Auto-Psychologie

La bandaison papa ça n’se commande pas

La plupart des mecs arrivent à un âge, avancé ou non, et constatent des ennuis avec leur costume 3 pièces. Oh merde ça va, la bite et les couilles quoi t’auras compris de quoi je parlais. Et du coup pour qu’ils puissent bander tout un business parallèle à celui de la santé s’est développé. Je ne minimise pas ce problème chez autrui, qu’on ne méprenne pas mon discours, j’en parle, pour comparer.

Quand je pense à Fernande, je bande…

Georges Brassens

A 42 ans j’ai tout le temps la gaule. Il suffit que je m’allonge et que je ferme les yeux, et pas besoin de penser à quoi que ce soit, ce qui provoque ce que j’appelle ces bandaisons intempestives, je ne sais pas ce que c’est et c’est vraiment pénible, parce que souvent ça fait mal. Et ça empêche de dormir, alors imagine une de ces périodes où j’ai décidé de pas me lever, de rester au pieu pendant 1 semaine, parce que ça arrive, lors de grosses descentes notamment, les deux premiers jours je dors, le reste je ne dors pas. Ma bite m’empêche et me vole ces heures desquelles je ne quitte pas les rêves lucides.

Quand je pense à Lulu, là je ne bande plus…

Ibid.

J’en vois déjà qui ont vu clair, je suis seul certes, donc on ne peut pas joindre « l’utile à l’agréable » – et c’est un problème qui en resterait un en cas de couple – et comme je n’ai aucune envie de me branler dans ces moments-là, et que je suis pas du genre à me forcer, je cherche des méthodes pour bloquer ça, débander autrement dit, version express, pour pouvoir gratter quelques minutes de sommeil sur une journée/nuit de 24h passée à me retourner dans tous les sens et à dormir 2% du temps.

Personne ne pourrait profiter de cet état de fait, je n’ai aucune envie qu’on me touche, et de toucher des gens, je fais la bise à mon frère, je le faisais aux potes mais j’ai été trop confiant, et du jour au lendemain devoir cesser de faire ce rituel avec une personne en particulier parce qu’elle est devenue nuisible pour soi, c’est traumatisant, donc quand j’ai cessé d’embrasser mon pote qui cessait de l’être, j’ai cessé d’embrasser tous mes potes. J’embrasse plus. Comme les putes, mais je suis un mauvais commerçant, alors je me vends gratis, des parties de moi uniques, comme des cadeaux à des dieux, des offrandes, des choses qui pour certains seront gâchées, mais pour moi, c’est l’univers que je sublime quand je fais ça. Et ce qui est gratuit, ces fumiers « d’autres » peuvent le piétiner, le détruire. Qu’ils me détruisent, ils l’ont toujours fait. Mais je le leur rend bien : je les hais. De toute ma force, de tout mon amour, je les hais.

Il faut de l’amour pour haïr. A méditer.

Ce serait trop facile de m’arrêter là. Je reviens de la boulangerie, avec une tonne de viennoiseries, et j’ai lancé une cafetière à se faire. D’ici quelques minutes je pourrais m’adonner à un plaisir, salissant c’est vrai, mais que j’adore le faire ! Geeker, ou faire-des-trucs-sur-l’ordi,  en bouffant ce repas, le petit-déjeuner, qui pour moi pendant presque 40 ans fut pénible à vivre – encore un traumatisme de l’enfance, petits déjeuners pris sous la menace, dans la violence – mais qui est devenu mon repas préféré, le seul que je prends réellement en fait. De toutes façons bouffer seul, c’est pas super drôle. Le repas c’est un moment de convivialité, de partage. Bref. C’est rien, juste un moment de relâchement. Ils passent tous, donc ça va passer, sans doute avec mon café.

Le chien attend sa gamelle, il est collant, c’est normal il a faim. Mais le chien est servi après moi, chez moi c’est comme ça. Je mange un peu, ensuite je lui file sa bouffe à lui.

Le café doit être prêt. Ça se prépare vite ça, le café. L’histoire de quelques minutes. C’est pas comme la plupart des choses, telle que… Y a tellement d’exemples qui me viennent à l’esprit que c’est difficile d’en choisir un. Alors je ne vais pas le faire. Ils tournent tous autour de la vie, ces moments importants où une pièce du puzzle, manquante depuis toujours, vient compléter ce putain de puzzle de merde qui était totalement incohérent sans cette pièce, incompréhensible, mais qui soudain prend toute sa signification, et permet d’enclencher un mécanisme à l’intérieur de soi, qu’à partir de là, que depuis qu’on a compris, qu’on sait, on est prêt pour la suite alors que l’on piétinait allègrement dans la merde en se cassant la gueule parfois en s’en foutant partout jusque dans la bouche, sous les pointages de doigts et les moqueries des fils de putes. Leurs jugements. Leurs condamnation.

Ah c’est pas toi que je dois plus servir ?
– Je suis censé savoir ce que les gens décident pour moi dans mon dos ? De toutes façons j’allais régler et partir, j’ai trop bu. 

Conversation improbable à un bar auquel je ne vais plus depuis

Je t’emmerde. Ta remarque était déplacée. Tu es une conne. Mais de toutes façons, tu n’es qu’une autre brique dans le mur, chaque événement douloureux, chaque blessure, chaque déception, chaque vexation, chaque coup bas, chaque trahison, chaque période passée à pleurer, à cause de quelqu’un, à cause de personne, juste de sa vie au bout d’un rouleau qui nous échappe, chaque personne que j’ai aimée et que j’ai cessé d’aimer, chaque chose qui fait souffrir, etc. représentent des briques dans ce mur.

Ouais je suis fainéant, depuis toujours. J’ai trouvé belle cette métaphore quand j’avais 16 ans alors par manque d’imagination (pour trouver ma propre métaphore unique, et pas me calquer sur un modèle) je l’ai adoptée. Mon mur, fabriqué par moi avec les méfaits du destin, de l’autorité, de salauds et de salopes dont j’ai mille fois désiré la mort, ces bouts de viande que j’ai maudit et qui j’espère en chient à mort aujourd’hui, ceux-là et celles-là qui m’ont détruit, même un tout petit peu, alors que j’étais super vulnérable, c’était tellement facile.

Là j’ai deux côtes pétées et ça fait mal. Souvenir de Toulouse, ville de merde comme toutes les autres, pas d’exception même si en y allant visiter un copain, j’avais espéré que ça en soit une. Toulouse, ville de merde, j’insiste, persiste et signe. Enfin non, je signe pas.
Je laisse même à Roger le mot de la fin.

All in all you’re just another brick in the wall.

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