A voir plus tard, Auto-Psychologie

SSPT

C’est marrant : quand je dis, ou écris ces initiales, j’ai une vision que je pense stéréotypée, du truc. Tu sais ? Le mec fragile, affaibli, victime forcément. Alors que maintenant, c’est différent. Une personne en SSPT peut décider, par impulsion ou plus mûrement, de dédier le reste de sa vie à la vengeance. Pire, elle peut même le faire sans le décider. Dans ce dernier cas, l’invasion cérébrale de l’idée de vengeance est bien plus pernicieuse, vicieuse, violente, et surtout irréversible. On l’entretiendra en multipliant les bourreaux au fil d’aventures alcoolisées, car se créer des ennemis ça passe le temps et ça permet de ne pas oublier les anciens, les vrais, les pires. Ce serait tellement dommage que la mémoire post-traumatique efface les visages des gens, mais la mémoire post-traumatique n’efface jamais un visage. Ils restent tous là, quelque part, suppliant d’avoir enfin leur petit tour de relooking en scarif-mode, à l’opinel (restons Français).

Ça fait tellement longtemps que je ne suis pas violent, depuis toujours. Je ne leur reproche rien je constate juste : mes parents ont fait de moi un faible aux yeux de la société et de ses mœurs où le fort écrase le faible, société occidentale. Ce, en m’interdisant jouets violents, ceci, cela, bref, en tentant l’approche positive de l’éducation avec tout de même une ou deux couilles dans le potage : des explosions de cris et de coups à la moindre fourchette tombée par terre, et le fait que nous vivions en banlieue parisienne.

Des fois je préviens des gens, généralement c’est quand je suis à bouts, je les préviens. Je les préviens que certes, c’est vrai, frapper quelqu’un me dégoûte. Oh… pas au plus haut point et j’ai pratiquement une cicatrice karmique pour quasiment chaque branlée que j’ai mise à d’autres. Alors c’est un doigt cassé, souvenir d’une droite mal mise, c’est un autre doigt pété, souvenir d’un pied de table mal dévié. O.K. mais ça m’empêchera pas de le refaire. Trop de monde prend trop de monde pour un clown, alors quand tous ces clowns vont s’énerver en même temps ça va faire une armée de clowns, tristes ou pas tristes, et ce jour là camarade, je ne donne pas cher de la peau de qui se trouvera sur leur chemin. Tout ça est une image bien sûr. Un genre de mode d’emploi pour fabriquer un psychopathe. Chaque clown pour lequel on passe est une cicatrice non soignée pas et qui a saigné et suppuré, a tourné parfois en oedème, ou pire, en abcès. A eux tous ils forment un super clown, pas très marrant, plutôt chiant, un genre de…

Berserklown

Et je te jure que tu aurais eu un copain à toi dans ce mode là lors d’une soirée, tu rigolerais pas comme un âne. Ca se prend au sérieux le mode Berserklown ! Non mais ! Allez moque-toi, t’as le droit, et pis t’façon tu l’aurais pas tu le ferais quand même alors vas-y. Je me moque aussi de moi. Je suis un humain qui sous acide aurait bloqué en mode Berserklown. Aussi ridicule qu’inoffensif, mais aussi vif et malade qu’écorché.