Littérature

Ésoméprazole

Quelle époque de merde formidable ! C’est dingue. Mais vraiment dingue. Tu trouves pas ? Et pis tu trouves pas qu’ils ont des noms tout bizarres les médocs ? Bah moi si. Et puis quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que c’était pas une blague le Propranolololol, ben en fait si… Le machin qu’existe c’est le Propranolol, médicament qui n’est pas un traitement de l’angine de la poitrine… Pourquoi je dis ça ? C’est la petite description qui s’affiche sous le lien dans ma page de recherche. Je suppose que c’est une simple mauvaise communication entre un site et un moteur de recherche, ou autrement dit le site est mal codé. Pas Qwant, ça va de soi, mais le site Eurékasanté, un site (probablement, mais ta gueule) sur la santé que Qwant me met en 1er résultat pour le Propranolol… Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ? Quelle merde ? Le Propranolol, Eurékasanté… qui cite apparemment le Vidal, serait-il passé dans le domaine public ? On tourne en rond. Ou en carré avec des angles divers. Voire en cube. Voire encore en Tétraèdre.

Y a quelques semaines, je me dis que la BD ça me botte, et que ça fait assez longtemps que j’ai pas trippé sur un magazine de bande dessinée, le genre pour adulte mais sans cul, ou alors du cul mais en mode humour. Disons que l’étiquette « Bande dessinée pour adulte » fait immédiatement penser à la BD porno ou érotique, mais c’est pas de ce type de BD que je parlais. Thème plus tourné vers l’humour gras, salace, noir au possible, à la Reiser tu vois ? Y a eu Psikopat, et en son temps Fluide Glacial. Psikopat a fermé ses portes au début de l’année, et ça fait super chier ! J’ai pas survécu jusqu’après la quarantaine pour me mettre à lire Charlie Hebdo bordel à cul ! Fluide je peux plus, ça a trop changé. Sur le principe je suis pas du tout homophobe, mais je veux pas voir de pédés dans mon fluide ! Allez détends-toi, cela dit c’est tout de même un thème ou des bases qui me dérangent dans une BD. Un couple genre Bidochons ou les parents de Litteul Kévin, ça va encore. Disons que pour les Bidochons c’est Madame Michu qui est caricaturée, pour Litteul Kévin, bien que les dessins des ébats des parents ou simplement des parents soient hyper suggestifs, la maman étant The Bimbo, et le papa un Biker tout ce qu’il y a de plus Biker, le thème c’est le gamin, donc les histoires tournent pas autour du couple des parents. Les Bidochons, ils sont plus un « couple » depuis un bail, ils cohabitent, et j’affiche un large sourire. Après si je pousse y a un thème de cinéma que je fuis comme la peste, depuis quelques années déjà, ce sont les romances. Bref… Y a quelques semaines je me mets en recherche active d’un magazine qui vaut au moins un fluide, mais qui m’avait échappé jusqu’ici, et fonctionnant surtout à l’instinct, après être tombé sur un truc que je citerai pas parce que je trouve que c’est pas bien, je me dis que c’est peut-être bien et j’en chope un numéro. Alors déjà v’là l’prix du numéro… J’ai bégayé en le voyant. J’ai pensé aux auteurs qui le méritent probablement et que ce prix compense sûrement un panel de lecteurs très réduit, j’ai considéré le nombre de pages (nombreuses, c’est une revue, pas un magazine, disons que c’est le niveau au-dessus), donc l’épaisseur imposante, l’apparente qualité du truc quoi, et je me suis quand même lancé.

Alors pour la petite histoire, je me suis planté en beauté, ce machin coûte bien trop cher pour ce que c’est, une revue qui publie de la BD – ce qui vient ici, la fin de ma phrase, est une appréciation très subjective et personnelle – pour adultes certes mais adulte vieux ou adulte Bourgeois. Et donc c’est dans les toutes premières planches d’une histoire que j’ai trouvée ennuyeuse au possible et que je n’ai donc pas finie, qu’el famoso Propranolololol fut cité et aura fini par m’apprendre l’existence ô combien indispensable dudit médoc caricaturé : el super famoso Propranolol. Dont au demeurant, je n’ai strictement… (temps de silence) rien à foutre.

Aaah ! Quelle époque de merde formidable. On prend des médicaments dont le but est de réduire les effets pénibles d’autres médicaments, et j’inclus le fait de vivre comme un cochon, c’est aussi un médicament, un très mauvais, mais quand même. Un médoc qui réduit les sécrétions stomacales, et qui de plus est le 2e médoc plus utilisé aux USA et on sera super content de l’apprendre, mais ce n’est pas anodin, mon toubib m’a filé ça quand je lui ai demandé un truc plus fort que les trucs de base, j’avais super mal au ventre. La réalité et ça je lui ai pas dit, c’était que ce mal de ventre était dû à un brutal sevrage de mes cours d’équitation (gnéhéhé), qu’il allait passer avec le temps, et que j’avais pas prévu que le manque de ké soit si hardcore après une session d’une semaine. Le corps vient de passer une semaine à fonctionner à l’envers, le manque de sommeil amène le cerveau à un niveau pas loin de la folie pure. Du coup je me retrouve avec ça dans mes tiroirs à médocs. Ésoméprazole… Que faire avec ça ? Un petit cocktail Dépakote / Lyrica / Dafalgan codéiné ? Qui dit mieux ?

Bon. Mais tu sais, je prends pas de traitement, aucun. J’ai toujours refusé, et je n’ai pris que ceux que j’étais disons « obligé » de prendre (sinon scotché au pieu, je vomis partout, mal partout impression de cramer de l’intérieur etc), et les autres, ceux qu’on a voulu m’imposer, j’ai toujours fait semblant de les prendre. Comment fait-on semblant de prendre un traitement imposé par un médecin ou par un système médical ? On le prend, pendant quelques jours, on attend sagement un simple relâchement dans le contrôle, et puis on arrête de le prendre dès qu’une faille se présente. Point barre. Mais tout ça, c’est bien beau, c’est du tralala, parce qu’au final je vis dans les médicaments. Et j’en prends. Notamment des antalgiques, des trucs pour l’estomac, et puis alors franchement si je vois passer un petit truc avec écrit sur la boîte « sulfate d’amphétamine » ou « de morphine » ou je ne sais quoi en -mine et d’ailleurs qui mine bien la gueule, il fera pas long feu avant que telle celle d’un caméléon capturant un énorme moustique – tu sais ce genre de stikmou qu’on voit que dans les films ou les dessins animés – ma langue détectrice de came se déplie dans toute sa longueur majestueuse et chope la malheureuse victime dans un « Chtac ! » caractéristique de ce type de scène que nous offre régulièrement Mère Nature, avant d’attirer la pilule sauvage (pilula sauvagum) maintenant captive dedans ma gueule pleine de dents et de paroles aiguisées spécialement pour ce genre d’occasion, et d’enfin la drainer, aidée de ces matières visqueuses dégueulasses mais ô combien fonctionnelles sécrétées par des mucus (oui, c’est bon j’arrête…), dedans sa toute dernière demeure, mon ventre (ventrum)… d’Adonis… vu de l’extérieur… ou d’un décor digne du repaire de Cthulhu ou d’un mix de tous les Saw… vu de l’intérieur !

Bon. Un auteur, enfin une, a trouvé rigolo que le nom de ce médicament contienne le suffixe -lol. El non moins famoso loud of laughing. Mdr. en français, faut pas déconner on va pas parler anglais tout le temps non mais oh ! Mais en fait c’est pas drôle du tout, parce que y en a qui sont vraiment morts de rire… Mdr., moi je préfère ptdr. à la rigueur. Quelle époque de merde formidable. Moi je trouve pas du tout ça drôle, ça l’aurait été si le médicament en question avait le même effet que le gaz hilarant…

« Tiens ! Prends donc un coup de Propane au lol… T’as l’air tout tristounet là… »

machin-truc dans la revanche du méga truc machiné pas tubulaire mais presque

Mais ça a au moins le mérite d’avoir été fait, caricaturer ce médicament en ajoutant deux lol. au bout… Et entrecouper sa bande dessinée un peu farfelue de fausses publicités pour le faux médicament. O.K. C’est donc un gag qui s’adresse aux habitués des pubs, aux gens qui regardent encore la télévision. Aux vieux donc… Je suis vieux mais je ne regarde pas la télévision. Suis-je une exception ? Bon, mais là du coup je comprends mieux sa blague, alors je peux rire ! Prenons un instant et rions ensemble veux-tu ? 3, 2, 1…

Rire : verb. action de se marrer
ex. : haha
autre ex. : hoho
cit. : « hahahaha » (Eric Ben Wallaj’tejur dit Riton, le 5 août 2006, devant Franprix à moins que ce ne soit au tekos du 15 août)
autre cit. : « lol » (Brandon Delapoivrière, env. 350 fois par jour, dans son garage aménagé en salle de shoot)

lég. : verb.= verbe ; ex. = exemple ; cit. = citation ; lég. = légende et pas légume

un dictionnaire si si j’te jure

Qu’est-ce qu’on s’marre et conspire ! Des cons s’piquent et Casper dès qu’on s’pique et qu’asperge des conspis qu’écrasent, perdent, et… oh ta gueule… Rira bien qui rira l’dernier ! Et comme les derniers seront soi-disant les premiers, rira bien qui rira l’premier. Eh ! Ce que je t’ai pas dit, c’est que ma revue à la con, là, bah j’en ai pris carrément un abonnement d’un an… Hey c’est dire si je suis en manque d’humour ciselant… Là c’est pas drôle, ça se veut sérieux tant que faire se peut, même le thème cannabis est traité avec parti pris contre la légalisation ça crève les yeux… Non mais je regrette, c’est pas un placement de produit ! Et bon, c’est là que faut qu’j’le dise… Par c’que là je suis en plein dedans, alors soyons fous et faisons comme tout le monde yodelaïtou :

VDM

trop de monde

Quelle époque de merde formidable !

Édit du jeudi 7 novembre 2019 : Finalement j’ai décidé de balancer ! Et au passage de leur laisser une chance (c’est pas comme si j’avais le choix, l’abonnement je l’ai pris) et même de leur filer un coup de pouce en donnant à mon éééénorme panel de lecteurs (ma mère et mon ex – je déconne : ma mère est trop fragile pour ça, reste mon ex… Laquelle ? Devine !) la possibilité d’aller se procurer aussi, s’il le souhaite, ce magazine de bande dessinée destinée aux adultes de tous bords.

Ne t’arrête surtout pas à mon jugement, il est personnel, teinté d’humour très singulier et noir au possible. Fais-toi le tien, ton jugement propre. J’ai aussi pu dire « magazine de droite » mais c’est aussi une connerie. Bref, le dernier numéro est à paraître le 27 novembre, dans 3 semaines à dater d’aujourd’hui.

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