L'invisible

Annales akashiques

Y a tellement de livres qu’il faut que je lise. Je m’étais fait une liste mais y avait plus de place dessus. J’avais de mémoire placé dessus un livre que je ne me suis pas encore procuré en raison de son prix que je trouve prohibitif, mais il m’intriguait au plus haut point. C’était sur les vies antérieures, enfin l’Akasha, ou âkâsha, si ça te dis quelque chose. C’est du sanskrit. On pourrait vulgariser ça par un terme occidental, ce serait faux dans l’ensemble, mais je vais la faire quand même cette diagonale : la matière noire augmentée d’un pouvoir de mémoire universelle.

Tout ça n’a rien de scientifique, c’est spirituel. Dans l’Akasha, dans l’espace où cette matière invisible est omniprésente, se trouvent (toujours selon certaines sources orientales, hindouisme, bouddhisme…), nos dossiers akashiques, encore appelées annales akashiques dans lesquels sont inscrit tous les détails de chacune de nos vies antérieures – si tant est que la vie fonctionne ainsi. C’est ce qui nous relie tous les uns aux autres, c’est ce qui fait que l’univers est unité. Quand je te fais du mal, je me fais du mal. Car tu es moi, et je suis toi. Nous ne sommes que deux parties distinctes d’un même élément, l’univers. Voilà.

Que de promesses ! La lecture des annales akashiques permettrait de réaliser un rêve que beaucoup d’entre nous ont : si tant est que nous ayons des vies antérieures, avoir des détails sur celles-ci. Je ne saurais suggérer assez de prudence quant à ce que proposent certainement des experts, consultations payantes. Ce type de milieu est plein de personnes vénales qui prennent les gens pour des abrutis en leur racontant des conneries qu’ils gobent tout cru. C’est pourquoi avant tout contact extérieur sur ce sujet, je te suggère sincèrement de te documenter. Tu sauras de quoi tu parles. En tant qu’autodidacte, j’espère que lorsque je vais me pencher sur le sujet, et je vais me pencher sur le sujet un jour, je n’aurais besoin de personne pour découvrir les choses qu’il y a à découvrir, si y en a…

Autre mise en garde : les fantasmes. Y a eu des grands hommes, des grandes femmes, y a eu des salauds finis, des martyrs, des artistes, etc. Certes, y en a eu. Si on compare au reste du monde c’était un tout petit pourcentage, alors si rien n’est impossible quand on part du principe que la réincarnation existe, il y a un microscopique pourcentage de chance que je fus Jules Verne, Hitler, Martin Luther King ou encore Adam (de Adam&Eve Corp®). Attention aux fantasmes, ouais. La simplicité a aussi son charme, avoir été des gens simples a ses avantages.

Donc il y a une sous-branche de la littérature dédiée à ce sujet, ce concept. Ne voulant pas renvoyer vers des documents de merde, je ne vais pas mettre de lien, je n’ai encore lu aucun bouquin sur ce sujet, c’est prévu, donc une fois que j’aurais trouvé une source digne de ce nom, je n’hésiterai pas à refaire un billet. Ce présent billet est là pour présenter un peu le truc. C’est passionnant. Enfin, pour moi, c’est passionnant.

L'invisible, Marijuana

Dormir

Je suis confronté au premier dommage collatéral du fait de m’être habitué 3 jours à manger chaque jour une petite boulette d’environ 2 grammes de bon haschich. Si je ne continue pas, mes insomnies reviennent. Et c’est logique. Seulement, ai-je envie de bouffer tous les jours mes deux grammes et peut-être devoir augmenter les doses si mon corps s’habitue (et le corps s’habitue vite au shit) ? Clairement que non. Je ne fais plus de douilles depuis ma crève, quoique j’essaye une à deux fois par jour pour voir si j’y arrive. Eh bien si mon état s’améliore, ma gorge ne supporte toujours pas les bangs à l’heure actuelle. Alors par souci d’économie aussi parce que 2g à chaque fois ça revient cher, je roule des joints. Ça tombe bien j’ai un assortiment de paquets de feuilles, j’en ai de toutes les marques, pour tous mes goûts, mais pas pour toutes les têtes. J’étais partageur, aujourd’hui je ne partage plus qu’avec qui m’a montré patte blanche (ou rouge du sang de son suicide ou des blessures qu’un ou des oppresseurs lui ont faites), et ça peut être long avant que je considère qu’untel a montré patte blanche.

Le shit, l’herbe, c’est super. Une fois qu’on a trouvé un rythme et qu’on a amélioré son quotidien pour qu’il soit au plus agréable (maison, activités) le côté amotivationnel s’en va. C’est certain que si tu es un adolescent mal dans sa peau, mal chez ses parents avec une forte envie de voir du pays, que t’en as marre de l’école parce que t’arrives à rien dans leurs trips élitistes, et que tu te mets à fumer, tu risques simplement de t’évader dans ta tête, loin de tous ces soucis. T’auras plus rien envie de faire, rester allongé te conviendra. Mais si tu habites chez toi, que tu as donc toutes les « corvées » quotidiennes à faire (comme la vaisselle, que j’ai toujours pas faite), fumer peut devenir un soutien psychologique et t’aider au jour le jour.

Oui, c’est vrai, le shit ça endort, ça démotive souvent. C’est encore un dommage collatéral, inévitable dans beaucoup de cas. Car beaucoup de cas en sont à utiliser le shit pour oublier leurs soucis. Consciemment ou pas, et ça, ça ne fonctionne pas avec le cannabis, ni avec l’héroïne, ni avec Facebook, ni avec les jeux à gratter, ni avec la bouffe, la tise, la baise, avec rien du tout. Il n’existe pas de baguette magique qu’il suffirait d’agiter voire de frapper (du poing) sur la table pour que d’un coup, comme par enchantement, tout s’arrange. Non, les problèmes il faut d’abord en prendre conscience puis les organiser suivant un ordre de priorité, lesquels sont les plus judicieux à traiter en premier. Il faut bien différencier les effets des causes et ainsi on peut grouper plein de conséquences dans un seul sac, identifier la cause, et la traiter, ce qui soignera automatiquement toutes les conséquences (pas toujours). Alors que si tu te plantes et que tu ne t’attaques qu’aux conséquences, et jamais aux causes, tu vas le faire toute ta vie, sans que ça s’arrête.

C’est marrant quand je dis « tu » comme ça, dans ma dernière phrase par exemple, je me fais l’effet de Samuel Freudiger…

Lui, je l’aime. Un activiste man, qui fait aussi du reggae (suisse) avec le groupe humoristique Bradaframanadamada

C’est pas tout jeune ça, ça date déjà de quelques années, mais c’est toujours aussi bon de pouvoir dédramatiser, beaucoup de dérision, et ça, ben ça aide bien plus au quotidien que de fumer comme un porc. Alors outre le côté très théâtral du personnage, tout ce qu’il dit est vrai. Tout. Y a rien à jeter, et il sait de quoi il parle. Il faut aussi dire que dans la religion Rasta (je ne sais pas si Samuel pratique sérieusement, hein) le cannabis est un sacrement, il améliore le contact avec l’absolu.

Alors je me posais la question de savoir si par hasard, selon la longueur des cheveux les réseaux de communication avec le divin étaient (ou pas) améliorés. C’était, je l’avoue volontiers, un peu capillotracté. Par contre la Ganja le fait… Tiens, évoquer ce billet me rappelle que je me suis procuré le Kebra Negastla gloire des rois d’Ethiopie, textes sacrés de l’Ethiopie. C’est la soi-disant bible des Rastas, quoique ce détail puisse être discuté, qui offre une version du récit biblique vu de l’actuelle Ethiopie, de la corne de l’Afrique, où est aussi situé le lieu appelé Zion par les Rastafariens, leur terre promise. J’en ai lu la première ligne de la première partie, Au commencement. Et à la première ligne intervient un premier nom étrange.

Egziabeher

Ce n’est qu’un autre nom, qui vient s’ajouter aux nombreux déjà présents dans la partie de mon crâne estampillée Théologie, pour désigner Dieu. C’était facile à savoir puisque dans le bouquin est accolé « le père tout puissant » au nom en question. Jah s’appelle aussi Egziabeher. Soit. C’est mettre un pied dans la compréhension de l’autre ça, savoir comment il désigne l’infini.

Moi j’adore le reggae, et Peter Tosh et son album Legalize it, je l’ai eu entre les mains et je l’ai écouté plein de fois, mais sans jamais m’être intéressé aux titres de ses chansons. Or, en cherchant ce nouveau nom que je découvre dans le K.N., voilà ce sur quoi je tombe :

On voit ce nom sous différentes orthographes, Igziabeher, Egziabeher, qui signifie « Seigneur d’une nation ou d’une tribu »

Le Kebra Negast donne un autre point de vue historico-biblique, d’Adam à Jésus, en passant évidemment par Salomon, mais aussi Caïn, Seth, Moïse, Noé, Abraham.

Ces différents récits bibliques (la Bible, la Torah, le Coran, et donc le Kebra Negast – liste non exhaustive), c’est un peu comme si le même film était raconté par différents protagonistes. On peut en recoupant les récits déduire de certaines vérités historiques, enfin je suppose. Je n’ai pas la prétention d’être historien mais je m’intéresse de plus en plus à des parties spécifiques de l’Histoire. Car la plupart des personnes qui hurlent tout le temps aux scandales, qui instillent des drames inventés dans la tête des gens, se servent souvent de détails de l’Histoire comme exemples (à suivre ou à ne pas suivre), mais n’ont que très peu de connaissances historiques en définitive, et leurs discours sont souvent vulgaires et surtout globalement faux. Je m’en suis rendu compte sur moi-même. Très engagé et prompt à m’exprimer sur certaines causes, je me suis aperçu non sans mal que j’utilisais des anecdotes historiques sans connaître les contextes, pour justifier des choses. Je me suis aperçu que bien souvent j’avais des arguments erronés et que personne ne me rattrapait jamais simplement parce qu’ils ont les mêmes. Il existe des conclusions fausses dues à des erreurs historiques qui pourtant se sont généralisées dans les esprits comme étant la réalité.

Et si j’étais de droite ? Attention hein… Je ne suis ni de droite ni de gauche et d’ailleurs ces deux extrêmes ont été inventés pour scinder un peuple en deux : les vilains salauds de fachos d’un côté et les gentils progressistes de l’autre. C’est très pratique, c’est diviser pour mieux régner et c’est vieux comme le monde. Et alors, tout ce qui est à droite est sujet à discussion, c’est pas bien, selon les mœurs actuelles. C’est ce-qu-il-ne-faut-pas-faire, mais que beaucoup de personnes font quand même de manière totalement décomplexée, avec la loi pour eux. Cette diabolisation à double tranchant clôt d’office les débats, et j’ai peur de ce que les gentils progressistes de gauche feront de tout le reste du peuple pas d’accord avec eux, quand les choses changeront. Extermination totale ? Ferme ta gueule, c’est exactement ce qui se passe en ce moment : la gauche refuse de parler avec la droite et associe tous ceux qui vont discuter avec, comme des traîtres. Eh connard, pour être un traître, faut d’abord avoir épousé ta cause… Or ta cause, j’en ai rien à foutre ! Mais l’idée c’est surtout de pouvoir identifier l’ennemi. Les français n’ont rien de mieux à foutre que de chercher qui éliminer (dans le sens de détruire un personnage, le foutre en taule, lui fermer sa gueule en lui cassant, voire le tuer) et qui garder. J’appelle ça du fascisme. Aussi simple que ça.

Je ne dis pas « renoi », je dis Noir. Je ne dis pas « rabza » ou « reubeu » je dis Arabe. Je pense que c’est accorder du respect à des ethnies, peuples, couleurs, de ne pas utiliser les expressions édulcorée pour les désigner. Théoriquement on ne peut pas me prendre pour un FAF du fait que je dise Noir et Blanc pour désigner les Noirs et les Blancs, ou Arabe pour désigner les habitants de l’Afrique du Nord, du Maghreb disons, et pourquoi ? Parce que j’ai un passé militant antifa (en convictions seulement, mais pas sur le terrain parce que je déteste la violence) tout simplement, et que j’accorde beaucoup d’importance au respect des autres tant que ces autres ne me veulent pas de mal.

Chez moi il y a du communautarisme, mais le truc vraiment grave : y a surtout des Turcs et des Français. Les Turcs restent entre Turcs et les Français non d’origine turque, restent entre eux. Et certains Turcs d’ici, personnellement, me regardent mal. Ça se sent qu’ils ne m’aiment pas, alors qu’ils ne me connaissent pas. Pourtant je n’ai rien contre eux, mais ce communautarisme et cette haine que je lis dans les yeux de certains, je conchie tout ça. J’ai l’impression que ça va péter (je parle de manière isolée, par chez moi) bientôt et qu’il va y avoir des blessés voire des morts. J’espère que je ne serais plus là à ce moment là car ces conflits ne m’intéressent pas, ce ne sont pas mes combats.

L'invisible

Déméter est Cybèle

Ça fait deux nuits, deux jours autrement dit, que franchement, tout va un peu mieux. Chaque problème pris indépendamment a une solution, souvent elle est simple. Tous les problèmes pris en même temps démoralisent, découragent d’office, démotivent en force, dé-tout-ce-que-tu-veux-pourvu-que-ça-te-tire-vers-le-bas. L’inverse de l’élévation quoi, soit… Je sens que je vais rêver que je vole incessement sous peu mouarf ! Ouais je me fais marrer moi-même !

Je sais pas si tu te rends compte qu’en grandissant j’ai développé une haine terrible contre ce que j’aimais le plus au monde ?

Conscience : Qui me parle ?

Je ne sais pas qui te parle, enfin jusqu’à preuve du contraire c’est moi, là, j’agite les bras mais tu vois juste pas, madame la conscience aveugle !

Conscience : Monsieur !

Ouais bah Monsieur, Madame, la conscience, la conne sa science elle sort tout l’temps, alors sa mère ouais ! Et est-il nécessaire de préciser que je ne te parle pas, andouille ?

Conscience : OK.

Là j’ai juste envie de me faire remarquer un truc. Un simple truc. De me forcer à le considérer et le regarder longtemps alors que d’habitude je fuis. Depuis ma tendre enfance j’ai toujours et avec beaucoup de passion, aimé tendrement les individus de l’autre sexe. Ce sexe que j’ai goûté au départ du bout des lèvres mais à chaque fois que je pouvais j’embrassais les situations avec un max de sensualité : enfance ! Par la suite j’en ai tellement manqué – adolescence – qu’à chaque fois que ça a été possible je m’en suis gavé à mort, pendant les vacances par exemple. Et je me suis délecté de chaque chatte que je bouffais jusqu’à aller chercher le suc au plus profond – exploration. Mais à chaque fois que ce connard, là, mon coeur…

Coeur : Monsieur connard s’il vous plait !

Ouais, mais ta gueule, tu es un muscle inutile qui me maintient en vie bêtement, et à chaque fois que tu as été blessé, rien n’a guérit. Nan mais regarde toi, on dirait un mercenaire de la légion tellement t’as de plaies dégueulasses qui suppurent à force de s’infecter ! Et quand tu fais ça, quand tu te soignes pas parce que tu as décidé de ne pas te soigner, faire un peu comme si de rien n’était c’est ça le but ? Bref à chaque fois c’est l’être tout entier qui trinque, le résultat c’est un peu plus de haine ressassée, à chaque fois on déteste un peu plus, beaucoup plus, à la folie, on oublie « pas du tout » mais ce serait si reposant ! On déteste qui ? Mais l’autre sexe pardi. Là on a atteint un point de non-retour jusqu’à aller se reprogrammer le cerveau et projeter d’essayer des plaisirs interdits où la femme n’a pas forcément lieu d’être. j’apprends à me passer des femmes, la tendresse j’en ai rien à foutre. Mais la femme est-elle persona non gratta pour autant dans ma vie, dans mes envies de baise ? Oh que non. Et encore heureux.

Je vais m’en mettre plein la gueule, mais alors plein putain de merde ! A la sauvage, à la binge drinking.

Conscience : Pour changer…

Mais qui es-tu donc chère Déesse de la fertilité, de la Terre-Mère nourricière, de l’alternance entre les différents cycles de la vie, de la Terre cultivée ?

Conscience : Et allez ! C’est parti mon kiki !! délires grécos-romains…

Es-tu Déméter ? Doit-on t’appeler Cérès ? Ou encore Cybèle ? En tous cas, aux vues des sculptures, des tableaux etc., te représentant, toi qui représenta à ton tour le cycle de la vie et de la mort et le passage de l’époque de la simple cueillette de fruits, à celle de la culture des Terres grâce à Triptolème, un héros  (waow un héros ! C’est du genre de Cúchulainn ? ou plutôt Ulysse 31 ?) qui t’a beaucoup aidé, Déméter Cérès ou Cybèle, en transmettant la connaissance de l’agriculture aux hommes de partout dans le monde suite à ta décision, à la contemplation de ces sculptures superbes qui te montrent tantôt sévère, tantôt masculine dans toute ta beauté de femme, tantôt vulnérable , en compagnie sur diverses gravures qui ne sont que les journaux d’époque  ! Eh oui tu as décidé à un moment précis, que c’était le temps pour les hommes et les femmes terriens,  de passer de la sauvagerie à la civilisation, d’un statut de parasite à un statut de créateur, l’Homme avec Déméter, Cérès ou Cybèle change, il prend du galon, il évolue grandement, le passage à l’ère de l’agriculture est une époque essentielle pour le développement de l’humanité… Déméter, ou dois-je t’appeler Cybèle ? Tu as inspiré des artistes qui t’ont faite si belle, Cybèle… Alors, si belle est la statue de Cybèle, si belle est la statue de Cérès, et si belle est la statue de Déméter, que dis-je : les statues ! Et ta fille Perséphone ! Rien que ce nom suscite ma curiosité, quelle fille se cache derrière ces sons inhabituels, qui se cache derrière ce sourire franc ? Et derrière cette moue quand je bois ! Mais qui suis-je ? Elle est belle ta fille Déméter ! Je pense que je vais l’enlever et l’épouser. Qui est son père déjà ? C’est Zeus ce coquin ! Il a dû baiser toutes les Déesses, ses filles, ses petites filles, les nymphes, les océanides… D’ailleurs, une rumeur circule. Elle dit que Perséphone n’est pas de toi Déméter ! Que ce serait Styx la mère, qu’en dis tu ?

Styx est une océanide qui représente également aussi le fleuve éponyme, celui qui garde les Enfers, traversé par les Argonautes, par la barque de Charon qui en est le passeur. Tu sais Perséphone, ton avenir est écrit, tu aimeras Adonis entre deux aller-retours en enfer.

Au fait, ça y est, je sais qui je suis, qui te parle, ouais, aujourd’hui je suis…

Je suis Hadès et je règne en maître sur mon royaume magnifiquement laid, Les Enfers.

Où à l’instar d’Orphée qui va chercher Euridice, Déméter désespérée ira risquer sa vie pour retrouver sa fille. Enfin… à l’instar… c’est vite dit : on obtient de bien meilleurs résultats, on peut se permettre de marchander avec moi pour obtenir des compromis quand on est une Déesse. Déméter est Déesse avant d’être une mère, si tant est que Styx n’ait pas fricoté avec Zeus juste avant la naissance de la belle Perséphone – les océanides, les nymphes, certaines femelles humaines aussi, ont été souvent responsables de détournements sexuels de Dieux, les cochons ! Et elles sont belles les nymphes…

Putain là je vais prendre cher ! Une IM de 0.3 environ de Printoéçadinlagueule (une nouvelle drogue légale d’origine du Québec, demande à ton dealer médecin)… Je sens déjà la gerbe (de fleurs) arriver, mes oreilles résonnent (ou raisonnent), là je sens l’orgasme de cette belle merde. Çà me rappelle une époque, ça me rend bavard ce truc. Boire de l’eau. La gerbe de fleur ne reste pas généralement, elle part très vite, et faut vraiment y être allé comme un gros porc pour qu’elle se concrétise en véritable gerbe, en gros c’est une nausée assez forte, qui dure 5 minutes maximum, ensuite elle part comme elle était venue. L’ennui c’est que cette envie de vomir se calque sur la montée, En gros, elle en fait partie et si tu veux te foutre une vraie tarte (encore faut-il avoir du produit convenable), si tu doses ta trace, ta pipe ou ton shoot comme un bâtard, tu seras malade pendant quelques minutes, mais alors ensuite… hop !

La montée en IV est typique, aucun besoin d’en mettre beaucoup, le flash sera systématiquement grave et agréable. Mais arrivera toujours la gerbe, enfin l’envie de gerber qu’à l’époque on « faisait passer » en faisant des pompes. Une fois cette putain de nausée dépassée, ça laisse tout le loisir de profiter du court laps de temps qui reste sous l’effet du prod. Ces vagues de chaleur qui donnent envie de se foutre torse nu en hiver ! (attention aux rhumes et autres bronchites parce que si le corps ne sent pas qu’il tombe malade, il le fait quand même) C’est clairement pas THE produit miracle qui te fait résister à tout, microbes compris… Et non, désolé de casser des mythes.

J’ai chaud – retirer tee-shirt, je ruisselle à la Macron, ruissellement des hauts organes sur les organes les plus bas et pour finir la peau, etc. Tiens :  les poils. Si on compare le corps à la société, un poil représente relativement bien un individu revendicatif, s’il va dans le sens de tous les autres, c’est harmonieux, comme s’ils étaient coiffés; rangés par deux dans le calme ! Dès qu’il se rebelle le oilp’, on ne voit plus que lui et ses rares confrères rebelles ! Rebelle-toi camarade !

Les cheveux sont sans doute plus représentatifs des individus que les poils, toujours si on compare le corps à la société française (au moins), ou à toute société se basant sur des règles libérales et/ou capitalistes pour fonctionner. Les veuchs, on les coupe, on en réduit la taille, on les formatte à la même longueur. Faut pas qu’ils prennent trop de place. Dans les écoles de la République on restreint l’imagination des enfants et on leur insère à coup de torture qui n’en porte pas le nom, le par coeur. Inutile excepté pour les poèmes, le théâtre, la comédie. Selon moi, apprendre un texte qu’on a rédigé soi-même est bien plus intéressant. Apprendre les textes des autres, c’est du niveau de l’idôlatrie ou quoi ? 

Conscience : T’en es là… Soit. Et tu te prends pour Hadès ? Mouaha… hmmm. Désolé. Cela dit c’est une bonne méthode pour élargir son imagination d’entrer dans la peau d’un personnage. Sachant qu’ici nous sommes les rois, que jamais nous ne confondrons notre identité réelle (celle du grand con avec son clavier sur les genoux) avec celle d’un autre, encore moins celles de Dieux mythologiques, on est en 2019 et clairement pas dans l’Antiquité, nous ne risquons pas de faire un AVC suite à une identification trop intensive sur des choses qui n’existent pas…

Schizophrénie…

Conscience : Schizophrénie oui. Entre autres choses.

A ce propos as-tu vu ce film de ouf avec ce mec qui a des dizaines de personnalités qui se succèdent…

Conscience : Split. Et c’est pas n’importe quel réalisateur qui a fait ça, c’est M. Night Shyamalan. Et oui, rappelle-toi, on l’a regardé ensemble.

J’aime bien les films où les héros sont des psychopathes. J’ai commencé à regarder une série qui s’appelle The end of the f***ing world, j’aime beaucoup le principe. Un adolescent (17) qui n’a qu’une envie : saigner la nana qui s’amourache de lui, et lui se découvre petit à petit des attraits pour elle tandis qu’elle a de plus en plus peur de lui. Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis… Et le Gus de ne jamais se détourner de son projet initial sanglant, quand même faut pas déconner ! Ça lui irait si bien de saigner de partout à cette euuuh… Cette… Cette meuf… On dirait pas un psychopathe. Quand il lui sauve la vie en saignant le porc qui est en train de tenter de la violer, est-ce pour se réserver l’exclusivité de la tuer ou parce qu’il tient à elle ? Elle lui appartiendrait ? Ou alors est-ce par amour ?

Déméter ? Tu m’entends ? Est-ce qu’on peut tuer par amour ?

Conscience : Elle te répondra pas. Elle ne parle pas, ou alors vraiment rarement. Tu sais, les mythologies varient selon celui qui les raconta. Ovide ne donne pas les mêmes détails lorsqu’il parle de ces  histoires, que Homère par exemple. Bref… Allez vas-y, t’es défoncé, tu l’attendais celle-là hein ? Fébrile… Pendant plusieurs jours à rien foutre d’autre que dormir, bouffer, fumer, comater devant séries et films, branlettes évidemment parce que c’est de l’hygiène à ce niveau. D’ailleurs il est bien ce plug ? Expériences expériences… Rien foutre d’autre qu’attendre sagement.

Quoi ? Quel plug ? Je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis mon cul ça regarde que moi ce que je fous dedans, supprime ça par pitié…

Conscience : De quoi t’as peur ? Les gens qui te connaissent pas et qui visitent le blog ne savent pas qui tu es, et ceux qui te connaissent se fichent bien que tu tentes de te faire des orgasmes prostatiques… N’empêche que ça multiplie le plaisir de l’éjaculation, de l’orgasme et là ça ressemble vraiment à un orgasme… Solitaire mais d’envergure.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Conscience : Regarde, la porno t’a ouvert à des plaisirs dont tu ne te doutais pas l’existence, tu fantasmes sur des actes précis, qu’il faut que tu réalises. Une fois que tu les a réalisés ils perdent l’intérêt qu’ils avaient.

Pourquoi tu dis « la » porno ? Tout le monde dit « le »…

Conscience : Parce que personne ne s’est donné la peine de réfléchir, c’est LA pornographie abruti, donc c’est la porno.

Ah ouais, pas con… Et moi qui commençais à croire que tu personnalisais la pornographie avec un visage de femme, j’ai vraiment l’esprit mal tourné. A la réflexion c’est même te considérer comme une grosse merde, jamais de la vie on irait faire un truc aussi tordu !

L'invisible

Culturophilie

Quelle position douloureuse ! Et j’ose dire que je ne suis pas masochiste ? Mais je crois que je vais opter pour l’achat d’un bureau, ce avant de déménager. Tant pis, ça fera un truc de plus à déplacer, un truc volumineux j’entends. Ordre de priorité : se procurer les trucs volumineux disons essentiels (frigo, etc.) une fois installé convenablement. Une nouvelle priorité vient de devenir plus urgente : mon dos !

Je suis en train d’écouter en sourdine, derrière diverses activités, une des nombreuses chaînes youtube proposant des récits mythologiques. Je suis parti de la Razzia des vaches de Cooley citée dans mon dico des symboles, et j’ai été intrigué (WTF??) par ce nom étrange… Qu’est-ce donc que ce bordel ? Bah c’est Irlandais figure-toi. J’ai toujours eu une sympathie particulière pour toutes ces contrées celtes entourant l’Angleterre. Et j’ai souvent eu parallèlement une antipathie particulière pour ce dernier pays et sa couronne maniérée de sophismes, mais rien contre les Anglais, son peuple. Pourquoi est-ce que j’aime davantage le pays de Galles, l’Irlande et l’Écosse ? Parce qu’ils se sont souvent rebellés contre les Anglais justement, et qu’ils se sont battus pour une indépendance jamais obtenue. J’aime l’indépendantisme quand il est motivé par l’amour de sa Terre. Elle se suffit à elle-même pour nourrir ceux qui la foulent, là où ils la foulent, sans jamais avoir besoin de rendre des compte à une quelconque autorité extérieure. L’économie est pleine de merdes inutiles et obligatoires qui forcent des régions entières à dépendre d’un État.

Note pour moi-même : Il convient de bien différencier la Grande-Bretagne (Great Britain) du Royaume-Uni (United Kingdom). La Grande-Bretagne n’est pas un pays, c’est le nom de la grande île outre-Manche. Elle contient l’Angleterre, le pays de Galles et l’Écosse. Le Royaume-Uni (pas si uni que ça) en revanche, est un pays. Son nom en toutes lettres est : Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Et merci Wiki.

Comment en suis-je venu à tomber sur l’évocation de cette bataille, cette razzia ? Simple, je feuilletais ce magnifique ouvrage, le dictionnaire des symboles, mythes, rêves, etc. et j’ai cherché des exemples de rêves que j’ai pu faire. Je me suis souvenu d’un rêve particulier, vraiment très agréable, mais rare : celui où je vole dans les airs, direction le mot Vol, où est d’abord cité Icare, personnage mythique que j’utilise souvent par ailleurs, dans mes rimes. Rêver qu’on vole symboliserait un « désir de sublimation, de recherche d’une harmonie intérieure, d’un dépassement des conflits ». Soit. Mais la suite m’arrive comme un poing dans la gueule, le genre qui te remet à ta place : rêver de voler « se rencontre particulièrement chez les nerveux, qui sont peu capables de réaliser par eux-même leurs désirs de s’élever. Il signifie symboliquement : ne pas pouvoir voler ». Bah merde… La suite est pas mal, ça parle de fin de rêves d’envol en chute. Personnellement je n’ai pas le souvenir d’avoir rêvé que je tombais d’une quelconque sorte que ce soit. Bon, mais ce livre parle d’une manière générale, alors « [généralement] le rêve d’envol se termine en cauchemar de chute : expression symbolique de la réalité vécue, des échecs réels, conséquence inéluctable d’une fausse attitude envers la vie réelle (Paul Diel, Le symbolisme dans la mythologie grecque) ». Y en a encore pas mal, et ça reste de cet ordre là. Le rêve d’envol serait une projection de ce qui est impossible pour le rêveur, à réaliser vraiment, pourvu qu’on parle d’ascension. L’idée est de s’élever.

Et puis toujours cherchant, j’ai été déterrer un vieux souvenir de l’école primaire : il m’arrivait de rêver, assez souvent, que je me retrouvais nu au milieu de mes camarades. J’en tiens un ! Nudité. Alors je ne vais pas m’enfoncer dans la symbolique de la nudité, parce que figure-toi bien que c’est là que j’ai croisé la fameuse razzia. Celle des vaches d’un gars très fier qui s’appelle Cooley. Pour la petite histoire, on vient lui demander de donner sa vache, la plus belle du pays, à la reine. Et lui n’hésite pas, c’est pour sa reine, il donne ce qu’on lui demande. Mais il entend ensuite une conversation entre les soldats, ils disent que si Cooley n’avait pas collaboré ils lui auraient quand même pris la vache, par force. Et là, ça ne loupe pas : « Ah ouais c’est comme ça ? Bah venez la prendre bande de p’tites putes ! ». Et ils se foutent sur la gueule, évidemment !

Mais la razzia des vaches de Cooley n’est qu’une petite partie d’une plus grande histoire, histoire qui raconte entre autres, la légende de Cúchulainn, fils du dieu Lug.

Je suis de ce fait entré dans les limbes celtes de la mythologie, car jamais auparavant je ne m’étais intéressé à cette culture autrement que par sa musique (Alan Stivell, Tri Yann, les Ramoneurs de Menhirs) et un tout petit peu son histoire récente, et je dois avouer que c’est fascinant. Le Cúchulainn est un genre de super-héros, quasiment invincible, capable de te défoncer des armées entières en 2-2, il semble désintéressé, extrêmement fier, super arrogant, et violeur non aussi ? Je ne sais pas mais ça me travaille un peu quand même. Raciste ? Allez, calme, là. Homopho… (ta gueule)

Bon, ça se touche pas mal, mais ça n’a rien à envier aux mythologies grecques, romaines, égyptiennes, berbères, sumériennes, amérindiennes, etc. A ce propos, j’ai également découvert une série documentaire animée sur la mythologie grecque, ça s’appelle Les grands mythes. C’est calme, je verrais assez bien ce truc sur Arte. Trop calme et sérieux pour moi, cela dit, c’est super intéressant pour qui aime bien la mythologie. Trop calme, oui, car je m’endors (rêve pas je me réveille fissa quand c’est comme ça) devant ce genre de documentaire, et c’est dommage. Je suis très attentif jusqu’à ce que mon cerveau décide de s’éteindre, après environ 20 minutes. Ouais, comme devant un épisode de Derrick, j’y peux rien : des Derrick, des Arabesque, des Columbo, je m’en suis bouffé pas mal par procuration, ma mère est fan.

Se cultiver est une occupation saine, je pense. Mais la culture populaire, je n’ai jamais vraiment aimé, ou alors celles qui sont atypiques. Pourtant je m’en suis mangé de la typique, beaucoup, des tartines et des tartines, via la radio, la télévision, publicités, les cours de récréation aussi, etc. Par mes parents aussi (ex.  : The Beatles). Oui, mais toutes les cultures pop ne sont pas des cultures poop, mais y en a une grosse majorité. A l’image du « Fuck you I won’t do what you tell me » de Rage Against the Machine, je ne fais pas ce que dicte la mode, la culture pop, celle qui décide ce qui se met, ce qui s’écoute, ce qui se regarde, et aussi ce qui est dépassé, c’est saillant ma chérie, ces diamants sur le col de ta robe sont du plus bel effet ! Ah c’est du toc ? C’est super vulgaire en fait ton col, ça fait pétasse ! (avec le sourire STP)

L'invisible

Samson & les dreadlocks

Tout le monde sait ce que c’est que les dreads, et beaucoup connaissent la légende de Samson. En me posant la question de l’utilité sur un plan spirituel des dreadlocks chez les Rastas, j’ai été amené à croiser l’idée d’une utilité vraie de ces dreads, à la légende de Samson.

Hypothèse : les cheveux plus longs donc les dreadlocks les plus longues et les plus anciennes fluidifieraient les conduits de communication entre un croyant et un dieu, Jah pour les Rastas – pour Samson ses cheveux le rendaient plus fort…
Oui, mais… uniquement plus fort ? Ces cheveux n’avaient-ils pas non plus selon différentes interprétations de la légende, selon les protagonistes, d’autres éventuelles fonctions ? Et comment ça marche un libérateur envoyé par Dieu, faut bien qu’il lui parle de temps en temps pour recentrer ? Mais je spoile ! Zut…

Sachant que la religion Rastafari tient son origine, à l’instar de la Chrétienté et de l’Islam, du Judaïsme. La légende de Samson apparaît à l’époque de David si ma mémoire est bonne (je dois confondre avec le combat entre D. et Goliath). Peu de temps avant ou après, en tous cas. Un petit rafraîchissement est de mise, on ne m’a pas parlé de Samson et de ses cheveux depuis l’internat…

Y a beaucoup trop de symboles dans la bible, on dirait que les scribes n’avaient le droit de parler de certaines choses que du bout de la langue, et que du coup ils ont tout codé avec des symboles à la con, et y en a tellement et partout que c’est impossible de s’y retrouver si on veut lire entre les lignes. En tous cas, difficile si pas impossible. Ultra sophistiqué, c’est le mot, plein de sophismes pour encenser et rendre bien plus directif et leur donner un parfum de mystères, à ces textes.

40 années dans le désert. Là je suis sur Samson, j’aborderai bientôt l’origine de la religion Rasta, car il s’agit bien au départ d’une scission entre le Judaïsme et les premiers Rastas en Ethiopie (edit : pas vraiment…), prise au sein d’un immense bazar historico-légendaire dont il faut trier le bon grain de l’ivraie avant d’y voir clair. Eh ouais, faut que je me documente vu que je n’y connais rien sauf anecdotiquement parlant – et on verra plus tard que l’Inde via les coolies, remplaçants des esclaves Noirs après l’abolition, est également pour quelque chose dans la construction de la religion Rastafari en Jamaïque, voire possiblement et carrément de l’adoption des dreadlocks entre 1930 et 1950. Et si cette dernière option est avérée, que l’arrivée de ladite coupe chez les Rastas a été tardive, ça signifie que les Rasta Éthiopiens ne portaient pas de dreads (edit : c’est surtout que je situe l’apparition de la religion Rastafari bien trop tôt, alors qu’elle est contemporaine)… Donc plus tard pour toutes ces questions (ou jamais). Moi, pour l’instant ce qui m’intéresse c’est :

Dans quel contexte est arrivé, livré par leur Dieu, un libérateur du nom de Samson, qui sera trahi par sa moitié (comme par hasard) Dalila qui lui coupera – le castra pour ainsi dire – ce qui faisait sa force : ses cheveux ?

En premier lieu, c’est la famine qui a poussé ce peuple à se déplacer vers l’Egypte, où ils n’ont sensiblement pas été super bien reçus par le Pharaon de l’époque de l’Exode. J’ai un peu cherché son nom, mais il existe apparemment un flou là-dessus. Qui était donc ce « Pharaon » qui a réduit les Juifs à l’esclavage pendant la période post-désert ? Il aurait reçu les fameuses « plaies » il me semble, mais trêve de question pour l’instant. Bon, l’Exode des Juifs est un événement qui prend plusieurs livres entiers de la Bible, les tout premiers. L’Exode est le 2e livre de l’ancien testament, celui qui succède à la Genèse dans le Pentateuque, et la Genèse est l’origine de l’humanité selon la Bible. Le Pentateuque, pour les Juifs c’est la Torah. Pour les chrétiens, ce sont simplement les 5 premiers livres de la Bible et leurs bases nouvelles (règles chrétiennes) sont plutôt situées dans le nouveau testament, l’arrivée de Jésus dans la marmite.

La Bible n’a rien d’historiquement prouvé. Mais, sur quoi d’autre se baser pour chercher ? De tous temps les hommes et les femmes ont cherché à laisser des traces pour raconter des choses à ne pas oublier, ou parler de leur civilisation, bref. Pourquoi donner moins de crédit aux écrits récoltés au fil des siècles par des scribes et bibliothécaires des premiers temps ? O.K. Mais alors dans ce cas pourquoi ne pas donner autant de crédit à la Bibliothèque de Nag-Hammadi ? Les écrits découverts dans ce codex sont apocryphes pour l’église, mais ils existent bel et bien et ils datent bel et bien de certaines époques. Relatent des choses, parlent de personnes.

Purée mais qu’est-ce que j’ai pu en bouffer des histoires super compliquées qu’en plus il fallait croire directement sinon, c’est pas bien, tu vois, tu fais pas plaisir à dieu, il va pleurer dieu, faut pas faire pleurer dieu. Rompre avec tout ça est libérateur, mais ça fout les boules grave, ça emplit de colère, comme si du jour au lendemain tu sortais de ta caverne troglodyte que tu croyais être le monde, et que tu découvrais que tout n’est que mensonge et que des choses de rêve il en existe vraiment, y a qu’à regarder ce paysage offert aux yeux à peine sorti… La colère succède à l’extase de la découverte arrivée grâce au désapprentissage d’un dogme, à un déconditionnement religieux.

Mais j’ai envie de creuser partout à la fois, j’aime bien prospecter, tenter de trouver des trucs et abandonner les premiers, reprendre mes recherches à leur base parfois… Et à moi s’ouvre le monde… Qu’ai-je été si fermé d’esprit pour penser que seuls les Rastas, seuls quelques personnages bibliques apparemment aussi, aient été touché par ce phénomène tonsurifique, et penser avoir été un des seuls à me poser la question fut si narcissique, mein got !… Bon, soit, mais elle est intéressante cette question de la liaison entre les mondes spirituels et les cheveux… Des anthropologues ont creusé sans aucun doute dans ce sens. J’y reviendrai si besoin.

Dans n’importe quelle civilisation, celui ou celle qui veut garder tous ses cheveux pour X raison, s’opposera forcément à un moment à un problème : la longueur. On doit couper si elle dépasse la taille du chevelu ? Eh ben non ! On peut feinter parce qu’on est des oufs nous, faire des tresses, faire des tresses avec des tresses, et des tresses avec des tresses qui sont faites avec des tresses… Et autres concours de nœuds marins et de pendus, autres coupes margesimpsonesque ou à la Divine dans Pink flamingos ou Female trouble (deux films de John Waters). Sinon y a la dreadlock. En plus, les dread c’est super waneugaine man. Mais ne rêves pas, si ça peut te rendre certes plus attractif car c’est très esthétique man (et à la mode), si tu es un con man, avec ou sans dreads tu resteras un con… Mais d’une manière ou d’une autre il va falloir que je revienne à Samson, sinon je vais avoir l’air justement d’un con, moi. Mais se poser une question sur les cheveux de Samson, c’est un peu comme le faire sur l’idéologie des Nazis. C’est à la fois très large et très étroit.

C’est marrant, c’est comme si une petite force m’empêchait de me documenter sur Samson. Là je suis en train plus ou moins, de me mettre dans le contexte. La vérité aussi c’est que tout ça me passionne. Et ce ne sont pas les documents vidéos ou littéraires, qu’ils soient prosélytes, neutres, à charge… qui manquent. Dans les années 70, nombre de péplums, genre cinématographique un peu boudé aujourd’hui (bon, ils ont fait Gladiator, et aussi ces films sur les Grecs je sais plus, sur les Thrace, Sparte, Troie, etc…), ont été réalisés, et parmi les meilleurs figurent des péplums bibliques tels que Ben Hur, et d’autres Samson et Dalila, etc. Et donc ouais, y a un peplum, qui date de 1949 mazette ! En technicolor siouplé comme même hein fopadékoné (* cherch pa si tu c pa t pa 1 vré). Vais-je céder à la médiocrité et à la facilité de me taper un bon vieux film d’époque de Cecil B. De Mille, en tant que document destiné à d’affiner mon esprit critique et mes connaissances générales, et éventuellement au final répondre à une question sur la relation entre le corps spirituel et le corps physique ? Et comment !!! Enfin si je le trouve sur une plate forme de streaming pirate (et je tiens à cette option : j’ai ma réputation, j’aime rester hors des clous, je suis un hors la loi car la loi est absurde). Et alors là, comme un angelot tombé de la dernière pluie, je m’aperçois qu’il existe un Samson de 2018 que c’est que je l’ai pas vu nom d’une pipe en acajou capdediou ! Bon bah, pris entre un choix cornélien, lequel choisir ? Un truc qui a 70 ans ou un truc de l’année dernière ? Allez on n’influence pas l’public (quel public ? haha). Il sortira en novembre prochain, d’où la difficulté de le trouver (l’impossibilité avérée) là, tout de suite. En revanche, y en a eu quelques uns, outre celui de 1949… Au choix, le folklore d’Hollywood !

J’ai une question m’dame vous pouvez mettre pause ? Pourquoi qu’est-ce qui va lui casser les coucougnettes au lion le Samson ? Y peut pas lui foutre la paix ? Il peut pas prendre un verre, et faire comme avec les araignées : tu mets le verre au-dessus, une feuille de papier en-dessous, et hop tu la fous dehors sans la tuer, quand on veut on peut ! Samson ça m’a tout l’air d’être un connard de facho… en tous cas dans ce film. Il est macho, arrogant, bref. Personnage tout ce qu’il y a d’agaçant. Histoire très loin du récit biblique que je vais devoir me taper si ça continue comme ça. Cette dernière réflexion m’amène à me demander un truc : y a-t-il plusieurs récits selon les courants des confessions de l’époque ? Si non il semble à la base que l’histoire de Samson soit simplement un mythe.

Sur les Rastas. Je me plantais lamentablement. Mais je dois continuer de me documenter avant de réagir et de me corriger voire carrément de m’autocensurer plus haut si mes erreurs vont trop loin. Prépara-tiffs… Humilité inside. Mais voici les faits :

La religion rastafari est née dans la première moitié du siècle 1900, l’empereur Hailé Sélassié Ier a dirigé l’Ethiopie entre 1930 et 1974 et c’est cet empereur qui a une descendance liée au roi David, et au Roi Salomon, selon toute vraisemblance. Cette descendance est du côté de l’arbre généalogique de la Reine de Saba qui aurait pendant une visite à Jérusalem fricoté vite aif avec Salomon, ce qui aurait donné toute une lignée de prétendants au trône d’Ethiopie, moitié Juifs moitié Éthiopiens.

Je viens de voir mentionné un livre qui me paraît intéressant à qui souhaite connaître plus avant le folklore éthiopien : c’est le Kebra Nagast, la gloire des Rois d’Ethiopie. Disponible au premier prix pour une vingtaine d’euros, c’est un investissement je trouve pour un livre, mais la littérature sacrée est de la nourriture spirituelle. Bah sans autre source contradictoire, il s’agirait carrément du livre de référence des Rastas. Comme la Bible pour les chrétiens.

Et paf ! Voilà une piste très intéressante, sur les dreadlocks des rastas. Le Vœu Nazarite est une influence directe de la Bible (ancien testament, pentateuque) dans le mouvement rastafari. Il y est fait référence dans le livre des Nombres, ch. 6. Parmi les préceptes à suivre pendant 7 ans, on trouve : se laisser pousser les cheveux ou dans la négative ne pas se couper les cheveux.

7 ans consacrés à Jah. Voilà ce que certains Rastas décident en faisant un vœu inspiré directement de l’ancien testament, la Torah. Et maintenant que j’y pense, j’ai pu voir certains de mes amis, de drôles d’amis pour tout dire, sembler devenir fou en soudainement devenant super spirituel, à te parler de Jah tout le temps, écouter du reggae tout le temps, traditionnel, se laisser pousser les veuch à l’arrache. Sembler devenir fou, ouais, tout en gardant dans le coin de l’œil une petite étincelle de lucidité, comme pour te dire gravement mais plein de désespoir : « t’inquiètes pas je sais ce que je fais » et reprendre en psalmodiant quelque paroles divines, chantant les lyrics bien roots de la musique qui crache depuis son mini poste à cassettes, buvant de la bière forte, mais pas de vin… De la bière, c’est du houblon… C’est pardonné ? Et surtout vivant en ermite, SDF certes mais quelqu’un de déterminé à rester là où il a pris racine, même si ça serait probablement plus facile ailleurs. J’ai aussi vu des amis tourner réellement fous. Rastas, et fous. Parlant tout le temps seul avec des gestes brusques, faisant comme un dialogue super énervé entre lui et… Lui… Tiens ça me rappelle quelqu’un.

Le verset de la Bible concerné par ce vœu sur les cheveux tient en une phrase très directive et prometteuse (il sera sain) :

Pendant tout le temps de son naziréat, le rasoir ne passera point sur sa tête; jusqu’à l’accomplissement des jours pour lesquels il s’est consacré à l’Éternel, il sera saint, il laissera croître librement ses cheveux.

Nombres 6, verset 5 (Bible Louis Segond)

Petit à petit mon puzzle s’assemble, et surtout sans aller avaler tout rond les conclusions de quelque auteurs, et pour ça Wikipedia c’est vraiment bien, ce site pousse au max la neutralité des articles. [Note pour plus tard : faire un don à Wikipedia] ce qui fait qu’on a de la doc sourcée. On peut ainsi s’en servir ponctuellement comme d’une sorte de dictionnaire souvent à prendre quand même avec des pincettes. D’ailleurs bien souvent, des chapitres entiers essentiels à la compréhension d’un article ne sont construit que de suites d’anecdotes (sourcées, au moins, mais pas toujours) sans explication globale les reliant entre elles.

Un Nazir c’est un genre de moine Juif, ayant passé un rite typiquement Juif. Il y a de grande chance que j’en trouve trace dans le Kebra Nagast. Et cette transition m’intéresse beaucoup. Mais l’origine aussi de Nazir, donc de source judaïque, aussi. Ça m’éclairera probablement sur une question : pourquoi avoir choisi de reprendre ce rite ? Quel rapport entre les deux religions foncièrement différentes de nos jours ?

Et Samson dans tout ça ? Je l’abandonne pas mon petit Samson… J’y reviendrai.

Arte, j’aime bien Arte. Elle m’a proposé un court documentaire datant de mars dernier (2019) et portant le doux nom de Ethiopie : la terre promise des derniers rastas et comme il s’est gentiment suggéré à moi alors que je cherchais une infographie sur l’arbre généalogique de la reine de Saba, je me suis dit que… pourquoi pas… après tout. Et ça fait mal. Mais ça fait vraiment mal. En tous cas j’en sais plus. Une chose dans tous les cas, si les cheveux et leur longueur ne sont peut-être pas en rapport direct avec la conversation avec Dieu, l’herbe, elle, l’est. Je le savais mais pas comme ça. Ils considèrent le cannabis comme un sacrement divin. Dans le reportage, on assiste aux derniers instants d’un ancien, qui montait des années plus tôt à un arbre pour se rapprocher du ciel, fumer et parler à son créateur. Les temps sont durs pour les rastas en Ethiopie.

L'invisible

Opéra

Je crois qu’une partie non explorée de mon cerveau est en train de créer, en secret du reste, un opéra dans un mélange de jargon et de patois de mon salon. Ça se précise… Des mélodies naissent dans ma tête incapable de les transcrire, je ne connais pas le solfège ! C’est très con. Ça tombera comme le reste, aux oubliettes. Combien d’artistes qui auraient pu être très talentueux ne se sont jamais révélés au monde ? Combien de Picasso, de Mozart, de Vian, de Jul, toutes ces têtes reconnues pour leur oeuvre absolument indispensable, n’ont pas pu donner corps à une oeuvre du coup restée dans leur tête ? Destin capricieux, lèche-moi les côtes, continues, tu tiens l’bon bout. Et moi je ris. En musique. Mais même toi, Destin, tu ne peux pas l’entendre, cette musique.

Qu’importe ! Hauts les cœurs ! Ce que l’autre n’entend, ne voit pas, n’existe pas pour lui. L’autre est dur. Non pas un dur, mais juste dur. Il te rappelle sans cesse de rester à ta place. De fermer ta gueule, ce que as à dire ne l’intéresse pas, alors il faut le rendre intéressant. Lui donner un style, une gueule tu vois, un je-ne-sais-quoi de plus, de plus que l’autre. Mais sans jamais chercher à rivaliser, la compétition j’ai classé ça dans les trucs de merde, dans ma tête. Comme beaucoup de films de Netflix (environ 80 à 90%, voir Supersouris et la prise USB à houppette bleue et comme je suis sympa, je te mets un lien – c’est le 1er lien du site, un lien interne, tout le monde ne peut pas être parfait).

Je ne suis jamais allé à l’Opéra. Enfin à l’intérieur. Enfin excepté le parking, et une cage d’escalier dont la sortie de service avait malencontreusement été laissée ouverte, bien heureusement pour nous qui n’avons pas hésité à y passer la nuit, au chaud. Je parle de celui de Bastille, là. Et je n’ai jamais été voir se jouer un Opéra, nulle part.

Et quelqu’un qui n’a pas cette culture, un punk, peut-il se permettre d’avoir le toupet de prétendre qu’un truc se passe dans sa pauvre tête abîmée par les drogues et les vices divers, quelque chose du niveau d’une pièce jouée à l’Opéra ? L’Opéra-Rock me conviendrait probablement mieux. Mais de toutes façons, comme ça n’en dépassera jamais de mes oreilles, on s’en fout… Ou osef comme disent les djeunz wesh !

L'invisible

Love of Gaïa

Chawa Yawana Hana Hana Hawi Ha… Sur cette musique d’une imperfection jouissive, j’ai des sortes d’incantations transcendantales, ça sort tout seul. La transe est légère, je la contrôle parfaitement. J’en sors quand je veux. Mais là ça me plaît alors j’arrête pas.

This is the Sound of the Fat Freddy’s !

MC Slave aka Mark Williams

Yaaaa Hamma Haaa Hamma Haaa Yahinna Hinna Ha Hooo… Donne de la voix petit homme… Donne, ne fais que donner, quand prendre devient le résultat d’une équation logique, alors prends ce qu’on te donne, n’attends rien de personne et tu sauras apprécier tous les cadeaux que t’offrira la vie, à leur juste valeur. Ne promets plus jamais. Les promesses sont pour les menteurs.

Les rêves du cœur sont pour les voleurs…

ManO Solo

Yahiyaaa ! En tous cas le chien adore quand ça bouge comme ça, et que son papounet remue ses guibolles, son bassin et sa tête en rythme, en sortant d’une voix pleine de gravité, l’air sérieux mais déconnant volontiers, ces formules qui ressemblent à des chants tribaux aux fonctions précises.

La question c’est : suis-je en train de virer maboule ? Ou est-ce que ce que je ressens au fond de moi existe et peut se développer ? Ça m’a hélas été révélé pendant une longue période de pétages de plombs qui étaient le résultat d’abus de produits divers, dont pas mal de substances hallucinogènes, de stimulants, d’alcool – et de paranoïa qui a approché la psychose.

Moi j’veux pas finir maboule, et bulle sur la mappemonde, je regarde tourner la boule sans jamais entrer dans la ronde…

La Tordue

Ça fait des siècles que les produits, à l’état naturel en tous cas, sont utilisés dans des rites de tous types, de manière très sérieuse, dirigés par des personnes dont c’est le boulot principal. Ils croient au don que leur a laissé la Nature, dans son immense sournoiserie, car un cadeau de ce type est empoisonné lorsqu’il n’est pas correctement exploité. Ils croient à ce don, mais plus important, ils sont reconnus comme l’ayant, ce qui les rend utiles au sein du groupe. Chacun fait ce qu’il sait faire.

Des siècles, ça fait des siècles que des hommes et des femmes prennent ça au sérieux. Et que c’est une machine bien huilée, qui fonctionne réellement. Quand sous je ne sais quel produit, tu hurles jusqu’à faire sortir ce putain de démon, image ou pas, qu’à la toute fin, tu as réussi et que tu continues à vivre, mais avec ça en toi, c’est que tu l’as battu. Tu t’en es sorti(e). Et y a aucune médecine moderne qui fait ça.

OK, alors maintenant, retournons chez nous, en Occident, et regardons ce que font les Occidentaux avec ces substances : ils s’amusent ! De statut de médecine, les produits les plus efficaces du monde sont mis dans le même sac déjà bien rempli et bien dégueulasse, des drogues toutes confondues, et on les mélange avec des substances chimiques, des substances qui n’existent pas à l’état naturel, et on rigole surtout, et des fois on pleure et là l’entourage est bien emmerdé, et des fois on se bat, ça ici on sait gérer, et des fois on s’embrasse… et surtout on évite les émotions négatives, c’est tellement mal… Et jamais, jamais, on ne s’abandonne totalement dans une idée de soins autres que des soins auto-administrés. Il y a des connaissances qui ne s’acquièrent pas comme ça, il faut les passer d’une personne à l’autre, comme un secret de famille. Pourquoi on va voir un médecin quand on est malade au lieu de se soigner tout seul ? Parce que c’est son métier, qu’il a les connaissances qui nous manquent pour identifier la maladie et traiter le mal efficacement. Que sans médecin, si t’as une grippe tu peux mourir… Enfin… Tu les connais toi les substances naturelles qui soignent la grippe, que ce soit en amont ou en aval ? Si oui, Bravo. Pas moi.

La plupart des Occidentaux pour moi sont des bouffons. Ils niquent la Terre. Ils l’insultent. Alors je me permets de le faire en retour et en son nom, parce que si elle parle, qu’on peut même échanger avec elle par divers moyens, si elle s’exprime Gaïa, peu de monde en est conscient, et encore moins de monde l’entend. Permettez-moi de faire l’interprète un instant. Elle ne vous insulte pas et elle ne le fera jamais. Je le fais.

Pour l’entendre, il est nécessaire que certaines conditions soient réunies, à commencer par le silence et l’immobilité. Si tu bouges, tu fais du bruit, tu ne pourras pas l’entendre à moins qu’elle soit dans une fureur telle que tu auras peur. Donc immobile, bouche fermée, oreilles ouvertes, yeux fermés (il est inutile ce sens pour entendre la Terre)… Si tu souhaites entendre Gaïa, le brouhaha des villes est rébarbatif d’office. La Nature par contre est toute disposée à te rendre ce service, elle est en contact permanent avec Gaïa. Même un brin de Nature au milieu d’une prison d’immeubles ou de maisons, c’est déjà mieux qu’au sein d’un appartement plein d’objets qui déconcentrent.

Tu sais, de ce que je dis là, je n’ai aucune certitude cohérente, qui correspond à des choses concrètes et que j’ai vues de mes yeux. C’est du ressenti, c’est de la logique qui m’est inhérente. Oui la Terre parle, mais ça suffit pas de l’entendre, encore faut-il pouvoir traduire ce qu’elle dit. Et c’est indicible, ce sont des pleurs & des rires, va transcrire des cris sourds en langage humain, toi !

Hawa Haaa, Hanna Hii ! C’est une prière, un hommage à celle qui me permet de l’utiliser pour me déplacer, de vivre, celle qui m’a encore une fois accueilli et à qui je vais m’amalgamer lorsque je mourrai pour la Nièmme fois. Dans cette vie.

L'invisible

La baraka

J’ai des anges gardiens. Dans mon malheur, de la chance, systématiquement. Et je reste sur cette Terre que je respecte, ses enfants, moins. Mon sang, ma résine, coule, régulièrement, certes. Jamais assez pour que je quitte ce plan. Je les remercie, je remercie aussi les personnes qui pensent à moi et qui espèrent d’une manière ou d’une autre que je « m’en sorte » de ma merde. On considère ça comme de la merde, mais c’est une vie. C’est la mienne. J’en ai qu’une.

C’est ma vie.