L'invisible

Déméter est Cybèle

Ça fait deux nuits, deux jours autrement dit, que franchement, tout va un peu mieux. Chaque problème pris indépendamment a une solution, souvent elle est simple. Tous les problèmes pris en même temps démoralisent, découragent d’office, démotivent en force, dé-tout-ce-que-tu-veux-pourvu-que-ça-te-tire-vers-le-bas. L’inverse de l’élévation quoi, soit… Je sens que je vais rêver que je vole incessement sous peu mouarf ! Ouais je me fais marrer moi-même !

Je sais pas si tu te rends compte qu’en grandissant j’ai développé une haine terrible contre ce que j’aimais le plus au monde ?

Conscience : Qui me parle ?

Je ne sais pas qui te parle, enfin jusqu’à preuve du contraire c’est moi, là, j’agite les bras mais tu vois juste pas, madame la conscience aveugle !

Conscience : Monsieur !

Ouais bah Monsieur, Madame, la conscience, la conne sa science elle sort tout l’temps, alors sa mère ouais ! Et est-il nécessaire de préciser que je ne te parle pas, andouille ?

Conscience : OK.

Là j’ai juste envie de me faire remarquer un truc. Un simple truc. De me forcer à le considérer et le regarder longtemps alors que d’habitude je fuis. Depuis ma tendre enfance j’ai toujours et avec beaucoup de passion, aimé tendrement les individus de l’autre sexe. Ce sexe que j’ai goûté au départ du bout des lèvres mais à chaque fois que je pouvais j’embrassais les situations avec un max de sensualité : enfance ! Par la suite j’en ai tellement manqué – adolescence – qu’à chaque fois que ça a été possible je m’en suis gavé à mort, pendant les vacances par exemple. Et je me suis délecté de chaque chatte que je bouffais jusqu’à aller chercher le suc au plus profond – exploration. Mais à chaque fois que ce connard, là, mon coeur…

Coeur : Monsieur connard s’il vous plait !

Ouais, mais ta gueule, tu es un muscle inutile qui me maintient en vie bêtement, et à chaque fois que tu as été blessé, rien n’a guérit. Nan mais regarde toi, on dirait un mercenaire de la légion tellement t’as de plaies dégueulasses qui suppurent à force de s’infecter ! Et quand tu fais ça, quand tu te soignes pas parce que tu as décidé de ne pas te soigner, faire un peu comme si de rien n’était c’est ça le but ? Bref à chaque fois c’est l’être tout entier qui trinque, le résultat c’est un peu plus de haine ressassée, à chaque fois on déteste un peu plus, beaucoup plus, à la folie, on oublie « pas du tout » mais ce serait si reposant ! On déteste qui ? Mais l’autre sexe pardi. Là on a atteint un point de non-retour jusqu’à aller se reprogrammer le cerveau et projeter d’essayer des plaisirs interdits où la femme n’a pas forcément lieu d’être. j’apprends à me passer des femmes, la tendresse j’en ai rien à foutre. Mais la femme est-elle persona non gratta pour autant dans ma vie, dans mes envies de baise ? Oh que non. Et encore heureux.

Je vais m’en mettre plein la gueule, mais alors plein putain de merde ! A la sauvage, à la binge drinking.

Conscience : Pour changer…

Mais qui es-tu donc chère Déesse de la fertilité, de la Terre-Mère nourricière, de l’alternance entre les différents cycles de la vie, de la Terre cultivée ?

Conscience : Et allez ! C’est parti mon kiki !! délires grécos-romains…

Es-tu Déméter ? Doit-on t’appeler Cérès ? Ou encore Cybèle ? En tous cas, aux vues des sculptures, des tableaux etc., te représentant, toi qui représenta à ton tour le cycle de la vie et de la mort et le passage de l’époque de la simple cueillette de fruits, à celle de la culture des Terres grâce à Triptolème, un héros  (waow un héros ! C’est du genre de Cúchulainn ? ou plutôt Ulysse 31 ?) qui t’a beaucoup aidé, Déméter Cérès ou Cybèle, en transmettant la connaissance de l’agriculture aux hommes de partout dans le monde suite à ta décision, à la contemplation de ces sculptures superbes qui te montrent tantôt sévère, tantôt masculine dans toute ta beauté de femme, tantôt vulnérable , en compagnie sur diverses gravures qui ne sont que les journaux d’époque  ! Eh oui tu as décidé à un moment précis, que c’était le temps pour les hommes et les femmes terriens,  de passer de la sauvagerie à la civilisation, d’un statut de parasite à un statut de créateur, l’Homme avec Déméter, Cérès ou Cybèle change, il prend du galon, il évolue grandement, le passage à l’ère de l’agriculture est une époque essentielle pour le développement de l’humanité… Déméter, ou dois-je t’appeler Cybèle ? Tu as inspiré des artistes qui t’ont faite si belle, Cybèle… Alors, si belle est la statue de Cybèle, si belle est la statue de Cérès, et si belle est la statue de Déméter, que dis-je : les statues ! Et ta fille Perséphone ! Rien que ce nom suscite ma curiosité, quelle fille se cache derrière ces sons inhabituels, qui se cache derrière ce sourire franc ? Et derrière cette moue quand je bois ! Mais qui suis-je ? Elle est belle ta fille Déméter ! Je pense que je vais l’enlever et l’épouser. Qui est son père déjà ? C’est Zeus ce coquin ! Il a dû baiser toutes les Déesses, ses filles, ses petites filles, les nymphes, les océanides… D’ailleurs, une rumeur circule. Elle dit que Perséphone n’est pas de toi Déméter ! Que ce serait Styx la mère, qu’en dis tu ?

Styx est une océanide qui représente également aussi le fleuve éponyme, celui qui garde les Enfers, traversé par les Argonautes, par la barque de Charon qui en est le passeur. Tu sais Perséphone, ton avenir est écrit, tu aimeras Adonis entre deux aller-retours en enfer.

Au fait, ça y est, je sais qui je suis, qui te parle, ouais, aujourd’hui je suis…

Je suis Hadès et je règne en maître sur mon royaume magnifiquement laid, Les Enfers.

Où à l’instar d’Orphée qui va chercher Euridice, Déméter désespérée ira risquer sa vie pour retrouver sa fille. Enfin… à l’instar… c’est vite dit : on obtient de bien meilleurs résultats, on peut se permettre de marchander avec moi pour obtenir des compromis quand on est une Déesse. Déméter est Déesse avant d’être une mère, si tant est que Styx n’ait pas fricoté avec Zeus juste avant la naissance de la belle Perséphone – les océanides, les nymphes, certaines femelles humaines aussi, ont été souvent responsables de détournements sexuels de Dieux, les cochons ! Et elles sont belles les nymphes…

Putain là je vais prendre cher ! Une IM de 0.3 environ de Printoéçadinlagueule (une nouvelle drogue légale d’origine du Québec, demande à ton dealer médecin)… Je sens déjà la gerbe (de fleurs) arriver, mes oreilles résonnent (ou raisonnent), là je sens l’orgasme de cette belle merde. Çà me rappelle une époque, ça me rend bavard ce truc. Boire de l’eau. La gerbe de fleur ne reste pas généralement, elle part très vite, et faut vraiment y être allé comme un gros porc pour qu’elle se concrétise en véritable gerbe, en gros c’est une nausée assez forte, qui dure 5 minutes maximum, ensuite elle part comme elle était venue. L’ennui c’est que cette envie de vomir se calque sur la montée, En gros, elle en fait partie et si tu veux te foutre une vraie tarte (encore faut-il avoir du produit convenable), si tu doses ta trace, ta pipe ou ton shoot comme un bâtard, tu seras malade pendant quelques minutes, mais alors ensuite… hop !

La montée en IV est typique, aucun besoin d’en mettre beaucoup, le flash sera systématiquement grave et agréable. Mais arrivera toujours la gerbe, enfin l’envie de gerber qu’à l’époque on « faisait passer » en faisant des pompes. Une fois cette putain de nausée dépassée, ça laisse tout le loisir de profiter du court laps de temps qui reste sous l’effet du prod. Ces vagues de chaleur qui donnent envie de se foutre torse nu en hiver ! (attention aux rhumes et autres bronchites parce que si le corps ne sent pas qu’il tombe malade, il le fait quand même) C’est clairement pas THE produit miracle qui te fait résister à tout, microbes compris… Et non, désolé de casser des mythes.

J’ai chaud – retirer tee-shirt, je ruisselle à la Macron, ruissellement des hauts organes sur les organes les plus bas et pour finir la peau, etc. Tiens :  les poils. Si on compare le corps à la société, un poil représente relativement bien un individu revendicatif, s’il va dans le sens de tous les autres, c’est harmonieux, comme s’ils étaient coiffés; rangés par deux dans le calme ! Dès qu’il se rebelle le oilp’, on ne voit plus que lui et ses rares confrères rebelles ! Rebelle-toi camarade !

Les cheveux sont sans doute plus représentatifs des individus que les poils, toujours si on compare le corps à la société française (au moins), ou à toute société se basant sur des règles libérales et/ou capitalistes pour fonctionner. Les veuchs, on les coupe, on en réduit la taille, on les formatte à la même longueur. Faut pas qu’ils prennent trop de place. Dans les écoles de la République on restreint l’imagination des enfants et on leur insère à coup de torture qui n’en porte pas le nom, le par coeur. Inutile excepté pour les poèmes, le théâtre, la comédie. Selon moi, apprendre un texte qu’on a rédigé soi-même est bien plus intéressant. Apprendre les textes des autres, c’est du niveau de l’idôlatrie ou quoi ? 

Conscience : T’en es là… Soit. Et tu te prends pour Hadès ? Mouaha… hmmm. Désolé. Cela dit c’est une bonne méthode pour élargir son imagination d’entrer dans la peau d’un personnage. Sachant qu’ici nous sommes les rois, que jamais nous ne confondrons notre identité réelle (celle du grand con avec son clavier sur les genoux) avec celle d’un autre, encore moins celles de Dieux mythologiques, on est en 2019 et clairement pas dans l’Antiquité, nous ne risquons pas de faire un AVC suite à une identification trop intensive sur des choses qui n’existent pas…

Schizophrénie…

Conscience : Schizophrénie oui. Entre autres choses.

A ce propos as-tu vu ce film de ouf avec ce mec qui a des dizaines de personnalités qui se succèdent…

Conscience : Split. Et c’est pas n’importe quel réalisateur qui a fait ça, c’est M. Night Shyamalan. Et oui, rappelle-toi, on l’a regardé ensemble.

J’aime bien les films où les héros sont des psychopathes. J’ai commencé à regarder une série qui s’appelle The end of the f***ing world, j’aime beaucoup le principe. Un adolescent (17) qui n’a qu’une envie : saigner la nana qui s’amourache de lui, et lui se découvre petit à petit des attraits pour elle tandis qu’elle a de plus en plus peur de lui. Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis… Et le Gus de ne jamais se détourner de son projet initial sanglant, quand même faut pas déconner ! Ça lui irait si bien de saigner de partout à cette euuuh… Cette… Cette meuf… On dirait pas un psychopathe. Quand il lui sauve la vie en saignant le porc qui est en train de tenter de la violer, est-ce pour se réserver l’exclusivité de la tuer ou parce qu’il tient à elle ? Elle lui appartiendrait ? Ou alors est-ce par amour ?

Déméter ? Tu m’entends ? Est-ce qu’on peut tuer par amour ?

Conscience : Elle te répondra pas. Elle ne parle pas, ou alors vraiment rarement. Tu sais, les mythologies varient selon celui qui les raconta. Ovide ne donne pas les mêmes détails lorsqu’il parle de ces  histoires, que Homère par exemple. Bref… Allez vas-y, t’es défoncé, tu l’attendais celle-là hein ? Fébrile… Pendant plusieurs jours à rien foutre d’autre que dormir, bouffer, fumer, comater devant séries et films, branlettes évidemment parce que c’est de l’hygiène à ce niveau. D’ailleurs il est bien ce plug ? Expériences expériences… Rien foutre d’autre qu’attendre sagement.

Quoi ? Quel plug ? Je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis mon cul ça regarde que moi ce que je fous dedans, supprime ça par pitié…

Conscience : De quoi t’as peur ? Les gens qui te connaissent pas et qui visitent le blog ne savent pas qui tu es, et ceux qui te connaissent se fichent bien que tu tentes de te faire des orgasmes prostatiques… N’empêche que ça multiplie le plaisir de l’éjaculation, de l’orgasme et là ça ressemble vraiment à un orgasme… Solitaire mais d’envergure.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Conscience : Regarde, la porno t’a ouvert à des plaisirs dont tu ne te doutais pas l’existence, tu fantasmes sur des actes précis, qu’il faut que tu réalises. Une fois que tu les a réalisés ils perdent l’intérêt qu’ils avaient.

Pourquoi tu dis « la » porno ? Tout le monde dit « le »…

Conscience : Parce que personne ne s’est donné la peine de réfléchir, c’est LA pornographie abruti, donc c’est la porno.

Ah ouais, pas con… Et moi qui commençais à croire que tu personnalisais la pornographie avec un visage de femme, j’ai vraiment l’esprit mal tourné. A la réflexion c’est même te considérer comme une grosse merde, jamais de la vie on irait faire un truc aussi tordu !

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