Je fais ce que je veux

Le pire délinquant de l'histoire

Une info, un visage, le monde entier a vu ta gueule mec. T’as violé il parait, si c’est le cas tu es une belle ordure et tu mérites ce que j’ai visionné dans ma tête en voyant ton visage : te faire vraiment, mais vraiment, et en faisant durer le plus longtemps possible jusqu’à ce que tu crèves, mal. Voilà.

Mais je suis d’un naturel méfiant, et si je peux être un connard de réac, je peux aussi choisir le tâtonnement, au lieu de mettre les deux pieds dans le plat avec ma grande gueule. Ce visage :

Ce visage, est-il normal que j’ai envie de le redécorer au rasoir ? Attends, je te mets le lien de l’article, parce que c’est quand même intéressant que tu puisses savoir de quoi je parle si comme moi tu ne fréquentes les sites d’infos que par moments rares, ou que carrément tu ne les fréquentes pas du tout (auquel cas le lien est inutile je sais, on s’en fout) : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/le-pire-delinquant-sexuel-de-l-histoire-du-royaume-uni-condamne-a-la-perpetuite-pour-des-dizaines-de-viol_3773689.html

Voilà il est même pas cliquable comme ça… L’honneur est sauf. (sauf que wordpress le rend clickable fuck !)

Que penser de ça… Erreurs judiciaires. Y en a eu plein, et je redoute qu’un jour ce soit ma gueule affichée là-haut tandis que la Terre entière que je respecte au plus haut point, moins ses humains, ferait mon procès et m’imaginerait en train de me faire cramer en place publique. Alors que je serais innocent, évidemment. Mesdames voyons ! Je ne mange pas de ce pain là. Je ne saurais me réjouir d’avoir maté un(e) de mes semblables, en jouir et ressentir une sensation de toute puissance. Tuer, violer, c’est pas tellement mon truc. Je préfère, pour ce qui est des relations inter-humains, la tendresse, obtenir des faveurs dans le consentement mutuel. La douceur, les mots doux, les heures passées aux préliminaires, ah c’est moche comme mot ça, ça fait tellement médical. Attends je la refais : La douceur, les mots doux, les heures passées à caresser un corps, à le parcourir avec les doigts comme si c’était des dunes de sable, d’ailleurs le soleil qui entre à peine par la fenêtre entre deux persiennes éclaire de son rai de lumière dorée, un endroit précis de ce corps sablé aux odeurs de grenades. La main tarde à se risquer à y aller, tourne autour, puis y pénètre finalement avec fougue.

Voilà ce que j’aime moi (c’était un petit instantané). Mais je sais qu’il est tout à fait possible qu’un jour mes connards de semblables puissent me condamner sans aucune preuve réelle, sans même lire l’article que je n’ai pas lu non plus, c’est parce que j’en n’ai rien à foutre de leur avis, ils le laissent suffisamment entendre dans le titre, juste pour se joindre à la vindicte, bande de cons ! L’effet de groupe. Ou simplement tel que j’ai condamné ce type. Sa gueule, ses lunettes en miettes éclatées dans ses yeux ouverts, enfin je vais cesser la violence.

Peace