Auto-Psychologie, Communication Non Violente, Littérature, Quotidien alternatif, Quotidien monotone

L'héro des temps modernes

Ce matin je me suis levé avec Les copains d’abord dans la tête, pourtant je l’ai même pas écoutée hier, mais c’est cool. J’aime bien cette chanson. Quoi qu’elle génère systématiquement des naissances d’émotions fortes, et parfois les paroles se noient dans un larmoiement de merde, bien pourri, genre voix chevrotante tu sais, le truc vraiment moche : le vieillard qui chiale.

Oh ça va j’ai juste dit « naissance » parce que ces trucs là qui remontent, pas question de les laisser faire, ils ne remontent finalement pas bien haut et le temps d’une petite fraction de seconde, pas de quoi en faire tout un plat.

C’était pas des anges non plus, l’Évangile ils l’avaient pas lu mais ils s’aimaient toutes voiles dehors.

Les copains d’abord

Pas des amis de luxe, j’encule les amis de luxe. J’en ai eu, alors je sais ce que c’est. Moi j’aime les gens qui ne demandent jamais rien à personne – pour qui me connait vraiment, par ex. dans mon tabac on se sert, modérément, mais on me demande pas tout le temps, ça me CASSE LES COUILLES de toujours voir les mêmes rituels de taxation, à un moment faut se détendre et savoir qui on a en face, et s’il abuse trop (ou trop tôt) de la pompe à générosité il dégage sans ménagement de mon entourage quitte à ce que ce soit moi qui parte – ceux qui n’attendent rien d’autre de toi que tu sois toi-même, et prennent du temps pour le découvrir, qui se foutent de ton passé mais qui connaissent ta date de naissance (honte à moi je ne retiens aucune date de naissance) alors à eux je donne tout. Y a des tests à passer avant mais une fois que je suis accroché à quelqu’un, si c’est pas à vie, ce sera une déchirure terrible quand mon amitié cessera pour une raison ou autre. On ne veut pas perdre quelque chose à quoi on tient vraiment.

Chaque déchirure reste. Suppure et s’infecte. C’est peut-être ça une « gueule cassée »… J’en ai entendu plusieurs, des nanas, me dire « j’aime bien les gueules cassées » et je me suis toujours demandé à quoi elles faisaient allusion. C’est peut-être ça ? Des gens pleins de blessures qui se sont infectées ? On saura pas. En tous cas pour elles, je devais en être une. Charmant. Et moi qui me croyais encore beau et plein de charme ! Merde alors !

J’ai faim bordel ! Faut que j’aille sortir les poubelles, acheter du pain, bref faut que la journée, disons extérieure, commence. J’ai pas trop envie de voir des gueules, cassées ou pas cassées, ni masculines avec yeux froncés, ni féminines avec sourire en prime (ni l’inverse), là tout de suite. Mais faut bien. Bon, et puis j’ai enfin lancé une putain de machine vu que ça fait deux semaines que j’ai plus de sous-vêtements et que je joue à l’adolescent crasseux.

L’organisation ça n’a jamais été mon fort, enfin bon y en a un qui aimerait bien que je passe outre toutes ces considérations et pis que je bouge un peu mon cul. Attends, je finis mon café, la fenêtre est grande ouverte du coup il peut circuler, goûter l’air un petit peu avant de le savourer finalement. Quand je pense qu’il y a des chats qui ne sortent jamais d’un appartement bien trop en hauteur pour eux, ils ne voient jamais la lumière du jour moyennant une organisation bien chiadée de la part de l’humain distributeur de bouffe, l’accompagnant accessoirement : litière mon cul, ça pue à mort, je rentre pas chez toi. Moi j’ai honte quand je sens que ça pue chez moi. Et même si je n’y fais entrer que des personnes archi-triées sur le volet (genre 2-3 et la famille), et que du coup ces personnes me connaissent, quand elles passent je n’ai aucune envie qu’elles soient envahies par l’odeur, telle par exemple que celle que j’ai senti cette nuit sans comprendre d’où elle venait, pas le courage de me relever. C’était parce que la veille j’avais collé des sacs poubelles à sortir plus tard, à cuire au-dessus du radiateur, cruelle épopée…

Y a quelques temps, une personne que j’aime beaucoup mais pour qui je dois être devenu un peu toxique – depuis le coup de fil sous ké…- m’a fait découvrir Odezenne. C’est spécial, juste assez dérangeant pour que je m’identifie à quelque chose là-dedans. Quoi ? Je sais pas. Le(s) chanteur(s) ? Je ne pense pas. Pas les personnes. Juste ce son. Ces paroles à la fois simples et dures. Les mots sont durs des fois. Bande de salauds de mots !

J’ramène ma fraise là où c’est triste…

J’achète plus de CDs mais que des vinyles, en fait je n’aime simplement pas le format du disque compact. On a observé une hausse des prix des disques quand on est passé au CD. C’était un prétexte pour vendre plus cher des choses qui en valent moins, ces produits de consommation. Moi je vois ça plus comme de la collection, je collectionne des trucs que j’aime uniquement. Donc super sélective la collection, je ne suis donc pas à proprement parler un collectionneur. C’est vraiment une toute petite partie de ce qui se fait que j’aime. Et d’ailleurs, comment en vient-on à aimer des musiques plus que d’autres ? En se créant des souvenirs dessus. Seulement en faisant ça on peut en venir à détester un morceau, à ne plus pouvoir jamais l’écouter alors qu’on l’aimait. Tout souvenir ne contient pas seulement de bonnes choses.

J’ai arrêté la kétamine, ouais, ça commence à faire quelques semaines. J’ai fait deux trois surdoses traumatisantes. Peuh ! Traumatisantes mon cul… J’ai été enchanté par les voyages mystiques que j’ai fait au départ, j’ai voulu les revivre jusqu’à les vider de leur sens, cherchant quelque chose de parti depuis longtemps, jusqu’à ce qu’ils deviennent récréatifs sans plus une once de spirituel ou d’automédication. Mais de toutes façons, j’ai arrêté. Par contre j’emmerde toujours ouvertement et à mort, la morale, les cons qui prennent la mouche pour une abeille, et moi-même je la prends trop vite pour une conne qui me fait tourner en bourrique. Bref je reste le même – Y A PAS.

Donc la kétamine, c’est pas pour moi. Comme j’aime pas le LSD (excepté seul, quoique non plus), que l’héro me provoque des démangeaisons incroyables au point de me gratter au sang, que le speed m’empêche de dormir plusieurs jours après la dernière prise, que l’alcool me rend très con et insupportable et malade et ultra-désagréable le lendemain, que la MDMA (et donc les tatas) m’empêche de bander et de pisser (le speed aussi un peu) qu’est-ce qui me reste ? Le shit ? Haha ! Ouais. Alors quoi ? Nan mais franchement on peut partir loin avec le shit en le mangeant par exemple, mais v’là les quantités qu’il faut se taper ! ça devient énorme en terme de finances… Et puis le cannabis c’est déjà une béquille quotidienne. Je pouvais m’en passer, je pourrais m’en passer, mais ça me ferait chier quand même.

C’est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler…

Bon faut que j’y aille, j’ai des rognons à éplucher. Et des piafs à remplumer. TCHAO

 

5 minutes passent, tandis que quelques Inuits trépassent, quand…

 

Con science : Bah… T’es pas parti ?

Et go : Nan !

CS : Qu’est-ce qui se passe ?

EG : Ça te regarde pas alors ferme ta gueule, retourne pioncer comme d’habitude, salope.

CS : Ça fait déjà plusieurs fois que je te dis que je suis un Un, et pas une Une. Salaud, si tu veux, mais pas salope !

EG : Va te faire mettre salope.

CS : Toi tu sais jouer au con hein ?

EG : Mieux que toi, on dirait…

CS : Et sinon tu sais faire d’autres choses ?

EG : Et sinon tu sais faire autre chose ?

CS : Oh putain ! Là on est pas sortis de l’auberge !

EG : Nananana… Sortis de l’auberge…

CS : …

EG : …

CS : Essai, 1, 2, 3, 4

EG : Assez, 1, 2, 3, 4

CS : Je suis un gros bouffon…

EG : Ta gueule ! Attends je reviens…

CS : ...mais qu’est ce qu’il fout ce con…?

EG : …halète… se rassoit…

CS : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Je viens de croiser le voisin, à cause du chien qui veut sociabiliser, mais la copine du voisin se méfie un peu du coup c’est des entrevues assez cocasses, genre de rencontre du 13e type. Ça m’a bouffé de l’énergie, en fait ça m’a pompé toute mon énergie disponible. En plus j’avais pas mon sourire sur moi parce que j’ai mangé un truc tout à l’heure du coup et j’ai oublié de le remettre, j’ai dû sauter dehors pour récupérer le clebs, du coup blabla, et vas-y pas qu’il faut que je fasse des grimaces comme un Flamand pour bien prononcer certaines lettres comme les F…

Je supporte plus les gens, je ne les déteste pas, je n’ai rien contre eux (mes voisins), je sais que si ça se trouve ils jugent pas, et quand bien même, j’en n’aurais rien à foutre, un peu d’autodérision et d’humilité ! Que Diable ! C’est juste que j’ai pas envie qu’on me voie au plus mal de ma forme, comme ça. C’est pas beau. Alors je ressens encore plus ce besoin de m’isoler que je combats (pas toujours) en ouvrant les volets par exemple, alors que j’ai un vis-à-vis direct sur l’appart d’en face.

Ils sont pas du tout désagréables ces gens en plus. Ils sont tous super bien coiffés, sentent bon, bossent tous, ce sont des éléments actifs de la société ! C’est eux qui financent le RSA et l’AAH, et d’autres trucs, je devrais être reconnaissant… Mais ça de base, je ne peux pas… Désolé. Ils représentent tout ce que je déteste dans les rouages de cette société. J’insiste bien, individuellement, je n’ai rien du tout contre aucune de ces personnes. Je n’ai aucune raison d’avoir quoi que ce soit à l’égard de ces gens, charmants outre mesure.

C’est vrai qu’ils ressemblent à des amateurs de discothèques ou de cinémas, ou je ne sais quoi, concerts plein les yeux son et lumière, comme divertissements. Toujours tout beaux, tout bien habillés. Mais ça c’est encore un jugement, et possiblement à l’emporte-pièce. Ou pas…

Ou pas, car s’il faut c’est des consultants embauchés deux ans pour la gestion d’une entreprise en faillite, pour savoir qui sont les 80% d’ouvriers dont il faut se débarrasser et faire un plan de restructuration avec remplacement de postes par des machine… On ne sait pas… Au début je me suis dit qu’ils avaient des gueules de keufs même, et puis franchement cette supposition s’est très vite évanouie dans la nature. Je suis libre chez moi et je peux me shooter le volet ouvert (pas la fenêtre quand même, les flics peuvent AUSSI passer) sans prendre le risque de voir quelqu’un m’espionner. De ce côté ils me foutent une paix royale, je dois avouer.

Eh… Tu sais ce que c’est un emporte-pièces [Wiki] ? Un genre de gros massicot pour découper des formes dans des matières solides. Alors ça coupe, SCHLAK ! Dans le vif.

Un jugement à l’emporte-pièces est donc un jugement tranché dans le vif. Un peu hâtif.

Bon. Il me faut des piles rechargeables. L’ennui c’est que je ne sais pas si les chargeurs sont standards, et ces piles normalement ne quittent pas l’appareil. Généralement on n’est pas emmerdé avec ce souci puisque l’appareil en question se plante direct dans un réceptacle qui recharge les batteries. Va falloir que je réfléchisse et franchement pour ce genre de trucs, ça me gave un peu d’aller au charbon, c’est compliqué bordel. Faut que j’étende la lessive, ça au moins je peux faire, c’est pas de l’eau de vaisselle amère à boire. Pas la mer à bibiner.

Je sais, ce passage était chiant au possible, voilà pourquoi j’y ai mis un peu de poésie espiègle au bout. Histoire de noyer encore un poisson, ou un crustacé, enfin un truc qui peut pas se noyer. Excepté dans l’eau bouillante. Note pour plus tard, penser à faire bouillir l’eau du bain et le bébé avec, faut bien purifier les choses ! Tchao petit bébé, tu peux maintenant fondre et couler au fond de la baignoire maudite. Ensuite un coup de jet pour nettoyer les bord des petits bouts de cervelle qui mettent toujours plus de temps à se dissoudre… Aaah les joies de l’acide ! Au fait, elle est faite en quoi ta baignoire ? Oups… Attends j’reviens.

LA BAIGNOIR MA TUER

Tels sont les mots que pourra affirmer l’enveloppe de ta vie suivante. Suivante, mais pas dans le temps. Faut arrêter de fantasmer qu’une fois mort, on renait dans la peau d’une personne née à ce moment chronologique précis, ou à quelques minutes de décalage. Tels seront les mots écrits à la va-vite par le bébé juste avant que ses derniers instants ne s’écoulassent lentement dans l’agonie la plus totale, et les cris les plus horribles. Ils bullent tandis que les cordes vocales se désagrègent, et finissent dans des gargouillis qui feraient même frisonner Léon-Himself. Léon, nettoyeur. Protecteur de la plante et de l’orpheline. Orpheline qui tuera aussi, et sans problème.

Je suis en train de devenir asocial. A ce niveau c’est même antisocial. Quelle différence y a-t-il entre asocial et antisocial ? Quelle différence y a-t-il entre apathique et antipathique ? Le préfixe a- exprime une soustraction non ? La soustraction de quelque chose, le manque de cette chose, un rejet de cette chose ? Non, ça c’est anti- et anti- montre une volonté réelle de soustraire une chose à son comportement. Son comportement quand on parle d’un comportement. Lorsqu’on est anti- quelque chose on peut l’être avec passion, conviction. Antiraciste.

Antisocial tu perds ton sang froid !

Devine !

Un petit coup d’oeil chez ceux qui savent plus tard en 2-2. Le préfixe a- vient du grec et signifie pas, ou sans. Une soustraction donc, ou l’absence d’une chose. Apatride. Et ils prennent l’exemple du mot asocial. Le mec qui participe pas à la vie sociale. C’est moi tout craché ça !

Quant à l’apathie, toujours selon les mêmes qui savent (je parle d’un site en W, là je m’emmerde pas et j’ai pas mes bouquins sous la main) c’est l’indifférence aux émotions. Je me contenterai de ça. L’apathique est un peu un sociopathe. Indifférent à la sensibilité d’autrui. C’est dangereux ça. Ça peut donner des êtres égoïstes au plus haut point, et cruels. On se rapproche du portrait du pervers narcissique là. Ouais.

Capillotracté, encore un mot génial, et qui existe pour nos académiciens. Ajouté dans le dico y a pas si longtemps d’ailleurs. Je le trouve beau ce mot. C’est un mot agréable à prononcer : ca-pi-llo-tra-cté, faut même réfléchir une seconde avant de pouvoir traduire, jusqu’à ce qu’on ne te la fasse plus et qu’au moindres premières syllabes tu saches que c’est un super jeu de mots, qui fait prendre toute sa signification à une expression. Tiré par les cheveux. C’est génial… Vraiment.

C’est d’une beauté terrible, tu sais le genre qui te griffe la gueule quand tu la vois, quand elle se révèle à toi dans toute sa splendeur, elle te transperce comme un éclair béatifiant. Et tu te retrouves la gueule par terre, des larmes dans les yeux, la bouche ouverte, à plus savoir quoi dire. Contemplatif. Ébloui.

Et Blue y va au marché… tu me manques un peu Blue, t’façon j’ai ton numéro de téléphone, des fois je t’appelles ça t’étonne toujours… C’est toujours à des moments totalement débridés et sous le coup de l’impulsion… Je te fais plonger dans ma réalité quelques instants, dans la rue, en voyage, à l’aventure… Y en a des gens que je peux appeler comme ça, parfois ça ne décroche pas, c’est le destin. A la fin, quand on raccroche, tu pourrais te dire : « eh bah lui… il arrêtera jamais… » mais c’est pas ce que tu penses et c’est aussi pour ça que je t’appelles, parce que tu sais un peu ce que je vis.

J’ai des envies de tiser mais faut vraiment que je calme un peu le jeu avec ça. J’ai marché sur un tesson de bouteille y a deux nuits, parce que j’avais pété une bouteille sur le radiateur en la jetant en direction de la fenêtre, et même pas sans faire exprès. Sacré bougre ! Ca fait mal le tesson, mais ça je le savais déjà, j’ai chuté sur un de ces trucs une fois, dans les ktas, ça m’a ouvert la main bien comme il faut. C’est là que j’ai eu la confirmation que le Dinintel faisait aussi antidouleur en plus de l’effet stimulant.

Ça va surtout que c’était que moi qui me suis ouvert le pied, et pas mon chien. Je suis un sale con. Je ne veux faire de mal à personne, je veux juste qu’on me prenne pas pour un con putain de merde. Et dans mon entourage y en a qui le font ou qui l’ont fait et qui se pavanent, et ça me rend fou. Fou méchant.

Quand on mélange les sauces, ça fait des nouvelles sauces. C’est comme avec la beuh, quand on croise les souches ça fait des nouvelles souches. Bon avec les sauces y a des proportions, tandis qu’avec la beuh c’est dans un joyeux batifolage bourré de chaos mais aussi d’harmonie dans le chaos, que les nouvelles générations de graines se créent. Ça va moins vite qu’avec les sauces aussi. Mais par contre comme avec les sauces, parfois le résultat est chelou, on ne s’attendait pas à ce goût étrange et nouveau… Mais souvent aussi, passé la surprise de la découverte, on se prend à apprécier ce goût, bouchées & taffes, après bouchées, ou, et, ou ou et, et ou ou et et, taffes.

Comment ça « ou, et, ou ou et, et ou ou et et  » ?
Attends… J’explique :

Ca veut dire :

— soit ou,
— soit et,
— soit ou, ou bien et,
— et soit ou + et

Mais putain !! C’est de la logique ! Y a rien de plus con, suffit de lire dans l’ordre indiqué. Non ? Non… Oui c’est vrai, non. C’est même tiré parcapillotracté… Et pardon…

Si j’ai le choix entre Marche ou Crève, je choisis la marche. Je me suis toujours battu, j’ai toujours été suspect d’office alors que franchement mes intentions sont des plus louables, et du coup j’ai dû choisir la lutte plutôt que l’abandon, quoique pas toujours. Par exemple, pas dans ces épisodes de violence que m’ont imposés certains, et dans lesquels je n’ai même pas cherché à me défendre, ayant la conviction de ne rien risquer. Sauf quelques plaies, bosses, et côtes cassées, du détail. Le jour où ma vie sera vraiment menacée, un sursaut de survie me prendra, c’est logique, et je pourrais alors tuer, comme le moine de l’histoire. Ou pas…

Y en a qui, si un jour ils s’en prennent à moi, pffff… Je les laisserais faire. Tous en fait, je crois. Enfin non pas tous, mais pour les autres : avalez-la et étouffez-vous avec votre violence, le jour où je le deviendrai moi, faudra m’enfermer. Parce que je vis tout à fond. Alors si je dois vivre ça, je le vivrais aussi à fond. Avec une telle implication qu’à un moment, sauf si on m’a arrêté avant que je puisse apprendre les petites ficelles du métier, il faudra m’appeler un tueur en série. Et on est nombreux j’imagine à savoir ça sur soi. Ou à penser le savoir.

Combien sommes nous à être tellement dégoûté et attristé par la violence qu’on n’a jamais envie même quand c’est le moment, de l’utiliser ? Pas beaucoup à mon avis. Est-ce une valeur ? Ou de la lâcheté ? N’est-ce pas un arrangement avec la réalité de considérer une tare comme étant une force ?

Tu vois ce détail dont je viens de parler, en vivant dans cette société de merde là, élitiste, viriliste, pourrie jusqu’à l’os, faut pas trop que je l’ébruite, sans quoi avec la vie que je mène, que je souhaite continuer à mener, je risque d’avoir quelques soucis. Tu connais l’histoire du mec qui sait pas se battre et qui, comme pour s’affaiblir un peu plus à chaque fois, va provoquer des molosses qui vont lui péter la gueule à la sauvage ? C’est la mienne. J’en ai perdu des ratiches dans des bastons… Des bastonnades ouais… Faciles pour le bastonneur, et le bastonné indifférent à la grolle qui le savate vit ça comme une fatalité.

Vous, tous les connards sûrs de vous, qui ne savez pas doser vos réactions et juger que c’est pas la peine d’aller plus loin, qui avez quelque chose à vous prouver en faisant couler du sang, je vous encule et je continuerai à prouver que vous êtes des petites salopes en vous provoquant. Allez vous faire mettre ailleurs. Un jour on se croisera peut-être, je te ferai un clin d’oeil pour que tu saches que c’est pour rire quand je te dis que je vais t’arracher le visage avec les dents…

Et toi, tu le risques peu mon coup de savate dans ta putain de fourmilière un peu pourrie à la base par ton amour qui t’aveugle et qui me nuit (ta grosse), mais le temps tue tout mon garçon, pas d’inquiétude.
Et Lao Tseu l’a dit, il faut trouver la voie, moi je l’ai trouvée, à ton tour, mais je dois d’abord te couper la tête (ah merde, non ça c’est Hergé) :

J’ai bien sûr tous les droits pour utiliser cette image de Tintin…
Naaaan j’déconne !

Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger.
Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre.

Lao Tseu

Copain ? Bah copain ? Pourquoi t’es plus là copain ? Bon bah on est pas mieux accompagné que tout seul, avec sa conscience attachée au pied. L’ego gonflé comme une montgolfière, pfff abruti va. Tout est à sa place ? O.K.

Continuons d’attendre sans rien faire près de la rivière. Elle m’a donné son autorisation de le faire. Je la respecte. Son esprit est au-dessus de moi, il le sera toujours. Je la suis, immobile. Je suis là. …avec un peu de fièvre due à la crève… comme des explosions qui provoquent des sensations étranges aussi dingues que sous différents produits. S’il en fut (ta gueule).

Légende

(o) Casse-toi… en hollandais.

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