L'invisible

Culturophilie

Quelle position douloureuse ! Et j’ose dire que je ne suis pas masochiste ? Mais je crois que je vais opter pour l’achat d’un bureau, ce avant de déménager. Tant pis, ça fera un truc de plus à déplacer, un truc volumineux j’entends. Ordre de priorité : se procurer les trucs volumineux disons essentiels (frigo, etc.) une fois installé convenablement. Une nouvelle priorité vient de devenir plus urgente : mon dos !

Je suis en train d’écouter en sourdine, derrière diverses activités, une des nombreuses chaînes youtube proposant des récits mythologiques. Je suis parti de la Razzia des vaches de Cooley citée dans mon dico des symboles, et j’ai été intrigué (WTF??) par ce nom étrange… Qu’est-ce donc que ce bordel ? Bah c’est Irlandais figure-toi. J’ai toujours eu une sympathie particulière pour toutes ces contrées celtes entourant l’Angleterre. Et j’ai souvent eu parallèlement une antipathie particulière pour ce dernier pays et sa couronne maniérée de sophismes, mais rien contre les Anglais, son peuple. Pourquoi est-ce que j’aime davantage le pays de Galles, l’Irlande et l’Écosse ? Parce qu’ils se sont souvent rebellés contre les Anglais justement, et qu’ils se sont battus pour une indépendance jamais obtenue. J’aime l’indépendantisme quand il est motivé par l’amour de sa Terre. Elle se suffit à elle-même pour nourrir ceux qui la foulent, là où ils la foulent, sans jamais avoir besoin de rendre des compte à une quelconque autorité extérieure. L’économie est pleine de merdes inutiles et obligatoires qui forcent des régions entières à dépendre d’un État.

Note pour moi-même : Il convient de bien différencier la Grande-Bretagne (Great Britain) du Royaume-Uni (United Kingdom). La Grande-Bretagne n’est pas un pays, c’est le nom de la grande île outre-Manche. Elle contient l’Angleterre, le pays de Galles et l’Écosse. Le Royaume-Uni (pas si uni que ça) en revanche, est un pays. Son nom en toutes lettres est : Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Et merci Wiki.

Comment en suis-je venu à tomber sur l’évocation de cette bataille, cette razzia ? Simple, je feuilletais ce magnifique ouvrage, le dictionnaire des symboles, mythes, rêves, etc. et j’ai cherché des exemples de rêves que j’ai pu faire. Je me suis souvenu d’un rêve particulier, vraiment très agréable, mais rare : celui où je vole dans les airs, direction le mot Vol, où est d’abord cité Icare, personnage mythique que j’utilise souvent par ailleurs, dans mes rimes. Rêver qu’on vole symboliserait un « désir de sublimation, de recherche d’une harmonie intérieure, d’un dépassement des conflits ». Soit. Mais la suite m’arrive comme un poing dans la gueule, le genre qui te remet à ta place : rêver de voler « se rencontre particulièrement chez les nerveux, qui sont peu capables de réaliser par eux-même leurs désirs de s’élever. Il signifie symboliquement : ne pas pouvoir voler ». Bah merde… La suite est pas mal, ça parle de fin de rêves d’envol en chute. Personnellement je n’ai pas le souvenir d’avoir rêvé que je tombais d’une quelconque sorte que ce soit. Bon, mais ce livre parle d’une manière générale, alors « [généralement] le rêve d’envol se termine en cauchemar de chute : expression symbolique de la réalité vécue, des échecs réels, conséquence inéluctable d’une fausse attitude envers la vie réelle (Paul Diel, Le symbolisme dans la mythologie grecque) ». Y en a encore pas mal, et ça reste de cet ordre là. Le rêve d’envol serait une projection de ce qui est impossible pour le rêveur, à réaliser vraiment, pourvu qu’on parle d’ascension. L’idée est de s’élever.

Et puis toujours cherchant, j’ai été déterrer un vieux souvenir de l’école primaire : il m’arrivait de rêver, assez souvent, que je me retrouvais nu au milieu de mes camarades. J’en tiens un ! Nudité. Alors je ne vais pas m’enfoncer dans la symbolique de la nudité, parce que figure-toi bien que c’est là que j’ai croisé la fameuse razzia. Celle des vaches d’un gars très fier qui s’appelle Cooley. Pour la petite histoire, on vient lui demander de donner sa vache, la plus belle du pays, à la reine. Et lui n’hésite pas, c’est pour sa reine, il donne ce qu’on lui demande. Mais il entend ensuite une conversation entre les soldats, ils disent que si Cooley n’avait pas collaboré ils lui auraient quand même pris la vache, par force. Et là, ça ne loupe pas : « Ah ouais c’est comme ça ? Bah venez la prendre bande de p’tites putes ! ». Et ils se foutent sur la gueule, évidemment !

Mais la razzia des vaches de Cooley n’est qu’une petite partie d’une plus grande histoire, histoire qui raconte entre autres, la légende de Cúchulainn, fils du dieu Lug.

Je suis de ce fait entré dans les limbes celtes de la mythologie, car jamais auparavant je ne m’étais intéressé à cette culture autrement que par sa musique (Alan Stivell, Tri Yann, les Ramoneurs de Menhirs) et un tout petit peu son histoire récente, et je dois avouer que c’est fascinant. Le Cúchulainn est un genre de super-héros, quasiment invincible, capable de te défoncer des armées entières en 2-2, il semble désintéressé, extrêmement fier, super arrogant, et violeur non aussi ? Je ne sais pas mais ça me travaille un peu quand même. Raciste ? Allez, calme, là. Homopho… (ta gueule)

Bon, ça se touche pas mal, mais ça n’a rien à envier aux mythologies grecques, romaines, égyptiennes, berbères, sumériennes, amérindiennes, etc. A ce propos, j’ai également découvert une série documentaire animée sur la mythologie grecque, ça s’appelle Les grands mythes. C’est calme, je verrais assez bien ce truc sur Arte. Trop calme et sérieux pour moi, cela dit, c’est super intéressant pour qui aime bien la mythologie. Trop calme, oui, car je m’endors (rêve pas je me réveille fissa quand c’est comme ça) devant ce genre de documentaire, et c’est dommage. Je suis très attentif jusqu’à ce que mon cerveau décide de s’éteindre, après environ 20 minutes. Ouais, comme devant un épisode de Derrick, j’y peux rien : des Derrick, des Arabesque, des Columbo, je m’en suis bouffé pas mal par procuration, ma mère est fan.

Se cultiver est une occupation saine, je pense. Mais la culture populaire, je n’ai jamais vraiment aimé, ou alors celles qui sont atypiques. Pourtant je m’en suis mangé de la typique, beaucoup, des tartines et des tartines, via la radio, la télévision, publicités, les cours de récréation aussi, etc. Par mes parents aussi (ex.  : The Beatles). Oui, mais toutes les cultures pop ne sont pas des cultures poop, mais y en a une grosse majorité. A l’image du « Fuck you I won’t do what you tell me » de Rage Against the Machine, je ne fais pas ce que dicte la mode, la culture pop, celle qui décide ce qui se met, ce qui s’écoute, ce qui se regarde, et aussi ce qui est dépassé, c’est saillant ma chérie, ces diamants sur le col de ta robe sont du plus bel effet ! Ah c’est du toc ? C’est super vulgaire en fait ton col, ça fait pétasse ! (avec le sourire STP)

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