Auto-Psychologie

Hypersomnie

J’ai pas l’intention d’arrêter. Aucune. Je suis totalement résigné à ma condition, à ce que je vis sans avoir le choix de le vivre, le chaos. Parce que c’est une forme de chaos. Pour ne pas y penser il y a le sommeil. En ce moment j’en abuse, je ne suis plus insomniaque, je deviens hypersomniaque. J’ai changé deux trois détails chez moi pour améliorer mon sommeil, améliorer mon confort ce qui améliore par extension les possibilités de détente que j’ai dans ce lieu. Il manque quelques tentures (que je dois d’abord passer à la machine) et ce sera un total-safe-sleeping.

Un autre détail m’aide à dormir, quand j’ai eu la crève, j’ai dû changer mes habitudes de fumeur, en ce moment je ne fume que des joints (mais joint sur joint), avant je ne fumais que des bangs, beaucoup de bangs. Je pense que mon corps s’est déshabitué d’une manière ou d’une autre et que du coup les pétards me font davantage d’effet.

Y a plein de moyens de dormir, je pourrais aussi prendre des calmants, des neuroleptiques, des anxiolytiques, etc. Mais j’en veux surtout pas. Ouais je sais, ils seraient des béquilles. Je n’ai jamais considéré vouloir une autre béquille que la came. Dans les faits c’est pas vraiment vrai, y a l’autre béquille, soi-disant plus saine là, j’ai pas envie de la citer tellement elle me paraît pathétique maintenant, ce n’est plus mon but et cette considération sur le fait qu’elle est « saine » est totalement discutable. Là-dedans, il y a de la dépendance affective, et je doute qu’une association intime, aussi motivante soit-elle pour affronter le quotidien, si elle comporte de la dépendance affective, ait un avenir.

Non, je ne l’ai pas nommée cette béquille, n’importe qui de suffisamment cohérent peut comprendre de quoi je parle. La substitution suprême qui peut te guérir de toutes tes addictions, en les remplaçant… Quelle misère. Il faut toujours que le vide soit rempli par quelque chose, on ne peut pas laisser vide le vide. Et moi je me sens vidé et visé dangereusement par je ne sais quoi. Qu’est-ce qui va venir se lover là-dedans, dans ce vide, sur ce terrain accidenté ? Si je pouvais contrôler ça, je dirai : dormir 24/24. D’ailleurs je termine mon pétard et je retourne au lit, ce n’était qu’une interlude.
Je me lèverai grand max à 10h, j’ai des trucs à faire.

Nan, parce que c’est pas fini, ce remodelage de ma vie est perpétuel, mais le réagencement d’une pièce en vue de la rendre plus agréable à vivre a, lui, une fin. Ce (je hais ce mot) relooking (à prononcer version folle) a effectivement un début et une fin. Et c’est pas fini. Cela dit, j’aurais aimé mettre des photos ou vidéos, mais ce blog se doit de rester anonyme, au moins en apparences, j’insiste sur le fait de l’apparence, quelques connaissances en piratage, ou si on est flic et qu’on a une commission rogatoire de mes couilles, on remonte à mon identité facile, c’est à la discrétion de wordpress aussi. Si j’étais quelqu’un d’important, ou un criminel, il y aurait un risque, mais ce n’est pas le cas, je suis (ouf) personne ce qui fait que je peux apprécier cet anonymat dans sa totalité. Il est pour tout le monde, et pour personne. Pour moi.

Je ne veux pas aller plus loin, en fait ce soi-disant anonymat me permet de dire tout ce que je veux, sans jamais me demander si untel va me juger comme ceci. Y a beaucoup de sujets que je n’aborderais pas si le blog n’était pas ce type de blog. On peut trouver ça un peu hypocrite, et on aura probablement raison, personne n’est parfait. Et je m’en foutrais royalement si c’était le cas. Ça m’empêchera pas de mal respirer la nuit. Ça m’empêchera pas de crever à petits feux. Ces jugements vont m’aider ? Bah nan. Donc aucun intérêt, même de les évaluer.

Pourtant parfois je pratique l’autocensure. Quand je me réveille et que je trouve des publications que j’ai faites, trop pathétiques. Donc, je ne peux pas tout dire. Car il est tout de même important que cet espace reste safe pour moi, il faut que j’ai envie d’y écrire, et si y a trop de choses pathétiques, larmoyantes, dégoulinantes d’émotions et de sensiblerie… euh je suis pas en train de décrire précisément ce blog là ? Bon, on va se contenter de pathétiques et je finis ma phrase. Je reprends :

Si ici je mets trop de choses pathétiques, je n’aurais plus envie d’y retourner et d’y écrire.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s