Je fais ce que je veux

Besoin de ne pas être

Y a pas de question entre « être » et « ne pas être » aucune. Ne pas être est la solution, y a pas à en discuter. Ne plus être. Quand je dis ça, je suis plein d’une sensation de quelque chose que j’arrive pas à nommer là, quand t’es rassuré. De savoir et d’accepter ça, ça me rassure, ça a tendance à me dire que c’est fini bientôt. Je fomente. On va me fournir ce dont j’ai besoin pour le faire. Pour la douleur.

Je n’ai que du mépris pour mes semblables. Ils me dégoûtent. Ils sont mon moteur pour crever car leurs sales (ré)actions m’en motivent, tant ils me débectent, je les hais.

J’ai besoin de ne pas être. Je, me dégoûte de par l’acceptation des idées les plus sombres qui m’habitent. J’ai ce besoin. Je vais le faire. Est ce que je mens là ? J’en sais rien.

Je peux rester assis devant un feu dans la pièce la moins exposée de toutes au danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu, dans tous les objets pointus qui m’entourent, dans le poids du toit et dans la masse des murs, elle se trouve dans l’eau, dans la neige, dans la chaleur et dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de sécurité si ce n’est une consolation pour le fait que la mort est ce qu’il y a de plus proche de la vie – et quelle misérable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu’elle veut nous faire oublier !

notre Besoin de Consolation est Impossible à Rassasier – Stig DagermaN par les Têtes Raides

Je parle pas arabe, mais quand je rote j’ai pris l’habitude de dire « Abd el Shetane » et j’emmerde systématiquement qui juge ça quand je le fais, mon regard lui dit, à lui, à elle, à son sale morveux de merde : « Comprenez : je vous hais parce que vous faites partie de ce qui me fait souffrir. »

Gloire au diable ? Que je le dise ou pas est-ce que ça change quoi que ce soit ? Non. Donc fais pas chier.

Mais bordel de pute de vérole ! Qui va s’occuper du chien ???

J’ai pas pris un chien pour m’empêcher de faire ce que je veux. Et puis il est tellement beau que n’importe qui le prendrait. Allez fuck off. On va le faire.

Conscience : Zzzzzz zzzz zzzzZzzzzzZ

Vas y quand l’autre pute dort, les souris dansent sur du son engagé, rien à foutre des paroles, demain c’est loin, surtout à l’agonie.

Dernier tour de poney, ça n’a rien d’anodin. Salut.

Ah bah oui, j’ai rien là… ce n’est que partie remise (hips)

Je fais ce que je veux

Condamné à mort

Voilà un de mes morceaux préférés… Trop long ? Ta gueule. Moi ça me fait pleurer, comme Mano Solo me le faisait avant, parfois aujourd’hui encore mais c’est plus pareil. Moi aussi j’aime pleurer. Comme beaucoup de monde. Bah ouais, les sensations intenses quand on pleure, c’est terrible… Allez, ça fait pas mal.

Jean Genet par les Têtes Raides

Le vent qui roule un cœur sur le pavé des cours
Un ange qui sanglote accroché dans un arbre
La colonne d’azur qu’entortille le marbre
Font ouvrir dans ma nuit des portes de secours

Un pauvre oiseau qui meurt et le goût de la cendre
Le souvenir d’un œil endormi sur le mur
Et ce poing douloureux qui menace l’azur
Font au creux de ma main ton visage descendre

Ce visage plus dur et plus léger qu’un masque
Est plus lourd à ma main qu’aux doigts du receleur
Le joyau qu’il empoche, il est noyé de pleurs
Il est sombre et féroce, un bouquet vert le casque

Ton visage est sévère : il est d’un pâtre grec
Il reste frémissant au creux de mes mains closes
Ta bouche est d’une morte où tes yeux sont des roses
Et ton nez d’un archange est peut-être le bec

Le gel étincelant d’une pudeur méchante
Qui poudrait tes cheveux de clairs astres d’acier
Qui couronnait ton front d’épines du rosier
Quel haut-mal l’a fondu si ton visage chante ?

Dis-moi quel malheur fou fait éclater ton œil
D’un désespoir si haut que la douleur farouche
Affolée, en personne, orne ta ronde bouche
Malgré tes pleurs glacés, d’un sourire de deuil ?

Ne chante pas ce soir les «Costauds de la Lune»
Gamin d’or sois plutôt princesse d’une tour
Rêvant mélancolique à notre pauvre amour ;
Ou sois le mousse blond qui veille à la grand’hune

Il descend vers le soir pour chanter sur le pont
Parmi les matelots à genoux et nu-tête
«L’Ave Maris stella». Chaque marin tient prête
Sa verge qui bondit dans sa main de fripon

Et c’est pour t’emmancher, beau mousse d’aventure
Qu’ils bandent sous leur froc les matelots musclés
Mon amour, mon amour, voleras-tu les clés
Qui m’ouvriront le ciel où tremble la mâture

D’où tu sèmes, royal, les blancs enchantements
Ces neiges sur mon page, en ma prison muette :
L’épouvante, les morts dans les fleurs de violette
La mort avec ses coqs ! Ses fantômes d’amants !

Sur ses pieds de velours passe un garde qui rôde
Repose en mes yeux creux le souvenir de toi
Il se peut qu’on s’évade en passant par le toit
On dit que la Guyane est une terre chaude

Ô la douceur du bagne impossible et lointain!
Ô le ciel de la Belle, ô la mer et les palmes
Les matins transparents, les soirs fous, les nuits calmes
Ô les cheveux tondus et les Peaux-de-Satin

Rêvons ensemble, Amour, à quelque dur amant
Grand comme l’Univers mais le corps taché d’ombres
Il nous bouclera nu dans ces auberges sombres
Entre ses cuisses d’or, sur son ventre fumant

Un mac éblouissant taillé dans un archange
Bandant sur les bouquets d’oeillets et de jasmins
Que porteront tremblants tes lumineuses mains
Sur son auguste flanc que ton baiser dérange

Tristesse dans ma bouche ! Amertume gonflant
Gonflant mon pauvre cœur ! Mes amours parfumées
Adieu vont s’en aller ! Adieu couilles aimées !
Ô sur ma voix coupée adieu chibre insolent !

Gamin, ne chantez pas, posez votre air d’apache !
Soyez la jeune fille au pur cou radieux
Ou si tu n’as de peur l’enfant mélodieux
Mort en moi bien avant que me tranche la hache

Enfant d’honneur si beau couronné de lilas !
Penche-toi sur mon lit, laisse ma queue qui monte
Frapper ta joue dorée. Écoute, il te raconte
Ton amant l’assassin, sa geste en mille éclats

Il chante qu’il avait ton corps et ton visage
Ton cœur que n’ouvriront jamais les éperons
D’un cavalier massif. Avoir tes genoux ronds !
Ton cou frais, ta main douce, ô môme d’avoir ton âge !

Voler, voler ton ciel éclaboussé de sang
Et faire un seul chef d’œuvre avec les morts cueillis
Ça et là dans les prés, les haies, morts éblouies
De préparer sa mort, son ciel adolescent…

Les matins solennels, le rhum, la cigarette…
Les ombres du tabac, du bagne et des marins
Visitent ma cellule où me roule et m’étreint
Le spectre d’un tueur à la lourde braguette

La chanson qui traverse un monde ténébreux
C’est le cri d’un marin porté par ta musique
C’est le chant d’un pendu raidi comme une trique
C’est l’appel enchanté d’un voleur amoureux

Un dormeur de seize ans appelle des bouées
Que nul marin ne lance au dormeur affolé
Un enfant reste droit, contre le mur collé
Un autre dort bouclé dans ses jambes nouées

J’ai tué pour les yeux bleus d’un bel indifférent
Qui jamais ne comprit mon amour contenue
Dans sa gondole noire une amante inconnue
Belle comme un navire et morte en m’adorant

Toi quand tu seras prêt, en arme pour le crime
Masqué de cruauté, casqué de cheveux blonds
Sur la cadence folle et brève des violons
Égorge une rentière en amour pour ta frime

Apparaîtra sur terre un chevalier de fer
Impassible et cruel, visible malgré l’heure
Dans le geste imprécis d’une vieille qui pleure
Ne tremble pas surtout devant son regard clair

Cette apparition vient du ciel redoutable
Des crimes de l’amour. Enfant des profondeurs
Il naîtra de son corps d’étonnantes splendeurs
Du foutre parfumé de sa queue adorable

Rocher de granit noir sur le tapis de laine
Une main sur sa hanche, écoute-le marcher
Marche vers le soleil de son corps sans péché
Et t’allonge tranquille au bord de sa fontaine

Chaque fête du sang délègue un beau garçon
Pour soutenir l’enfant dans sa première épreuve
Apaise ta frayeur et ton angoisse neuve
Suce mon membre dur comme on suce un glaçon

Mordille tendrement le paf qui bat ta joue
Baise ma queue enflée, enfonce dans ton cou
Le paquet de ma bite avalé d’un seul coup
Étrangle-toi d’amour, dégorge, et fais ta moue !

Adore à deux genoux, comme un poteau sacré
Mon torse tatoué, adore jusqu’aux larmes
Mon sexe qui se rompt, te frappe mieux qu’une arme
Adore mon bâton qui va te pénétrer

Il bondit sur tes yeux ; il enfile ton âme
Penche un peu la tête et le vois se dresser
L’apercevant si noble et si propre au baiser
Tu t’inclines très bas en lui disant: «Madame!»

Madame écoutez-moi ! Madame on meurt ici !
Le manoir est hanté ! La prison vole et tremble !
Au secours, nous bougeons ! Emportez-nous ensemble
Dans votre chambre au ciel, Dame de la merci !

Appelez le soleil, qu’il vienne et me console
Étranglez tous ces coqs ! Endormez le bourreau !
Le jour sourit mauvais derrière mon carreau
La prison pour mourir est une fade école

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve
Laisse tes dents poser leur sourire de loup

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne

Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir
Ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde

Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger
Vole dans l’escalier plus souple qu’un berger
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes

Ô traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière
Use de la menace, use de la prière
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort

Les Assassins du mur s’enveloppent d’aurore
Dans ma cellule ouverte au chant des hauts sapins
Qui la berce, accrochée à des cordages fins
Noués par des marins que le clair matin dore

Qui grava dans le plâtre une Rose des Vents ?
Qui songe à ma maison, du fond de sa Hongrie ?
Quel enfant s’est roulé sur ma paille pourrie
À l’instant du réveil d’amis se souvenant ?

Divague ma Folie, enfante pour ma joie
Un consolant enfer peuplé de beaux soldats
Nus jusqu’à la ceinture, et des frocs résédas
Tire ces lourdes fleurs dont l’odeur me foudroie

Arrache on ne sait d’où les gestes les plus fous
Dérobe des enfants, invente des tortures
Mutile la Beauté, travaille les figures
Et donne la Guyane aux gars pour rendez-vous

Ô mon vieux Maroni, ô Cayenne la douce !
Je vois les corps penchés de quinze à vingt fagots
Autour du mino blond qui fume les mégots
Crachés par les gardiens dans les fleurs et la mousse

Un clop mouillé suffit à nous désoler tous
Dressé seul au-dessus des rigides fougères
Le plus jeune est posé sur ses hanches légères
Immobile, attendant d’être sacré l’époux

Et les vieux assassins se pressant pour le rite
Accroupis dans le soir tirent d’un bâton sec
Un peu de feu que vole, actif, le petit mec
Plus émouvant et pur qu’une émouvante bite

Le bandit le plus dur, dans ses muscles polis
Se courbe de respect devant ce gamin frêle
Monte la lune au ciel. S’apaise une querelle
Bougent du drapeau noir les mystérieux plis

T’enveloppent si fin, tes gestes de dentelle !
Une épaule appuyée au palmier rougissant
Tu fumes. La fumée en ta gorge descend
Tandis que les bagnards, en danse solennelle

Graves, silencieux, à tour de rôle, enfant
Vont prendre sur ta bouche une goutte embaumée
Une goutte, pas deux, de la ronde fumée
Que leur coule ta langue. Ô frangin triomphant

Divinité terrible, invisible et méchante
Tu restes impassible, aigu, de clair métal
Attentif à toi seul, distributeur fatal
Enlevé sur le fil de ton hamac qui chante

Ton âme délicate est par-delà les monts
Accompagnant encore la fuite ensorcelée
D’un évadé du bagne, au fond d’une vallée
Mort, sans penser à toi, d’une balle aux poumons

Élève-toi dans l’air de la lune, ô ma gosse
Viens couler dans ma bouche un peu de sperme lourd
Qui roule de ta gorge à mes dents, mon Amour
Pour féconder enfin nos adorables noces

Colle ton corps ravi contre le mien qui meurt
D’enculer la plus tendre et douce des fripouilles
En soupesant charmé tes rondes, blondes couilles
Mon vit de marbre noir t’enfile jusqu’au cœur

Ô vise-le dressé dans son couchant qui brûle
Et va me consumer ! J’en ai pour peu de temps
Si vous l’osez, venez, sortez de vos étangs
Vos marais, votre boue où vous faites des bulles

Âmes de mes tués ! Tuez-moi ! Brûlez-moi !
Michel-Ange exténué, j’ai taillé dans la vie
Mais la beauté, Seigneur, toujours je l’ai servie
Mon ventre, mes genoux, mes mains roses d’émoi

Les coqs du poulailler, l’alouette gauloise
Les boîtes du laitier, une cloche dans l’air
Un pas sur le gravier, mon carreau blanc et clair
C’est le luisant joyeux sur la prison d’ardoise

Messieurs, je n’ai pas peur ! Si ma tête roulait
Dans le son du panier avec ta tête blanche
La mienne par bonheur sur ta gracile hanche
Ou pour plus de beauté, sur ton cou mon poulet…

Attention ! Roi tragique à la bouche entr’ouverte
J’accède à tes jardins de sable désolés
Où tu bandes, figé, seul, et deux doigts levés
D’un voile de lin bleu ta tête recouverte

Par un délire idiot je vois ton double pur !
Amour ! Chanson ! Ma Reine ! Est-ce un spectre mâle
Entrevu lors du jeu dans ta prunelle pâle
Qui m’examine ainsi sur le plâtre du mur ?

Ne sois pas rigoureux, laisse chanter matine
À ton cœur bohémien ; m’accorde un seul baiser…
Mon Dieu, je vais claquer sans te pouvoir presser
Dans ma vie une fois sur mon cœur et ma pine

Pardonnez-moi mon Dieu parce que j’ai péché !
Les larmes de ma voix, ma fièvre, ma souffrance
Le mal de m’envoler du beau Pays de France
N’est-ce assez, mon Seigneur, pour aller me coucher, trébuchant d’espérance

Dans vos bras embaumés, dans vos châteaux de neige !
Seigneur des lieux obscurs, je sais encore prier
C’est moi mon père, un jour, qui me suis écrié :
Gloire au plus haut du ciel au dieu qui me protège, Hermès au tendre pied !

Je demande à la mort la paix, les longs sommeils
Le chant des séraphins, leurs parfums, leurs guirlandes
Les angelots de laine en chaudes houppelandes
Et j’espère des nuits sans lunes ni soleils sur d’immobiles landes

Ce n’est pas ce matin que l’on me guillotine
Je peux dormir tranquille. À l’étage au-dessus
Mon mignon paresseux, ma perle, mon Jésus
S’éveille. Il va cogner de sa dure bottine à mon crâne tondu

Il paraît qu’à côté vit un épileptique
La prison dort debout au noir d’un chant des morts
Si des marins sur l’eau voient s’avancer les ports
Mes dormeurs vont s’enfuir vers une autre Amérique

J’ai dédié ce poème à la mémoire de mon ami Maurice Pilorge
Dont le corps et le visage radieux hantent mes nuits sans sommeil
En esprit je revis avec lui les quarante derniers jours qu’il passa
Les chaînes aux pieds et parfois aux poignets
Dans la cellule des condamnés à mort de la prison de Saint-Brieuc
Les journaux manquent d’à-propos
Ils conçurent d’imbéciles articles pour illustrer sa mort qui coïncidait avec l’entrée en fonction du bourreau Desfourneaux
Commentant l’attitude de Maurice devant la mort
Le journal l’Œuvre dit : «Que cet enfant eût été digne d’un autre destin»
Bref on le ravala
Pour moi, qui l’ai connu et qui l’ai aimé, je veux ici
Le plus doucement possible, tendrement
Affirmer qu’il fut digne, par la double et unique splendeur de son âme et de son corps
D’avoir le bénéfice d’une belle mort
Chaque matin, quand j’allais, grâce à la complicité
D’un gardien ensorcelé par sa beauté
Sa jeunesse et son agonie d’Apollon
De ma cellule à la sienne
Pour lui porter quelques cigarettes
Levé tôt il fredonnait et me saluait ainsi, en souriant :
«Salut, Jeannot-du-Matin!»
Originaire du Puy-de-Dôme
Il avait un peu l’accent d’Auvergne
Les jurés, offensés par tant de grâce
Stupides mais pourtant prestigieux dans leur rôle de Parques
Le condamnèrent à vingt ans de travaux forcés pour cambriolage de villas sur la côte
Et le lendemain, parce qu’il avait tué son amant Escudero pour lui voler moins de mille francs
Cette même cour d’assises condamnait mon ami Maurice Pilorge à avoir la tête tranchée
Il fut exécuté le 17 mars 1939 à Saint-Brieuc

Je fais ce que je veux

Ma liste

Je vais essayer de faire une liste de tout ce que j’ai à faire et que je ne fais pas

  1. finir d’écrire les romans commencés et les faire publier
  2. faire publier mes recueils de poésie
  3. faire la vaisselle
  4. nettoyer l’appart au complet pour l’état des lieux
  5. trouver un autre appartement
  6. Faire un double des clés du scoot
  7. choisir une mutuelle agréée ACS et envoyer les papiers
  8. OU BIEN aller chez ceux que j’ai contacté avec les papiers et souscrire a leur mutuelle
  9. aller chez l’assureur du coin pour qu’il me trouve une assurance pour le scoot
  10. sortir le chien (là maintenant) plus souvent
  11. l’emmener chez un éducateur canin
  12. aller chez le dentiste
  13. aller chez le médecin
  14. aller au CSAPA
  15. enregistrer des morceaux
  16. apprendre des paroles
  17. retomber amoureux
  18. avoir un enfant
  19. cesser de me défoncer excepté bédo
  20. grandir
  21. apprendre à me servir d’une machine à coudre

Je crois que j’ai envie de m’occuper du 21 aujourd’hui, je n’ai que ma table basse pour pratiquer, soit ! Ailleurs qu’avant, euuuh je voulais dire « À cœur vaillant » héhé !

Je fais ce que je veux

L’industrie de l’acidité extralucide a littéralement élucidé tous les dossiers, additionnés les indices, y en avait 10

Y a plus de lucidité ça me déprime, entre ce qui existe et ce qu’on invente il y a parfois une limite tellement fine qu’elle peut craquer comme une membrane, à tout moment. Que faire ? Continuer, aller la tête haute vers cette mort dont on fait des montagnes de sophismes et qui emportera tout le monde, qu’on se le dise. J’avais rien à dire, je l’ai dit, c’est cool. Youplaboum.

Je fais ce que je veux

Tous les réseaux sociaux désertés !

Serait-ce l’avènement d’un renouveau, une époque nouvelle dans laquelle la technologie prendrait de moins en moins de place ?

Ne rêvez pas, seuls les ermites comme moi n’ont pas ou plus de compte Facebook, et si ce dernier perd un peu d’audience c’est que les modes évoluent, les modes de communication, les merdeux ont d’autres applications de merde pour se trouver et se sucer la lécher la pomme entre acnéeux, les petites délurées futures prostituées en bonnes et dues formes peuvent ainsi contacter leurs pervers préférés, et poser dans des habits d’époque, et les pervers se palucher tel un Arthur Conan Doyle, lisant la correspondance d’avec les parents d’Alice, gentiment agrémentés par ces derniers de photos légères, de vacance, etc.

Bref, comme disent les Djeunz, OSEF des putes !! OSEF des pervers !! Niquez vos mères !!

Je fais ce que je veux

Parce que sa mère

Et c’est tout. Ben ouais… Y a pas à y aller par 4 (putains de grands) chemins…

Eh ! Oh ! Les parenthèses là… Un peu de respect pour les vraies dames. On ne dit plus putain, mais TDS… Travailleuse Du Sexe. Donc les mots comme « pute » c’est fini… Plus admis inclusivement (oh là là… ta gueule s’te plaît). Nom d’une pute ! Euh… d’une pipe… une à 20 balles… Oui bon, mais alors moi je le dis avec admiration, ne serait-ce que pour ce courage de traiter avec autant de différentes têtes, dont certaines sont pouilleuses à souhait, d’autres d’une perversion sans rival. Enfin, y a plusieurs cas que je ne puis que m’imaginer, alors je n’irai pas trop loin sur ce terrain, au risque de dire des conneries et de dépeindre des clichés ou des tableaux totalement hors de propos (ouais c’est ça : ferme la).

Ce billet n’est pas une ode aux putes, non. Mais y en a un peu, si on cherche bien, au fond de la mare dans la vase… Si je suis la lie, la mort est une bouteille vide (mais qui eut son heure de gloire), nettoyée avec un goupillon, au vinaigre blanc et au bicarbonate de soude… bataille de bétail en bottilles, en vagues ou en vogue, avec des bâtons non taillés pour pas gaspiller les lames… Un muet averti en vaut deux, des bègues, et au royaume des sourds, les malentendants – ceux à un niveau relativement léger – sont rois et peuvent devenir tyrans. Faut pas déconner merde ! Bon, ça, c’est fait.

La suite… Plus tard.