Paroles

Le Fou

Mate par le judas… mon gars, regarde dans ton tout petit judas !
Ou alors ouvre ta porte, mais j’crois qu’t’as pas l’courage pour ça,
Donc mate juste par l’judas, faut quand mêrme qu’tu constates ça, camarade Bourgeois !
Camarade fils à papa, protégé par son p’tit Judas…

Ce gars, on le coursa, et lui, de tout son courage parc’qu’il en a eu, lui,du courage
Il n’a pu que fuir ventre à terre de toute sa rage, même devant son entourage,
Mais déter-miné à survivre, il s’arracha du tabassage général, proto-commercial,
Non sans séquelles, mais comme chaque fois, sans égérie manifestale,

Pis là, il est d’vant chez twa, et tu sais, c’est pas comme si on lui avait laissé l’choix…
Quand tu dois courir pour ta vie, t’as pas vraiment l’temps de te prendre en selfie !
T’appelle ça comment un mec qui fait ça ? Pis toi, à sa place tu f’rais quoi ?
Ce n’est qu’un fou, un genre d’Iroquois qui s’foutrait volontiers sur la gueule avec toi,

Si t’étais Mariniste ! Allez petit, n’attends pas ouvre tes globules et regarde :

Y a un fou blessé sur ton palier assis dans les escaliers,
Il y est en escale d’une foule alliée, tout ça n’est-il pas lié ?
Faut balayer sur les paliers, certes, mais moi j’m’en bats les yeuk ! j’veux juste rallier,
Les enfants d’la balle, tous les potes au bar, toutes les p’tites aux bals…

1 coup coup d’surin pour chacun des coups de minuit,
De ce que je sais, la victime est bien diminuée,
12 fachos l’ont pas loupée, z’ont fait péter dans la nuit…
Une
nuée de violence, fallait pas bouffer après minuit !

Attirant comme des aimants, les antifas aux antipodes,
Des rues et ces déments se démènent, généralement aussi anti-deps,
Pas anti Johnny Depp hein ? En dépit du fait que beaucoup sont des
Deps refoulés, jaunis, dépravés… Mais chhhhut! Ça c’est privé !

L’antifa, ce fou, prend des pavés dans ses mains, mais chute en essayant d’esquiver
Des coups qui  finalement se font entendre…
Attifé en noir de la tête aux pieds, le jeune homme ainsi opé…
Rationné, prend cher, j’voyais la scène
s’envenimer depuis l’opé…

Rat de Bastille, moi, j’broyais du noir,
j’avais plus rien à boire, j’le connaissais ce mec, mais là ce soir,
Ces putains d’histoires, accessoires, accessoirement à dormir… debout
Me pètent la tête, j’crois qu’j’ai besoin de dormir… mais allongé…

Mes stances ce soir lui sont dédiées, sans aucune hésitance !
Et s’il rejette la France, c’est bien que les idées font pénitence,



Sur mon bout je coupe un mini, pour rouler je mets 5 minutes,
Je médis sur toi minette ! Je maudis ta chatte puant le porc…

Quand tu r’viens d’tes virées cocotte… Où tu te barres à pattes,
Dans tes bars à putes, les crustacés
habitués, le menu crapotent,
Frôlent ton corps apathique, et si on a d’la chatte, c’est
jackpot !
T’as toujours des capotes, Mickette, couvre leur la quéquette à tes potes !

Cric crac… Cric-crac, si ça craque sous la dent…
C’est L’affaire est dans l’sac, et ça fait…
Crac-crac, ça remue, ça secoue

Ça lag… Mais si tu veux j’ai 2 manettes shamaniques,
Quelques canettes… j’ajoute dans mes Notes Amanites,
Qu’j’
ai dû filer à Manille, mauvais coton à bannir,
Bourré de drogues qui annihilent de bibine et de connards

Aux noms nasillards,  y vont tous finir dans ma gazinière.
Alors vas-y ! Mais  vas-y ! Mets-y d’l’art dans les sillons,
Je suis juste un fou assis près d’une scie musicale
Et d’une fée tatillonne, à la peau satinée

Au corps de lionne, moi j’la trouve mignonne comme ça,
A peine habillée, mais j’te jure que j’m’éprendrai pas d’elle,
Elle ressemble à s’y méprendre à Antigone
Ou encore à une Manticore, mais faut qu’j’gomme ça.

J’ai des problèmes avec mes anticorps, j’ai un corps d’antiquaire,
Plus d’chicots, mais j’suis anti-cure, alors prends date Icare,
Sous ma peau j’sens des ailes qui naissent,
trépignant d’impatience,
Elles veulent sortir, ça me torture, le temps s’étire, & j’m’endors tard…


Hmmm… En fait j’m’endors pas. Je ne dors plus,
Je vis Fight Club à l’envers, je ne sors plus,
Je me perche seul parfois, comme un chat sur mon toit,
Et je marche errant, parfois soûl, parfois sale,


Mais toujours seul… Sur mon sol de suie et de sel
Ce sol qui recèle de formules si j’en sors une, j’ensorcelle tout
J’ai piraté la nacelle, et si l’âne assure encore de Sarcelle
A Serre-moi fort, sans souci j’remonterai en selle

Sur les pas d’Athéna,  j’atténue mes ténèbres,
En tenant haut ma lanterne en éclairant lentement,
Pantelant, ma lente pente mais ma lampe chancelle…
Les mésanges chantonnent, et mes anges entonnent,


Un chant liturgique… / Champagne ! / J’me cantonne
A la bière
biturgique… / J’vis à la Campagne… / J’me coltine
Des bocks, / j’suis à la bourre, / j’suis pas énergique,
Sauf du bec… / mais la barre faut surtout pas qu’j’me
vénèr Jack…

Sinon je leur dirai cash :
Le proc c’est qu’un vieux co(biiip) sé(biiip), / j’l’en(biiip)….
La juge c’est qu’une p’tite co(biiip) juvé(biiip), / j’la(biiip)…
L’avocat de la défense, (biiip) (biiip) (biiip) (biiip) (biiip),
Et leurs lois j’les viole…

Dansons la carmagnole !

Hey ! / Vive le son, / vive le son, / vive le son du gun
Ça m’fait dégueuler mais quand la balle elle est pour un enculé…
Vive le son, / vive le son / de l’agneau qui gueule,

Vive le son, / vive le son / de la gnôle qui me gèle,

Vive le son, / vive le son, / du salaud qui brûle,
Vive le son, / vive le son, / de Macron qui hurle,
Vive le son, / vive le son, / de Macron qui fond…
Ouais mes amis dansons… / devant les murs de son !


Dansons la carmagnole, / même en bagnole ou en car ma gueule…
J’ai un karma d’goule, / ma camisole m’isole
hardcore,
Dans un corps
mad, / en bad gamme / dans tous mes états j’erre,
Genre laisse la
meth agir / et quand la bête abjure

Fais la taire… tg’as jnuste

Comme un vieux bagnard à Cayenne, / j’espionne Babylone
Où fauteurs de trouble / défaits tard questionnent,
Des fêtards tétant bouteilles / en s’étirant des balles,
Sans s’attirer de belles, / attendant que le soleil rayonne.

Que le sale œil / du Yang / bâillonne le Yin,
Satyres & Hyènes / font bouillonner des Bitcoins

Sous les Yens saturent, / couillonnent de bêtes cons,
Talonnent de coups de bottes calbuts / & bouts d’culs,

Des bas d’caisse / emboutissent et déboutent
Décalent le début du début de la fin du débat,
Décollent des buttes, / puis retombent le sabre et débitent
Des bouts de bites qu’ils recollent, / mais comme ils débutent…

Ça colle pas…
ET quand ça colle pas, ça collera pas…

Eh mon gars, si ça colle pas, prends une autre massa..

Quand les pétards s’allument / sur le sol de Faya,
On s’apprête à caillasser les condés, / les murs des prisons,
Nos éclaireurs rieurs, / sondent et repèrent des clairières,
Pour poser du son / et nos derrières,

Les buts sont exposés / devant les bus explosés,
Et les camtars ainsi posés / ont ouvert des meurtrières,
J’ai couvert des meurtres, / hier, / aussi mes psychoses
Écumées, / si tout vire au vert, / faut juste que j’décuve…

Mais si tu m’sors la meilleure / de la meilleure de tes cuvées,
Que t’as découverte / au milieu d’un milliard de caves,

Même rien qu’un cubi, / du scifflard, / j’ai les crocs grave
Du pain, du clakos, / 3h du mat ? / On est trop braves…

Bref… / j’ai des trous / dans l’envers de mes raves,
Moi le simple trouvère, / je vétrou plus le revolver,
Qui me servait à trouer / mes vers dans vos murs,
Mais vos mères ! / Vos mères ! / Goûtez à ma verve amère.


J’ai gâté mon verbe à mort, / mais ma parole est couverte
Et des pas mûres, / agitée elle converge vers le coaltar

Le soir y a des cas avares, / y en a des qu’avortent,
Et des Kosovars, / y en a des qui votent…

C’est avéré, / faut pas t’exciter Don Quichotte,
Puis on verra un de ces 4, / si t’as des cachettes chez wat,
Des qui chantent on les trouvera / on videra tout ton cash…
T’es avarié, / j’ai gâché ta fête, / con d’facho.


J’ai vu clair dans ton monde, / des gosses qui viraient au shoot,
J’ai eu aussi des shoots / qu’ont viré OD,
J’ai vu des eaux déchaînées / dévorer mes potes, / des UD,
Dessouder mes court-circuits, / des fils dénuder…


Les faire se toucher pour rigoler… / Juste pour rigoler...
Moi j’rigole comme un puits / tari-golé olé olé…
En fait je rigole pas trop / mais eux ça les fait rigoler…
Leur putain d’vieux riz collé / me donne juste envie de picoler.


Pi coller des coups d’peinture, / racoler sur les murs…
Recoller les morceaux du mien / décoller l’épaisseur de plastique

Posée sur la mer, / mon alcool assure mes murges… démurge
J’ai pas école aujourd’hui, / laisse-moi dormir sur la berge

Ou dans mon caniveau, / j’suis pas un cas nouveau,
Je suis un
Cassosse comme ils diiiisent…
Tous les fils de mes potes c’est pas des fils de fiottes,
Mate la face de mon pit’, gare aux fesses des p’tites putes…

Ça crève la dalle à la tonne devant Lidl et Vidal,
Mais Lidl, dealer d’alcool, dévide à l’antenne,
Ses centaines de rengaines, mais il évite à long terme,
Les questions qui concernent les invendus, vidés dans ses bennes…


Ces dédales de tonnes de bouffe qu’on bétonne,
Plus rien n’étonne personne, du coup la came cartonne
Rétame et martèle, dans les crânes ça déconne
Sauf… quand ça tartine que des cônes.


Si j’devais décliner mon identité… / Hey ! / J’suis personne,
Juste un p’tit bout d’entité / au fond d’un trou qui résonne,
Qui rest’ra pas zen si son heure sonne, / qu’la mort le harponne,

Qui fera la fête avec toi / sur le port de Narbonne ou Rotter

Sur le port de Rotter…
Des Terriens décimèrent… Mon moteur, mais c’était pas des lumières
Sur le port de Rotter…
Des Terriens carottèrent… Mes pneus et mes portières,


C’était des Terriens pas déters, / des tarés déterrés,
Des p’tits qui mettent pas la barre haute, / pas des vétérans,
Plutôt des vipères / qui matent barrettes avec envie,
Des
charbonneurs / qu’ils imitent en se prenant le bec en vain.

Sur le port d’ Rotterdam, / j’crois qu’j’ai perdu mon âme,
Une lame à la main, / dizaines de soirées grammes alignés,
Servis sur un plateau balisé, / même pas pris d’valise…
Et j’vis dans un hôtel / que j’cannibalise.


Écorché / sous un lit de roses et / de bouteilles de rosé,
Mon corps cherche encore / l’étincelle de vie en rose,
En rose eau d’la Fontaine, / pas en chêne, / enchaîné
En rase campagne, /
comme un rescapé…

J’ai des risques à prendre, / de la mescaline / pour mes
Escapades, / j’ai dit qu’j’prenais la poudre d’escampette,
Ouais mais j’reste camper / sous la foudre où des

Gestes tempêtent, / j’mate l’estafette / mais putain qu’est-ce t’as fait ?

J’regarde se géchan / quelques pestes en putes,
Et quelques âmes / en peine en potes…
Des Sages en rage, / des Anges en panne, / empathes,
Que sais-je des âges ? / Nous on s’dépanne en pets’

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