Auto-Psychologie

Hypersomnie

J’ai pas l’intention d’arrêter. Aucune. Je suis totalement résigné à ma condition, à ce que je vis sans avoir le choix de le vivre, le chaos. Parce que c’est une forme de chaos. Pour ne pas y penser il y a le sommeil. En ce moment j’en abuse, je ne suis plus insomniaque, je deviens hypersomniaque. J’ai changé deux trois détails chez moi pour améliorer mon sommeil, améliorer mon confort ce qui améliore par extension les possibilités de détente que j’ai dans ce lieu. Il manque quelques tentures (que je dois d’abord passer à la machine) et ce sera un total-safe-sleeping.

Un autre détail m’aide à dormir, quand j’ai eu la crève, j’ai dû changer mes habitudes de fumeur, en ce moment je ne fume que des joints (mais joint sur joint), avant je ne fumais que des bangs, beaucoup de bangs. Je pense que mon corps s’est déshabitué d’une manière ou d’une autre et que du coup les pétards me font davantage d’effet.

Y a plein de moyens de dormir, je pourrais aussi prendre des calmants, des neuroleptiques, des anxiolytiques, etc. Mais j’en veux surtout pas. Ouais je sais, ils seraient des béquilles. Je n’ai jamais considéré vouloir une autre béquille que la came. Dans les faits c’est pas vraiment vrai, y a l’autre béquille, soi-disant plus saine là, j’ai pas envie de la citer tellement elle me paraît pathétique maintenant, ce n’est plus mon but et cette considération sur le fait qu’elle est « saine » est totalement discutable. Là-dedans, il y a de la dépendance affective, et je doute qu’une association intime, aussi motivante soit-elle pour affronter le quotidien, si elle comporte de la dépendance affective, ait un avenir.

Non, je ne l’ai pas nommée cette béquille, n’importe qui de suffisamment cohérent peut comprendre de quoi je parle. La substitution suprême qui peut te guérir de toutes tes addictions, en les remplaçant… Quelle misère. Il faut toujours que le vide soit rempli par quelque chose, on ne peut pas laisser vide le vide. Et moi je me sens vidé et visé dangereusement par je ne sais quoi. Qu’est-ce qui va venir se lover là-dedans, dans ce vide, sur ce terrain accidenté ? Si je pouvais contrôler ça, je dirai : dormir 24/24. D’ailleurs je termine mon pétard et je retourne au lit, ce n’était qu’une interlude.
Je me lèverai grand max à 10h, j’ai des trucs à faire.

Nan, parce que c’est pas fini, ce remodelage de ma vie est perpétuel, mais le réagencement d’une pièce en vue de la rendre plus agréable à vivre a, lui, une fin. Ce (je hais ce mot) relooking (à prononcer version folle) a effectivement un début et une fin. Et c’est pas fini. Cela dit, j’aurais aimé mettre des photos ou vidéos, mais ce blog se doit de rester anonyme, au moins en apparences, j’insiste sur le fait de l’apparence, quelques connaissances en piratage, ou si on est flic et qu’on a une commission rogatoire de mes couilles, on remonte à mon identité facile, c’est à la discrétion de wordpress aussi. Si j’étais quelqu’un d’important, ou un criminel, il y aurait un risque, mais ce n’est pas le cas, je suis (ouf) personne ce qui fait que je peux apprécier cet anonymat dans sa totalité. Il est pour tout le monde, et pour personne. Pour moi.

Je ne veux pas aller plus loin, en fait ce soi-disant anonymat me permet de dire tout ce que je veux, sans jamais me demander si untel va me juger comme ceci. Y a beaucoup de sujets que je n’aborderais pas si le blog n’était pas ce type de blog. On peut trouver ça un peu hypocrite, et on aura probablement raison, personne n’est parfait. Et je m’en foutrais royalement si c’était le cas. Ça m’empêchera pas de mal respirer la nuit. Ça m’empêchera pas de crever à petits feux. Ces jugements vont m’aider ? Bah nan. Donc aucun intérêt, même de les évaluer.

Pourtant parfois je pratique l’autocensure. Quand je me réveille et que je trouve des publications que j’ai faites, trop pathétiques. Donc, je ne peux pas tout dire. Car il est tout de même important que cet espace reste safe pour moi, il faut que j’ai envie d’y écrire, et si y a trop de choses pathétiques, larmoyantes, dégoulinantes d’émotions et de sensiblerie… euh je suis pas en train de décrire précisément ce blog là ? Bon, on va se contenter de pathétiques et je finis ma phrase. Je reprends :

Si ici je mets trop de choses pathétiques, je n’aurais plus envie d’y retourner et d’y écrire.

Auto-Psychologie

Le mec bien

Le père d’Alyssa s’est approprié une citation de Krishnamurti, et cette tête de fion n’est même pas foutu de la dire convenablement. C’est un truc qui m’avait énervé, alors ça a mis le temps mais c’est enfin remonté !

Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade.

Jiddu Krishnamurti

Moi ça me rassure de considérer que ce philosophe originaire de l’Inde, hisse la souffrance que nous ressentons tous, ou en tous cas pour beaucoup d’entre nous, sur un piédestal. Ça me rassure de constater que cet homme dont les mots sont une référence, voie les gens bien adaptés à la société comme des détraqués mentaux, et ceux qui ne sont pas adaptés à la société (les fous, les émotifs, etc. le reste quoi), comme des personnes plus saines d’esprit.

La société est malade, c’est pas nouveau et une fois qu’on a dit ça on n’a encore rien dit. Une société malade produira des êtres malades, c’est de la logique. Et ceux qui ne sont pas malades ici, ce sont les zarbis, comment ont-ils pu faire ? C’est pas naturel. Moi je m’en fous de comment ils font, mais j’ai constaté en revanche un truc, ce sont souvent eux les responsables, directement ou indirectement, de la souffrance, la maladie, des autres. En gros, les personnes les plus adaptées à cette société mourante, en sont souvent les oppresseurs.

Qui c’est Alyssa ? La meuf de The end of the fucking world… Et ce mauvais père, on le voit dans la 1ère saison massacrer la citation et se l’approprier. Qu’il aille au diable, le simple fait qu’il fasse ça montre bien que c’est une sous-merde malhonnête.

Bon, tout ça pour dire que je suis malade à crever, mais que (merci Jiddu) je suppose que c’est normal, je me suis adapté de la manière la plus logique à la société dans laquelle j’évolue. Et je n’ai pas besoin d’un médecin pour me faire dire ce que je dois dire pour « aller mieux » car si « aller mieux » c’est être droit dans une société tordue, je préfère encore rester tordu. Au moins ça rentre… Tu vois.

Des fois on me demande si je pense être quelqu’un de bien. A chaque fois ça me fait assez tripper ce type de question est débile. Un « mec bien » selon moi ça n’existe pas. C’est un mythe. C’est passer outre tout ce qui fait qu’on est un mélange de ce qu’on considère comme mal et ce qu’on considère comme bien. Et dans la recette, y a aussi du mal. Alors est-ce que je suis toujours un mec bien ? Je veux la mort de plusieurs personnes, et si on m’en donnait l’occasion je n’hésiterai pas à la provoquer moi-même, je risque d’aimer ça. Je suis un mec bien quand même ? C’est à l’interprétation et à la discrétion de chacun, de considérer ça, ou pas.

Tiens ça me rappelle une chanson ça, d’un gars qui fut un skin facho à une époque et qui a changé et est devenu Rasta. Ces mouvements sont totalement mitoyens, les premiers Skin Heads (mouvement à l’origine apolitique) venaient de Jamaïque. Bref, je cause de Pierpoljak. Ils l’ont taillé en pièces. Comme ils ont taillé en pièces Marsault. Comme ils ont taillé en pièces Dieudonné. Pourtant Pierpoljak avait fait son mea culpa, il avait aussi participé à des reportages sur le sujet, il regrettait cette époque de sa vie. On peut tous et toutes se planter dans les idées, sombrer dans la violence, arborer certains déguisements qui ne nous vont pas, déguisements nuisibles, tant qu’on n’en a pas compris la nuisance ça reste. Et donc, il avait fait une chanson qui s’appelle Le mec bien. Moi j’aime bien Pierpoljak. Et cette chanson est tout ce qu’il y a de bien.

Bon, moi évoquer Dieudonné, ça me rappelle que ça fait des lustres que j’ai pas été voir ce qu’il fait. A l’inverse de Marsault, je lui avais tourné le dos, mais sans vraiment avoir réfléchi, j’avais été pris dans le bordel ambiant et j’avais suivi bêtement la masse dans son pugilat. Et puis à un moment je me suis émancipé de certaines choses qui parasitaient (comme le réseau social bleu – depuis j’y suis retourné et je l’ai quitté à nouveau) la construction empirique de ma pensée critique, et là j’ai vu clair. Quand on prend du recul, qu’on fait taire le brouhaha ambiant, que dis-je l’hystérie ambiante, on arrive mieux à réfléchir, à penser. Je dois revoir beaucoup de choses qui m’ont été plus ou moins imposées comme étant « ce qui se fait » ou « ce qui ne se fait pas » différence entre le bien et le mal, mais ce sont des valeurs évaluées par d’autres, pas par moi. Une fois que tu es seul juge, tout devient limpide, tu as la ta propre évaluation du bien et du mal, et ce n’est souvent pas la même.

Le film L’antisémite de Dieudonné, je l’avais vraiment trouvé à chier, pas drôle, pas distrayant, chiant. Là, son site propose Métastases, alors je sais pas ce que ça peut donner, j’ai regardé la bande annonce, et ça peut effectivement être bien, il semble y avoir un vrai scénario intéressant. Eh bien, allez ! C’est tipar pour Métastases. En plus y a des sites de streaming qui le proposent gratos. Yippeeeee !

2h plus tard…

Ce mec, Dieudonné, est très fort pour jouer des rôles de gros cons finis. Un peu comme dans certains de ses sketches, ce qu’il imite, ce qu’il parodie, c’est surtout les gros cons finis. Et là, dans ce film, c’est l’archétype du gros con fini. Mais c’est distrayant. Il joue son propre rôle provocateur à souhait, il est aussi l’auteur du film, et la conclusion est intéressante. Comparer deux méthodes de soin du cancer (des poumons), l’occidentale traditionnelle, qui implique de se faire injecter en intraveineuse un produit extrêmement corrosif qui tue les cellules saines et les cellules malades, c’est la chimiothérapie. Et l’autre, un guérisseur du Cameroun, le pays à Dieudo.

Ne pas spoiler… Ne pas spoiler… Mais qui va aller regarder ce film tant tout le monde le hait ce mec (Tout le monde ? Non ! Une tribu résiste encore… Ta gueule…) ?
Bah. Je m’en fous. Les mecs et les filles comme moi le feront, l’ont fait, et s’en foutent de ce qu’en pense Pierre, Paul ou Emmanuel.

PS : Métastases c’était vraiment de la merde… Réalisé dans les années 60 on aurait pu dire que c’était un bon film. A la rigueur… Wahaha. Nan j’déconne, il était vraiment pourri… Mais distrayant. Pfff… Ta gueule. Dieudo, mets plus de thunes dans tes films, gros radin !!!!

Auto-Psychologie

L’amour

Je me sens pas du tout amoureux, pour la première fois de ma vie, je suis conscient de courtiser à un rythme très lent, une femme, une de mon âge pour une fois (!), et ce sans m’enflammer.

J’ai découvert vers 38 ans que j’aimais les femmes de mon âge, après avoir essuyé des années d’échecs avec des filles plus jeunes, j’ai goûté au calice suprême (ta gueule) et la passion est bien là, elle est même plus forte qu’avec une minette de 20 ans. Et là, elle, je la trouve bien, à mon goût, que ce soit physiquement ou psychologiquement, aux premiers abords en tous cas. Elle est tactile et quand elle me touche, ça me transporte. J’essaye de faire en sorte que ça ne se voie pas…

Elle m’attire, c’est clair, c’est gros comme une maison et si elle ne l’a pas vu c’est qu’elle a vraiment un problème, qu’elle est aveugle comme je peux l’être également dans ce type de situation, inversée. Mais pour la toute première fois de ma vie, je ne m’emballe pas, je n’ai pas non plus envie de tuer ça dans l’œuf comme j’ai pu le faire maintes fois en allant directement voir la personne et en lui balançant un discours qui ne peut que provoquer du rejet.

J’ai un doute là, lui ai-je déjà dit qu’elle était à mon goût ? Lui ai-je fait comprendre, ou ai-je au moins essayé ? Je ne crois pas.

Mais ça va bien plus loin que ça, la réalité est que je ne souhaite pas me mettre en couple, parce que j’ai conscience que toutes mes habitudes de célibataire ne conviendront pas à une vie à plus d’un con, et que y en a beaucoup que je ne souhaite pas perdre des habitudes. Par le passé, je m’adaptais, je faisais taire mes envies, je m’effaçais si nécessaire, et ce pour garder quelqu’un auprès de moi sans que ce quelqu’un ne soit gêné par ma présence. Ça c’est terminé. Plus jamais je ne changerai pour quelqu’un. Et pour cette raison, je ne pense pas être à même de recommencer à construire avec quelqu’un.

Ouais, mais je reste un homme, et un homme en présence d’un certain type de femmes, n’est plus lui-même. Elle est ce que j’ai toujours plus ou moins recherché, en apparences. Parce que quand je vais creuser, je sais que je vais trouver des trucs pas cool, et qu’il faudra que je fasse avec dans la mesure du raisonnable. On a tous nos côtés obscurs.

Dilemme, quand tu nous tiens. Mais déjà je fais des plans sur la comète, j’en suis à envisager de ne pas créer de couple avec elle, donc je pense au couple. Clairement, je ne me vois pas avec elle. Je me vois avec personne d’ailleurs. Je me vois seul, tranquille parce que je suis seul. Je souffre moins quand je suis seul.

Cela dit passer ma main dans les cheveux de quelqu’un, lui caresser le visage doucement, lui chuchoter des trucs, baiser son corps sans oublier un centimètre carré, embrasser ce corps et le serrer jusqu’à feindre l’étouffement, demander qu’elle fasse de même, la pénétrer soudainement et observer son visage à ce moment précis vivre une extase que je contrôle…

Et merde.

Auto-Psychologie

Maman, je t’aime

J’étais battu quand j’étais enfant. Mais sérieusement, des os cassés, des blessures recousues. C’était pas de la rigolade sans quoi j’emploierais pas ce type de verbe : battre. Je fus régulièrement battu quand j’étais enfant. Ce qui a mené à une perturbation, j’étais perturbé, je n’arrivais plus jamais à me concentrer en classe, et je délirais. Le troll. D’ailleurs dans la bouche des vipères étonnement, c’est vite devenu de ma faute.

J’ai reçu des coups de plein de différents objets, j’ai pris une bûche sur la tête, un coup de prise d’aspirateur avec la prise en ferraille, les classiques coups de bâton et de ceinture, de martinet, avec le manche, j’ai été coupé par des dizaines d’objets du quotidien via des coups, blessures non volontaires donc. Je me suis rebellé à 14 ans. J’ai détesté ma mère pendant plus de 20 ans parce que c’était elle, j’ai rejeté l’idée de la famille, rejetant mon frère au passage, aussi. Je ne leur ai pas parlé pendant de longues années, me détruisant en parallèle, voyageant un peu, faisant la manche. J’avais plus rien. Et puis j’ai décidé de prendre le problème à bras le corps. Il fallait lui pardonner. Je devais pardonner à ma mère de m’avoir détruit à peine mis au monde. Pourquoi tous ces coups ? Ces insultes traumatisantes ?

Pourquoi toutes ces cicatrices ? J’en ai 9 sur le crâne. Je vous emmerde je suis beau. Je ne perds pas mes cheveux, je ne prends pas un gramme de graisse, jamais, je guéris super vite, j’ai une chance de cocu, je suis clairement protégé par une force extérieure. Et j’aime ma mère, c’est tout ce qui me reste depuis que mon père est mort.

Putain j’ai 42 ans, j’ai l’impression d’en avoir 16. Et j’ai une profonde, maintenant tout de suite, envie de crever

Maman je t’aime. Je te le dis jamais. J’ai tort. T’as assez souffert, j’aimerais être celui qui veille à ce qu’il ne t’arrive plus jamais rien, plus jamais, et personne ne te ferais plus jamais de mal. Je ne t’en veux plus. Je prendrais ta cause à bras le corps, je n’ai pas été un fils digne de ce nom et je veux me rappeler. Te donner de l’amour, mais t’es loin et j’ose même pas t’appeler. Je sais pas comment je peux faire pour amoindrir ta peine jusqu’à ton dernier souffle. Ma souffrance est accessoire, elle est le passé, et je sais pour t’avoir parlé d’où ta violence vient. Je souhaite que tu vives tranquillement. En paix.

Auto-Psychologie

Noone Land

Ça fait du bien… Mais ma vie est une éternelle suite de trucs pas cool enchaînés les uns derrière les autres. Là c’est la crève. Alors je sais, tout le monde a la crève, c’est pas la fin du monde, mais faut lire les autres billets pour comprendre le poids réel sur moi de cette petite maladie qui m’a duré 3 jours, c’est le 3e jour là, donc 3 nuits de fièvre combattante des vilains microbes, et surtout 3 nuits et 3 jours passés à tousser sec. Du coup j’ai opté pour une nouvelle méthode de consommation de mon bédo : je le bouffe. Je fais une boulette sphérique avec entre 1,5 et 2 grammes, et je l’avale sans scrupule, ce qui m’évite de trop fumer. Fumer, j’adore ça, mais là c’est la croix et la bannière après, donc je le fais certes, mais bien moins que d’habitude… Et en plus du bédo bouffé. Ce qui fait que techniquement mon corps est saturé de cannabis. Chouette !

Mais qu’est-ce qui fait du bien au fait ? Ah mais le fait de pouvoir écrire assis, et assis confortablement, et ce sur un bureau qui plus est équipé d’une chtiote étagère sur la droite ce qui me permet de poser mes dicos ! Et autres bouquins que je chope comme Sur la route (Kérouac), ou Contes de la folie ordinaire (Bukowsky). Déménagement repoussé, j’ai toujours rien fait du tout de ma liste de trucs à faire, j’ai même pas fait assurer le scooter. Cela dit, étant donné que je me suis fait retirer mon permis pour consommation de cannabis, cocaïne et amphétamines, les assureurs, ces rats vérolés erreurs de la nature que dans mon monde on les éliminerait tous scrupuleusement, chinent à m’assurer, ces rats font la fine bouche (oui, je sais : comme envers les flics, je n’ai aucune sympathie pour les assureurs, ce sont des vautours). Je m’en bats les couilles tout à fait entre nous. Je voulais déménager parce que je m’étais fait agresser chez moi, et je ne parle pas du vol de mon speed par les keufs, ça c’était accessoire, perquisition post-retrait-de-permis.

Personne comprend, j’ai l’impression, qu’une personne comme moi ait des phobies sociales, d’ailleurs personne comprend j’ai l’impression, ce qu’est une phobie sociale. On me condamne parce que j’ai deux jambes, deux bras, une tête et un tronc et que je n’utilise ça que pour me défoncer la gueule. Mais je les utilise aussi pour écrire… A bon entendeur.

Bon, mais ça fait trois jours que je ne change rien dans mon quotidien, quoique y ait un peu de progrès dans le ménage, j’ai toujours pas fait la vaisselle. Alors, qu’est-ce donc que je ne change pas ? Je tente de dormir environ 24h sur 24. Dormir est bien plus facile avec un bout de 2 grammes dans le bide (et un peu de bica parce que si c’est effectivement une diffusion lente, le temps que le bout soit totalement dissous jusqu’au cœur, ça génère des sucs gastriques alors attention aux remontées acides). Pour imager ça fait la taille d’une noisette, on va dire. En comparaison je mets environ 1 tiers à 1 demi gramme dans un joint, et entre 1 huitième et 1 quart de gramme dans une douille. Une lentille, une grosse on va dire. Pourtant, je ne sens pas énormément de différence avec d’habitude. Il faudrait pour comparer que je cesse de fumer, or il n’en est pas question. Et en bon puriste, en amateur de tabac autant que de cannabis, je ne peux pas envisager vapoter, c’est m’envoyer la molécule de nicotine isolée chimiquement dans un quelconque liquide, elle est présente naturellement dans le tabac. Ce qui n’existe pas à l’état naturel, j’ai tendance à m’en méfier (dit l’amateur d’héroïne, de cocaïne, de kétamine, de monanussaïne – de l’anglais myassaine). Mais c’est vrai en plus, juste parfois, il faut laisser le temps à l’information de m’arriver au cerveau, et d’autres fois je suis déjà pris dans une spirale d’addiction avec le truc en question, l’éviter n’est plus d’actualité, ce qui l’est en revanche dans ces seconds cas, c’est comment s’en passer.

Je tiens à dire que je suis particulièrement satisfait sur un point : ça faisait un petit moment que j’avais dézingué l’intégralité des 9 saisons de la série sur le cosmos nommée Les mystères de l’univers (RMC découverte) habilement renommé L’univers et ses mystères sur Dailymotion où on peut en trouver l’intégrale encore aujourd’hui – je suppose que le fait d’avoir renommé ce truc sert simplement à détourner les pistes pour le copyright – et je cherchais depuis quelques semaines un truc semblable mais plus actuel, sur les connaissances acquises en matière de science et d’espace, mais surtout sur les récentes découvertes en matière d’univers et de science, souvent évoquées dans ce type de documentaire dont je raffole. J’en rêvais, Arte l’a fait ! C’est Cosmos, une odyssée à travers l’univers, et c’est très bien. Entre quelques épisodes de Peepoodo (Blackpills), The devil’s hour (un film à la con mettant en scène un exorciste streameur), et les derniers épisodes de Room 104, franchement c’est top !

Je disais que j’avais rien changé dans mon quotidien tout à l’heure, malgré ma crève. Bah ouais : c’est toujours un combat pour dormir, et si possible dormir le plus possible, j’en aurais jamais assez, si j’arrive à dormir 2h je voudrais dormir 4h, si j’atteins les 4h, j’en voudrais 8, etc. Jusqu’à ce qu’on dépasse le nombre d’heures disponibles dans une journée. Alors encore heureux, il existe des moments où je prends conscience que je ne peux plus dormir, et où les activités, si tranquilles soient-elles, s’enchaînent d’elles-mêmes.

J’ai deux pièces dans cet appartement que j’ai appris à détester mur après mur, dalle après dalle, douche, chiotte, plafond, tout… Tout est merdique ici. Mais j’ai l’avantage d’avoir deux pièces. Jusqu’à maintenant je boycottais pour ainsi dire la seconde pièce, elle ne me servait que de débarras et de cuisine/buanderie accessoirement puisque c’est dans cette pièce qu’est l’évier, la machine à laver, et donc la vaisselle sale et le linge sale respectivement et par extensions. Il y a un moment une bonne amie est passée à la maison et a tout chamboulé, me collant mon pieu dans l’autre pièce, la cuisine donc. Ça m’a totalement déphasé, mais d’une force… A ce moment j’arrivais à m’organiser et à garder les deux pièces relativement rangées, tout avait une place. Une fois le typhon passé, j’étais perdu chez moi. Du coup j’ai laissé en désuétude la pièce où je dors. Il s’est passé des périodes où je ne pouvais plus circuler dedans. J’ai aussi mis pas mal de trucs (notamment les livres et les bibelots) dans des cartons scotchés, en vue de déménager, et les cartons dans cette pièce, empilés, or quand je cherche un truc des fois faut que je rouvre certains de ces cartons.

Plus récemment, j’arrive à maintenir un semblant d’ordre dans au moins une pièce, mais l’ennui, c’est que le temps de ranger une pièce l’autre redevient en bordel, et ainsi de suite ? Non, quand même pas.

Je suis moins dans l’urgence de déménager (j’arrive même pas à aller chez un vautour assureur alors comment veux-tu que je fasse le reste ?) j’ai commencé à céder à certaines priorités qui étaient moins urgentes que mon déménagement. Je ne me sens absolument pas, mais alors pas du tout, en sécurité, au point que y a deux nuits (à jeun hors bédo, je tiens à le préciser) après avoir entendu des bruits à l’extérieur en plein milieu de la nuit, mon chien grogner en direction de la cour où mon scooter est garé, et une voix bizarre qui a été le détail de trop, je me suis habillé en speed, et je suis sorti en pleine nuit armé d’une lampe et d’un cadenas en U spécial scooters (le modèle maousse) pour frapper direct sans réfléchir si j’avais vu quelqu’un traîner, et même à l’aveugle et je l’aurais fait. Tué, je l’aurais enterré dans le jardin – je décoooonne…

Conscience : T’es sûr ?

Bon toi ta gueule. Comme ça on reste dans le thème hein ? Et tu réponds pas c’est de la rhétorique. Chut. Voilà c’est bien, que j’aime quand tu garde ton bec clos !

Auto-Psychologie

Eat this !

La journée est terminée, la mienne commence avec la nuit. Je n’hésiterai néanmoins pas une seule seconde à aller me recoucher si j’ai un coup de barre parce que je suis comme ça moi : je fais tout comme j’ai envie, sans jamais m’emmerder avec les détails.

Ce matin avant de me coucher, j’ai été faire des courses et j’ai réussi à ramener sur mon scooter : 1 pack de flotte (2L x 6), 1 pack de lait (6 x 1L, et oui je sais mais moi j’aime ça), et 1 pack de bières (14 x 25cl), et tout ça entre différentes victuailles, 3 bocaux de mayo parce que j’en mange limite directement au pot moi de la mayo (j’ai jamais pris 1g), de la bidoche, des cacahuètes, du whisky, du jambon, ah merde j’ai oublié les haricots ! Gavéééé ! Ceci était une interlude clin d’oeil à un blog que j’ai visité récemment. Parce que les haricots j’ai pas oublié : j’ai pris une boîte de cassoulet ! Nan mais ce paragraphe c’était pour me la péter d’avoir réussi à ramener autant de liquides sur un petit scoot. On peut faire des miracles avec du courage et un scooter ! Allez pour la peine, j’ouvre une bibine. Petit déjeuner belge. Nan j’déconne (j’vais m’gêner tiens !)…

J’ai eu faim hier, m’étant levé trop tard et ayant constaté que j’avais vraiment rien à grailler sauf des nouilles chinoises déshydratées, j’ai dû faire avec les moyens du bord et prendre mon mal en patience. Ce qui fait que lorsque je suis revenu des courses au matin, je me suis fait directement griller 3 filets de poulet de chez Aldi, que je me suis envoyé avec masse de mayo. Mais quand j’ai vu l’assiette devant moi avec ces 3 blancs de poulets grillés, j’ai vu la souffrance que j’allais me taper, ils ont dû avoir chaud les filets, dans la poêle les pauvres, c’est que ça chauffe la céramique ! (à la base je l’avais acheté pour cuisiner le poney, mais ça marche aussi avec le poulet) Bah c’était bon quand même !

De toutes façons chez moi, manger est une contrainte, j’aime manger avec des gens, seul ça manque grandement d’intérêt, le goût est là mais c’est pas le même, y a moins de plaisir et aucune motivation à cuisiner pour moi, alors que si c’est pour des gens, là, tout de suite, ça devient intéressant (je cuisine comme un pied mais je sais faire des pâtes et du riz). C’est le revers de la médaille : j’adore ça être seul, mais y a quand même quelques petits dommages collatéraux.

Ca fait chier j’ai plus de feuilles, et j’ai une furieuse envie de me rouler un bon gros pétard. Quoi qu’il m’en reste des petites quelque part. Sitôt verbalisé, sitôt fait, et au passage on revisite une expression française pour le bien de tous, histoire de rester dans le thème ! Allez, un petit film et dans 40 minutes je comate !

Auto-Psychologie

Verbaliser

Non, bordel ! Je ne parle pas et je ne parlerai jamais (qu’on se le dise) de cette pratique préhistorique et gendarmistique, qu’est la verbalisation d’un délit. Je leur chie volontiers dans la bouche à toutes les putes de pervenches, à tous les ronds de cuirs de pédés de keufs de mort.

Bon, alors. A ce stade faut que je précise encore un truc. Je l’ai déjà fait mais je me choque mon-même en me relisant, je n’ai aucun scrupule à insulter un flic, attention ! Mais j’en ai à utiliser le mot « pédé » en tant qu’insulte. Je l’ai toujours fait, à ma décharge, j’ai grandi au milieu de fils de putes (idem pour les travailleuses du sexe) de faux-alpha-mâles qu’un coup de fusil réduit direct au silence, COMME TOUT LE MONDE. Imagine le carnage : une âme hypersensible évoluant au milieu de connards, alors j’ai appris leurs codes et je les ai adoptés parce qu’enfant la vulnérabilité due à mon hypersensibilité me rendait beaucoup trop visible, une cible facile, alors j’ai dû me déguiser en eux, me fondre dans cette masse de prédateurs de merde qui violent, qui volent les gens qui sont aussi pauvres qu’eux, parce que voler des gros pontes tu comprends, c’est trop risqué. Tas de fils de putes. Bref. Cela dit, je ne changerai pas de langage volontairement, si je le fais ce sera accidentel.

Putain ! J’ai la rage ce matin. Faut que j’aille au tabac, on est dimanche, il est possible qu’il faille que j’aille dans une autre ville pour ça. Bah, j’ai chopé un truc pour attacher le chien dans la cour, un truc qu’il peut pas défoncer avec ses dents de crocodile.

Ah là là bordel de merde, à chaque fois que je veux dire un truc simple je pars dans des délires sophistico-violentistiques. C’est rare que je choisisse le titre d’un billet avant de le rédiger et là c’est le cas, ça veut dire que pour une fois je m’impose une contrainte, et comme je n’aime pas les contraintes, mon cerveau malin tente de noyer le poisson. Verbaliser. Ça ne veut pas dire mettre une putain (tiens, encore un clin d’oeil aux TDS) de prune, mais ça veut dire mettre des mots sur quelque chose. Accorder le verbe à ce quelque chose. Ainsi, personnellement, lorsque je verbalise des trucs par écrit, ça me permet d’organiser ces choses dans ma tête, de les réordonner, de les estampiller « urgente » ou « obsolète » ou encore plein d’autres qualificatifs, la liste ne serait de toutes façon pas exhaustive, aucun intérêt de la faire.

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Flots banals

C’est tellement étonnant que moi-même j’en tombe à la renverse. Après des dizaines d’années passées à me mentir sur plein de sujets, afin de construire un alter-ego, costume dans lequel je n’ai jamais été à l’aise, je me réveille enfin : je suis COMME TOUT LE MONDE… Et moi qui croyais être unique, avoir développé des choses à moi, rien qu’à moi.

  • J’ai besoin de bouffer comme tout le monde sans quoi je maigris jusqu’à crever.
  • J’ai besoin de boire sans quoi je me déshydrate.
  • J’ai besoin de dormir sans quoi je deviens fou angoissé paranoïaque et j’ai des hallucinations.
  • J’ai besoin de respirer, sans quoi j’étouffe.
  • J’ai besoin accessoirement de soins, sinon je vais crever d’une manière ou d’une autre.

Mais j’ai aussi un besoin secondaire, pas vital mais tout de même essentiel pour ma santé mentale et mon amour propre. J’ai ce besoin de ressentir qu’il existe sur cette Terre des gens qui me voient pas comme un monstre, qui m’acceptent, qui me désirent, sans quoi je dépéris. J’ai besoin de baiser, et pour baiser comme je l’entends, avec sentiments, je dois sortir de ma dépression en premier lieu. Mais j’y suis tellement enfoncé…

J’ai tellement envie de me défoncer dans cet instant précis. Un cocktail interdit… Dangereux. Le genre qui fait défaillir. Atteindre encore ma limite. La frôler, jouer avec. J’ai rien à perdre.

Guide des combinaisons de drogues
Les combos, quoi ne pas prendre avec quoi, quoi prendre avec quoi…

Oh pas le genre qui me ferait me sentir mal, justement, celui qui ferait en sorte que je parte radicalement, j’aime pas avoir mal personnellement. Je ne suis pas du tout adepte du SM, ni maso ni sadique. J’en ai juste assez, des fois tu sais t’aimerais que tout s’arrête, tout ce qui continue de foutre le bazar dans ta vie, à peine un coin nettoyé direct investi par la merde qui s’étale, tout. Le temps y compris. Rien à foutre des autres, merde j’ai passé ma vie à penser à eux, aux autres, à agir pour le bien du plus grand nombre selon ma vision du bien, associé à la liberté. J’ai toujours voulu me sentir bien à travers le bien que je faisais à autrui, gratuit. Alors des fois, y a rien de mal à y aller et à se dire « au Diable les autres, les gens, tous ceux qui font que la vie est ce qu’elle est, de la merde, tous ceux, toutes celles qui subissent aussi, mais surtout ceux & celles qui oppressent » et de désirer que le temps stoppe, arrêter de respirer. Et si pour ça faut que la Terre entière arrête de respirer, tant pis.

J’ai envie de m’oublier totalement, de faire semblant de n’avoir jamais existé, personne ne remarquera rien, c’est juré. Tous m’ont déjà condamné. Mais c’est pas grave, faut sourire ! Youpi ! La vie c’est de la merde, à moi de faire en sorte que chaque instant se rapproche le plus de l’idée que je me fais du bonheur :

  • Ecouter de la musique à fond
  • Ecrire plein de choses
  • Chanter ce que j’écris
  • Me défoncer avec des trucs durs
  • Bien manger avec des amis
  • Communiquer avec de nouvelles personnes
  • Apprendre tout sur tout
  • Rire & pleurer parce que l’un ne va pas sans l’autre
  • Fumer des joints parce que c’est convivial
  • Fumer des bangs parce que c’est moins mauvais pour la santé que les joints
  • Boire du café pour pas dormir
  • Aimer

Aimer… Détester aussi. Parce que l’un ne va pas sans l’autre.

Je suis si banal. Désolé du peu.

Auto-Psychologie

Dangereuse instabilité

De mémoire, j’ai toujours été comme ça. Instable. Cependant j’ai eu quelques périodes de stabilité, qui n’ont pas durées hélas. Ce genre de période où tu te sens bien tout le temps, y a un truc qui a changé dans ta vie. Tu n’es plus seul(e). Tout est partagé et réciproque, tout roule. Rien ne te dérange dans quoi que ce soit. Chaque chose que tu fais est agréable, ou devient normale, comme faire le ménage, sortir le chien et croiser des gens à qui tu souris spontanément. En fait ce genre de période où tu as l’impression d’avoir trouvé un genre de miroir, et tout devient facile, une compréhension mutuelle, une osmose. Mais ça ne dure pas.

Quand j’étais gosse, mon père m’emmenait parfois voir des amis à lui, un couple,  le patriarche était handicapé en chaise roulante, comme lui. Sa femme, toute fine, s’affairait à s’occuper de la maison, du jardin, de sa famille. Fort sympathiques, ils étaient tous deux à la tête d’une fratrie de 3 ou 4 enfants. Le plus jeune écoutait du rock, du rock dur, du hard… Avec une sono d’une puissance qui m’impressionnait. Il avait un sale caractère, enfin disons plutôt qu’il n’aimait pas qu’un gamin de 8 ans vienne fouiner dans ses affaires, alors il m’envoyait chier facilement. Mais il m’autorisait, avec modération, à venir écouter sa musique, il était fier de faire péter les watts. Il est devenu électricien si ma mémoire est bonne. Il m’a fait découvrir Iron Maiden trop tôt, et je ne savais évidemment pas que j’allais revenir à ce groupe aux alentours de mes 13 ans. Quand je regardais l’image d’Eddy sur la pochette de son disque,  ça me fascinait et c’est un euphémisme.

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De là est née une idée fixe : moi aussi je voulais me faire péter les oreilles avec du son de qualité, des basses lourdes, des aigus cristallins, je connaissais déjà les joies du Walkman, j’allais entrer dans le dur monde des watts, de la Hifi, des mini-chaînes, des cassettes audio, des disques vinyles, par la suite des disques compacts. C’était avant qu’on puisse utiliser un ordinateur facilement pour capturer tout ce qu’on voulait. Pour filmer, il fallait acheter un caméscope. Ou une caméra, encore plus compliqué. Et puis le couplage caméscope/TV se développait doucement. Tu pouvais acheter un magnétoscope pour enregistrer la télévision notamment, mais pas question de lire tes petites K7 de caméscope dessus, pas le même format. Tout était instable à l’époque, comme moi. Avec le frangin on n’apprenait pas aux parents à se servir du mode programmation du magnétoscope, ils y entendaient rien, on le faisait pour eux, pour nous c’était un jeu d’enfant, curieux qu’on était de savoir les fonctions de tous ces boutons. Certains nous échappaient quand même…

Ma première télévision fut une de ces télé-radio-réveil en noir-et-blanc, avec un écran de 10cm de diamètre. Mon frère lui, a eu droit à la version couleur, mais toujours aussi petite, et sommaire. Un bouton à tourner pour trouver les chaînes sur le réseau hertzien, exactement comme une radio. Là j’ai un écran de, je sais pas moi, au moins 50-60cm de diamètre. V’là l’contraste ! Et puis j’ai plus de télévision… C’est l’écran d’un ordinateur, point barre. La télévision, je boycotte. Je n’ai jamais payé la redevance, ça existe toujours ça ?

Mais ça fait du bien de boycotter la télévision… Tu imagines une vie sans publicité ? Sauf dans les espaces publics où personne n’y coupe, une vie sans publicité aucune, jamais. Une vie où jamais au grand jamais un seul connard ne viendrait te suggérer ce qui va soi-disant te rendre plus heureux si tu te l’offres, jamais personne ne viendrait fabriquer un besoin factice chez toi ? Le panard… Et tout ce qui y passe on peut le trouver sur internet, de manière légale en replay ou VOD, et illégale en streaming. Alors pas d’excuse, ce qui plaît c’est la routine, savoir que quoi qu’il arrive chaque jour à telle heure un épisode de plus belle la vie est diffusé, ça rassure, alors on voit plein de gens qui font la même chose chaque jour à la même heure : se coller devant l’écran pour attendre leur Graal. Je trouve ça moche, et je ne veux surtout pas faire partie d’un tel groupe hideux, ce type de groupe informel et débile. Quand tout le monde chante, je ne chante pas. Quand personne ne chante, je pousse la chansonnette volontiers.

Qu’on se le dise !

Auto-Psychologie

Casse-cou(illes)

Bon, c’est clairement pas ma période en ce moment, mais j’ai pas toujours été comme ça, y a aussi eu quelques périodes d’extase permanente, sous opiacés, pendant lesquelles j’étais relativement tranquille, sans déprimer. Je me fais un peu penser au héros de Flash vers la fin du livre, tellement pourri par les drogues qu’il peut plus bouger, obligé de se faire extraire jusqu’en France direction la cure, en hélico.

Je m’endors furtivement, et me réveille maintenant en plein rêve. Avec des symptômes de manque. Douleurs amplifiées, sensation de mal-être terrible, d’oppression, et la seule langue que je puisse exprimer dans ces moments, c’est celle des gémissements. Ah oui, aussi, tout à l’heure je me suis cogné en tentant de récupérer le clébard pour rentrer de la balade, j’ai pas senti sur le coup quoi que ce soit, mais en rentrant j’avais mal à la jambe. Ce matin c’est hard. J’ai l’impression qu’à peine je me cogne, ça enfle comme si j’avais un truc cassé. Faut dire que je suis du genre casse-cou aussi, et que n’étant plus tout jeune, il se peut que mon corps fatigue un peu. Cela dit, c’est pas des choses qui arrivent à 40 ans, on parle de force de l’âge à ce stade. Y a pas lieu de s’affoler, tout se résorbe assez vite, ma petite blessure à la jambe va donc s’estomper jusqu’à disparaître en moins d’une semaine. Pas comme les côtes !

Là, je m’occupe, j’ai fait chauffer un café, et le fait d’écrire me fait me concentrer sur autre chose, ce qui fait que ça va. En fait c’est surtout en mode sommeil que ça va pas. Quand je m’allonge, c’est génial, sensations de douceurs, d’enveloppement dans la couette, diffusion par le cerveau de je ne sais quelle molécule (dopamine ou endorphine) très agréable dans tout le corps, une belle vague, peur de bander vite fait parce que cette sensation agréable passe partout, y compris au niveau du sexe, ça part du haut du corps et ça descend vers les pieds. C’est naturel ça. C’est le type de sensation qu’on peut avoir quand on se gave de chocolat par exemple. Des fois ça rate pas, je sens un truc au niveau de la bite et je dois me relever, m’asseoir, feinter pour que l’érection passe. Si elle passe pas, je me lève et je vais faire un truc, m’occuper et elle passe systématiquement (ou une branlette ça marche aussi, selon le degré d’envie ou de pas envie). Ensuite je retourne au pieu. Si elle passe direct, je me rallonge et là je m’endors généralement. Une heure maximum plus tard, c’est l’hécatombe. Je me réveille en plein rêve, paniqué, gémissant, du mal à respirer, mal partout (jambe + côtes + vertèbre + pieds), je ne peux pas encore me mettre sur le côté à cause des côtes pas tout à fait remises, alors je tangue, gauche, droite, et je dois me lever. C’est trop pénible.

Je mets le nez dans mes nouveaux dictionnaires, c’est un grand plaisir, mais j’ai besoin d’une loupe ! C’est écrit en tout petit, y a des tonnes de blabla, de lignes, de colonnes, mais qu’est-ce que j’aime ça ! C’est vraiment grisant. Mais j’ai besoin de beaucoup plus que d’une loupe, j’ai besoin d’un bureau et d’une chaise de bureau, et rien que ça ferait du bien à mes reins, enfin non, mais leur permettrait de respirer un peu disons. J’attends, j’ai toujours pas trouvé la force de déclencher tout pour déménager, j’arrive même pas à renvoyer un papier de paperasse. Va pourtant falloir…

Je me vois déjà sur mon petit bureau – y aurait de la place, ce serait un grand bureau à la réflexion – avec ma souris à droite, mon clavier à gauche, et plutôt que de rechercher un mot à l’aide d’un moteur, le dictionnaire ouvert au centre de la table, une loupe dans ma main droite, l’oeil froncé de concentration, ma main gauche tournant les pages frénétiquement jusqu’à… Voilà… C’est la bonne page. Qu’est-ce qu’ils disent sur le mot « pénible »…? Qui se fait avec peine. Aaaah oui effectivement ce sont deux mots de la même famille. Peine… Y a pas assez de lumière ici ! Ni de place ! Obligé de coller mon dico sur la platine pour pouvoir me lever…

Une lumière allumée, quelques plaintes à cause de la douleur due à ma position, et un chien sorti dans la cour, plus tard…

J’attends d’avoir déménagé pour vraiment m’installer, j’ai besoin aussi d’un lit, d’un frigo, qui fait congélateur aussi tant qu’à faire. Alors tout ça, le bureau, le lit, et compagnie, j’attends, parce que là où je vis, déjà y a pas de place, je dois emmener par mes propres moyens les objets encombrants foutus à la déchète, et j’ai pour le moment qu’un scooter valide. Je me vois mal emmener un canapé défoncé sur mon dos, avec le scoot. Bref. J’ai aussi v’la les cartons. Les cartons me pourrissent la vie, les emballages des commandes, quasi systématiquement suremballées. J’ai un tout petit petit local dans la cour, il est blindé de cartons, je ne peux plus en mettre un seul. Trop de choses à faire, et si peu de possibilité pour le faire. Je comprends les gens qui s’emmerdent pas et qui foutent tout sur le trottoir. C’est eux qui ont raison, c’est une forme de rébellion. Besoin d’un autre café…

Une cafetière lancée plus tard…

Hop ! Bon alors, je dois dire niveau café, que j’ai testé les café de marque carrefour, estampillés de pays divers comme la Colombie, ou l’Ethiopie. Le café carrefour colombien, il a un arrière goût qui me plait pas. Je viens d’ouvrir l’éthiopien, l’odeur n’a rien à voir, on sent que le raffinement est bien supérieur. Bref. Je le verbalise sinon je m’en souviendrai pas et je serai foutu de reprendre du colombien pour tester un truc déjà testé. Sachant que la Colombie c’est l’Amérique du Sud, et que l’Ethiopie c’est l’Afrique de l’est, ce café est donc africain. Le coin de l’Ethiopie, c’est la Corne de l’Afrique, elle contient aussi la Somalie, l’Érythrée et Djibouti. Ce café est cultivé à Zion

Carrefour et le café… Comment sont traités les travailleurs africains qui cultivent et récoltent le café qu’on trouve en fin de parcours, dans les rayons français des supermarchés Carrefour ? Ce café précisément s’appelle « Café moulu Ethiopia » et la seule information réelle que j’ai sur ce paquet, c’est la suivante : « Torréfié et conditionné par EMB 76681B pour Interdis » suivi du numéro du Service consommateur Carrefour Interdis. Pour l’instant, j’éviterai d’utiliser mon téléphone, pis je vais pas les appeler pour leur poser la question comme un teubé, ils me répondraient que bien sûr, tout se passe bien en Afrique et comme je peux pas le vérifier directement, bah faudra que je me contente de leur parole d’enfants de putes.

L’idée c’est que ces enculés proposent des cafés provenant de pays précis, et ne font pas de l’éthique. Parce que ça reviendrait trop cher de bien traiter les gens. Le café dans les supermarchés, c’est la baise assurée pour les petits producteurs comme pour les consommateurs. Rares sont ceux qui sont à la fois estampillés Bio & Ethique. Pourtant il faudrait qu’ils le soient tous. La logique voudrait qu’en 2020, on ne puisse plus tricher, or il n’y a pas eu époque plus favorable pour la triche des gros industriels. Rien n’a changé, ils prennent toujours ouvertement les clients pour des imbéciles, et le pire c’est que ça marche ! Mêmes méthodes que chez les politiciens au pouvoir… D’ailleurs ils sont de mèche. J’ai assez craché sur mon café ou pas ? Pas assez pour accentuer son amertume, il est vraiment bon en revanche.

L'illusion du choix
L’illusion du choix

Des fois je me demande, sans aucune certitude quant aux scénarios possible, de quoi sera fait l’avenir moyen. Dans une cinquantaine d’années, on en sera où en France ? Et dans le monde ? Obligera-t-on les gens à adopter des comportements, comme on le fait aujourd’hui, pour satisfaire une petite minorité qui certes souffre de sa mise au ban ?

Pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types…

Orelsan (Suicide social)

Juste parce qu’un artiste, un « fils de » aura été vexé dans une émission, une loi serait édictée et du jour au lendemain tel ou tel mot ou expression serait dorénavant interdit et durement puni par ladite loi, comme pour les insultes antisémites pas du tout à l’instar, hélas, des insultes islamophobes et négrophobes, y a eu aussi des périodes où en France on se défoulait allègrement sur les Portugais et sur les Maghrébins cette fois sans évoquer leur éventuelle religion musulmane. Y a tout de même un déséquilibre et ce qu’on appelle une discrimination positive envers les Juifs en France. Je n’envisage pas qu’on puisse attaquer quelqu’un en justice pour une simple insulte. Ou plusieurs. A la rigueur, du harcèlement, un déferlement d’insultes constant sur une longue période, là je peux comprendre.

Purée il faudrait pas mais je sens que je vais m’envoyer un 3e café. Mais quoi ?? Ce que je viens de dire au-dessus fait de moi un antisémite ? Si c’est le cas, on est pas dans la merde… Je m’exprime et j’emmerde royalement toute morale n’étant pas mienne. Si faire état d’un fait, le constater et en parler fait de toi un antisémite, alors nombreux sont les antisémites qui s’ignorent. Mais chut, ce sujet pique, faut pas en parler… Nique sa maman avec tout le respect que je dois à cette dame, j’en parlerai si ça me chante. Je n’ai aucune sympathie particulière pour une communauté quelle qu’elle soit excepté celle des toxs (la mienne, je suis un cliché à moi seul, un mauvais exemple), toutes sont à la même enseigne : si elles souffrent d’ostracisme, je ne nierai ni ne minimiserai jamais cette souffrance, mais attention aux extrêmes parce que le communautarisme, c’est de la merde. La mixité en revanche, c’est super. Si j’ai un enfant métis, pour moi ce sera une grande fierté. Le favoritisme, la chasse a qui a le plus souffert que qui, c’est aussi de la merde. Je ne conçois pas qu’une communauté puisse détenir la 1ère place dans un palmarès de la souffrance des peuples. Autant dire que si c’était le cas, les Juifs seraient distancés depuis un bail par d’autres comme les Rohingya, Syriens, Kurdes, et autres peuples qui défrayent la chronique dans les colonnes des journaux d’actualités.

Morale, je t’emmerde.