Paroles

Je aime

Les armes à feu n’aiment que les vieux lézards mafieux, et quelques connards méfiants, sans honneur, des fientes défiant d’autres fieffés bouffeurs de fiente peu fiers et chiant trop peu cher des pochons qu’ils se fichent et refichent au fond du fion, c’est l’affiche…

C’est comme ça chez les chefs des lâches et des chiffes molles, c’est pas des flèches, mais ça sait lécher des fesses, enfin des culs, mais c’est moins fin, pis ça vaut moins d’écus sauf pour le cas d’un défunt fakir qui fut un peu faux cul et flanqué à l’affût de ne plus en faire des efforts à des fins de quelques plaques et plans Q d’enfer.

L’an phare affleure l’amphore et les enflures offrent des fleurs et un goût frais de fluor, sifflotant pipeau dans leurs flûtiaux, à des putes en dépit d’orgasme et d’apothéose… Et si mes crapules de potes copulent, si leurs poules se font casser les pattes et les ovules, sans poil sans pull et sans voile, surtout sans viol et sans que Valls ramène sa fiole ni son sang violent dans sa valse de salves à verve pleine de bave…

Alors là, les violons s’envoleront telles ces viles et livides âmes vides, dans des avions environnant avoisinant le vivier, avoinés au passage par nos couennes avinées de gaspards jamais sages. J’ai un message : j’aime et ça gêne.

C’est moche hein ? C’est à la fois moche et beau, non ? Mais c’est laid de par la violence des mots, car ces mots sont violents, pas tous, mais quelques-uns le sont et j’en suis assez triste mais ça m’empêchera pas de les employer. Deux ou trois mots aperçus au survol d’un texte peuvent frapper de par de leur injustice.

Alors que croire que je pense ? Par exemple je pourrais penser :

« Pourquoi, comment, ô rage ô désespoir ! Sa vie ne tourne pas autour de la mienne… Mais quelle horreur ! Courons nous suicider. » Mmmmm… Non.

« Ce n’est pas le doute qui rend fou c’est la certitude » C’est le grand Nietzsche ça, comment ça s’écrit déjà ? Mais… Non plus.

« Qu’est-ce qui lui a fait croire ça ? Elle est colère on dirait. J’ai vraiment rien fait pour. Conscience tranquille, je peux continuer tête haute, d’explorer la fosse et ses habitants, tête haute tant que faire se peut »

Outre le caractère théâtral des derniers mots, c’est à peu près ça. Je ne demande rien. Ca c’est carré. A personne. J’aime bien communiquer avec des gens et je leur parle volontiers de mes problèmes, qui ne sont, certes, pas inhérents à la gestion d’un personnage public, mais je considère une chose, cette volonté de s’en prendre à moi montre de la souffrance en rapport avec ça. Mais ça vexe d’être assimilé à un porc, manipulateur qui plus est. Et quand je dis « le sexe féminin » je ne parle pas du vagin, enfin pas que…

Je ne comprends pas qu’on puisse juger qu’une œuvre est tant pauvre qu’elle s’adresserait en exclusivité à quelqu’un… J’ai pas l’étoffe pour faire un truc pareil, d’autres poètes si tant est que j’en fusse un, ont certainement dû déjà dédier la totalité de leur œuvre à quelqu’un, je ne sais pas. Je ne suis pas encore mort, alors ça reste possible… Tiens, à ma mère… par exemple. Aux femmes de ma vie aussi, mes amies, elles doivent me faire un peu la gueule en ce moment, mais rien n’est définitif. Quand on s’aime vraiment, c’est pour la vie. Vous me manquez les filles. J’arrive, pas d’inquiétude, c’est qu’un moment, c’est temporaire. Et puis aux copains qui sont morts…

Mais c’est pas une lettre ce blog ! C’est une trace de moi. J’aspire à bien plus grand qu’un message exclusif, je parle au monde entier, désolé du peu. Mais ça, j’aime. J’aime. J’aime parler à l’inconnu, sonder ce double que j’ai presque la sensation de ressentir à travers cet écran, de manière totalement intemporelle, immatérielle.

Ne tue pas le messager, mais note bien que mon venin est jaune et qu’il gêne. Je dramatise, j’édulcore, j’exagère. Je ne dérange personne. Je suis un atome.

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