées par l’effet du produit. Et tout le monde en veut bien encore, forcément…

Bon faut que je recentre…

Je lis Kafka sur mon écran, en version numérique. C’est surtout à cause du côté pratique, il semblait aussi n’y avoir que peu de pages, que j’ai commencé cette lecture. Ça fait prendre à ce billet une direction très différente de celle qu’il aurait eu sinon. Je ne veux surtout pas faire un papier scolaire, j’en suis loin d’ailleurs. Mais je parlais au sujet de Kafka. Je n’ai jamais apprécié le principe d’évaluation des élèves dans les écoles françaises de la République.

Ah putain, j’ai envie de me défouler sur un truc vraiment merdique. Ce que je vais faire c’est vraiment au même niveau que gueuler sur sa télé depuis son canapé. Mais faut que je le fasse ! Beaucoup de citations qui circulent sur le net sont apocryphes. Les personnalités les plus éminentes dans la connaissance sont aussi celles auxquelles on fait dire le plus de choses qu’elles n’ont pas dites. En faisant ça on utilise implicitement un argument d’autorité : la personnalité elle-même. Un savant ou un philosophe reconnus par exemple. Cet argument sous-entendu devrait donner plus de poids et valider le contenu de la fausse citation. Alors je ne citerai pas Einstein. Ni Kafka. Des gens font des panneaux de merde que je vois moins maintenant que j’ai quitté tête de livre avec la photo d’un type que soi disant ils citent. Bon alors attention faut pas me faire dire ce que je dis pas : y en a beaucoup des panneaux où c’est bien le loulou au-dessous du texte qui l’a dit ce texte. Là je parle des citations apocryphes. Et ça m’énerve, du coup je vérifie quand je vois un truc qui me parle, juste histoire de pas me faire baiser sur la marchandise…

Ce que j’appelle un « panneau » c’est une image avec un texte par-dessus. Quand l’image est censée illustrer le texte. Y a que les mèmes que je peux supporter à la rigueur, là y a un véritable effort de créativité même si souvent ça reste d’un bas niveau. Tout le monde s’en fout de penser à tort que c’est untel qui a dit une phrase qu’ils aiment bien et de laquelle ils peuvent se servir parfois, quand tu leur en parles, ils te répondent généralement : « c’est les mots qui comptent ». Un prénom et un nom ce sont aussi des mots andouille et je reste modéré. Bon et tu la sors d’où ton image d’illustration ? Pixabay ? C’est bien tu prends des bonnes habitudes. Mais ça t’arrive ne serait-ce que regarder le nom de l’auteur de l’image gratuite en HD, il est en haut à droite ? De leur payer un café ? C’est suggéré sur l’image… Honte à moi, j’ai toujours été pauvre et je n’ai jamais payé un café à un mec de qui j’ai utilisé l’image. Ça viendra. Mais en fait, tu connais pas Pixabay…? C’est rien. Mais t’as quand même conscience que les images que tu utilises sont pas apparues comme par magie sur internet ? Qu’il y a des gens qui les ont faites, et que comme l’auteur de la citation ils méritent aussi qu’on les crédite, non ? C’est trop chiant tu dis ?

Ne pas s’énerver. Ne pas s’énerver. La police de caractère qu’on utilise aussi est fabriquée par quelqu’un qui parfois souhaite juste qu’on l’oublie pas… Juste un petit nom dans un coin ça suffit… Donc la citation est gratuite, l’image et la police probablement, ou pas… Mais il est toujours bon de se renseigner en amont pour le savoir, histoire de respecter le travail des gens. Le résultat, le panneau, insulte souvent carrément ce travail, en faisant de quelque chose de beau un truc médiocre, on ne rend pas service aux auteurs. Panneaux à la con ! Arrêtez les panneaux !

Je change en douceur de sujet, sans quitter les méandres d’internet et de l’informatique : En découvrant Windows 10, moi qui étais resté sur le 7, je me suis aperçu que Windows suggérait maintenant pour l’installation de logiciels, plutôt que de télécharger des fichiers exécutables depuis un site web, d’utiliser des dépôts (le store). Je m’étais habitué à ça sous linux, mais j’avoue que c’est d’utilité publique de commencer enfin à faire ça sous cette passoire de Windows. Il a mis le temps tout de même pour quitter le côté obscur de la force, mais il l’a pas quitté totalement puisqu’on peut facilement outrepasser ça, il suffit de décocher la bonne case dans la bonne partie des paramètres… Avant, les clients de Microsoft étaient obligés de tout télécharger sur internet, ou d’acheter des disques physiques des logiciels qui coûtaient la peau du cul. Aujourd’hui étant donné qu’il existe les 3/4 du temps des équivalents gratuits des logiciels payants, que les gratuits sont de plus en plus performant, jusqu’à aller rivaliser avec les payants et même parfois les dépasser, les prix baissent pour les particuliers. Presque tous les logiciels sont vendus sans boîte, c’est le principe du « t’attends pas : tu payes, tu télécharges, t’installes » même si on peut toujours en trouver beaucoup dans les magasins spécialisés comme Surcouf, avec la boîte donc – c’est souvent moins cher sans. Les éditeurs de logiciels propriétaires, payants, qui sont les plus malins, auront déjà passé un contrat avec Microsoft pour avoir leur place dans le store. Mais hélas… ce store tant prometteur a de gros bugs.

J’ai la chance aujourd’hui, d’avoir eu la possibilité hier, d’apprendre à utiliser un ordinateur plus en profondeur. Sur plusieurs machines de structures différentes, dont un PC des premières générations (80-86). La première fois, c’était sur un Apple 2, et de manière autodidacte, et la fois sur le PC, en suivant des cours (une arnaque mais comme le professeur était consciencieux, il nous a appris la manipulation du Dos, et des bases de programmation). Je suis un peu largué à l’heure actuelle, mais apprendre est toujours intéressant et gratifiant.

Grâce à cette chance je ne suis pas un « touriste » sur le net, en informatique je ne suis pas au rez-de-chaussée, plutôt niveau 2 ou 3 je ne sais pas (ou niveau 1). Suffisamment instruit pour monter une machine fixe, installer ou réinstaller un Windows ou un Linux, créer un dual boot avec les deux, et sécuriser relativement un ordinateur. Ce dernier point est important, c’est tout ce qu’il y a à faire avant de se mettre à surfer.

J’ai un immense respect pour les personnes autodidactes, j’en suis une et c’est même bien pire que ça : je n’ai jamais été foutu de suivre correctement un cours, n’ai jamais appris une seule leçon par cœur de ma vie. Quand on fait du par cœur on n’est pas censé se pencher sur la compréhension du texte. Et passer des heures à se répéter les mêmes mots, c’est du niveau du mantra là, on prie la connaissance… Le mec qui apprend par cœur fait ce qu’on attend de lui, emmagasiner des tonnes de conneries, utiles pour son contrôle par les masses supérieures. Dans nos écoles, il y a plein de petits zombies qui connaissent des dizaines voire des centaines de leçons par cœur et c’est génial ! De nos jours, on ouvre plus de dictionnaire, on texte. Qu’importe l’orthographe, la grammaire, le vocabulaire… tout passe à la trappe et les professeurs de français sont de plus en plus résignés, aigris, tristes… Ou de droite… Hahaha !

Connaître par cœur des textes comprenant un jargon qu’on ne comprend pas et dont on n’a pas le temps d’aller traduire, autant ne rien apprendre. Bref, bref, bref, Microsoft Windows en association avec l’Éducation Nationale, participe très activement à appauvrir culturellement la masse, déjà stupide par essence du fait des effets de groupe, de pressions sociales, etc. Suivant son statut dans la société également : populaire, suiveur, souffre douleur ou solitaire. La popularité doit être agréable sur le moment (je n’en ai qu’une vague idée, ne l’étant pas du tout, un vrai antihéros !), mais combien ont-ils été de Jean populaires à se rendre compte un jour que ça rend con ? Je ne sais pas. La popularité lorsqu’elle est méritée, ne me dérange pas. Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne ce truc, y en a pas beaucoup qui la méritent. Si tu as un physique avenant tu seras probablement populaire juste grâce à ça, tu pourras. Car les gens aiment à considérer les autres comme des trophées, des objets d’art, beaux à regarder. Si tu fais partie d’une classe disons, supérieure, de la petite bourgeoisie ou mieux, alors tu pourras aussi acquérir plus facilement de la popularité que quelqu’un qui se fait seul. Si elle a été achetée, elle n’est pas méritée. Mais les riches ont plein de potes, c’est bien connu ! Et vaut mieux faire envie que pitié… Quand faire envie provoque une arrivée massive de nouveaux potes, ces derniers sont des parasites, des pique-assiette et la cour du Roy est remplie. Quelqu’un de populaire apprendra peut-être rapidement à le faire mais au départ, il aura du mal à identifier les profiteurs des désintéressés. Pour vivre heureux, vivons cachés, en petit comité. Ça forge l’humilité, qualité que la jeunesse de nos jours, et aussi que les moins jeunes, ont laissée de côté parce que ça leur rappelait le mot « humiliation » et que c’est un mot qu’ils aiment pas. Haha…

Attends j’apprends une leçon par cœur : Kafka c’est caca.

Liste des livres évoqués dans ce billet :

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