Fiction

Les aventures de Loulou le relou et Pistach sans ‘e’

C’était par un de ces petits matins d’automne qui ressemblaient comme deux goutte d’eau tombée d’un ciel immensément gris, à un matin d’hiver. Pistach sans ‘e’ avait prévu le coup et s’était couvert avec un bonnet tout doux surmonté d’un pompon multicolore. Il fallait au moins ça, pensait-il, pour égayer la journée des passants tant il faisait sombre.

– Loulou ! Allez on y va ! On va à la boulangerie. Le temps s’est beaucoup refroidit on dirait, si ça continue je vais devoir te mettre un de ces petits manteaux ridicules comme les caniches à sa mémère. Hahaha !

Le chien regarda Pistach sans ‘e’ avec une tête étonnée, comme s’il essayait avec énormément de concentration, du plus fort qu’il pouvait, de comprendre les mots prononcés mais sans succès. Les plis de la gueule de Loulou en étaient même à dire qu’il était désolé au plus haut point de ne pas réussir à déchiffrer ces mots sacrés de son maître adoré, excepté « boulangerie », tout le monologue lui avait échappé.

Le nom « Loulou » était venu naturellement à Pistach sans ‘e’ à la suite de quelques fois où il avait l’appelé « mon petit loup » et puis « mon gros loup » et encore « gros loulou » une fois atteint la taille adulte. Ces expressions avaient été réduites à « Loulou » ce qui était plus simple, mais ce n’était pas son vrai nom. Le chien portait officiellement le doux nom de Théodore Méodor Zigomar Dagobert de la Friteuse en Panne, et ce nom lui avait été attribué directement à sa naissance, mais c’était bien trop long. Il n’avait pas de pedigree, c’était un bâtard pure race, et il avait d’ailleurs remporté une fois le concours du plus bâtard de tous les bâtards. Il était si bâtard que quand il parlait à une chienne, elle finissait systématiquement les 4 pattes envoyées en l’air, avant de terminer en cadavre dont il manquait toujours un bout, le même, systématiquement : le museau. En vinaigrette, Pistach sans ‘e’ adorait le museau et Théodore Méodor Zigomar Dagobert de la Friteuse en Panne le savait bien. Teuse en panne aimait faire plaisir à son maître. Généralement… Sauf aujourd’hui… Aujourd’hui il était…

Loulou le relou… Tadaaaaa ! (Waf)

 

 

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