Auto-Psychologie

Mea culpa

Une vague d’amertume submerge une plage déjà sombre pour la plonger encore un peu plus dans les ténèbres et le chaos. Elle a connu, la plage, des moments bien plus chaotiques. L’unique être dispersé qui y flâne régulièrement a connu ici, marchant le long de l’étendue noire et menaçante, des temps bien moins cléments. Il l’a arpenté tout de même, pourquoi n’irait-il pas cette fois encore se baigner dans ses eaux glaciales pleines de créatures prédatrices visqueuses, encore risquer sa peau ?

Parler de soi c’est bien beau, mais c’est vachement nombriliste. S’il a le temps de rédiger des tartines de phrases peu cohérentes ou ennuyantes, difficilement compréhensibles pour un être profane à son fonctionnement, l’auteur peut dissimuler dans ses écrits les parties qu’il donne de sa personne, comme il glisserait des aiguilles dans des bottes de foin. Pour trouver une des aiguilles autrement que par hasard, sans réellement s’intéresser au personnage, ça devient compliqué (à moins d’être un rond de cuir payé pour le faire, ça me fait rire de penser que ça se pourrait si j’ai une enquête fliquesque sur le dos)… Plonger un bras entier directement dans la botte pour chercher dedans tel un gros bourrin bourré, c’est risqué si le bras croise une des aiguilles. Et puis faut pas crier victoire trop tôt si ça arrive parce que c’est même pas dit que la main en remontant arrive à saisir ladite aiguille tant elle est petite, tant le foin bouge et la fait se perdre à nouveau au moindre mouvement du bras.

Il faudra tout de même faire attention à ne pas donner ce foin à des animaux innocents, ils pourraient avoir quelques soucis de digestion. En mourir carrément, ad nauseam, l’estomac et d’autres organes percés. Je ne tiens pas à faire des dommages autour de moi, je comprends ce qu’est la souffrance, disons qu’elle s’exprime dans un langage dont je connait quelques rudiments. C’est une langue unique pour chaque personne, basée sur un langage universel qu’on adapte selon ses besoin. Comprendre à 100% la souffrance d’une personne est difficile voire impossible. Ça a un côté horrible car ça condamne chacun à rester le seul bon interprète de sa souffrance. Je parle donc la langue de la souffrance, je ne souhaite aucunement transmettre des parties de la mienne à d’autres. Je sais imaginer quelles conséquences catastrophiques ça pourrait avoir.

Conclusion : public averti seulement pour ce blog.

Explicit lyrics, young people should ask parental advisory to read this. Ou dans une autre langue : les plus jeunes devraient demander l’autorisation parentale pour lire ça…

Je n’ai pas prévenu dès le départ, c’est de ma faute car j’aurais dû le faire aux premiers prémisses de parlotte de sujets piquants. Je ne savais alors pas encore quelle direction allait avoir ce blog, et ensuite j’ai été pris dans ce tourbillon dans lequel l’écriture peut happer n’importe qui, le maltraiter dans tous les sens (figuré, propre, de l’humour, des valeurs, du vent, du poil, des mots, dessus dessous, inverse des aiguilles d’une montre) pour l’engloutir sous un monceau de sujets divers et variés sur lesquels il va perdre des milliers d’heures, sujets qu’il va écarteler en long, en large, et en travaux, torturer version Guantánamo, s’approprier.

Je ne l’ai pas fait au départ. Prévenir les âmes sensibles et les plus jeunes. Non, en fait je vais laisser les âmes sensibles, car c’est en premier lieu aux plus sensibles d’entre elles que je m’adresse, et à leurs gardiens mais ça c’est tellement métaphysique que… Bon, par contre je vais prévenir les plus jeunes dans le sous-titre du blog. Je ne suis pas dupe, ce n’est pas une vraie barrière, mais ça permettra à chacun de savoir où il met les pieds, et ce avant de sauter dans le vide et d’atterrir dans la merde.