Communication Non Violente

Débriefing

Conscience : Pourquoi tant de haine ?

Ego : J’aime pas l’injustice. J’aime pas me faire embrouiller pour rien. Et surtout, dernier détail, je n’aime pas qu’on abuse avec mon chien. Le corriger une fois, sur le coup, OK. Dans une situation où il agresserait un autre chien plus petit qui peut pas se défendre et que je ne l’aurais pas vu faire. Mais insister, appliquer ses méthodes brutales et violentes, plus de temps qu’une seule seconde, c’est non.

Conscience : Mais tu sais bien que ce n’était qu’un prétexte pour t’embrouiller ? Tu le sais au moins.

Ego : Ouais, mais j’avais envie de lui accorder le bénéfice du doute, c’est pour ça que quand il est revenu je l’ai appelé, j’avais envie de parler avec lui, pas de m’embrouiller avec lui. Fallait s’asseoir et discuter. Mais il a refusé en me menaçant, genre « toi… nanani », alors je lui ai dit d’aller se faire foutre.

Conscience : Et tu penses que c’est bien ?

Ego : Non, mais c’est sorti tout seul, fallait que je marque le coup. Et puis j’avais le sentiment réel de vivre une injustice, une vengeance par procuration d’un connard qui voulait s’attribuer la gloire d’avoir tapé le grabataire pour son pote. Le grabataire qui vit un truc en ce moment que ce môme est loin de se douter.

Conscience : Y a pas que pour ça que tu lui en veux.

Ego : Non, effectivement. Quand il est revenu après l’invective, j’ai vu un coup partir, je l’ai imaginé, ne voulant pas foutre la merde dans la teuf en me battant, j’ai fait mine de me protéger le haut du corps. Tout le monde a vu ça, et tout le monde m’a pris pour ce qu’ils appellent « un faible ».

Conscience : Tu utilises ce type d’appellation toi ?

Ego : Bah non, enfin j’aime la fable du chêne et du roseau, ceux qu’on prend pour des faibles plient, les forts cassent, je vais pas refaire la conclusion ? C’est La Fontaine, une référence.

Conscience : Bah alors ?

Ego : Bah tous ces fils de putes…

Conscience : Un peu de respect pour les TDS. Elles t’ont rien fait.

Ego : Ok. Bah tous ces cons, eux, les ont, ces valeurs de merde. Ils les cultivent. C’est la loi du plus fort, du plus con, c’est le plus malin qui est le plus fort, c’est la compétition, des compétitions de coqs, c’est de la merde.

Conscience : T’en as vraiment quelque chose à foutre de ce que pensent de toi tous ces gens ?

Ego : Non.

Conscience : Et l’autre petit con ?

Ego : Idem.

Conscience : Problème résolu.

Ego : Bah non, pas problème résolu, y a que les montagnes qui se rencontrent pas et franchement j’ai une de ces envies de le…

Conscience : Hop ! hop ! hop ! Ne dis pas quelque chose que tu vas regretter.

Ego : Mais putain de merde j’obtiendrai jamais réparation alors ?

Conscience : C’est si important que ça ?

Ego : A vrai dire j’en sais rien.

Conscience : Penses-y un peu. Pose-toi la question, ça va changer quoi ? Si il t’attaque, tu te défends et c’est tout, tu lui colle ce que t’as dans la poche dans la gueule et c’est marre… Mais tant qu’il te cherche pas de noises, tu le laisses.

Ego : J’essaierai.