Auto-Psychologie

L’ordre naturel

Respecte les éléments putain de merde ! L’ordre naturel des choses, que ce soient ces choses sur lesquelles l’Homme n’a pas prise, telles que les intempéries, mais aussi, si tu crois même de manière infime, à la puissance, au pouvoir, d’un grigri ou d’une amulette, d’une pierre que tu portes autour du cou, d’une connerie qui soi-disant porte chance, alors tu dois le respecter. Parce que dans le cas inverse tu te mets en obstacle en travers du chemin de trucs impossibles à stopper, cet ordre naturel des choses, et tu te le prendras de plein fouet cet ordre, et ça fait mal mec… meuf… personne… RAB.

Bah ouais parce que j’ai passé tout le contenu du blog en mode privé, ce qui fait que la seule personne à qui je peux m’adresser dans l’instant – et je vis quasiment toujours l’instant présent – c’est moi-même… Lorsque je repasserai tout en mode public, on pourra dire que je me serais adressé rétroactivement à quelque personne qui soit. Des gens potentiels, gents ou gentes, et ça j’aurais beau affirmer avec perte et fracas m’en foutre, du sexe d’un lecteur, je mentirais. Tout simplement parce que je ne me suis jamais adressé aux hommes de la même manière qu’aux femmes, elles ont tendance à m’intimider dans le même temps qu’elles me fascinent. C’est que c’est un peu magique une femme. D’une beauté terrible et infinie est ce sexe féminin. Et ça c’est ce que je pense vraiment, dénué de toute envie d’impressionner, de tromper sur ma personnalité que je trouve trop gentillette, trop vulnérable au grand jour et qu’il convient donc de durcir en société, afin de désamorcer toute tentative de quiconque de profiter de cet excès de gentillesse, de mes failles, pour me baiser ou se foutre de ma gueule d’une manière ou d’une autre, en face (plus rare) ou dans mon dos.

Y a donc d’un côté ce que je pense, et de l’autre ce que je veux qu’on pense que je pense. Mon tempérament est explosif, ma personnalité atypique, et je la veux comme ça, elle doit être atypique. Si elle ne l’est pas alors je ne suis qu’un élément de la masse, noyé dedans, invisible – ce qui a son intérêt mais passons. Je ne souhaite pas être invisible, moi je veux qu’on me voit de loin, qu’on soit intrigué par moi au milieu des cons, qu’on s’approche, qu’on tente de communiquer… Mais mon alter-ego ne fait pas long feu et apparaît rapidement comme ce qu’il est, du faux, ça suscite de la moquerie ou un jugement condamnatoire alors que chacun en a un d’alter-ego (balaye devant ta porte gros con !) qui dissimule plus ou moins bien sa personnalité réelle, sa vraie nature, celle qui se planque derrière et qui ne doit pas ressortir aux yeux des blaireaux de mâles alpha et de connasses siliconées qui composent une société fausse jusqu’au trognon…

Attribuer un pouvoir à une chose inerte, que ce soit par tradition, et dans ce cas tout le monde – le monde qui croit – fera de même, ou que ce soit par croyance ultra-intime, personnelle, fera en sorte que de manière inconsciente, on s’expliquera ça comme ça. Peut-être par fatalisme, se dire par exemple : « ah bah c’est pour ça… » alors que dans les faits ce n’est pas pour ça, mais le sens donné à la chose lui donnera le pouvoir qu’on croit qu’elle a, au moins de manière explicative et en aval.

Les choses arrivent parce qu’elles arrivent. Elles ont une infinité de raisons qui les ont finalement provoquées, des causes à effets dont la toute première semble être ce qu’on appelle le Big-Bang, mais cette toute dernière chose que je viens d’avancer devra rester une supposition, tout simplement parce que d’une on ne peut pas revenir en arrière et constater ça, et que si on pouvait le faire on serait soufflé en une fraction de seconde, et amalgamé au bordel de matière en expansion. Mais on peut si on le souhaite, parce qu’on fait ce qu’on veut en fait, décider un jour, quelques milliards d’années après ce fameux Big-Bang, qu’un événement précis est dû à autre chose, ce genre de choses qui tombent du ciel sans raison apparente, envoyées par un ange gardien, un dieu quelconque, la chance, je ne sais pas… Et pourquoi ce serait faux ? Dans les faits, c’est faux, mais dans la tête du croyant, c’est vrai et même logique.

On dit souvent qu’à force de vouloir empêcher une chose d’arriver, surtout lorsque cette chose obsède, on finit par la provoquer. Que si on n’y avait pas pensé, elle ne serait pas arrivée.

Tiens, un exemple : dans un couple, une des deux personne est plus jalouse que l’autre, et parfois soupçonne ouvertement l’autre de le tromper avec machin, machine. Ce cas de figure assez banal peut simplement donner l’idée à l’autre de la tromper effectivement avec machin ou machine, alors que ça ne lui était peut-être jamais venue à l’esprit.

Autre exemple : si dans un magasin un vigile vient me voir et me soupçonne d’avoir volé quelque chose alors que c’est pas le cas, ça pourra me donner envie de le faire… A méditer.

La patience n’est pas innée. Un bébé s’impatiente systématiquement lorsque la partie reptilienne de son cerveau lui indique un besoin primaire, et il va le faire savoir en criant, en pleurant. La patience s’apprend. Le rapport ? J’y viens. Bon en fait y en a pas, mais je vais me faire le plaisir de le trouver, de le créer de toutes pièces s’il le faut. Ce ne sont ni des sujets ni des phrases ou des mots qui vont me résister. Y aura au moins ça… L’honneur est sauf alors. J’en étais à « la patience n’est pas innée, elle s’apprend« . Les trois quarts du temps quand il y a un conflit ou que l’on psychote sur un truc, elle entre en compte, et selon si on l’est ou non, si on l’est beaucoup ou pas, tout va se dérouler dans une tranquillité altérée par son manque. Parce que je suis trop empressé, j’ai provoqué la chute d’une chose qui serait restée en hauteur si j’avais attendu…

Purée, pourquoi j’ai cette impression de toujours trouver des exemples bien trop subjectifs, voire même parfois carrément cul-cul, alors je vais le sortir mon exemple, toujours sur l’idée des couples, durables ou pas :

Deux personnes démarrent une relation intime, l’une dit sur un coup de tête, au lieu d’attendre d’en avoir la certitude absolue (ce qui est plutôt long quand elle se base sur des observations concrètes, et plus sur des convictions intimes) à l’autre qu’elle l’aime. L’autre personne flippe, c’est trop tôt, elle a pas eu la même révélation. Pleine d’appréhension elle stoppe cette relation. L’autre ne comprend pas, une rupture pour un « je t’aime » est assez perturbant, bla bla bla.

L’impatience ici aura provoqué la chute. Maintenant j’imagine un autre scénario, avec les deux mêmes personnes. Les deux étant plus patientes, attendent sagement en vivant leur idylle des moments plus propices aux déclarations, les mois passent, les certitudes se basent sur le bilan de ces mois, et souvent il n’est même plus aucun besoin de le dire, parce que ça va de soi.

Bref. C’est ça mon exemple cul-cul. Avec ou sans praline. Après tout on s’en fout. Ce n’est qu’un exemple, faut le prendre pour ce que ça vaut : rien, ou presque, juste une illustration de propos. Et puis s’il avait fallu que je joue le gros dur, je ne dirais pas que je suis en train d’écouter Tomorrow, chanté par Andrea McArdle, la petite rousse de la comédie musicale Annie, mais si, ce film de 1982 issu d’une pièce de théâtre de 1977 à Broadway. Même qu’elle a marqué les esprits avec It’s a hard knocked life, reprise carrément avec des enfants pour le refrain, par Jay Z… Ah mais non, je ne mettrais pas de vidéo, si tu as envie de te taper le morceau, tu sais où chercher. Cette foutue habitude des blogueurs de mâcher le travail du lecteur tout le temps, l’interrompre avec différents matériaux médiatiques, entre deux paragraphes. Je le fais avec des citations mais ça reste super court, et ça reste surtout des mots. Ici, je deale que des mots, et je les deale pas cher.

Mais je me rends compte que j’en avais besoin, d’écrire des articles, de bloguer comme on dit, comme y disent les djeun’z. Et qu’il a fallu que je me casse d’un certain réseau social qui touche l’ensemble de la société, pour m’y remettre, et de façon relativement complète. Des choses à dire j’en ai. Y reste plus qu’à les dire, et sur livre de faces je le faisais, mais je restais toujours en surface, certain qu’aucune personne assez raisonnable ne lirait pas un article plus conséquent que 3000 lettres (je crois que le format qui n’a pas besoin d’être chargé dans une nouvelle page est de 3000 caractères). Qui irait cliquer sur lire la suite ailleurs que pour un truc écrit par une valeur sûre, quelqu’un de connu, populaire ? Ce que moi j’ai à dire, comment je le ressens, ce que ça m’inspire comme réflexion, ça n’intéresse personne. C’est ce que je me disais, me contentant de faire garder à ma page de profil un format de microblog. Un format pas médiocre pour autant, avec des mots-dièse, des hashtags uniques et originaux pour qu’on puisse lister tous les billets précédents écrits sur les mêmes thèmes et formats, petites chroniques qui se voulaient pleines d’humour noir, de verve caustique et assassine, qui se voulaient dénoncer des choses souvent banalisées, que la plupart effectuent sans se poser de question, des détails pour moi importants voire des points vitaux dans des façons consuméristes de fonctionner.

Tout a disparu, lorsqu’on supprime un compte, tout disparaît, c’est dire si ça me semblait essentiel pour l’humanité, mes délires littéraires. Au moins autant que ceux qui sont ici, sur ce blog. Privé pour l’instant de surcroît. Pour moi. Et ça fait du bien d’avoir un truc juste à soi. Rien qu’à soi. Pour sa petite gueule égoïste enfin assumée comme telle quand y en a besoin. Je me connais, je peux me targuer d’être quelqu’un de généreux dans la vie de tous les jours. Je n’ai aucun scrupule à garder un jardin secret.

Bon, respecte l’ordre naturel. C’est en substance tout ce que j’avais à dire d’important.

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