Communication Non Violente, L'invisible

Déméter est Cybèle

Ça fait deux nuits, deux jours autrement dit, que franchement, tout va un peu mieux. Chaque problème pris indépendamment a une solution, souvent elle est simple. Tous les problèmes pris en même temps démoralisent, découragent d’office, démotivent en force, dé-tout-ce-que-tu-veux-pourvu-que-ça-te-tire-vers-le-bas. L’inverse de l’élévation quoi, soit… Je sens que je vais rêver que je vole incessement sous peu mouarf ! Ouais je me fais marrer moi-même !

Je sais pas si tu te rends compte qu’en grandissant j’ai développé une haine terrible contre ce que j’aimais le plus au monde ?

Conscience : Qui me parle ?

Je ne sais pas qui te parle, enfin jusqu’à preuve du contraire c’est moi, là, j’agite les bras mais tu vois juste pas, madame la conscience aveugle !

Conscience : Monsieur !

Ouais bah Monsieur, Madame, la conscience, la conne sa science elle sort tout l’temps, alors sa mère ouais ! Et est-il nécessaire de préciser que je ne te parle pas, andouille ?

Conscience : OK.

Là j’ai juste envie de me faire remarquer un truc. Un simple truc. De me forcer à le considérer et le regarder longtemps alors que d’habitude je fuis. Depuis ma tendre enfance j’ai toujours et avec beaucoup de passion, aimé tendrement les individus de l’autre sexe. Ce sexe que j’ai goûté au départ du bout des lèvres mais à chaque fois que je pouvais j’embrassais les situations avec un max de sensualité : enfance ! Par la suite j’en ai tellement manqué – adolescence – qu’à chaque fois que ça a été possible je m’en suis gavé à mort, pendant les vacances par exemple. Et je me suis délecté de chaque chatte que je bouffais jusqu’à aller chercher le suc au plus profond – exploration. Mais à chaque fois que ce connard, là, mon coeur…

Coeur : Monsieur connard s’il vous plait !

Ouais, mais ta gueule, tu es un muscle inutile qui me maintient en vie bêtement, et à chaque fois que tu as été blessé, rien n’a guérit. Nan mais regarde toi, on dirait un mercenaire de la légion tellement t’as de plaies dégueulasses qui suppurent à force de s’infecter ! Et quand tu fais ça, quand tu te soignes pas parce que tu as décidé de ne pas te soigner, faire un peu comme si de rien n’était c’est ça le but ? Bref à chaque fois c’est l’être tout entier qui trinque, le résultat c’est un peu plus de haine ressassée, à chaque fois on déteste un peu plus, beaucoup plus, à la folie, on oublie « pas du tout » mais ce serait si reposant ! On déteste qui ? Mais l’autre sexe pardi. Là on a atteint un point de non-retour jusqu’à aller se reprogrammer le cerveau et projeter d’essayer des plaisirs interdits où la femme n’a pas forcément lieu d’être. j’apprends à me passer des femmes, la tendresse j’en ai rien à foutre. Mais la femme est-elle persona non gratta pour autant dans ma vie, dans mes envies de baise ? Oh que non. Et encore heureux.

Je vais m’en mettre plein la gueule, mais alors plein putain de merde ! A la sauvage, à la binge drinking.

Conscience : Pour changer…

Mais qui es-tu donc chère Déesse de la fertilité, de la Terre-Mère nourricière, de l’alternance entre les différents cycles de la vie, de la Terre cultivée ?

Conscience : Et allez ! C’est parti mon kiki !! délires grécos-romains…

Es-tu Déméter ? Doit-on t’appeler Cérès ? Ou encore Cybèle ? En tous cas, aux vues des sculptures, des tableaux etc., te représentant, toi qui représenta à ton tour le cycle de la vie et de la mort et le passage de l’époque de la simple cueillette de fruits, à celle de la culture des Terres grâce à Triptolème, un héros  (waow un héros ! C’est du genre de Cúchulainn ? ou plutôt Ulysse 31 ?) qui t’a beaucoup aidé, Déméter Cérès ou Cybèle, en transmettant la connaissance de l’agriculture aux hommes de partout dans le monde suite à ta décision, à la contemplation de ces sculptures superbes qui te montrent tantôt sévère, tantôt masculine dans toute ta beauté de femme, tantôt vulnérable , en compagnie sur diverses gravures qui ne sont que les journaux d’époque  ! Eh oui tu as décidé à un moment précis, que c’était le temps pour les hommes et les femmes terriens,  de passer de la sauvagerie à la civilisation, d’un statut de parasite à un statut de créateur, l’Homme avec Déméter, Cérès ou Cybèle change, il prend du galon, il évolue grandement, le passage à l’ère de l’agriculture est une époque essentielle pour le développement de l’humanité… Déméter, ou dois-je t’appeler Cybèle ? Tu as inspiré des artistes qui t’ont faite si belle, Cybèle… Alors, si belle est la statue de Cybèle, si belle est la statue de Cérès, et si belle est la statue de Déméter, que dis-je : les statues ! Et ta fille Perséphone ! Rien que ce nom suscite ma curiosité, quelle fille se cache derrière ces sons inhabituels, qui se cache derrière ce sourire franc ? Et derrière cette moue quand je bois ! Mais qui suis-je ? Elle est belle ta fille Déméter ! Je pense que je vais l’enlever et l’épouser. Qui est son père déjà ? C’est Zeus ce coquin ! Il a dû baiser toutes les Déesses, ses filles, ses petites filles, les nymphes, les océanides… D’ailleurs, une rumeur circule. Elle dit que Perséphone n’est pas de toi Déméter ! Que ce serait Styx la mère, qu’en dis tu ?

Styx est une océanide qui représente également aussi le fleuve éponyme, celui qui garde les Enfers, traversé par les Argonautes, par la barque de Charon qui en est le passeur. Tu sais Perséphone, ton avenir est écrit, tu aimeras Adonis entre deux aller-retours en enfer.

Au fait, ça y est, je sais qui je suis, qui te parle, ouais, aujourd’hui je suis…

Je suis Hadès et je règne en maître sur mon royaume magnifiquement laid, Les Enfers.

Où à l’instar d’Orphée qui va chercher Euridice, Déméter désespérée ira risquer sa vie pour retrouver sa fille. Enfin… à l’instar… c’est vite dit : on obtient de bien meilleurs résultats, on peut se permettre de marchander avec moi pour obtenir des compromis quand on est une Déesse. Déméter est Déesse avant d’être une mère, si tant est que Styx n’ait pas fricoté avec Zeus juste avant la naissance de la belle Perséphone – les océanides, les nymphes, certaines femelles humaines aussi, ont été souvent responsables de détournements sexuels de Dieux, les cochons ! Et elles sont belles les nymphes…

Putain là je vais prendre cher ! Une IM de 0.3 environ de Printoéçadinlagueule (une nouvelle drogue légale d’origine du Québec, demande à ton dealer médecin)… Je sens déjà la gerbe (de fleurs) arriver, mes oreilles résonnent (ou raisonnent), là je sens l’orgasme de cette belle merde. Çà me rappelle une époque, ça me rend bavard ce truc. Boire de l’eau. La gerbe de fleur ne reste pas généralement, elle part très vite, et faut vraiment y être allé comme un gros porc pour qu’elle se concrétise en véritable gerbe, en gros c’est une nausée assez forte, qui dure 5 minutes maximum, ensuite elle part comme elle était venue. L’ennui c’est que cette envie de vomir se calque sur la montée, En gros, elle en fait partie et si tu veux te foutre une vraie tarte (encore faut-il avoir du produit convenable), si tu doses ta trace, ta pipe ou ton shoot comme un bâtard, tu seras malade pendant quelques minutes, mais alors ensuite… hop !

La montée en IV est typique, aucun besoin d’en mettre beaucoup, le flash sera systématiquement grave et agréable. Mais arrivera toujours la gerbe, enfin l’envie de gerber qu’à l’époque on « faisait passer » en faisant des pompes. Une fois cette putain de nausée dépassée, ça laisse tout le loisir de profiter du court laps de temps qui reste sous l’effet du prod. Ces vagues de chaleur qui donnent envie de se foutre torse nu en hiver ! (attention aux rhumes et autres bronchites parce que si le corps ne sent pas qu’il tombe malade, il le fait quand même) C’est clairement pas THE produit miracle qui te fait résister à tout, microbes compris… Et non, désolé de casser des mythes.

J’ai chaud – retirer tee-shirt, je ruisselle à la Macron, ruissellement des hauts organes sur les organes les plus bas et pour finir la peau, etc. Tiens :  les poils. Si on compare le corps à la société, un poil représente relativement bien un individu revendicatif, s’il va dans le sens de tous les autres, c’est harmonieux, comme s’ils étaient coiffés; rangés par deux dans le calme ! Dès qu’il se rebelle le oilp’, on ne voit plus que lui et ses rares confrères rebelles ! Rebelle-toi camarade !

Les cheveux sont sans doute plus représentatifs des individus que les poils, toujours si on compare le corps à la société française (au moins), ou à toute société se basant sur des règles libérales et/ou capitalistes pour fonctionner. Les veuchs, on les coupe, on en réduit la taille, on les formatte à la même longueur. Faut pas qu’ils prennent trop de place. Dans les écoles de la République on restreint l’imagination des enfants et on leur insère à coup de torture qui n’en porte pas le nom, le par coeur. Inutile excepté pour les poèmes, le théâtre, la comédie. Selon moi, apprendre un texte qu’on a rédigé soi-même est bien plus intéressant. Apprendre les textes des autres, c’est du niveau de l’idôlatrie ou quoi ? 

Conscience : T’en es là… Soit. Et tu te prends pour Hadès ? Mouaha… hmmm. Désolé. Cela dit c’est une bonne méthode pour élargir son imagination d’entrer dans la peau d’un personnage. Sachant qu’ici nous sommes les rois, que jamais nous ne confondrons notre identité réelle (celle du grand con avec son clavier sur les genoux) avec celle d’un autre, encore moins celles de Dieux mythologiques, on est en 2019 et clairement pas dans l’Antiquité, nous ne risquons pas de faire un AVC suite à une identification trop intensive sur des choses qui n’existent pas…

Schizophrénie…

Conscience : Schizophrénie oui. Entre autres choses.

A ce propos as-tu vu ce film de ouf avec ce mec qui a des dizaines de personnalités qui se succèdent…

Conscience : Split. Et c’est pas n’importe quel réalisateur qui a fait ça, c’est M. Night Shyamalan. Et oui, rappelle-toi, on l’a regardé ensemble.

J’aime bien les films où les héros sont des psychopathes. J’ai commencé à regarder une série qui s’appelle The end of the f***ing world, j’aime beaucoup le principe. Un adolescent (17) qui n’a qu’une envie : saigner la nana qui s’amourache de lui, et lui se découvre petit à petit des attraits pour elle tandis qu’elle a de plus en plus peur de lui. Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis… Et le Gus de ne jamais se détourner de son projet initial sanglant, quand même faut pas déconner ! Ça lui irait si bien de saigner de partout à cette euuuh… Cette… Cette meuf… On dirait pas un psychopathe. Quand il lui sauve la vie en saignant le porc qui est en train de tenter de la violer, est-ce pour se réserver l’exclusivité de la tuer ou parce qu’il tient à elle ? Elle lui appartiendrait ? Ou alors est-ce par amour ?

Déméter ? Tu m’entends ? Est-ce qu’on peut tuer par amour ?

Conscience : Elle te répondra pas. Elle ne parle pas, ou alors vraiment rarement. Tu sais, les mythologies varient selon celui qui les raconta. Ovide ne donne pas les mêmes détails lorsqu’il parle de ces  histoires, que Homère par exemple. Bref… Allez vas-y, t’es défoncé, tu l’attendais celle-là hein ? Fébrile… Pendant plusieurs jours à rien foutre d’autre que dormir, bouffer, fumer, comater devant séries et films, branlettes évidemment parce que c’est de l’hygiène à ce niveau. D’ailleurs il est bien ce plug ? Expériences expériences… Rien foutre d’autre qu’attendre sagement.

Quoi ? Quel plug ? Je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis mon cul ça regarde que moi ce que je fous dedans, supprime ça par pitié…

Conscience : De quoi t’as peur ? Les gens qui te connaissent pas et qui visitent le blog ne savent pas qui tu es, et ceux qui te connaissent se fichent bien que tu tentes de te faire des orgasmes prostatiques… N’empêche que ça multiplie le plaisir de l’éjaculation, de l’orgasme et là ça ressemble vraiment à un orgasme… Solitaire mais d’envergure.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Conscience : Regarde, la porno t’a ouvert à des plaisirs dont tu ne te doutais pas l’existence, tu fantasmes sur des actes précis, qu’il faut que tu réalises. Une fois que tu les a réalisés ils perdent l’intérêt qu’ils avaient.

Pourquoi tu dis « la » porno ? Tout le monde dit « le »…

Conscience : Parce que personne ne s’est donné la peine de réfléchir, c’est LA pornographie abruti, donc c’est la porno.

Ah ouais, pas con… Et moi qui commençais à croire que tu personnalisais la pornographie avec un visage de femme, j’ai vraiment l’esprit mal tourné. A la réflexion c’est même te considérer comme une grosse merde, jamais de la vie on irait faire un truc aussi tordu !

Auto-Psychologie

Eat this !

La journée est terminée, la mienne commence avec la nuit. Je n’hésiterai néanmoins pas une seule seconde à aller me recoucher si j’ai un coup de barre parce que je suis comme ça moi : je fais tout comme j’ai envie, sans jamais m’emmerder avec les détails.

Ce matin avant de me coucher, j’ai été faire des courses et j’ai réussi à ramener sur mon scooter : 1 pack de flotte (2L x 6), 1 pack de lait (6 x 1L, et oui je sais mais moi j’aime ça), et 1 pack de bières (14 x 25cl), et tout ça entre différentes victuailles, 3 bocaux de mayo parce que j’en mange limite directement au pot moi de la mayo (j’ai jamais pris 1g), de la bidoche, des cacahuètes, du whisky, du jambon, ah merde j’ai oublié les haricots ! Gavéééé ! Ceci était une interlude clin d’oeil à un blog que j’ai visité récemment. Parce que les haricots j’ai pas oublié : j’ai pris une boîte de cassoulet ! Nan mais ce paragraphe c’était pour me la péter d’avoir réussi à ramener autant de liquides sur un petit scoot. On peut faire des miracles avec du courage et un scooter ! Allez pour la peine, j’ouvre une bibine. Petit déjeuner belge. Nan j’déconne (j’vais m’gêner tiens !)…

J’ai eu faim hier, m’étant levé trop tard et ayant constaté que j’avais vraiment rien à grailler sauf des nouilles chinoises déshydratées, j’ai dû faire avec les moyens du bord et prendre mon mal en patience. Ce qui fait que lorsque je suis revenu des courses au matin, je me suis fait directement griller 3 filets de poulet de chez Aldi, que je me suis envoyé avec masse de mayo. Mais quand j’ai vu l’assiette devant moi avec ces 3 blancs de poulets grillés, j’ai vu la souffrance que j’allais me taper, ils ont dû avoir chaud les filets, dans la poêle les pauvres, c’est que ça chauffe la céramique ! (à la base je l’avais acheté pour cuisiner le poney, mais ça marche aussi avec le poulet) Bah c’était bon quand même !

De toutes façons chez moi, manger est une contrainte, j’aime manger avec des gens, seul ça manque grandement d’intérêt, le goût est là mais c’est pas le même, y a moins de plaisir et aucune motivation à cuisiner pour moi, alors que si c’est pour des gens, là, tout de suite, ça devient intéressant (je cuisine comme un pied mais je sais faire des pâtes et du riz). C’est le revers de la médaille : j’adore ça être seul, mais y a quand même quelques petits dommages collatéraux.

Ca fait chier j’ai plus de feuilles, et j’ai une furieuse envie de me rouler un bon gros pétard. Quoi qu’il m’en reste des petites quelque part. Sitôt verbalisé, sitôt fait, et au passage on revisite une expression française pour le bien de tous, histoire de rester dans le thème ! Allez, un petit film et dans 40 minutes je comate !

L'invisible

Culturophilie

Quelle position douloureuse ! Et j’ose dire que je ne suis pas masochiste ? Mais je crois que je vais opter pour l’achat d’un bureau, ce avant de déménager. Tant pis, ça fera un truc de plus à déplacer, un truc volumineux j’entends. Ordre de priorité : se procurer les trucs volumineux disons essentiels (frigo, etc.) une fois installé convenablement. Une nouvelle priorité vient de devenir plus urgente : mon dos !

Je suis en train d’écouter en sourdine, derrière diverses activités, une des nombreuses chaînes youtube proposant des récits mythologiques. Je suis parti de la Razzia des vaches de Cooley citée dans mon dico des symboles, et j’ai été intrigué (WTF??) par ce nom étrange… Qu’est-ce donc que ce bordel ? Bah c’est Irlandais figure-toi. J’ai toujours eu une sympathie particulière pour toutes ces contrées celtes entourant l’Angleterre. Et j’ai souvent eu parallèlement une antipathie particulière pour ce dernier pays et sa couronne maniérée de sophismes, mais rien contre les Anglais, son peuple. Pourquoi est-ce que j’aime davantage le pays de Galles, l’Irlande et l’Écosse ? Parce qu’ils se sont souvent rebellés contre les Anglais justement, et qu’ils se sont battus pour une indépendance jamais obtenue. J’aime l’indépendantisme quand il est motivé par l’amour de sa Terre. Elle se suffit à elle-même pour nourrir ceux qui la foulent, là où ils la foulent, sans jamais avoir besoin de rendre des compte à une quelconque autorité extérieure. L’économie est pleine de merdes inutiles et obligatoires qui forcent des régions entières à dépendre d’un État.

Note pour moi-même : Il convient de bien différencier la Grande-Bretagne (Great Britain) du Royaume-Uni (United Kingdom). La Grande-Bretagne n’est pas un pays, c’est le nom de la grande île outre-Manche. Elle contient l’Angleterre, le pays de Galles et l’Écosse. Le Royaume-Uni (pas si uni que ça) en revanche, est un pays. Son nom en toutes lettres est : Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Et merci Wiki.

Comment en suis-je venu à tomber sur l’évocation de cette bataille, cette razzia ? Simple, je feuilletais ce magnifique ouvrage, le dictionnaire des symboles, mythes, rêves, etc. et j’ai cherché des exemples de rêves que j’ai pu faire. Je me suis souvenu d’un rêve particulier, vraiment très agréable, mais rare : celui où je vole dans les airs, direction le mot Vol, où est d’abord cité Icare, personnage mythique que j’utilise souvent par ailleurs, dans mes rimes. Rêver qu’on vole symboliserait un « désir de sublimation, de recherche d’une harmonie intérieure, d’un dépassement des conflits ». Soit. Mais la suite m’arrive comme un poing dans la gueule, le genre qui te remet à ta place : rêver de voler « se rencontre particulièrement chez les nerveux, qui sont peu capables de réaliser par eux-même leurs désirs de s’élever. Il signifie symboliquement : ne pas pouvoir voler ». Bah merde… La suite est pas mal, ça parle de fin de rêves d’envol en chute. Personnellement je n’ai pas le souvenir d’avoir rêvé que je tombais d’une quelconque sorte que ce soit. Bon, mais ce livre parle d’une manière générale, alors « [généralement] le rêve d’envol se termine en cauchemar de chute : expression symbolique de la réalité vécue, des échecs réels, conséquence inéluctable d’une fausse attitude envers la vie réelle (Paul Diel, Le symbolisme dans la mythologie grecque) ». Y en a encore pas mal, et ça reste de cet ordre là. Le rêve d’envol serait une projection de ce qui est impossible pour le rêveur, à réaliser vraiment, pourvu qu’on parle d’ascension. L’idée est de s’élever.

Et puis toujours cherchant, j’ai été déterrer un vieux souvenir de l’école primaire : il m’arrivait de rêver, assez souvent, que je me retrouvais nu au milieu de mes camarades. J’en tiens un ! Nudité. Alors je ne vais pas m’enfoncer dans la symbolique de la nudité, parce que figure-toi bien que c’est là que j’ai croisé la fameuse razzia. Celle des vaches d’un gars très fier qui s’appelle Cooley. Pour la petite histoire, on vient lui demander de donner sa vache, la plus belle du pays, à la reine. Et lui n’hésite pas, c’est pour sa reine, il donne ce qu’on lui demande. Mais il entend ensuite une conversation entre les soldats, ils disent que si Cooley n’avait pas collaboré ils lui auraient quand même pris la vache, par force. Et là, ça ne loupe pas : « Ah ouais c’est comme ça ? Bah venez la prendre bande de p’tites putes ! ». Et ils se foutent sur la gueule, évidemment !

Mais la razzia des vaches de Cooley n’est qu’une petite partie d’une plus grande histoire, histoire qui raconte entre autres, la légende de Cúchulainn, fils du dieu Lug.

Je suis de ce fait entré dans les limbes celtes de la mythologie, car jamais auparavant je ne m’étais intéressé à cette culture autrement que par sa musique (Alan Stivell, Tri Yann, les Ramoneurs de Menhirs) et un tout petit peu son histoire récente, et je dois avouer que c’est fascinant. Le Cúchulainn est un genre de super-héros, quasiment invincible, capable de te défoncer des armées entières en 2-2, il semble désintéressé, extrêmement fier, super arrogant, et violeur non aussi ? Je ne sais pas mais ça me travaille un peu quand même. Raciste ? Allez, calme, là. Homopho… (ta gueule)

Bon, ça se touche pas mal, mais ça n’a rien à envier aux mythologies grecques, romaines, égyptiennes, berbères, sumériennes, amérindiennes, etc. A ce propos, j’ai également découvert une série documentaire animée sur la mythologie grecque, ça s’appelle Les grands mythes. C’est calme, je verrais assez bien ce truc sur Arte. Trop calme et sérieux pour moi, cela dit, c’est super intéressant pour qui aime bien la mythologie. Trop calme, oui, car je m’endors (rêve pas je me réveille fissa quand c’est comme ça) devant ce genre de documentaire, et c’est dommage. Je suis très attentif jusqu’à ce que mon cerveau décide de s’éteindre, après environ 20 minutes. Ouais, comme devant un épisode de Derrick, j’y peux rien : des Derrick, des Arabesque, des Columbo, je m’en suis bouffé pas mal par procuration, ma mère est fan.

Se cultiver est une occupation saine, je pense. Mais la culture populaire, je n’ai jamais vraiment aimé, ou alors celles qui sont atypiques. Pourtant je m’en suis mangé de la typique, beaucoup, des tartines et des tartines, via la radio, la télévision, publicités, les cours de récréation aussi, etc. Par mes parents aussi (ex.  : The Beatles). Oui, mais toutes les cultures pop ne sont pas des cultures poop, mais y en a une grosse majorité. A l’image du « Fuck you I won’t do what you tell me » de Rage Against the Machine, je ne fais pas ce que dicte la mode, la culture pop, celle qui décide ce qui se met, ce qui s’écoute, ce qui se regarde, et aussi ce qui est dépassé, c’est saillant ma chérie, ces diamants sur le col de ta robe sont du plus bel effet ! Ah c’est du toc ? C’est super vulgaire en fait ton col, ça fait pétasse ! (avec le sourire STP)

Auto-Psychologie

Verbaliser

Non, bordel ! Je ne parle pas et je ne parlerai jamais (qu’on se le dise) de cette pratique préhistorique et gendarmistique, qu’est la verbalisation d’un délit. Je leur chie volontiers dans la bouche à toutes les putes de pervenches, à tous les ronds de cuirs de pédés de keufs de mort.

Bon, alors. A ce stade faut que je précise encore un truc. Je l’ai déjà fait mais je me choque mon-même en me relisant, je n’ai aucun scrupule à insulter un flic, attention ! Mais j’en ai à utiliser le mot « pédé » en tant qu’insulte. Je l’ai toujours fait, à ma décharge, j’ai grandi au milieu de fils de putes (idem pour les travailleuses du sexe) de faux-alpha-mâles qu’un coup de fusil réduit direct au silence, COMME TOUT LE MONDE. Imagine le carnage : une âme hypersensible évoluant au milieu de connards, alors j’ai appris leurs codes et je les ai adoptés parce qu’enfant la vulnérabilité due à mon hypersensibilité me rendait beaucoup trop visible, une cible facile, alors j’ai dû me déguiser en eux, me fondre dans cette masse de prédateurs de merde qui violent, qui volent les gens qui sont aussi pauvres qu’eux, parce que voler des gros pontes tu comprends, c’est trop risqué. Tas de fils de putes. Bref. Cela dit, je ne changerai pas de langage volontairement, si je le fais ce sera accidentel.

Putain ! J’ai la rage ce matin. Faut que j’aille au tabac, on est dimanche, il est possible qu’il faille que j’aille dans une autre ville pour ça. Bah, j’ai chopé un truc pour attacher le chien dans la cour, un truc qu’il peut pas défoncer avec ses dents de crocodile.

Ah là là bordel de merde, à chaque fois que je veux dire un truc simple je pars dans des délires sophistico-violentistiques. C’est rare que je choisisse le titre d’un billet avant de le rédiger et là c’est le cas, ça veut dire que pour une fois je m’impose une contrainte, et comme je n’aime pas les contraintes, mon cerveau malin tente de noyer le poisson. Verbaliser. Ça ne veut pas dire mettre une putain (tiens, encore un clin d’oeil aux TDS) de prune, mais ça veut dire mettre des mots sur quelque chose. Accorder le verbe à ce quelque chose. Ainsi, personnellement, lorsque je verbalise des trucs par écrit, ça me permet d’organiser ces choses dans ma tête, de les réordonner, de les estampiller « urgente » ou « obsolète » ou encore plein d’autres qualificatifs, la liste ne serait de toutes façon pas exhaustive, aucun intérêt de la faire.

Je fais ce que je veux

Ma liste

Je vais essayer de faire une liste de tout ce que j’ai à faire et que je ne fais pas

  1. finir d’écrire les romans commencés et les faire publier
  2. faire publier mes recueils de poésie
  3. faire la vaisselle
  4. nettoyer l’appart au complet pour l’état des lieux
  5. trouver un autre appartement
  6. Faire un double des clés du scoot
  7. choisir une mutuelle agréée ACS et envoyer les papiers
  8. OU BIEN aller chez ceux que j’ai contacté avec les papiers et souscrire a leur mutuelle
  9. aller chez l’assureur du coin pour qu’il me trouve une assurance pour le scoot
  10. sortir le chien (là maintenant) plus souvent
  11. l’emmener chez un éducateur canin
  12. aller chez le dentiste
  13. aller chez le médecin
  14. aller au CSAPA
  15. enregistrer des morceaux
  16. apprendre des paroles
  17. retomber amoureux
  18. avoir un enfant
  19. cesser de me défoncer excepté bédo
  20. grandir
  21. apprendre à me servir d’une machine à coudre

Je crois que j’ai envie de m’occuper du 21 aujourd’hui, je n’ai que ma table basse pour pratiquer, soit ! Ailleurs qu’avant, euuuh je voulais dire « À cœur vaillant » héhé !

Quotidien alternatif

Fermeture hermétique

Je maîtrise à 400% malgré les 190 microns. Je reste moi-même malgré ces images fantasmées qu’ont les autres de ma gueule. Je vomit d’une manière pour une fois non verbale. Tout est tourbillon et au centre le trou noir. Allez TOUS vous faire foutre.

Edit : état d’esprit fermé, sur la défensive, défoncé qui plus est au LSD. Je déteste le LSD. C’est de la merde, de la perte de temps, un truc qui n’existe pas dans sa forme naturelle, il faut une intervention nuisible humaine pour obtenir cette chiasse accessoirement manne financière. Je déteste le LSD. Et je critique ouvertement toute prise d’hallucinogène récréative. On rigole pas avec la mescaline, on peut rigoler sous mescaline, mais prendre des drogues de ce type pour déconner c’est un comportement typiquement blanc, occidental. De la merde. Mon cul est tout blanc. Je ne suis qu’un petit toubab à la recherche de ses racines africaines. PS : c’était 400 microns. J’ai dû confondre.

Marijuana

Boombaka !

Le désavantage que j’avais trouvé à mon nouveau bang (quand on arrête de tirer subitement l’air est renvoyé vers la douille et le foyer est éjecté) est un pur avantage, quand je contrôle le tirage à la fin de ma latte : au lieu de l’éjecter, ça fait rouler le foyer sur lui-même, ce qui fait qu’est accessible au briquet le dessous… Comprendra qui voudra, c’est révolutionnaire. J’adore !

Communication Non Violente

Les blessures de l’âme

Ego : Putain ça m’énerve.

Conscience : Vas-y, vide toi. Je sais ce qu’il y a mais je vais te laisser le plaisir de t’exprimer.

Ego : Je pleure pour un oui ou pour un non, comme quelqu’un qui aurait des ennuis d’hormones je sais pas. C’est pas la douleur, c’est mental. J’ai aussi des envies de meurtres réprimées, de meurtres avec un ‘s’ oui. Sur la défensive, j’y suis en permanence. Je viens de parler de meurtres suite à l’idée qu’on pourrait se foutre de ma gueule parce que je chiale seul chez moi comme ça, sans raison réelle, et les meurtres étaient prévus sur les rigolards. J’ai vraiment un problème avec la moquerie, j’assimile ça à de l’humiliation. J’en veux systématiquement à qui se moque de moi sauf si j’ai commencé à taper moi-même dans l’autodérision.

Conscience : Beaucoup de choses.

Ego : J’ai pas envie d’approfondir les choses, pas en ce moment. J’ai envie d’écrire mais c’est pas pour les bonnes raisons. Les bonnes raisons c’est d’écrire pour moi, juste pour moi, jamais pour personne d’autre que pour moi.

Conscience : Alors pourquoi tu le mets en public ?

Ego : Bah je me dis que si quelqu’un a les mêmes soucis il se sentira moins seul. Et il pourra essayer les solutions qui ont marché pour moi.

Conscience : Syndrome du sauveur… Faut toujours que ce que tu aies fait puisse servir à autrui ?

Intelligence : Purée, cette phrase où 4 verbes se suivent ! Phrases courte, mais 5 verbes en tout : falloir, avoir (auxiliaire), faire (participe passé), pouvoir (subjonctif), et servir (infinitif)…
Waow ! C’est qu’elle s’touche la conscience ! Ça lui a réussi de pécho un Bescherelle faut croire ! Ah mais combien de verbe je viens d’employer ? Cinq !! Avoir, réussir, pécho – si si je pécho, tu péchos, il pécho, nous péchöons, etc – falloir et croire. Je suis hyper balèze, je fais même pas exprès !
VAS Y LE CORPS TU PEUX FAIRE LA DANSE DE LA VICTOIRE !

Corps : Fais la toi-même connasse !

Ego : Si ça peut servir à quelqu’un d’autre, c’est tant mieux. Qu’est-ce qu’ils viennent foutre dans notre discussion ces deux là ? Il manque plus que Cœur et Âme et on est au complet…

Conscience : Hahaha ! Eh ouais. Laisse les s’embrouiller on s’en fout.
Où on en était ? Ah oui le syndrome de Djizeuss… C’est tout à ton honneur que tu veuilles que tes analyses écrites servent à d’autres. Mais tu parles de meurtres aussi, et c’est pas anodin quand même. D’où te vient toute cette violence d’après toi ?

Ego : Une… blessure de l’âme ?

Conscience : Ah OK, solution de facilité, je comprends, je comprends… T’as entendu parler de ça récemment, je me souviens j’étais là. Ça disait un truc du genre il y a 7 blessures de l’âme. Alors après une recherche sommaire, beaucoup de monde évoque ces fameuses 7 blessures, quoi qu’il y ait d’autres versions, 5 blessures… Et sans doute d’autres. Creuser n’engage à rien après tout ! Les blessures de l’âme, qu’est-ce ? Ce sera ta prochaine question, je le pressens.

Ego : Chiche !

Âme  : Bah ça promet pour la suite…

Ego : Retourne dans ta cage toi !

Cœur : Qui c’est qui parle de poids chiches ?

Ego : Complèt’ment à la masse cuilà ! Rentrez à l’intérieur là zou ! Hop hop hop par où vous êtes sorti.

Cœur : J’peux aps j’suis sorti par l’oreille…

Ego : J’veux pas l’savoir Cœur, si t’es sorti par l’oreille tu rerentres par l’oreille, et tu te démerdes pour trouver le chemin du retour. Dépêchez vous sinon j’vous fouette !

Conscience : En rang par deux j’veux voir qu’une tête !

Environ 4h plus tard, quelques tentatives ratées pour dormir, des démangeaisons maladives, et une cafetière de café faite. 1er café.

Bon. Manifestement, y a plus de sources qui parlent de 5 blessures de l’âme. Une première définition qu’un enfant de 5 ans pourrait comprendre, c’est que ce sont les traumatismes de l’enfance. Donc pourquoi on appellerait ça blessures de l’âme ? Il me semblait plutôt que la notion incluait l’idée de la réincarnation, et que ces blessures aurait été davantage des traumas vraiment extrêmes, vécus dans certaines vies, et qui seraient restés là, tâches noires indélébiles handicaps au démarrage d’une nouvelle vie, rendant plus vulnérables à ces actes lors de ces nouvelles vies. Faut croire que j’avais tort.

Tous s’accordent pour lister ces « blessures » dans cet ordre ou pas :

Blessures :

  1. Le rejet
  2. L’abandon
  3. L’humiliation
  4. La trahison
  5. L’injustice

Masques :

  • Fuite
  • Dépendance
  • Masochisme
  • Contrôle
  • Rigidité

Certains ajoutent selon leurs interprétations ou leurs traumas personnels, ou encore ce qu’ils ont observés en tant que praticien psychologue, psychiatre, je ne sais pas, d’autres blessures, elles peuvent monter jusqu’à 7 comme j’avais initialement noté, en fonction des gens le tableau est différent. Cependant pour le moment, je vais m’arrêter sur ces 5 actes qui peuvent effectivement blesser à vie dans l’enfance, mais pas que dans l’enfance. L’idée est que pendant l’enfance on se construit, et que les blessures faites à l’âge de la construction mentale sont bien plus pernicieuses que celles faites à un être « fini » en quelques sortes.

Donc, à chacune de ces blessures, correspondent des masques, qui sont des stratégies visant à souffrir le moins possible en cas de remise dans la situation qui a provoqué ladite blessure. La fuite, l’isolement, pour éviter le rejet ; la dépendance affective, à l’autre, pour prévenir l’abandon ; le masochisme afin de ne plus souffrir de l’humiliation, le masochiste au contraire va aimer l’humiliation et n’en souffrira plus ; le besoin de tout contrôler pour éviter en amont la trahison ; une rigidité à outrance pour prévenir l’injustice.

Bref ça ne m’intéresse pas plus que ça finalement, car ça n’a pas de notion spirituelle. On parle de psychologie, et ce n’est qu’un autre nom pour qualifier des choses que je connaissais déjà. Disons que si on peut réduire les « blessures » à 5 actes bien documentés et connus, ça peut simplifier les choses, souvent sophistiquées par l’alter-ego pendant des années, afin que le casse-tête soit le plus complexe possible, voire impossible à résoudre.

Quotidien alternatif

La Belgique ça a du bon !

Bon. Le trip bière et bédo, c’est pas mal à peu près, environ. Sauf que la coordination, et pas l’accord des Nations, elle en est un peu – comment dire ? – niquée (hips !) si j’puis dire. D’ailleurs, depuis deux heures j’ai des réactions bizarres… Si ! J’te jure ! Par exemple toutes les 20 minutes (environ, ça fluctue), je hèle en hurlant d’une voix de pochtron fini, un certain Gérard, en lui demandant de m’en r’mettre une… De bière… Une. Juste une, une seule, la dernière, la dernière avant la prochaine, une 16. Allez Gérard, déconne pas, sers moi d’abord puis serre moi fort dans tes gros bras costauds tête de poireau ! Promis j’me mouch’rai pas dans ton tee-shirt, j’ai besoin d’affection genre 3 secondes, après je remonte sur mon pangolin géant et je repars vers les remparts du château, je vais affronter la rivière et ses monstres, taïauuut !

Suis-je alcoolique si je bois hmmmm… 24h sur 24 ? Oui mais ce n’est que de la bière, et en plus elle est pas forte, et j’en bois pas des mille et des cent… Depuis hier matin ça ne fait que 15. Il est 18h50, j’ai eu le 1er pack à 10h hier, ça fait 24h + 8h50 (je suis nul en maths) = 32h50, on va arrondir à 33h. Une moyenne de 33/15 bière par heure.

1 bière toute les 2h15 environ.

Il me reste 5 bières, à ce rythme je peux tenir 5 x 2h15 = 11h15. Demain à 8h environ je pourrais alors en racheter. Suis-je alcoolique si je bois 24h/24 ? Combien de temps met-on pour devenir alcoolique ? Que de questions mais pas de réponse. Je ne veux pas faire de recherches sur le sujet. Je pense n’avoir jamais été alcoolique, cependant j’ai souvent eu des problèmes avec l’alcool, ce qui est différent. Au bout de combien de temps à passer à boire non stop – sauf pour dormir – ne peut-on plus se passer de la bière ? Doit-on passer à quelque chose de plus fort ? La théorie de l’escalade, parait-il, est une supercherie, attention, pas une super cheurie parce que si elle était cheurie elle pourrait s’acheter ou se racheter une réputation.

A la tienne !

Ouais à la tienne Etienne, et tiens le bien ! Attends-moi faut qu’je pisse ! Tiens, s’il me prenait l’envie subite de me planter au milieu de cette rue éclairée par la lune, de mettre à nu la mienne et de pisser ici, là, comme ça, juste là ? Tu dirais quoi ? Que je suis un gros dégueulasse ? Moi je dirais que je suis libre. Ce bitume insulte Gaïa, l’empêche de respirer, ma pisse aurait servie à Gaïa mais ici, ça fait puer le bitume qui ne la boit pas. Si les choses avaient été équitables pour Gaïa, ma pisse n’aurait dérangé personne. Pourquoi je devrais m’empêcher de faire un truc naturel ? Aaah je suis pas obligé de le faire au milieu de la rue, certes, mais moi j’en ai envie, qu’est-ce que ça change pour le bitume sur lequel je pisse, que je le fasse contre le mur de l’immeuble, entre deux caisses dans le caniveau, ou au beau milieu de cette petite rue commerçante désertée vue l’heure ? Tu n’es pas obligé de regarder si tu ne veux pas voir ça, n’emmerde pas un con qui pisse !

Je pisse !

Oui j’arrête c’est bon. Je suis en train de découvrir un truc indispensable pour notre époque moderne psycho-allumée, ça s’appelle Trotsky Nautique. Alors comme je suis cool et que sur bandcamp y z’ont fait un truc super adapté à wordpress exprès pour les lulus comme moi qui veulent intégrer des trucs dans leur site hyper-facilement, voici un morceau très beaucoup engagé dans la lutte pour la défense des animaux maltraités, après Gogol 1er, Trotsky Nautique (label indépendant la Souterraine) :

Plein de fioritures juste histoire de noyer un poisson porteur d’une information : je n’ai rien à dire. Si : faut que t’écoutes des trucs indés ! Plus de trucs indés !! Encore plus !!!

Quelques heures plus tard, vers 3h30 du matin…

Bon j’ai pas réussi à tenir mon rythme de 33 quinzième de bière par heure. J’ai fini la dernière… Enfin… Là ça y est elle est finie en vrai. J’avais prévu d’être en panne vers 8h ce matin, bah ce sera pas le cas, mais qu’importe en fait puisque je n’ai pas vraiment l’intention de tiser de la sorte ! C’était de l’humour plus qu’autre chose… De la dérision dans un monde de fions ridés ! (ça marchait pas avec zions ridés) Non mais d’autant que ça me réussit pas de boire, ça me rend quelque peu nerveux. Là ça va, je bois pas comme un trou normand ou picard, donc je ne suis pas agressif, mais quand même ça pose quelques problèmes de coordination entre les mouvements…

Allez ! Bon courage pour la semaine (non je rigole : trime bien mouahahaha).

Fiction

Les aventures de Loulou le relou et Pistach sans ‘e’

C’était par un de ces petits matins d’automne qui ressemblaient comme deux goutte d’eau tombée d’un ciel immensément gris, à un matin d’hiver. Pistach sans ‘e’ avait prévu le coup et s’était couvert avec un bonnet tout doux surmonté d’un pompon multicolore. Il fallait au moins ça, pensait-il, pour égayer la journée des passants tant il faisait sombre.

– Loulou ! Allez on y va ! On va à la boulangerie. Le temps s’est beaucoup refroidit on dirait, si ça continue je vais devoir te mettre un de ces petits manteaux ridicules comme les caniches à sa mémère. Hahaha !

Le chien regarda Pistach sans ‘e’ avec une tête étonnée, comme s’il essayait avec énormément de concentration, du plus fort qu’il pouvait, de comprendre les mots prononcés mais sans succès. Les plis de la gueule de Loulou en étaient même à dire qu’il était désolé au plus haut point de ne pas réussir à déchiffrer ces mots sacrés de son maître adoré, excepté « boulangerie », tout le monologue lui avait échappé.

Le nom « Loulou » était venu naturellement à Pistach sans ‘e’ à la suite de quelques fois où il avait l’appelé « mon petit loup » et puis « mon gros loup » et encore « gros loulou » une fois atteint la taille adulte. Ces expressions avaient été réduites à « Loulou » ce qui était plus simple, mais ce n’était pas son vrai nom. Le chien portait officiellement le doux nom de Théodore Méodor Zigomar Dagobert de la Friteuse en Panne, et ce nom lui avait été attribué directement à sa naissance, mais c’était bien trop long. Il n’avait pas de pedigree, c’était un bâtard pure race, et il avait d’ailleurs remporté une fois le concours du plus bâtard de tous les bâtards. Il était si bâtard que quand il parlait à une chienne, elle finissait systématiquement les 4 pattes envoyées en l’air, avant de terminer en cadavre dont il manquait toujours un bout, le même, systématiquement : le museau. En vinaigrette, Pistach sans ‘e’ adorait le museau et Théodore Méodor Zigomar Dagobert de la Friteuse en Panne le savait bien. Teuse en panne aimait faire plaisir à son maître. Généralement… Sauf aujourd’hui… Aujourd’hui il était…

Loulou le relou… Tadaaaaa ! (Waf)