A voir plus tard

Ebooks à emprunter

Nan mais là on atteint le summum. Celui des choses impossibles, deux mots qui ne peuvent pas aller ensemble, une aberration. Ouais, je viens de voir un truc vraiment aberrant, alors fallait que je marque le coup. Comme je ne me souviens plus du nom de la figure de style en question et que je n’ai pas envie de chercher tout de suite, j’y reviendrai bientôt.

Allez, quelques heures, douilles, pas de douche on verra plus tard, trop dur de bouger là, beaucoup d’eau bue, bien envie d’une bière, j’ai abandonné ce matin une 16 à peine entamée, ça me fait de la peine, mais… de bière ouverte le matin, le soir je ne suis plus amateur. Y aura des bulles, certes, y en aura, mais le goût s’oxyde avec le temps et le contact avec l’air ambiant qui pénètre ostensiblement dans la partie vide de la canette, si petite soit-elle, et fait son effet chimique. Bref, elle est plus bonne quoi, putain.

En fait, des figures de style y en a beaucoup. Je pense avoir sauté les cours de français, où ça en parlait, ou alors ce n’est abordé qu’au lycée. Y a plein de noms qui me sont totalement étrangers. Et donc y a aussi quelques pages web dédiées au sujet, des listes, plus ou moins exhaustives.

Il est bien plus que probable, suis-je en train de penser (qui ? bah je sais pas, on va dire un mélange de tout le monde), que j’utilise parfois certaines de ces figures sans le savoir. Et ce serait bien de pouvoir choisir à la relecture, choisir une autre figure plus parlante par exemple. Mon côté fainéant m’avertit aussitôt d’une question qui se veut rhétorique :

Mon moi fainéant : Mec, qu’est ce que ça peut nous apporter de savoir et de nommer les figures de style qu’on utilise ?

Mon moi psychiatre : Attention, question piège dont le but est de bloquer la circulation de la culture de l’extérieur vers l’intérieur, voyez-vous ? Hmmm ! Qui plus est en arguant que le savoir est inutile, ce qui est, vous l’avouerez, un peut huhuhu… capillotracté si vous m’en permettez l’expression.

Mon moi punk : Mais ferme ta gueule toi avant de te prendre un aller retour dans tes dents, là. No Futur ! Nike la culture ! Et on vivra tous à poil dans un grand chaos monumental, et pour passer le temps, on baisera, tout le monde baisera, et on fera une queue spécial Macron, par contre pour Macron, ça sera 10 euros le droit d’entrée, 50 euros pour accéder au carré VIPQ, ensuite faudra demander le menu, tout est négociable avec Emmanuel. La douche est offerte. Version ruissellement. Amenez quand même votre eau pour la douche.

Bon, alors je ne vais pas, pourtant ce serait intéressant, mais trop scolaire, tenter de repérer des figures dans… Je ne sais pas moi, par exemple dans ce dialogue dans lequel je n’ai pas une seule seconde cherché à en mettre. Donc si y en a dedans ce serait totalement pas de ma faute, juré craché. Je ne connais pas ce sujet, cette partie de l’étude de la langue. Si y en a pas, alors bon bah, tant pis hein ! D’un coup je me suis dit, en matant Gaston (merci Franquin), que ça se pourrait, hein ? (demande une approbation)

Mon moi je-m’en-foutiste : C’est pas faux.

En tous cas je n’ai toujours pas retrouvé dans ma mémoire le nom de celle que je cherche, pour moi on peut autant emprunter un ebook que noyer un poisson. Un ebook est un fichier, ça ne s’emprunte pas, ça se copie, ça se supprime, ça s’envoie éventuellement, par petits paquets qui vont probablement dans un avenir moyen, être inspectés en profondeur (deep packet inspection) à chaque envoi. Ce pour protéger les artistes. Faites donc.

Elle se rapproche d’un oxymore, mais ce n’est pas vraiment ça. Les sens des deux mots ne s’opposent pas. Cadeaux à emprunter. C’en est un je crois. Les deux mots parlent bien d’un sujet commun : la propriété privée, OK. Et donc, si ce sont des cadeaux, ce ne sont pas des emprunts, on ne s’emprunte pas des choses à soi-même. Ebook à emprunter, moi ça me dérange quand même.

Le souci avec certaines figures de style c’est que des fois elles se ressemblent. Celle que je viens de créer, cadeaux à emprunter, est possiblement une antithèse et non un oxymore. Là il me manque des détails pour pouvoir bien faire la différence entre les deux. Prendre un vrai cours ! Si j’arrivais à m’intéresser à ce qu’on me dit, un cours sur les figures de style serait passionnant. Je suis quelqu’un de très agité, déconcentré, volubile, je m’ennuie facilement dans ce cadre précis d’apprentissage scolaire. Ce n’est pas de ma faute, je suis comme ça, et on m’a fait la guerre pour ça, heures de colle que je n’honorais que rarement, punitions de merde que je faisais pas non plus. En fait à l’école il suffisait de vouloir de moi quelque chose pour ne pas être servi. C’était un principe chez moi bien avant l’apparition de la chanson : FUCK YOU I WON’T DO WHAT YOU TELL ME (sic. •°•-•°•)

Et du coup, aujourd’hui, je me retrouve comme un con obligé de ne compter que sur les neurones et les dents qui me restent, pour comprendre des choses que j’aurais du comprendre il y a des lustres. La méthode recherche sur le net et approfondissement relatif est plaisante pour rattraper ce retard, et ouais : certaines personnes généreuses se sont appliquées à rendre public et accessible, tout ce qui peut être utile, comme faire du feu avec des silex, fabriquer des blousons en peau de bêtes, planter des choux à la mode de chez nous, empiler des briques et les sceller, couper du bois, et plus récemment, écrire avec les doigts sur des écrans, parler à quelqu’un qui est dans la pièce à côté sans bouger son cul, faire des matches sur Tinder, ouais ouais, je sais, je radote, c’est parce que je suis vieux, mon grand âge canonique est affiché en couverture, à la place du clébard du départ. C’est symbolique. Ce n’est pas un hasard si mon âge est présentement LA réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste. C’est un signe révélé par un autre cygne, qui accessoirement put être celui qu’on a appelé par le passé le vilain petit canard.

Allez… Avoue-le. Enfin avoue-le toi, car on peut plus mettre de commentaire ici. Ce n’est pas du tout, et j’insiste là-dessus avec insistance renforcée, que l’avis d’autrui ne m’intéresse pas. Oh que non. Ton avis m’intéresse, quel qu’il soit, dans un premier temps. S’il me concerne, il m’intéresse. Je suis un monstre d’égocentrisme, au moins j’en ai conscience. J’en vois beaucoup d’autres qui n’en ont pas conscience. Beaucoup de monde est touché par cette maladie mentale, et tout à notre époque nous pousse à se laisser bouffer par elle, c’est tout à l’avantage des grosses merdes qui nous regardent de leur penthouse. Quand chacun passe son temps à se regarder le nombril et à se mettre en avant via diverses stratégies, chacun ne regarde pas ce que font ces merdes dans leurs penthouse. Jetez-moi donc la premières pierres bande de narcissiques maladifs ! Eh quoi ? J’ai dit quoi de pas bien là ? Je ne dis que mes vérités, ma vision à moi des choses. Elle est comme ça. Alors évidemment si tu vis en ermite, que tu fuis les foules virtuelles ou bien réelles, y a plus trop de moments adéquats pour pratiquer le narcissisme. Puisque ça implique tout de même d’avoir des interactions avec les autres, souvent mal vécues par ces autres. A moins d’avoir un autre narcissique parmi ces autres ce qui n’est pas rare, ou encore mieux, et là le narcissique ne peut pas lutter : un véritable pervers narcissique. C’est le niveau du dessus. L’ennui certain si tu comptes passer une soirée à laquelle ton hôte aura eu l’excellente idée d’inviter un pervers narcissique, c’est que ce dernier occupera tout l’espace. Tu n’auras donc plus la place pour laisser s’exprimer ton narcissisme à toi, qui d’un coup sera dégradé au rang d’humble narcissisme.

Et encore un ! Sauf que là, c’est un oxymore. Comme quoi il peut y avoir des situations dans lesquelles l’importance de nouveaux éléments dans une équation, modifie l’ordre des choses, et autorise de manière éphémère l’utilisation de deux mots accolés, qui forment une expression, une phrase, qui dans n’importe quelle autre situation, aurait été impossible.

Tout à fait entre nous, mais faut pas le répéter hein, parce que là je vais te faire une confidence… Approche toi de l’écran…

Plus près,

Encore plus près.

Encore plus près.

Voilà, là c’est bien… j’ai mis une bouteille de cidre brut au frigo …

Mais il faut que je précise un truc : les livres ebooks n’ont de valeur à mes yeux, que s’il n’existe pas d’équivalent en papier. Le livre, pour moi c’est quelque chose d’important, un livre est fait de feuilles de papier. Je ne conçois pas qu’un livre ne puisse pas avoir sa version papier puisque c’est devenu l’exception en fait. Elle me plaît pas cette époque. Je ne suis pas à ma place. Elle me fait penser à celle où les Nazis brulèrent les livres. Opter pour une version 100% numérique pour ton livre, c’est avoir aussi peu de considération que les Nazis pour des oeuvres finies que sont les livres. Mon père, il a passé sa vie à réparer des livres pour les bibliothèques. En tant que fonctionnaire. J’aime les livres. Les écrans ça nique les yeux. Argument ultime.

Légende

(•°•-•°•) Va te faire foutre je ne ferai pas ce que tu me dis, en anglais dans le texte.