Marijuana

Bang bang, my baby shot me down

C’est marrant, avant c’était l’inverse, dans mes tendres années adolescentes, j’aimais pas le soir, et j’étais du matin. Aujourd’hui y a plus de soir, y a plus de matin, y a juste des cycles que je tente de respecter tant bien que mal, et quand le soleil se lève, je souffre. J’ai moins mal à cette putain de vertèbre de la nuque, trop enfoncée par rapport aux autres et qui empire à cause des positions que je prends pour écrire. Comme maintenant. En tailleur sur le canapé, le clavtar sur les genoux. Le dos relativement droit, cela dit, au niveau des reins c’est pas ça. Mes côtes me font moins souffrir, juste quand je tousse.

Je sais pas si je peux considérer être le soir ou le matin, il est 3h et demie, du matin bien sûr. Alors la journée a été habituelle, beaucoup de repos, j’ai pu dormir à plusieurs reprises, la nuit dernière aussi. Et j’ai eu moins de soucis de bandaison intempestive, sans doute qu’avoir verbalisé le truc a aidé, parce que ce type de souci obsède alors on cherche des trucs. Je soupçonne que c’est surtout psychosomatique, rapport au sommeil, parce que quand c’est pas ça, c’est autre chose : démangeaisons, rêves bizarres qui tournent en rond, tout ça m’empêche de dormir. Mais ces derniers temps je me suis penché sur cet effet précis, de cause inconnue (sans doute psycho) quand je m’allonge pour dormir, je suis pris d’une gaule systématique au bout de 5 minutes maximum. Et ce, environ 12h/24. Mais parfois ce sont des périodes qui s’allongent, genre 2 jours sur 3. Bref j’y ai réfléchi et ai tenté des trucs, trucs tout nazes, mais néanmoins des trucs.

Une solution trouvée est de quitter temporairement la station horizontale pour faire circuler le sang, s’asseoir. Mais les jambes verticales, assis les pieds au sol. Outre la solution de dernier ressort, si rien ne marche y a l’eau froide… Mais s’asseoir un moment et faire autre chose pendant 5 à 10 minutes comme rouler un joint, ça marche généralement.

Alors fait important, j’avais aussi noté, y a très longtemps déjà (env. 20 ans), que les douilles avaient tendance à me foutre la gaule juste après sans que j’ai à penser à quoi que ce soit pour ça, ça m’avait semblé étrange. Comme un viagra express. C’est toujours le cas aujourd’hui, j’ai cet effet secondaire des douilles si une condition est remplie : que je m’allonge après la douille pour comater ou dormir. C’est un peu comme un truc qui viendrait se mettre entre le dormeur et le sommeil. Ça réveille… Ça fait prendre parfois aux rêves des directions inattendues, érotico-strange. Agréables… Ou pas…

Douille coulée, couilles chamboulées.

Proverbe perso

Donc une autre solution à laquelle j’ai pensé, c’est : davantage de joints, moins de bangs. L’ennui que je vois ici, déjà c’est le fait que rouler c’est long alors que faire un mélange c’est vite fait et que des fois tout cassé au milieu de la nuit, on a pas forcément envie de rouler un pétard. Aussi, ça veut dire aussi davantage de tabac fumé, car le dosage d’un joint et d’un bang n’est pas le même, 50/50 environ pour un bang, et 25% de matos pour 75% de tabac (à la louche) pour un pétard. Qui plus est fumés en mode « cigarette » sans filtration par l’eau et par tous les tuyaux de l’appareil. Conclusion : beaucoup plus de toux à prévoir, et les retrouvailles avec ma fameuse « quinte de toux de 5h du mat’ » ont déjà été faites. Celle là je l’ai connue ado juste avec des clopes, elle est restée avec les joints, empirant un peu même, parce que je suis gourmand et que j’aime bien fumer beaucoup. Cette quinte régulière s’est…

* Pouf ! *

…évaporée, quand je me suis mis à fumer des bangs à la place des pétards. Car mécaniquement ensuite, j’ai arrêté de fumer la clope, donc les joints, et parallèlement j’ai arrêté de tousser le matin.

Attention ! Cela ne veut pas dire que le bang ne fait pas tousser, la toux est plus directe, après chaque douille, la combustion de tabac, d’herbe, de H, tout ça mélangé ou pas, produit des goudrons, et les poumons rejettent, tentent de le faire, ces goudrons, c’est normal. Fumer fait tousser, quel que soit le moyen qu’on utilise pour fumer. Mais là je peux brandir l’argument de la RDR… La réduction des risques. C’est un précepte qui intervient dans les groupes d’intervenants en milieux toxicomanes. Donner du matériel neuf afin d’éviter les transmissions des maladies par exemple. Dommage collatéral : faciliter la tâche de l’injecteur, ce qui pour moi n’est pas du tout un mal, mais un bien. C’est considéré comme dommage collatéraux par les tenanciers de la répression, de l’interdiction, les connards quoi.

Bref, la RDR ici, c’est de casser un mythe : le bang est plus nocif que le joint…

⚠ Bip ! Bip ! Faux ! 

C’est le joint qui est plus nocif que le bang, en matière de santé. Je l’ai noté sur moi-même très vite, et j’ai compris ce que je vivais quand j’ai lu un des tout premiers livres illustré en français, sur le cannabis qui le disait aussi – Fumée clandestine tome 1 (ed. du Lézard). A la fin du bouquin, dans les propositions y a promotionner l’usage du bang. Je m’en souviens très bien. C’était le CIRC, par la voix de Jean-Pierre Galland (ça j’en suis moins sûr) qui s’exprimait. Et il expliquait dans les grandes lignes pourquoi.

Mais aujourd’hui, à l’approche de 2020, les bangs ne sont plus ce qu’ils étaient avant, les américains, les hollandais, notamment, ont travaillé d’arrache pied pour améliorer les machines et les rendre à la fois plus attractives esthétiquement parlant, et de moins en moins nocifs pour la santé. Les refroidisseurs de fumée sont une panacée en la matière, je dois l’avouer. Encore un truc que j’ai découvert sur le tard. La douille connectée à un bon récupérateur de cendres tout d’abord, ensuite un refroidisseur de fumée, appelé aussi percolateur, connecté lui, sur le bang. Si ce dernier est pourvu d’autres percolateurs à l’intérieur, à la sortie, une fumée beaucoup plus douce vient enivrer le fumeur.

Ici je ne parle que des bangs en verre. Cette matière est vraiment propre, elle résiste à la chaleur, elle ne transmet pas de particules diverses à la fumée comme peuvent le faire les bangs en matières plastiques. Les matières métalliques transmettent aussi des molécules à l’eau, à la fumée sans doute, les métaux sont omniprésent dans l’eau du robinet. Et donc, quoique je n’ai pas été me renseigner en amont, je suppose que même en 2020 on n’a toujours pas trouvé mieux que le verre pour couler des douilles. Je peux me tromper.

J’ai découvert un auteur de musique classique, Erik Satie. Soit. Tout le monde connait, ça a été pillé pour la publicité. Passons. Je découvre par pur hasard, là, tout de suite René Aubry. La claque. Allez pour me contredire (rapport à un autre billet) et pour plussoyer sur le mode je-fais-ce-que-je-veux, voici un petit clip j’ai l’âme généreuse et partageuse cette nuit.

C’est si facile. Hop, on copie l’adresse, on la colle, et Tac !
Putain, si ça, c’est pas de la consommation… !
Plaisir direct. Pas mérité… Ma mère dans toute sa sagesse a pu m’inculquer au moins ça, le plaisir direct c’est pas bon. Et j’ajouterai qu’il faut une dualité pour apprécier les choses. Bref. Ta gueule. Je sais. Laisse l’artiste jouer.

Tac ! Prends ça dans les dents. Bim ! Bam ! Boum ! ou Pif ! Paf ! Pouf ! (cf. Les Betteraves)

J’aime bien. Et pis y en a plein. Pas de blabla, juste du son. C’est un peu jazz-manouche si je n’m’abuse. Bonne musique. Authentique. Pas là pour la frime, pour la thune, pour les strass et les paillettes, mais là pour exister, se suffit à elle-même. Peut-être penser à écouter ou réécouter Night Run, encore une tarte gigantesque, déçu que ça dure pas plus longtemps, le saxe tue, le percussionniste aussi, la base de basse achève à coups réguliers de violoncelle.

Ayant bêtement brisé coup sur coup mes deux gros bang, j’ai ré-investi dans un autre. Bah il dépote. Mais une fois allumé, si j’arrête de tirer ce con renvoie la pression vers la douille ce qui en chasse le petit foyer incandescent. Risques d’incendie. Déjà deux fois je le suis retrouvé avec le foyer sur mon sarouel, j’ai viré ça fissa, vive les trous, c’est plus des trous de boulettes ou alors des boulettes maousse ! Écrasé ça avec mon pied nu sur le tapis… Bonjour les odeurs… Bref. Alors faut juste retirer la douille avant de relâcher l’air, je ne fais plus jamais mes douilles en une seule taffe. Je prends mon temps, 3, 4 taffes, voire plus. Donc la remettre ensuite et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle coule. In the ash catcher… Donc pas dans l’eau. Résultat, bang moins crade, plus facile à nettoyer. Il a un precooler (pré-refroidisseur, percolateur) intégré ce bang. Alors il sera plus question de goupillons pour le nettoyage, enfin aussi facilement qu’avec un simple bang.

Ouais ! Je pratique des trucs dans un pays, la France, où c’est interdit, hors la loi. Et j’en parle, sous couvert d’un illusoire anonymat dont j’ai un peu rien à foutre (mais que je maintiendrai ici), mais sans masque j’assume aussi. Face aux flics, aux juges, à tout ce que la société a fait de pourri, j’assume. Il faut assumer surtout quand on sait qu’on a raison de braver des lois iniques, on peut assumer pleinement si on a pas d’enfant en bas âge. Parce que dans le cas inverse, la société cette pute sale et vicieuse, elle te les retire tes minots. Alors qu’ils vont très bien, souvent même mieux que dans des foyers où ça bédave pas… Punition, ces fils de pute tapent où ça fait mal.

Y a peut-être d’autres cas où on ne peut pas assumer, je ne sais pas, je n’en vois pas comme ça, c’est spécifique. Y a une question qui me vient, elle est risquée, et je ne vais pas y répondre, mais elle fera son bonhomme de chemin dans ma tête : si j’avais pu assumer et fumer librement, vivre librement mon expérience avec l’herbe et le shit, aurais-je été tenté par les autres drogues plus fortes ? Serais-je tout de même tombé dans la morphine ? Dans la kétamine ? Dans les amphétamines ? Dans l’alcool ? En serais-je où j’en suis aujourd’hui, avec un corps détruit, une vie de merde ? In fine

In fine.

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