Auto-Psychologie

Illusion alcoolique

Juste pour dire, là j’ai l’impression de m’être envoyé 3 bières, j’en suis à presque 3 litres. Le dire.

Le verbaliser afin de bien enregistrer l’information. Ces derniers temps, ma conscience des choses a pris de l’ampleur. C’est sans aucun doute dû en partie, à défaut de dire grâce, aux petits dialogues [Catégorie CNV] qui visent à bien faire la distinction entre ce qui est teinté d’émotions, du niveau de l’ego, et ce qui est raisonnable. L’émotion versus la raison.

Ces derniers temps, je grille littéralement, tandis qu’elles surviennent, des stratégies, habitudes super néfastes, normalement elles sont vachement prises au sérieux, sauf qu’en ce moment, parfois, j’arrive à les voir avant qu’elles n’aient un réel effet. Et je peux ainsi les contrer, via différentes autres stratégies : la moquerie, l’autodérision (mais t’es grave mec, faut te faire soigner, t’as vu comment ton cerveau a essayé de prendre la tangente vers la déprime sévère là ?). La déprime c’est quasi systématique sous tise, chez moi, arrivé à un stade.

Et pourtant, c’est étonnant de s’observer avec une partie de soi non engagée dans la situation, de s’observer et de se voir vouloir quand même vivre ce moment de déprime totalement induit par un produit, une ambiance musicale tristounette, des pensées victimisantes, suicidaires, vouloir quand même voir tout en noir. Et finir par y céder, et le faire : mettre Saez ou Mano Solo, ou des trucs nostalgiques, et commencer à se répandre en larmes.

On dit que ça fait du bien de pleurer, je dis que ça vide, mais s’il est une chose également vraie, c’est que les larmes de tise sont des larmes de crocodile. Elles ne lavent pas. On se sent mieux après avoir pleuré, pas quand on a pleuré bourré. Je devrais dire « je » plus que « on » ; bien que « on » se prête très bien au jeu d’assumer qu’il fait tout ça, et « je » s’y prête déjà beaucoup moins, je l’avoue.

Les larmes lavent. Oui. Quand elles sont vraies. Et c’est quand qu’elles sont vraies ? Bon, faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit : elle peuvent l’être, vraies, sous tise, les larmes. Avoir bu n’exclue pas la possibilité qu’on vienne de vivre quelque chose de difficile. Donc elles peuvent aussi laver si on est bourré. Ce sont des cas spéciaux, on va dire.

Les larmes lavent les yeux de manière concrète, et elles lavent l’âme aussi. Oh… Allez, je dis l’âme c’est pour être un chouilla romantique, je pourrais dire le corps, l’esprit, la tête, mais pas le coeur… Hélas, le coeur, lui, il les vit les larmes. Il envoie à l’ego des signaux violents, et l’ego tique… s’habille en noir et se maquille pour cacher ses yeux.

Bon, heu… Les gothiques, fallait que je la fasse, vraiment désolé. Je le ferai plus c’est juré sur la vie de mon bang. Lequel ? Joker !

Je fais ce que je veux

X-Sexuel

Article plus épinglé sa mère

J’ai pas envie d’entrer dans une case.

L’homosexualité.. L’image a un rapport, y a que moi qui le vois, c’est juste ça. (non je porte plus la crête)

Je suis pas homosexuel, et je suis pas hétéro. Mais je refuse d’entrer dans une case. Je suppose qu’ils ont tout prévu, ils ont même prévu un nom générique pour les gens comme moi qui refusent d’être appelé comme ceci ou cela, histoire tu sais, de les pécho quand même avec leur lasso on-veut-savoir-qui-tu-désires. Une variante avec on-veut-savoir-qui-tu-aimes/baises.

Quand j’entends les copains, les copines, cracher sur la gueule des homos, des rares qu’il y a ici, par chez moi, j’ai pas envie d’en parler. Qu’est-ce que vous allez dire dans mon dos ? Vous si parfaits…

D’ailleurs je dis pédé, mais sans méchanceté, c’est pas péjoratif dans ma bouche : dep, pédé, homo, pour moi c’est idem, et j’ai rien contre. C’est vrai qu’avant j’employais d’autres mots, eux, méchants, pour qualifier l’homosexualité, mais ça c’était avant et j’évite simplement maintenant. On évolue.

A ma décharge je l’ai déjà dit ici (si lecture, lire au delà du 1er paragraphe SVP, pas d’excuse c’est super court), j’ai grandi en banlieue parisienne et j’ai dû me protéger, étouffer mon hypersensibilité au milieu de requins tous plus virils les uns que les autres. J’ai choisi le masque punk à chien shooté, à partir de là on m’a foutu la paix, surtout que je sortais mes seringues usagées parfois dans les transports, ça calme. Si des mecs cherchent une victime, ils en choisiront une de préférence qui risque pas de leur refiler une maladie en les transperçant, même à travers leur cuir Redskin, avec une grosse pompe de 2CC dégueulasse pleine de vieux sang crado sertie d’une immense pointe de 3cm, que je gardais sur moi à cet effet. Je suis gentil mais faut pas me chercher, c’était le message affiché sur ma gueule en permanence à l’époque.

Dans la musique que j’écoutais ça crachait sur les pédés, autour de moi partout, ça crachait sur les pédés. L’homophobie était de mise sans quoi on te soupçonnait direct d’en être… Et si t’en étais, fallait te préparer à l’enfer. Aaaah la banlieue… Souvenirs souvenirs.

Ça gave tout ça, pas pouvoir assumer ce qu’on est. Pas pouvoir parler librement, j’ai fait de ma vie un truc assumé, même les pointes que je me colle dans le muscle du cul en IM elles sont assumées ! Alors pourquoi pas ça ? Mystère.

Communication Non Violente

So heavy

Ego : Je veux ! Je veux ! Je veux !

Conscience : Tu veux quoi ?

Ego : Je veux !

Conscience : D’accord, mais encore ?

Ego : Je la veux !

Conscience : Aaaah pour changer… Tu la veux.

Ego : Oui je la veux. Je veux ! Je veux ! Je veux !

Conscience : On dirait un enfant gâté…

Ego : Normal je suis l’enfant-moi

Conscience : Ah ça te plaît, hein ? De jouer les gamins !

Ego :

Conscience :

Ego : Je t’ai cloué le bec !

Conscience : C’est moi qui t’ai cloué ton bec ! Enfin, si ça te fait plaisir de penser que tu m’as cloué le bec, soit.

Ego : Nananananèreuuu !

Conscience : Sale gosse !

Ego : Gnark gnark gnark !