Auto-Psychologie

La douche

Bon, je sais pas par où commencer. Je suis coincé, c’est en phase de se décoincer, mais ça va doucement du fait de mon immobilisme. Parce que je suis comme pris dans un piège que peu peuvent voir, que la plupart considère comme rien du tout, parce qu’ils connaissent pas. Le jugement participe alors à l’isolement, et s’ajoute à tout ce qui fait cet immobilisme. Celui qui a le pied pris dans un piège à ours a décidé en quelques sortes de mettre le pied ici à ce moment précis, donc nous sommes les premiers responsables de ce qui nous arrive.

Une douche ça fait du bien, on se sent plus enclin à faire des choses, à me refaire un second café parce que, bon sang, qu’est-ce qu’il est bon le café fait dans les cafetières mécaniques, italiennes… C’est le bordel dans ma vie, et à tous les niveaux. Je déteste le désordre mais je peux plus circuler dans ma cuisine. J’avais pas fini de me reconstruire qu’un type est venu y a quelques années dans ma vie pour juger que j’avais pas assez d’interactions sociales et qui m’a emmené en teuf dans son camion, qui m’a de ce fait ré-instillé cette faim des produits forts, cette faim aussi de se frotter à la foule des tox qui se prennent pas pour des toxs, alors que toi et ta seringue, vous en êtes des vrais… Et cette redécouverte de… Non. Pourquoi aller par là ? Allez, prends-toi une gorgée de kafkafé.

J’ai mal au doigt, le majeur. Disons qu’un opinel a trouvé l’idée de tenter de me raccourcir ce doigt à la 2e phalange intéressante, il l’a réussi qu’au tiers, et malgré de nombreuses rechutes et du sang partout, j’ai finalement réussi sans faire appel à ces charlatans des hôpitaux, tout seul, à stopper l’hémorragie, à aider mon corps à fermer la plaie, sans pour l’instant qu’elle s’infecte. Mais j’ai mal partout aussi, aux jambes, aux bras, au moral. J’ai fait une surdose d’équitation intensive et je me suis cassé la gueule en beauté, crise de tétanie, et c’est pas la première fois mais à chaque fois j’ai la chance inouïe de me trouver avec un ou des amis. Quel délice ce café !

Je ne sors plus, plus de festival, de tekos ou de teuf, posage, tu l’appelles comme tu veux, même en petit comité. Un week-end posé au bord d’un lac, avec deux trois personnes que je connais, ça me dit bien, mais les gens veulent se baigner dans la foule et moi j’aime pas ça, je préfère les lacs.

Ça dépend quel type de douche en fait. Y a des douches qui sont vraiment désagréables et qui durent, et qui durent, et toi tu voudrais que ça s’arrête, et tout le monde autour de toi ne comprend pas mais toi tu es sous cette douche qui t’immobilise alors tu cherches à fuir, d’une manière ou d’une autre. Bon, la réalité là c’est je n’arrive plus à rien, et que je frôle la mort parfois, je joue avec le feu mais je n’ai que le feu avec quoi jouer… Et j’ai besoin de jouer un peu, me distraire.

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