Auto-Psychologie, Marijuana

Froeurs

C’est con, j’allais peut-être enfin décoller de ce fauteuil pour m’allonger, et j’ai eu cette réflexion, presque à haute voix, en regardant dans le vide : est-ce que j’ai mérité d’aller me coucher ? Je pensais plus précisément, me coucher et dormir (et là, l’expression ne peut pas être plus significative) du sommeil du juste, paisiblement.

Y a des moments, je pense que je fais des terreurs nocturnes. Je pars dans un semi-rêve éveillé, qui se complique et avant de passer dans le cœur du rêve, je sors du cycle en panique, je reprends pleine conscience. Instantanément les détails du scénario s’évaporent. C’est un peu comme se réveiller sans savoir où on est. Ou plutôt d’où on vient. Et paniqué.

Ai-je ce droit ? J’ai eu des interactions avec des gens hier et aujourd’hui, peu concluantes pour certaines, meilleures pour d’autres, quoique assez superficiels concernant les meilleurs de ces échanges. Y a des choses qui sont assez difficiles à assimiler pour moi. Des trucs qui questionnent.

C’est la culpabilité ça ! Se demander si on peut en toute sécurité faire une chose qui est un besoin primaire… Oh ta gueule, va dormir, t’es fatigué et du coup tu racontes que des conneries…

Hahaha ! Si, si, ça m’amuse beaucoup beaucoup ! Une dernière douille, et dodo.

Un jour toi et moi, on ira voir derrière le fil de l’horizon, si je te casse pas avant…

On dit souvent que le soir en se couchant on repense à la journée, à d’autres moments des autres journées, et que ça peut empêcher de dormir. Il suffirait de tout régler avant de se coucher, non ? On sait plus ou moins ce à quoi on va penser, tout plein de trucs qu’on revit, mais de l’extérieur ce coup-ci. Et là, à ce moment précis, on ne peut pas (nous les cons honnêtes) tricher et on sait d’office en fonction de l’émotion ressentie et de son intensité, si on est content ou pas, de nous-même. La culpabilité d’un côté, la fierté de l’autre. Au centre, rien. Le stoïcisme. Certains souvenirs gênent, d’autres remplissent de bonheur. C’est aussi ça le bonheur, revivre à volonté l’intensité d’une chose vécue, juste en y repensant, en se repassant le film. Et aussi le malheur, il faut alors que cette chose soit triste.

Tiens allez encore une tartine : la nuit je me relève plusieurs fois, pour pisser, ou parce que je ne supporte plus la position allongée, et à chaque fois je me colle une douille. Ce qui fait que techniquement je fume 24 heures sur 24.

Je pense qu’il serait intéressant d’expérimenter un nouveau facteur qui, s’il est concluant, sera ajouté à ceux que j’ai déjà validé dans les (tadaaaa) :

Améliorations destinées à mieux dormir

Les premières étaient…

  • ☑ Rendre plus adéquat l’endroit de détente pour dormir, au niveau du décor et de l’éclairage, pas d’écran, le moins de diodes rouges/bleues/multicolores possible – non je n’éteindrai pas mon PC la nuit.

  • ☑ Opter pour une literie de meilleure qualité que mon vieux matelas de canapé convertible posé sur un sommier récupéré. Un bon matelas au moins, ça chiffre un sommier, en tous cas ça c’est le plus coûteux des facteurs mais c’est essentiel : un bon lit pour bien dormir.

  • ☐ Les bruits… Dormant disons dans la même pièce que la cuisine (c’est petit chez moi), c’est difficile, me confirme le frigo (oui, on discute souvent le frigo et moi, surtout la nuit quand ses vibrations deviennent acouphènes et qu’il me faut des bouchons à oreilles pour arrêter le massacre, là je deviens assez acerbe à son égard) qui vient d’éteindre son moteur, assez bruyant.

Faudra revoir ça, niveau bruits. Mais nous arrivons à ce dont je voulais parler…

Ou presque… Ne pas pisser la nuit, ça franchement, je sais pas si j’en suis capable. Faudrait que je boive à heures précises, je ne sais pas. Par contre, y a un truc que je peux faire : ne plus fumer, me recoucher sans passer par la douille ou le pétard, c’est possible. Ça le sera au prix d’efforts inconcevables pour quelqu’un qui n’est pas un fumeur de joints/douilles qui connaît le problème de l’intérieur… La pomme est pourrie, faut changer la pomme. Non c’est un code entre fumeurs. Non je déconne, je suis un spécialiste de la blague de merde soit dit en passant.

Blague de merde = blague qui fait pas rire, mais qui satisfait quand même le blagueur… (mais pas l’assemblée)

Allons compter les licornes. Ou pas (mais à un moment faudra y aller quand même). Il me reste un fond de gloubiboulga thon mayonnaise haricots rouge, mais décidément c’est si dément, ça passe pas à c’t’heure. J’ai plus de bonbons, j’ai trouvé des bonbons de ouf à Aldi même la mère à Ilda youkaïdi youkaïda elle kiffe ! Ils sont trop bons, mais pas pour les dents… Enfin les dents… Franchement. Nan. Mauvais sujet !! Faut fumeeeer ! Rastafaraï.

La Terre entière, frère, fume en paix le fruit de la Terre entière, frère, fume en paix…

Fume ou ce que tu veux, frère… Ce que tu veux. Eh ! Te vexe pas ma sœur. Mes frères et mes sœurs n’ont pas de genre, ni de sexe. D’ailleurs je devrais dire froeurs. Nous sommes tous froeurs par nos âmes. Tu peux fumer aussi ! Et/ou faire ce que tu veux ! Dans mon monde, on est tous froeurs. Et ces liens sont inestimables. Une grande famille, pis quand on reconnait un de ses froeurs, c’est la fête ! Ça ne peut se faire que plongé profond dans les yeux de l’autre, ce sont des moments privilégiés.