Auto-Psychologie

Soit

L’extrême, et des fois il faut en passer par là pour se réveiller et remuer ciel et terre afin que quelque chose se passe dans un monde d’immobilisme. La terreur, pour faire venir l’électrocution temporaire, le réveil, ce réveil que les outils habituels ne provoquent plus depuis longtemps. La peur, celle d’en avoir à pleurer une chose précieuse. Quoi ? Quelle chose ? J’en sais rien. Faut réfléchir, on peut en trouver plusieurs, de ces choses si précieuses qu’on y tient sans le savoir, sans en avoir conscience. T’en veux un, d’exemple ? Tiens : tes yeux… Ta main… Laquelle ? N’importe, la gauche ou la droite, et si t’es ambidextre, les deux… Et puis quand t’auras passé en revue tous tes organes, tu penseras pour finir à ta vie. Parce que sans ta vie, et c’est plus que concret, tu peux pas faire ce que tu fais là, maintenant. Pas que je suppose que ce soit si agréable, ce que tu fais là, maintenant, mais le simple fait de pouvoir le faire, c’est précieux, non ?

A un moment d’une vie qui parfois pèse trop lourd, mais qui finalement se suffit à elle même pour l’apprécier à sa juste valeur, on pense à l’écourter. Ces moments pénibles le sont tellement que pendant, tout le positif qu’on a vécu et qui est LA raison principale de continuer, passe en dernier plan. C’est la pénibilité qui l’emporte. Et l’oubli, celui de tout ce qui rappelle que la vie vaut la peine. Quelle peine ? Celle que tu prends quand tu te relèves et que tu considères le travail et les efforts que tu vas avoir à faire pour remonter, cette pente que t’as dégringolée en glissant, à une vitesse vertigineuse, les yeux fermés, de plaisir, pendant la chute, extatique ou inquiétante, selon. Quelques minutes d’extase pour des heures, des jours, des semaines, mois, années, à remonter.

Alors ouais, c’est cher payé pour pas grand chose en définitive, mais alors ce pas-grand-chose putain de merde ! quel pas-grand-chose bordel !! Des pas-grand-choses comme ça moi j’en veux, plein, jusqu’à m’en noyer dedans, m’en foutre tellement dans la panse que ça déborde de partout ! Et au Diable les petites merdes maudites, elles y sont déjà, au Diable, de toutes façons, tant et tellement que chacune de leurs actions néfastes, nuisibles, se retourne contre elles tôt ou tard. Leur(s) dieu(x) est(sont) mort(s) tant ils lui(leurs) ont manqué de respect, et il ne reste plus que leurs Démons. Les miens sont tout aussi nuisibles que les leurs, et des fois ils les croisent, les leurs, et le combat se fait inévitable, mais ne se résume pas à ce qu’on peut s’imaginer, nous, en tant que mortels que nous sommes, en tant que pauvres hères perdus dans le bordel infini qu’est ce plan rempli de ravins et de ronces de toutes sortes.

L’aide qu’on peut parfois attendre de recevoir, qu’on sait qu’on va finir par recevoir, est alors différente de tout ce qu’on peut s’imaginer. Et des fois, faut en passer par l’extrême. Certes. Alors soit.

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