Communication Non Violente, Littérature

Dans la chambre de Vanda

Bon, je culpabilise, je suis pas cool. J’ai pas voulu donner 3 balles à un réalisateur pour mater son film, j’allais le faire parce que 3 euros c’est peu en comparaison avec tout le reste. C’est cette forme de vol qui m’a séché et fait rechercher le film ailleurs en streaming (j’ai failli avoir une formation de vente alors je sais reconnaître une stratégie détournée, et je n’aime pas ça qu’on me prenne pour un con) : 2.99€ parce que ton cerveau, tu comprends, il enregistre 2 au naturel, faut que tu le reprogramme pour penser 3. Bref.

Allez, je vais injecter 3 balles dans le schmilibilick, si ça change un truc… Tant mieux, c’aura été de l’argent bien placé, au pire ça lui remboursera 3 balles de dettes, au mieux ils viendront s’ajouter à sa fortune personnelle, compléter la fresque murale en pièces de 2 du fond de la villa de St-Trop’. M’est avis que la 1ère proposition est bien plus probable, car qu’avons nous là ?

Dans la chambre de Vanda – de Pedro Costa

Alors évidemment si je m’intéresse à ce type de littérature ce n’est pas dû au hasard. Ma vie (hélas quelle chienlit ! HAHA nan j’déconne) tourne autour d’un sujet : les drogues. Et tu l’auras deviné, Vanda est une droguée. Une vraie, dont la vie, à l’instar de ton serviteur mais quand même à un niveau au-dessus, tourne aussi autour des drogues. 2h45 sous-titrées en français. Se passe au Portugal et moi ce qui se passe au Portugal ça m’intéresse même si c’est pas actuel-actuel. Pourquoi moi le rustre inculte drogué, m’intéresserais-je au Portugal, vu que j’ai même pas de racine portugaise ? Ben parce que ce pays a une législation différente des autres concernant les drogues… Évidemment, incorrigible drogué ! Se renseigne sur les pharmacies environnantes avant de choisir son hôtel – dixit un personnage au début de Baise-moi. Et plein d’autres trucs encore en vogue dont pas mal sont listés dans Junky… Ne pas oublier de lire Junky, moi je l’ai lu, maintenant c’est ton tour.

Ta gueule.

O.K. Sans lutter. Mais si j’peux m’permettre : pourquoi ta gueule ?

Parce que Junky c’est à peu près le dernier livre que t’as été foutu de lire en entier, que ça doit faire bien 2 ou 3 ans, que depuis tu chopes des livres sans les lire… Que souvent même tu cites – j’en ai encore vu dans un vieux texte cette nuit : Faust, Dante – des trucs sans réellement les connaître, c’est pathétique mec ! Il est grand temps que tu voyages à nouveau et surtout sans technologie.

Même un GPS ?

Si, un GPS tu peux, c’est même conseillé vu que t’es une véritable brèle en orientation.

Ah cool !

Prends le temps de lire. Lis Les chants de Maldoror, La divine comédie, lis ces livres que tu t’es promis de lire.

Lesquels ?

La liste serait trop longue. Sur la route, par exemple.

Allez ! Le dernier en date ?

Le dernier je crois que c’est un conseil d’une personne sympathique avec qui j’ai eu la chance d’échanger un peu (Je te dis pas qui c’est, c’est mon petit jardin secret ! ) : Les Gnostiques de Jacques Lacarrière. A moins que ce ne soit le Kebra Negast

Elle est belle Vanda. Elle est en colère et ça la rend aigrie, elle engueule les gens tout le temps, j’en ai connu quelques unes des filles comme ça qui se sentent vieillir, qui connaissent leur pouvoir de séduction mais qui le voient se sauver plus vite qu’il serait parti d’ordinaire à mesure que les années passent et que les consommations de drogue abîment le corps et le font vieillir plus vite. Aigrie. Oui. Mais d’une beauté putain ! Bref.

Tu sais (bon, là soyons clair je ne parle pas de cette Vanda particulière je ne la connais pas et je pourrais être totalement à côté de la plaque, je parle d’une Vanda générique qui pourrait englober beaucoup de consommateurs), si Vanda pouvait s’adonner à son plaisir dans de meilleures circonstances, sans être considérée comme une malade (parce qu’au Portugal les drogués sont des malades et ne sont plus poursuivis en justice) ceci cela, à mon avis elle serait moins aigrie, notre caractère évolue avec les circonstances dans lesquelles on vit. Nous sommes ce que nous vivons.

Je SAIS que je consommerais beaucoup moins si je pouvais le faire en toute liberté, et si je consomme certaines choses plus que d’autres à mon âge, y a des raisons. Tiens regarde : aujourd’hui, demain, et je ne sais combien de jours, fumer et boire quelques bières ça va me convenir. Mais arrivera toujours ce fatal ennui, et avec lui des décisions, et des sessions. Je ferais bien du saut en parachute, et de la chute libre, mais pas avec un moniteur au cul, je tiens à avoir ma liberté de mouvement. Et il se trouve que ma capacité d’apprentissage et d’adaptation ne souffre pas une tierce personne. Autodidacte un jour, autodidacte toujours.

Bah c’est pareil pour les drogues : exit le chaperon (sauf s’il est rouge, 18 ans d’âge minimum, blonde à forte poitrine mais en option parce que j’aime bien les brunes aux petits seins moi !) et ses connaissances, la théorie ça me suffit et pour la pratique j’expérimente seul ou accompagné, mais pas d’un prof. On fera une exception pour le shaman, mais on évitera comme la peste les voyages initiatiques pour touristes, organisés par des agences de voyage, gourous, vendeurs de grigris, etc. Et on préfèrera les séances méritées karmiquement parlant. On n’achète pas une session shamanique.

A voir plus tard, Littérature

16 et des poussières séries télévisées époustouflantes – si, si ! la 12 va te laisser sur le cul

Moi aussi ! Moi aussi ! Même pas peur.

Alors attends, putaclik ckeck, léger check, populaire check, parle culture comme si il y connaissait quelque chose check ! Cool ! On a l’article de 2020 sur le sujet, y aura pas besoin d’un autre… Faut toujours se débarrasser des trucs les moins plaisants à faire (mais je déconne voyons !).

Shameless

Si j’avais découvert ça en version UK, je serais probablement devenu un fanatique de la version britannique, mais j’ai vu les épisodes pilote en version US. Donc pour moi ce sera Chicago. Servi froid dans un doggy bag. Cette série me rassure. Y a pire que moi. En tous cas dans une série. Et les gens aiment ça… Ok… C’est de la curiosité morbide ? C’est à dire qu’on a tous en nous des trucs qu’on a pas envie d’ébruiter comme une odeur à un endroit de la maison on sait pas d’où ça vient et ça fait des semaines (pas chez moi, pas encore, on a retrouvé finalement le loir mort dans les conduits de la chaudière et les chats euthanasiés entassés dans les tuyaux, d’où le chlore – JE RIGOLE), tiens restons dans les odeurs, pas envie qu’on sache qu’on pue des pieds, et si ta vie c’est que ça, de la merde, bah voir des gens relativement pires, ça calme.

The Leftovers

Alors ce truc, c’est une baffe poétique dans la gueule à quasiment chaque épisode, au point qu’à la fin j’attendais les tout derniers comme s’ils contenaient le Graal, la solution comme 42, la réponse à la grande question… Bref, c’est une série même pas fantastique ou de science-fiction, bien qu’un truc inexplicable se passe et toute la série est basée sur cet événement super chelou : 3% (pas sur du nombre) de l’humanité disparaît, pouf ! Et les gens doivent vivre avec ça, le deuil prend le temps qu’il prend selon les gens, ça peut donner des scénarios de fou. J’ai vraiment pris des tartes en regardant ça, c’est une merveille, faut le dire.

Preacher

Première saison, tu peux pas ouvrir le bec tellement c’est prenant de violence parfois méritée, parfois moins, ça pose les bases de la série : ça cogne, ça prie pas trop mais ça cherche quand même l’absolu, c’est glauque, normal, on est dans le désert aux States. Les saisons suivantes, on est dans l’histoire alors elle peut se développer. Mais la première saison pose les bases de tout, y aura du sang, des sessions came à fond, merci Cassidy, de la baise quoique le personnage principal étant un prêtre la série n’est pas axée là-dessus, mais y en a… merci Tulip, et des miracles (merci Jesse), des anges, des séraphins, des démons, des gens qui sont avalés par le sol et qui vont directement en enfer sans passer par la case départ, pour y retrouver qui ?? Mais Adolf Hitler bien sûr, cette question ! Et tout ça sur des airs de rock bien sale, tout comme le scénario qui n’a rien à envier aux films de Tarentino, ça pulse. C’est inspiré d’un comics US contemporain, ça ne suit pas l’histoire à la lettre comme on a pu me dire. Moi je suis fan, j’ai chopé le comics ensuite. Et je me fais des saisons comme ça, au gré de mon désir. J’attends qu’elle soit complète et je me fais une session 3 jours sous Preacher. Ça déchire !

Breaking Bad

J’ai mis du temps à m’y mettre, et puis à un moment je me suis retrouvé avec le compte Netflix d’un pote, je me faisais chier et là je vois-t-y pas le papa de Malcolm avec la gueule défoncée version gangsta, qui de sa tronche de clown s’essayant à la tragédie prend la pose pour m’allécher. Moi c’est dur de résister : j’adorais Malcolm ! J’ai donc essayé. Et je savais pourquoi j’avais pas regardé, ben j’avais tort et raison. Raison parce que ça a été certes populaire et que j’aime pas taper des mains en même temps que la foule. Mais tort parce que le sujet est carrément pour moi, je pouvais me projeter autant dans le rôle du prof que de celui du petit dealer, avec beaucoup de fougue et d’engagement. J’ai tout bouffé, super vite comme quelqu’un de gourmand ou d’avide de nouvelles séries qu’il connaît pas et qui pètent. J’ai même été jusqu’à me taper quelques épisodes de la série Better call Saul, sorte de série parallèle qui conte les aventures de l’avocat de Breaking Bad, et qui utilise parfois d’autres personnages. C’est dire… Mais je suis d’un naturel curieux.

Black Mirror

Tout le monde devrait regarder au moins les épisodes de la saison 1. Et y en a pas des masses, c’est de l’ordre de 3-4 épisodes par saison. Cette série futuriste, de science-fiction est tout simplement synchrone avec les thèmes travaillés, qui sont des points d’orgue de l’époque dans laquelle nous vivons. Facebook, la hiérarchie. Le grand thème qui motive la série, c’est l’influence des écrans. Les scénarios nous offrent différents scripts sur ce qui pourrait se passer dans un avenir moyen, au niveau des abus, dont certains de ces abus pourraient être considérés comme des avancées.

Desperate Housewives

Crois-le ou non, j’ai eu ma période. Il y a certaines séries dont j’ai dévoré la première saison, mais que j’ai abandonné par la suite comprenant qu’elles n’iraient nulle part. J’aime qu’il y ait un début, un milieu et une fin. Cela dit, j’ai volontiers accroché aux personnages des filles de cette série. Série qui maintenant me fait penser à Sex and the City, autre truc auquel je n’ai pas accroché. Des ex m’en ont fait manger contre mon gré, comme Dr. House, et aussi Greys Anatomy, et j’ai tout fini (rêve…) en bon petit copain docile, ad nauseam. Mais ces trois séries que je viens de citer, n’ont pas la pulpe de Desperate Housewives, ces couleurs criardes, ces maisons Hollywoodiennes qui font rêver, enfin on peut se laisser prendre aux paillettes. Et ces cocktails alcooliques… Personne n’est parfait. Moi ça m’éclatait de regarder des femmes trop riches se passer en revue leurs problèmes dont beaucoup tournaient autour du cul. Me mettre dans leur peaux de riches, de futures vieilles peaux, de Milfs aussi parce qu’elles ont toutes l’archétype de la Milf.

Rick & Morty

Bon alors ce truc, c’est mystique. Faut aimer la SF, faut pas avoir peur de se taper des épisodes en version originale sous-titrée (ou pire, sans sous-titres) dans le cas d’une addiction parce que ça rend addict et Netflix n’a pas l’air pressé pour traduire la saison 4, y a que les ricains et les vilains streamers qui peuvent en profiter avec du fansub en guise de sous-titres. C’est vraiment une révolution je trouve ce cartoon. J’ai failli penser la même chose du chien sataniste là, Mr. Pickles (qui signifie littéralement M. Cornichons), mais ça va pas aussi loin. L’imagination du ou des scénaristes pour les aventures de Rick et Morty, et sa sœur, et son daron, et sa mère, moins sa mère faudra s’habituer, elle représente la raison dans la maison… J’adore. J’ai été (et suis toujours) un grand fan des Simpsons et de South Park, faudra faire avec Rick & Morty maintenant. Dans le style moderne mais parfois carrément chiant, comme parfois carrément génialissime (ce qui donne une moyenne passable disons), y a aussi le cheval-humain là, c’est … Bojack HorsemanMais ça renifle encore Hollywood et des traces de coke sur lit de sky coca, ça me fait penser à Nowhere de Gregg Araki.

The OA

Au départ j’étais perplexe, mais je me suis laissé entraîner par son histoire. Une fille au physique atypique, tu peux pas t’attacher à elle parce qu’elle représente un stéréotype de beauté, mais tu t’y attachera pour d’autres détails, t’en fais pas pour ça. Son caractère, sa fragilité omniprésente malgré justement ce caractère trempé, elle dérange, y a pas. Et son enlèvement… Pourquoi ? Comment ? Que de mystères… Jusqu’à cette baffe monumentale. La belle baffe dans la gueule que tu n’attends pas, ça calme. Alors bon, c’est vrai qu’ils ont l’air con et à la fois qu’ils sont magnifiques, quand ils réalisent leur chorégraphie occulte, magique dirais-je, et qu’ils sont plein d’idéaux ces jeunes, à ne vouloir agir que si c’est pour le bien d’autrui… De la science-fiction habilement insérée dans un thriller. A voir. J’ai été étonné qu’une seconde saison arrive. La première se suffit à elle-même.

A Young Doctor’s Notebook and Other Stories

Celle-là j’en ai un peu chié pour la trouver en streaming, mais à cœur vaillant rien d’impossible. Et notre cher Daniel Radcliffe (Harry Potter) joue le rôle du médecin fraichement arrivé dans un dispensaire médical pas du tout préparé à ce qui se passe ensuite. Cette série, la saison 2 en tous cas, s’inspire directement d’une nouvelle de Mikhaïl Boulgakov, appelée Morphine. On est projeté en Russie en plein hiver soviétique, à une époque où la médecine n’était pas une science aussi exacte que de nos jours. Ce qui m’a évidemment attiré dans le fait de regarder (et d’apprécier) ça, c’est le côté médecin morphinomane. Ça me rassure de savoir que des personnes aussi illustres que des docteurs en médecine, auteurs, etc. ont pu tomber aussi bas que moi dans ce piège fatal, l’injection d’opiacés.

Stranger Things

Personne n’est parfait encore une fois, le parfum années 80, le côté science-fiction tapant directement dans le fantastique, les amours d’enfance sur musique pop new wave, ça me parle. Je suis de ces années là. Et le côté Les Goonies aussi, c’est un truc qui m’a accroché et je me suis laissé faire sans souci. J’ai pu donc remarquer que le groupe Odezenne a fait un clip qui parodie Stranger Things. Le passage de nuit dans le supermarché. Saxophone. C’est un genre de Trois p’tits chats… sur de la zik électronique. Avec ce clip.

Moi Stranger Things, y a pas, j’ai vraiment adoré. Même à mon âge je n’ai pas eu de souci à me mettre dans la peau des petits jeunes qui comportent tous un petit morceau de moi à l’époque, ces choses étranges à la E.T. l’Extraterrestre, j’ai plus que rêvé de les vivre, et les aventures à partir sans prévenir personne, de nuit, ça forme putain… Quand on rentrait qu’on se faisait peler le cul par les parents, qui voulaient nous faire comprendre que pour eux, faire ça c’est près du bord, un pas de plus et ils appellent les flics. En attendant t’as le cul rouge des coups. Waow… Je m’égare.

Westworld

J’avoue que j’ai été bluffé à mort par cette série conceptuelle. J’ai rêvé me balader dans ce parc en espérant ne pas croiser dans ma visite curieuse dans ce monde nouveau, un des nombreux enculés qui y vont juste pour le plaisir de tuer, tuer à longueur de journée et sans scrupule, jusqu’à aller développer une relation malsaine dans l’idée de revenir chaque jour pour tuer à nouveau la même personne encore et encore, y a des gens sur lesquels… Je sais. Je recentre. J’ai mis du temps à la regarder, et la lenteur des dialogues en plus sous-titrés, faisaient que je m’endormais facilement devant. Mais j’ai regardé scrupuleusement chaque épisode quitte à revenir 10x en arrière, étant donné que c’est une vraie innovation. On était, c’est vrai, beaucoup à s’y être agrippés, on a râlé quand ils ont annoncés la 2e saison pour 2018, fallait attendre plus d’un an ! Bon. Je pense que je me retaperai la totale. Juste pour le plaisir.

American Horror Story

Dans la famille des séries d’horreur, je te présente une série anthologique (je crois que ça s’appelle comme ça) qui fait bien flipper. Pour chaque saison, une histoire, et souvent les mêmes acteurs dans des rôles différents, à des époques différentes. Les sujets sont très divers, tournent autour de la peur, des mythes et légendes, des thèmes tels que le manoir diabolique. Y a eu une saison ou deux que j’ai moins aimé (entendre eu moins les jetons en matant ça), chacun trouve ou ne trouve pas son compte aux mêmes endroits. J’ai longtemps été un fan d’horreur, de l’horreur à la Saw, petit déjà je regardais Hellraiser et Evil Dead (voir plus bas) et faisait des cauchemars le soir dans mon pieu en y repensant un sourire en coin… J’ai beaucoup ri devant Braindead, eu les yeux qui brillent devant Le retour des morts-vivants au cinéma, aux alentours de l’an 1990, j’en ai fait un style que je me suis accaparé. J’en voulais, et j’en ai eu, parce qu’on a été nombreux à suivre le même chemin et devenir des fanatique du genre Epouvante/Horreur, du coup des films y en a eu plein. 85% de films décevants, ou réchauffés. Rares ont été ceux qui ont inventé un sous-genre de l’horreur, comme Cube, comme Saw, comme à l’époque les Gremlin’s. Si j’ai choisi de mettre AHS dans cette liste, c’est que je pense qu’elle mérite de s’y trouver. A voir donc.

Souvenirs de Gravity Falls

Deuxième série d’animation qui, je pense, a le droit de se trouver ici. Parce que j’ai été putain de surpris en matant ça, en pensant me retrouver avec une série à la con, le genre spécifiquement destinés aux enfants de moins de 13 ans. Et que n’aurais-je pas été stupide de ne pas avoir été curieux, j’ai découvert un monde à part. Totalement farfelu bien que tellement bien ficelé (l’histoire) qu’elle pourrait être crédible, à condition évidemment qu’existent plein de formules magiques. Alors c’est pratique, parce qu’on peut montrer ça à ses gamins sans avoir peur qu’ils soient traumatisés à vie, y a pas de cul du tout pour ainsi dire, c’est assez bon enfant même. Mais quand même. C’est totalement barré. J’ai adoré, et j’ai adoré à 40 ans, j’étais dégoûté que ça se finisse, et tellement attristé que ce truc n’ait pas fait plus de bruit. Ça vaut le coup d’oeil.

Ash vs. Evil Dead

Je me suis tapé ça avec un copain de passage à vider de la bibine toute la nuit. A 8h du matin on était encore devant à enchaîner les épisodes. Il faut savoir un truc, cette série si elle peut pécho des amateurs tout frais du style humour & horreur, est davantage destinée aux fans des premières heures du film Evil Dead, qui fut suivi d’Evil Dead 2, puis d’Evil Dead 3 qui changea le style très sérieux et pince sans rire des deux premiers, pour un genre détendu qu’on retrouve dans la série. D’ailleurs pour la petite histoire, le 3 fait voyager Ash dans le temps jusqu’au Moyen-Age. Ash vs Evil Dead C’est un peu Mission Impossible, 20 ans après, on retrouve notre bon vieux Ash l’homme avec une tronçonneuse à la place de la main, talent acquis dans un des 3 films des années 80. Le sujet principal c’est toujours ce livre, dont H.P. Lovecraft lui-même ne démentira pas les pouvoirs occultes, le Nécronomicon. Un régal. D’ailleurs pour ma part toute la littérature qui cause du Nécronomicon, qui romance des histoires tournant autour de l’obsession que des personnes comme Aleister Crowley (l’a-t-il jamais été ?) ont pour ce livre, m’intéresse de près ou de loin. Par curiosité, j’ai tapé Nécronomicon pour voir quels livres seraient proposés, et je suis déçu. Le seul que j’aimerais avoir entre les mains et toucher avec beaucoup de curiosité, c’est celui qui a été fait en peau humaine, hahaha !! Comme pas mal d’anciens ouvrages si on n’a pas peur de creuser les charniers. Tout ça c’est ce qu’a inspiré notre époque, et le summum, on l’a avec Ash versus Evil Dead !

Monty Python’s Flying Circus

Une série culte mais si tu ne la connais pas tu seras prié de rattraper ton retard, prescription immédiate : un épisode par jour minimum pendant deux semaines, et si tu as vraiment envie de rigoler un bon coup mais pendant 1h30, un des trois films cultes aussi saura te ravigoter. Ces auteurs anglais fanatiques de l’humour noir ont traumatisé l’Angleterre, en la faisant se rouler par terre, et vu qu’ils sont pas trop balais dans l’cul, ça l’a troué aussi Outre-Manche. Y en a plein d’épisodes, tu va kiffer je te jure. T’attends pas à des histoires cohérentes, t’attends pas à du sens, y en a pas la plupart du temps. C’est de la bombe. A avoir vu. Sérieux, ça c’est de la culture, de la vraie. De la qui fait pas mal quand ça rentre, ça chatouille, du coup on se poile ! Mais tu connaissais, je rigolais avec toi. Allez vu qu’on rigole…

Fifi Brindacier

Tu la connais l’histoire, c’est une fillette dotée de plusieurs pouvoirs, et qui vit à l’arrache, un peu comme elle veut, et personne ne l’emmerde sinon elle les envoie valser à des kilomètres un genre d’Astérix croisé avec Huckleberry Finn, mais en fille. C’est pas du dessin animé que je parle, mais de la série. C’est typiquement destiné aux enfants. En fait, à l’époque de l’internat vu qu’il était chrétien, pour les séances détente vidéo ils sélectionnaient scrupuleusement (au point qu’ils ont stoppé Splash à cause du nu de la sirène par exemple mais généralement c’était scanné de fond en comble avant qu’ils ne nous montrent des trucs – mixte et entre 6 et 10 ans l’internat) des trucs qu’on pouvait voir sans salir notre petite âme fragile. Fifi Brindacier ça passait. C’était bien. On rigolait bien devant ça. Y a très peu d’épisodes, c’est vieux, ça vient de cousins qui parlent pas comme nous (Allemagne et Suède), c’est Fifi la pirate, fille de Vicking des 7 mers, nan là j’invente…

J’ai pas mis tout ce que j’ai regardé, surkiffé puis abandonné en route, y a des petites perles qui ont pris un chemin de course à l’audimat après une saison 1 superbe. Dans le genre SF mêlant FBI avec références littéraires fantastiques, qui en invente même, qui se permet de mettre en scène H.G.Wells, en femme dont l’identité aurait été cachée à la George Sand, Warehouse 13. Et puis je me suis maté quelques débuts des saisons 1 de quelques trucs pas concluants : Les 100, et Once upon a time par exemple, et puis la série qui met en scène le descendant des frères Grimm à l’époque déjà chasseurs de démons. On y voit donc le rejeton de la famille faire alliance avec un loup garou non violent, à la retraite. Ah tiens et puis quand j’étais pré-ado j’aimais bien ces séries policière, espionnage : Equalizer et Mission Impossible 20 ans après, je crois que ça passait les soirs où M6 diffusait des films dits érotiques (où on voyait pas la chatte, mais parfois si, vraiment furtivement, et où les femmes avaient encore des poils et qu’on en faisait pas tout un plat). Tiens d’ailleurs, la série des Emmanuelle mais ce sont des films, et comme trop de jeux de mots de merde tuent les jeux de mots de merde, je supprime celui sur Macron, il était là, là il y est plus. Il était un peu homophobe faut dire.

Plus jeune j’aimais bien La 4e dimension, Happy Days, et aussi Benny Hill, on m’autorisait à voir ces trucs. J’avais aussi été super passionné à l’adolescence, mais ça m’a vite passé, par Dragon Ball Z. Et puis question animation japonaise je n’ai pas détesté le côté burlesque et dérision du ténébreux Nicky Larson lors de ses tentatives de drague avortées par le marteau 100 tonnes de son assistante. Ni le charme fou des Cat’s Eyes parce qu’elles étaient jolies déjà, malignes, non-violentes (ça dépendait des fois, mais généralement) et pleines de dextérité. Et puis j’ai aussi kiffé quelques trucs oubliés tels que La Petite Olympe et les Dieux où on voit une fillette côtoyer les Dieux de l’Olympe et surtout (ça m’a marqué) Zeus l’obsédé sexuel qui subit les foudres de sa femme Héra tel Nicky Larson subit les coups de Laura (voir plus haut). Dr. Slump qui raconte l’histoire d’une autre fillette (pas ma faute c’était toujours des fillettes) robot prénommée Arale fabriquée par un savant un peu foufou. Et d’autres dessins animés japonais dont j’ai oublié le nom, hélas. Et je parlais de foufou, Un collège fou fou fou, mais je préfère le nom japonais pour le coup (Kimengumi). De toutes façons, ça sincèrement, c’était de la merde. Bah dans le même style mais en moins con y a Grand Teacher Onizuka (GTO). Ah tiens encore une série qui se passe en milieu scolaire, et totalement hasbeen : Parker Lewis ne perd jamais. Et y a eu Daria j’ai eu ma période. J’avais trouvé bien le tout premier Loft Story, c’est ce truc avec la publicité en générale, qui a rendu décisif mon abandon radical de la télévision. Beaucoup plus récemment, Peepoodo m’a séduit (à moins que ce ne soit le Docteur Lachatte ou Grocosto ?), je dois l’avouer. Merci Bobbypills ! Allez c’est tout. Fermez les écoutilles !

Auto-Psychologie, Communication Non Violente, Littérature, Quotidien alternatif, Quotidien monotone

L'héro des temps modernes

Ce matin je me suis levé avec Les copains d’abord dans la tête, pourtant je l’ai même pas écoutée hier, mais c’est cool. J’aime bien cette chanson. Quoi qu’elle génère systématiquement des naissances d’émotions fortes, et parfois les paroles se noient dans un larmoiement de merde, bien pourri, genre voix chevrotante tu sais, le truc vraiment moche : le vieillard qui chiale.

Oh ça va j’ai juste dit « naissance » parce que ces trucs là qui remontent, pas question de les laisser faire, ils ne remontent finalement pas bien haut et le temps d’une petite fraction de seconde, pas de quoi en faire tout un plat.

C’était pas des anges non plus, l’Évangile ils l’avaient pas lu mais ils s’aimaient toutes voiles dehors.

Les copains d’abord

Pas des amis de luxe, j’encule les amis de luxe. J’en ai eu, alors je sais ce que c’est. Moi j’aime les gens qui ne demandent jamais rien à personne – pour qui me connait vraiment, par ex. dans mon tabac on se sert, modérément, mais on me demande pas tout le temps, ça me CASSE LES COUILLES de toujours voir les mêmes rituels de taxation, à un moment faut se détendre et savoir qui on a en face, et s’il abuse trop (ou trop tôt) de la pompe à générosité il dégage sans ménagement de mon entourage quitte à ce que ce soit moi qui parte – ceux qui n’attendent rien d’autre de toi que tu sois toi-même, et prennent du temps pour le découvrir, qui se foutent de ton passé mais qui connaissent ta date de naissance (honte à moi je ne retiens aucune date de naissance) alors à eux je donne tout. Y a des tests à passer avant mais une fois que je suis accroché à quelqu’un, si c’est pas à vie, ce sera une déchirure terrible quand mon amitié cessera pour une raison ou autre. On ne veut pas perdre quelque chose à quoi on tient vraiment.

Chaque déchirure reste. Suppure et s’infecte. C’est peut-être ça une « gueule cassée »… J’en ai entendu plusieurs, des nanas, me dire « j’aime bien les gueules cassées » et je me suis toujours demandé à quoi elles faisaient allusion. C’est peut-être ça ? Des gens pleins de blessures qui se sont infectées ? On saura pas. En tous cas pour elles, je devais en être une. Charmant. Et moi qui me croyais encore beau et plein de charme ! Merde alors !

J’ai faim bordel ! Faut que j’aille sortir les poubelles, acheter du pain, bref faut que la journée, disons extérieure, commence. J’ai pas trop envie de voir des gueules, cassées ou pas cassées, ni masculines avec yeux froncés, ni féminines avec sourire en prime (ni l’inverse), là tout de suite. Mais faut bien. Bon, et puis j’ai enfin lancé une putain de machine vu que ça fait deux semaines que j’ai plus de sous-vêtements et que je joue à l’adolescent crasseux.

L’organisation ça n’a jamais été mon fort, enfin bon y en a un qui aimerait bien que je passe outre toutes ces considérations et pis que je bouge un peu mon cul. Attends, je finis mon café, la fenêtre est grande ouverte du coup il peut circuler, goûter l’air un petit peu avant de le savourer finalement. Quand je pense qu’il y a des chats qui ne sortent jamais d’un appartement bien trop en hauteur pour eux, ils ne voient jamais la lumière du jour moyennant une organisation bien chiadée de la part de l’humain distributeur de bouffe, l’accompagnant accessoirement : litière mon cul, ça pue à mort, je rentre pas chez toi. Moi j’ai honte quand je sens que ça pue chez moi. Et même si je n’y fais entrer que des personnes archi-triées sur le volet (genre 2-3 et la famille), et que du coup ces personnes me connaissent, quand elles passent je n’ai aucune envie qu’elles soient envahies par l’odeur, telle par exemple que celle que j’ai senti cette nuit sans comprendre d’où elle venait, pas le courage de me relever. C’était parce que la veille j’avais collé des sacs poubelles à sortir plus tard, à cuire au-dessus du radiateur, cruelle épopée…

Y a quelques temps, une personne que j’aime beaucoup mais pour qui je dois être devenu un peu toxique – depuis le coup de fil sous ké…- m’a fait découvrir Odezenne. C’est spécial, juste assez dérangeant pour que je m’identifie à quelque chose là-dedans. Quoi ? Je sais pas. Le(s) chanteur(s) ? Je ne pense pas. Pas les personnes. Juste ce son. Ces paroles à la fois simples et dures. Les mots sont durs des fois. Bande de salauds de mots !

J’ramène ma fraise là où c’est triste…

J’achète plus de CDs mais que des vinyles, en fait je n’aime simplement pas le format du disque compact. On a observé une hausse des prix des disques quand on est passé au CD. C’était un prétexte pour vendre plus cher des choses qui en valent moins, ces produits de consommation. Moi je vois ça plus comme de la collection, je collectionne des trucs que j’aime uniquement. Donc super sélective la collection, je ne suis donc pas à proprement parler un collectionneur. C’est vraiment une toute petite partie de ce qui se fait que j’aime. Et d’ailleurs, comment en vient-on à aimer des musiques plus que d’autres ? En se créant des souvenirs dessus. Seulement en faisant ça on peut en venir à détester un morceau, à ne plus pouvoir jamais l’écouter alors qu’on l’aimait. Tout souvenir ne contient pas seulement de bonnes choses.

J’ai arrêté la kétamine, ouais, ça commence à faire quelques semaines. J’ai fait deux trois surdoses traumatisantes. Peuh ! Traumatisantes mon cul… J’ai été enchanté par les voyages mystiques que j’ai fait au départ, j’ai voulu les revivre jusqu’à les vider de leur sens, cherchant quelque chose de parti depuis longtemps, jusqu’à ce qu’ils deviennent récréatifs sans plus une once de spirituel ou d’automédication. Mais de toutes façons, j’ai arrêté. Par contre j’emmerde toujours ouvertement et à mort, la morale, les cons qui prennent la mouche pour une abeille, et moi-même je la prends trop vite pour une conne qui me fait tourner en bourrique. Bref je reste le même – Y A PAS.

Donc la kétamine, c’est pas pour moi. Comme j’aime pas le LSD (excepté seul, quoique non plus), que l’héro me provoque des démangeaisons incroyables au point de me gratter au sang, que le speed m’empêche de dormir plusieurs jours après la dernière prise, que l’alcool me rend très con et insupportable et malade et ultra-désagréable le lendemain, que la MDMA (et donc les tatas) m’empêche de bander et de pisser (le speed aussi un peu) qu’est-ce qui me reste ? Le shit ? Haha ! Ouais. Alors quoi ? Nan mais franchement on peut partir loin avec le shit en le mangeant par exemple, mais v’là les quantités qu’il faut se taper ! ça devient énorme en terme de finances… Et puis le cannabis c’est déjà une béquille quotidienne. Je pouvais m’en passer, je pourrais m’en passer, mais ça me ferait chier quand même.

C’est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler…

Bon faut que j’y aille, j’ai des rognons à éplucher. Et des piafs à remplumer. TCHAO

 

5 minutes passent, tandis que quelques Inuits trépassent, quand…

 

Con science : Bah… T’es pas parti ?

Et go : Nan !

CS : Qu’est-ce qui se passe ?

EG : Ça te regarde pas alors ferme ta gueule, retourne pioncer comme d’habitude, salope.

CS : Ça fait déjà plusieurs fois que je te dis que je suis un Un, et pas une Une. Salaud, si tu veux, mais pas salope !

EG : Va te faire mettre salope.

CS : Toi tu sais jouer au con hein ?

EG : Mieux que toi, on dirait…

CS : Et sinon tu sais faire d’autres choses ?

EG : Et sinon tu sais faire autre chose ?

CS : Oh putain ! Là on est pas sortis de l’auberge !

EG : Nananana… Sortis de l’auberge…

CS : …

EG : …

CS : Essai, 1, 2, 3, 4

EG : Assez, 1, 2, 3, 4

CS : Je suis un gros bouffon…

EG : Ta gueule ! Attends je reviens…

CS : ...mais qu’est ce qu’il fout ce con…?

EG : …halète… se rassoit…

CS : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Je viens de croiser le voisin, à cause du chien qui veut sociabiliser, mais la copine du voisin se méfie un peu du coup c’est des entrevues assez cocasses, genre de rencontre du 13e type. Ça m’a bouffé de l’énergie, en fait ça m’a pompé toute mon énergie disponible. En plus j’avais pas mon sourire sur moi parce que j’ai mangé un truc tout à l’heure du coup et j’ai oublié de le remettre, j’ai dû sauter dehors pour récupérer le clebs, du coup blabla, et vas-y pas qu’il faut que je fasse des grimaces comme un Flamand pour bien prononcer certaines lettres comme les F…

Je supporte plus les gens, je ne les déteste pas, je n’ai rien contre eux (mes voisins), je sais que si ça se trouve ils jugent pas, et quand bien même, j’en n’aurais rien à foutre, un peu d’autodérision et d’humilité ! Que Diable ! C’est juste que j’ai pas envie qu’on me voie au plus mal de ma forme, comme ça. C’est pas beau. Alors je ressens encore plus ce besoin de m’isoler que je combats (pas toujours) en ouvrant les volets par exemple, alors que j’ai un vis-à-vis direct sur l’appart d’en face.

Ils sont pas du tout désagréables ces gens en plus. Ils sont tous super bien coiffés, sentent bon, bossent tous, ce sont des éléments actifs de la société ! C’est eux qui financent le RSA et l’AAH, et d’autres trucs, je devrais être reconnaissant… Mais ça de base, je ne peux pas… Désolé. Ils représentent tout ce que je déteste dans les rouages de cette société. J’insiste bien, individuellement, je n’ai rien du tout contre aucune de ces personnes. Je n’ai aucune raison d’avoir quoi que ce soit à l’égard de ces gens, charmants outre mesure.

C’est vrai qu’ils ressemblent à des amateurs de discothèques ou de cinémas, ou je ne sais quoi, concerts plein les yeux son et lumière, comme divertissements. Toujours tout beaux, tout bien habillés. Mais ça c’est encore un jugement, et possiblement à l’emporte-pièce. Ou pas…

Ou pas, car s’il faut c’est des consultants embauchés deux ans pour la gestion d’une entreprise en faillite, pour savoir qui sont les 80% d’ouvriers dont il faut se débarrasser et faire un plan de restructuration avec remplacement de postes par des machine… On ne sait pas… Au début je me suis dit qu’ils avaient des gueules de keufs même, et puis franchement cette supposition s’est très vite évanouie dans la nature. Je suis libre chez moi et je peux me shooter le volet ouvert (pas la fenêtre quand même, les flics peuvent AUSSI passer) sans prendre le risque de voir quelqu’un m’espionner. De ce côté ils me foutent une paix royale, je dois avouer.

Eh… Tu sais ce que c’est un emporte-pièces [Wiki] ? Un genre de gros massicot pour découper des formes dans des matières solides. Alors ça coupe, SCHLAK ! Dans le vif.

Un jugement à l’emporte-pièces est donc un jugement tranché dans le vif. Un peu hâtif.

Bon. Il me faut des piles rechargeables. L’ennui c’est que je ne sais pas si les chargeurs sont standards, et ces piles normalement ne quittent pas l’appareil. Généralement on n’est pas emmerdé avec ce souci puisque l’appareil en question se plante direct dans un réceptacle qui recharge les batteries. Va falloir que je réfléchisse et franchement pour ce genre de trucs, ça me gave un peu d’aller au charbon, c’est compliqué bordel. Faut que j’étende la lessive, ça au moins je peux faire, c’est pas de l’eau de vaisselle amère à boire. Pas la mer à bibiner.

Je sais, ce passage était chiant au possible, voilà pourquoi j’y ai mis un peu de poésie espiègle au bout. Histoire de noyer encore un poisson, ou un crustacé, enfin un truc qui peut pas se noyer. Excepté dans l’eau bouillante. Note pour plus tard, penser à faire bouillir l’eau du bain et le bébé avec, faut bien purifier les choses ! Tchao petit bébé, tu peux maintenant fondre et couler au fond de la baignoire maudite. Ensuite un coup de jet pour nettoyer les bord des petits bouts de cervelle qui mettent toujours plus de temps à se dissoudre… Aaah les joies de l’acide ! Au fait, elle est faite en quoi ta baignoire ? Oups… Attends j’reviens.

LA BAIGNOIR MA TUER

Tels sont les mots que pourra affirmer l’enveloppe de ta vie suivante. Suivante, mais pas dans le temps. Faut arrêter de fantasmer qu’une fois mort, on renait dans la peau d’une personne née à ce moment chronologique précis, ou à quelques minutes de décalage. Tels seront les mots écrits à la va-vite par le bébé juste avant que ses derniers instants ne s’écoulassent lentement dans l’agonie la plus totale, et les cris les plus horribles. Ils bullent tandis que les cordes vocales se désagrègent, et finissent dans des gargouillis qui feraient même frisonner Léon-Himself. Léon, nettoyeur. Protecteur de la plante et de l’orpheline. Orpheline qui tuera aussi, et sans problème.

Je suis en train de devenir asocial. A ce niveau c’est même antisocial. Quelle différence y a-t-il entre asocial et antisocial ? Quelle différence y a-t-il entre apathique et antipathique ? Le préfixe a- exprime une soustraction non ? La soustraction de quelque chose, le manque de cette chose, un rejet de cette chose ? Non, ça c’est anti- et anti- montre une volonté réelle de soustraire une chose à son comportement. Son comportement quand on parle d’un comportement. Lorsqu’on est anti- quelque chose on peut l’être avec passion, conviction. Antiraciste.

Antisocial tu perds ton sang froid !

Devine !

Un petit coup d’oeil chez ceux qui savent plus tard en 2-2. Le préfixe a- vient du grec et signifie pas, ou sans. Une soustraction donc, ou l’absence d’une chose. Apatride. Et ils prennent l’exemple du mot asocial. Le mec qui participe pas à la vie sociale. C’est moi tout craché ça !

Quant à l’apathie, toujours selon les mêmes qui savent (je parle d’un site en W, là je m’emmerde pas et j’ai pas mes bouquins sous la main) c’est l’indifférence aux émotions. Je me contenterai de ça. L’apathique est un peu un sociopathe. Indifférent à la sensibilité d’autrui. C’est dangereux ça. Ça peut donner des êtres égoïstes au plus haut point, et cruels. On se rapproche du portrait du pervers narcissique là. Ouais.

Capillotracté, encore un mot génial, et qui existe pour nos académiciens. Ajouté dans le dico y a pas si longtemps d’ailleurs. Je le trouve beau ce mot. C’est un mot agréable à prononcer : ca-pi-llo-tra-cté, faut même réfléchir une seconde avant de pouvoir traduire, jusqu’à ce qu’on ne te la fasse plus et qu’au moindres premières syllabes tu saches que c’est un super jeu de mots, qui fait prendre toute sa signification à une expression. Tiré par les cheveux. C’est génial… Vraiment.

C’est d’une beauté terrible, tu sais le genre qui te griffe la gueule quand tu la vois, quand elle se révèle à toi dans toute sa splendeur, elle te transperce comme un éclair béatifiant. Et tu te retrouves la gueule par terre, des larmes dans les yeux, la bouche ouverte, à plus savoir quoi dire. Contemplatif. Ébloui.

Et Blue y va au marché… tu me manques un peu Blue, t’façon j’ai ton numéro de téléphone, des fois je t’appelles ça t’étonne toujours… C’est toujours à des moments totalement débridés et sous le coup de l’impulsion… Je te fais plonger dans ma réalité quelques instants, dans la rue, en voyage, à l’aventure… Y en a des gens que je peux appeler comme ça, parfois ça ne décroche pas, c’est le destin. A la fin, quand on raccroche, tu pourrais te dire : « eh bah lui… il arrêtera jamais… » mais c’est pas ce que tu penses et c’est aussi pour ça que je t’appelles, parce que tu sais un peu ce que je vis.

J’ai des envies de tiser mais faut vraiment que je calme un peu le jeu avec ça. J’ai marché sur un tesson de bouteille y a deux nuits, parce que j’avais pété une bouteille sur le radiateur en la jetant en direction de la fenêtre, et même pas sans faire exprès. Sacré bougre ! Ca fait mal le tesson, mais ça je le savais déjà, j’ai chuté sur un de ces trucs une fois, dans les ktas, ça m’a ouvert la main bien comme il faut. C’est là que j’ai eu la confirmation que le Dinintel faisait aussi antidouleur en plus de l’effet stimulant.

Ça va surtout que c’était que moi qui me suis ouvert le pied, et pas mon chien. Je suis un sale con. Je ne veux faire de mal à personne, je veux juste qu’on me prenne pas pour un con putain de merde. Et dans mon entourage y en a qui le font ou qui l’ont fait et qui se pavanent, et ça me rend fou. Fou méchant.

Quand on mélange les sauces, ça fait des nouvelles sauces. C’est comme avec la beuh, quand on croise les souches ça fait des nouvelles souches. Bon avec les sauces y a des proportions, tandis qu’avec la beuh c’est dans un joyeux batifolage bourré de chaos mais aussi d’harmonie dans le chaos, que les nouvelles générations de graines se créent. Ça va moins vite qu’avec les sauces aussi. Mais par contre comme avec les sauces, parfois le résultat est chelou, on ne s’attendait pas à ce goût étrange et nouveau… Mais souvent aussi, passé la surprise de la découverte, on se prend à apprécier ce goût, bouchées & taffes, après bouchées, ou, et, ou ou et, et ou ou et et, taffes.

Comment ça « ou, et, ou ou et, et ou ou et et  » ?
Attends… J’explique :

Ca veut dire :

— soit ou,
— soit et,
— soit ou, ou bien et,
— et soit ou + et

Mais putain !! C’est de la logique ! Y a rien de plus con, suffit de lire dans l’ordre indiqué. Non ? Non… Oui c’est vrai, non. C’est même tiré parcapillotracté… Et pardon…

Si j’ai le choix entre Marche ou Crève, je choisis la marche. Je me suis toujours battu, j’ai toujours été suspect d’office alors que franchement mes intentions sont des plus louables, et du coup j’ai dû choisir la lutte plutôt que l’abandon, quoique pas toujours. Par exemple, pas dans ces épisodes de violence que m’ont imposés certains, et dans lesquels je n’ai même pas cherché à me défendre, ayant la conviction de ne rien risquer. Sauf quelques plaies, bosses, et côtes cassées, du détail. Le jour où ma vie sera vraiment menacée, un sursaut de survie me prendra, c’est logique, et je pourrais alors tuer, comme le moine de l’histoire. Ou pas…

Y en a qui, si un jour ils s’en prennent à moi, pffff… Je les laisserais faire. Tous en fait, je crois. Enfin non pas tous, mais pour les autres : avalez-la et étouffez-vous avec votre violence, le jour où je le deviendrai moi, faudra m’enfermer. Parce que je vis tout à fond. Alors si je dois vivre ça, je le vivrais aussi à fond. Avec une telle implication qu’à un moment, sauf si on m’a arrêté avant que je puisse apprendre les petites ficelles du métier, il faudra m’appeler un tueur en série. Et on est nombreux j’imagine à savoir ça sur soi. Ou à penser le savoir.

Combien sommes nous à être tellement dégoûté et attristé par la violence qu’on n’a jamais envie même quand c’est le moment, de l’utiliser ? Pas beaucoup à mon avis. Est-ce une valeur ? Ou de la lâcheté ? N’est-ce pas un arrangement avec la réalité de considérer une tare comme étant une force ?

Tu vois ce détail dont je viens de parler, en vivant dans cette société de merde là, élitiste, viriliste, pourrie jusqu’à l’os, faut pas trop que je l’ébruite, sans quoi avec la vie que je mène, que je souhaite continuer à mener, je risque d’avoir quelques soucis. Tu connais l’histoire du mec qui sait pas se battre et qui, comme pour s’affaiblir un peu plus à chaque fois, va provoquer des molosses qui vont lui péter la gueule à la sauvage ? C’est la mienne. J’en ai perdu des ratiches dans des bastons… Des bastonnades ouais… Faciles pour le bastonneur, et le bastonné indifférent à la grolle qui le savate vit ça comme une fatalité.

Vous, tous les connards sûrs de vous, qui ne savez pas doser vos réactions et juger que c’est pas la peine d’aller plus loin, qui avez quelque chose à vous prouver en faisant couler du sang, je vous encule et je continuerai à prouver que vous êtes des petites salopes en vous provoquant. Allez vous faire mettre ailleurs. Un jour on se croisera peut-être, je te ferai un clin d’oeil pour que tu saches que c’est pour rire quand je te dis que je vais t’arracher le visage avec les dents…

Et toi, tu le risques peu mon coup de savate dans ta putain de fourmilière un peu pourrie à la base par ton amour qui t’aveugle et qui me nuit (ta grosse), mais le temps tue tout mon garçon, pas d’inquiétude.
Et Lao Tseu l’a dit, il faut trouver la voie, moi je l’ai trouvée, à ton tour, mais je dois d’abord te couper la tête (ah merde, non ça c’est Hergé) :

J’ai bien sûr tous les droits pour utiliser cette image de Tintin…
Naaaan j’déconne !

Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger.
Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre.

Lao Tseu

Copain ? Bah copain ? Pourquoi t’es plus là copain ? Bon bah on est pas mieux accompagné que tout seul, avec sa conscience attachée au pied. L’ego gonflé comme une montgolfière, pfff abruti va. Tout est à sa place ? O.K.

Continuons d’attendre sans rien faire près de la rivière. Elle m’a donné son autorisation de le faire. Je la respecte. Son esprit est au-dessus de moi, il le sera toujours. Je la suis, immobile. Je suis là. …avec un peu de fièvre due à la crève… comme des explosions qui provoquent des sensations étranges aussi dingues que sous différents produits. S’il en fut (ta gueule).

Légende

(o) Casse-toi… en hollandais.

Littérature

Nuit d'éther

L’ennui n’existe pas. Donne moi un élastique et un crayon et je te fais un lance-boulettes de papier mâché.

L’espace qui nous entoure est riche de distractions diverses. Partout où on peut aller, à l’exception notamment des chambres d’isolement immaculées de propreté des hôpitaux psychiatriques, partout… même dans les cellules de dégrisement et de garde à vue, même en mandat de dépôt, il y a toujours des choses à faire avec ce qui entoure, des occupations empiriques. Dans les cellules dont je viens de parler, on peut lire les graffitis gravés dans les murs et imaginer l’objet avec lequel ces gravures ont pu être faites… Pour en faire à son tour… Hmmm… Le bouton de mon jeans ?

Bon, j’avoue que dans ces derniers milieux hostiles, l’ennui arrive quand même à vitesse grand V. Personnellement, je ne supporte pas de m’ennuyer, cela s’apparente à de la torture.

Méditer pour contrer l’ennui, ça peut fonctionner, ça peut. Mais pour ça il faut pouvoir méditer en toutes circonstances, même le cul sur le bitume froid de ce type de lieu de privation des libertés. Pour méditer tout court, il est conseillé de trouver un endroit confortable, une position confortable également, nul n’est besoin de se mettre dans la position des yogis, assis en tailleur. Mais ça peut aider certains à se mettre en condition, à se concentrer. Méditer c’est tout ce qu’il y a de sérieux.

L’ennui, ça nuit. Surtout la nuit, quand les insomnies se rejoignent et se croisent sans jamais se voir, dans la stratosphère. Revenons donc dans l’atmosphère terrestre, redescendons sur la Terre gironde, et vautrons nous dans l’éther du ciel et de la mer, sur cette sphère suspendue dans l’univers, qui file d’hiver en automne, à une vitesse défiant toutes les lois de la physique.

D’ailleurs, t’es-tu déjà demandé à quelle vitesse nous allons ? Là… Tout de suite. Comment ça tu n’es pas en voiture ? Ah mais je ne parle pas de ça, dans ce cas ta vitesse s’ajouterait à celle à laquelle nous allons, car nous bougeons sans bouger… La Terre se déplace, l’univers étant en expansion… Alors je vais te reposer la question :

A quelle vitesse allons-nous ?

Y a des personnes qui l’ont déjà calculé, selon ce qu’on sait scientifiquement des astres et de leurs particularités. Alors n’étant pas mathématicien, étant même assez nul (c’est pas vrai, juste fainéant et les chiffres ne m’aiment pas) en maths, je vais me fier au calcul d’un autre :

Alors combien ? (clique pour la réponse)

Plus de 2 Millions de Km/h

Tu vois, ce genre d’information est importante. Outre le fait que ça peut faire bizarre de savoir que là tout de suite, on fonce à une vitesse bien plus grande que celle de la lumière, ça change certains détails pour certains sujets.

Par exemple : si le voyage dans le temps n’est pas doublé d’une rectification spatiale du point de chute de l’objet qui voyage, l’objet sera perdu (la pomme sur la table ne ré-atterrira pas sur la table). Autrement dit pour pouvoir retrouver un objet envoyé dans le futur ou dans le passé, il faut non seulement avoir percé le secret du voyage dans le temps c’est évident, mais aussi calculer où se trouvera, où se trouvait, la Terre dans l’espace, dans ou il y a N jours/mois/années si on ne veut pas que cet objet se retrouve perdu dans l’espace. Si l’objet respire, se retrouver en plein vide intersidéral condamne d’office à la mort, señor.

Comment ça on s’en fout ? Mais carrément pas ! J’en vois s’essayer à rédiger de la littérature fantastique ou de science fiction, alors je pense que pour être au minimum crédible, il faut chasser toutes les failles de son récit, un peu comme un développeur qui chasserait les bugs de son logiciel, un par un, et puis il ne faut pas hésiter à creuser, à se documenter, à sortir, à vivre.

Un jour j’ai voulu placer une action, une scène, à Marseille. Et je ne suis jamais allé à Marseille. Je crois que c’est ce jour, en essayant de faire quelque chose sans avoir rempli les conditions (y être allé), que j’ai pris conscience qu’on ne peut pas décrire avec brio un endroit qu’on n’a pas vu de ses yeux. Se baser sur une photo ou un film tu dis ? Oui, tu peux. Mais ce sont les yeux d’un autre. Les tiens ne se seraient probablement pas tournés vers cet arbre, ou ce trottoir, enfin j’espère que tu comprends ce que je veux dire.

Je me rends compte aujourd’hui que c’est encore un auteur qui m’est cher qui m’a inculqué ça, B. Werber. Il y a une vidéo d’une quarantaine de minutes (bien trop courte) où il anime un petit atelier d’écriture, et ça il le dit : voyagez, rencontrez des gens. On n’écrit pas un bon roman, une bonne nouvelle, en restant cloîtré chez soi. Allez, humilité devant le maître, le génie que dis-je.

Celle-là je la découvre en même temps que toi…

A la base je voulais parler de Philip José Farmer, et du coup j’en n’ai pas du tout parlé. Ce sera pour une autre fois… Promis !

Littérature

Dernière pute…

…avant la fin du monde

J’ai toujours aimé le coup de pinceau de Marsault. Ça remonte à avant la polémique Marsault, quand au moins une copine féministe et antifa de surcroît s’éclatait encore en se fendant la poire grassement avec moi sur ses sorties fracassantes à l’artiste. Et puis un jour ma pote a décidé que c’était trop. En soi-disant surpoids, elle l’a vu attaquer les gros. Grossophobie, c’en était trop, elle se sentait attaquée, et elle a cessé de le suivre, et a commencé à l’accuser de fascisme. Soit. Il a aussi attaqué les fumeurs de joints, j’imagine pas ce qu’il pense d’un tox à la shooteuse comme moi et j’en ai mais alors rien à foutre, c’est de l’humour bordel !

Ils se sont tous bien occupés de lui, moi j’ai jamais senti une once de haine réelle dans ses dessins, que de l’humour vraiment gras qui me convenait. Ils l’ont détruit. Y a eu des trucs de faits, qui ont eu des conséquences terribles, certes. On n’est pas toujours au jus de ce qui peut se passer quand on est à la tête d’un cheptel de boeufs et de taureaux prêts à en découdre sans réfléchir (ça réfléchit pas le bovin) si on s’attaque à leur idole.

Je suis assez content, moi j’ai entre les mains ma toute première bande dessinée de Marsault, Dernière pute avant la fin du monde. A l’époque je voulais le prendre mais je voulais attendre des temps financièrement meilleurs, une BD neuve ça chiffre. Et puis moi j’aime bien le personnage, qui forcément depuis s’est clairement rapproché de l’extrême droite puisque TOUT LE MONDE LUI A CRACHÉ A LA GUEULE… Sauf les gens de droite, on se rapproche de qui on peut. Mais rien qu’au départ son association avec la fachosphère (que je déteste ce mot) était une erreur, les sites Fdesouche et E&R s’étant servis de ses dessins sans son autorisation, les publiant en son nom. Bref.

J’ai recherché son actualité, et je me suis offert d’autres petites merveilles de son cru : Les recettes barbares, où nous apprendrons à cuisiner par exemple de la soupe de Végan sans soupe [edit : après ouverture du livre, c’est la « Salade de végans sans salade » et c’est la 1ère recette de ce bouquin super bien foutu, ce qui augure gastronomiquement des autres recettes…]

Je me souviens de ma période où, après avoir regardé ce petit film « Le jugement » de MagiCJacK, poussant l’absurdité à l’extrême, je revendiquais ceci : puisqu’on bouffait sans scrupule du boeuf, du porc, lapin, poulet, etc, je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas de même avec l’humain, et j’avais déjà ma petite idée… J’affirmais avec passion que le bébé est plus tendre et qu’il se bouffe plus facilement que le vieillard ou l’homme des montagnes à la peau tannée. Eh ouais, ça choquait tout le monde, et c’était le but.

C’est là que je me suis rendu compte que parmi mon entourage, y avait pas mal de bouffons qui entravaient rien à ma façon de penser… Enfin, c’était surtout sur cette merde sur laquelle je pense ne jamais retourner, Facebook. Donc ça.

Et puis j’ai eu le souvenir que j’avais voulu avoir un autre livre entre les mains, l’ouvrir et le parcourir pour savoir ce que ces gens avaient à dire, un livre controversé à souhait quant à ses auteurs ou sa boite d’édition aussi, Ring, qui n’éditerait que des fachos si fallait en croire les chiens de garde gauchiasses, ce livre c’est L’inavouable histoire de France de Norbert Herisson et Stéphane Burne. Et illustré par Marsault, le top !

J’aime Marsault, et c’est pas parce que d’un coup, tout le monde soudainement ne trouve plus ses dessins aussi bons, etc, que je vais cesser de l’aimer. Je boycotterai dorénavant Fluide Glacial (j’ai failli me réabonner – bah fuck off) qui est vraiment devenu merdique en voulant élargir son trou public, et surtout Lindingre qui a été le protagoniste, assis sur ses lauriers, d’un déferlement de haine de la part de tous les dessinateurs qui lui sucent la bite, contre Marsault. De toutes façons, moi Lindingre, sauf les aventures de Titine au bistrot et autres tomes, j’ai jamais accroché. C’est comme ça votre milieu ? Tas de merdes. Vous me dégoûtez, détruisez des gens, ça vous savez le faire. Pffff.

Liste des livres évoqués dans ce billet

Littérature

Gafam ou pas Gafam ?

Bon, alors déjà je ne suis pas à l’aise avec cet acronyme. Parce que Microsoft a été évincé par quelques pressés qui crurent qu’ils pouvaient gagner 1 fraction de seconde en ne prononçant plus le M de la fin. Ils ne gagnèrent rien, et certes pas du temps, mais la question reste posée là : GAFAM ou pas GAFAM ?

J’en vois déjà arriver avec leurs réflexions à deux balles, me dire que c’est hasbeen, c’est so 2018… Et c’est so 2019 de dire so 2018 car l’avenir est devant, c’est 2020…

Mais alors vous, vos gueules, sérieux hein ? Vos Putains De Gueules Fermez-Les. Parlez bien français avant d’aller utiliser des mots d’anglais, déjà, ensuite on verra ce qui est so ton cul ou so ta mère.

J’ai une copine qui s’appelle So. Elle est cool. Elle est super belle, ma parole c’est un pur canon. Elle se mettait un peu en avant avec des vraies et belles photos (pros ?) quand j’étais sur Facebook, j’aimais pas ça parce que moi j’aime rien, mais à chaque photo putain ! Pfiou ! On en mangerait ! Et So je l’ai rencontré y a deux étés, quand j’ai été rencontrer un pote, un vrai, un droit, un tatoué, un saignant, sur la côte. On a pas particulièrement sympathisé, en fait on s’est peu parlé. Faut dire qu’elle était avec un mec qui me foutait les jetons, qui est devenu un ami d’ailleurs aujourd’hui, alors je la laissais tranquille par procuration, ne souhaitant pas voir le côté obscur de la force de mon actuel pote. Un costaud. Donc c’est seulement ensuite qu’on est devenus un tout petit peu plus potes, via les solutions virtuelles. Comme quoi le schéma n’est pas toujours le même, l’inverse : rencontrer les gens d’abord via Facebook protégé par l’apparente sécurité de son écran, dans son foyer, puis aller les rencontrer ensuite si besoin…

Mais ça ne règle pas le souci : GAFAM ou pas GAFAM ? Ou la question pourrait devenir : suis-je un vendu, un bâtard, une sous-merde si j’envoie des gens sur le A de GA dans GAFAM ? Non, pas Apple, l’autre A… A comme affiliation… Car Amazon propose effectivement un programme d’affiliation qui permet de gagner un tout petit pourcentage des ventes qui auront été effectuées grâce aux liens du site de l’affilié.

Alors moi, au départ dans un souci de précision et de communication de la culture aussi, j’ai opté pour mettre une liste des livres que j’évoque dans chaque billet catégorisé Littérature, à la toute fin. Et puis ensuite j’ai repensé aux quelques que j’ai vu faire ça, mettre des liens affiliés vers des bouquins sur Amazon, sous des vidéos, ou des billets, dans lesquels ils parlaient des livres en question. Du coup sans trop réfléchir je me suis inscrit à ce programme, et j’ai ajouté des liens aux listes. Chacun des éléments de ces listes comporte un raccourci menant vers la page correspondante d’Amazon permettant d’acheter ce livre, et m’offrant au passage une (très légère) part du gâteau.

Si je le fais avec des livres, alors je ne suis pas un enfoiré, c’est ça ? Et faute avouée est à moitié pardonnée… Mais je me sens un peu jaune là, un traître à une des causes qui me tient beaucoup à cœur. Celle qui ne souhaite pas d’entreprise au monopole envahissant, autant sur internet que dans la vie. De nos jours il est compliqué, lorsqu’on utilise beaucoup internet, de se passer de ces grosses usines à gaz. Il existe un super site internet qui permet de comparer les offres des principaux sites qui vendent des livres, faut l’essayer il devrait être un classique des amateurs de littérature. C’est Chasse-aux-livres.fr. Alors je t’invite, avant d’aller acheter bêtement un livre à 20 balles, à aller vérifier que d’autres sites ne le proposent pas moins cher. Tu trouveras ce que tu cherches, en neuf, ou d’occasion, mais tu pourras comparer les prix d’Amazon avec ceux de ces sites : FNAC.com, Decitre.fr, Rakuten.com, Eyrolles.com, Ebay.fr, Abebook.fr, Momox-shop.fr, Recyclivre.com, Ammareal.fr, Label-Emmaüs.co, Le-Livre.fr, Livrenpoche.com et Cdiscount.com – Et je mets tous les liens comme ça on pourra pas m’accuser de favoritisme !!

Bon, après réflexion, il est possible que je fasse ça aussi avec les billets dans lesquels je parle de musique, de films, de séries, mais différemment. Les programmes d’affiliation, je vais pas courir après, mais ça peut être sympa de pouvoir se choper un disque qu’un blogueur a évoqué, en mode impulsif. Que le mec qui t’a suggéré se mette 50 centimes dans la poche au passage, ou pas, est-ce si important que ça ? Je ne pense pas. Personnellement je ne suis pas vraiment avare, ni profiteur, trop généreux, et j’ai une idée de l’argent que peu ont. J’ai vécu de nombreuses années sans pognon, j’ai fait la manche pour survivre et m’acheter ma bière et ma came, j’en ai strictement rien à foutre des considérations diverses. Alors franchement, j’ai pas de leçon à recevoir (j’en n’ai pas non plus à donner) et je n’aurai aucun scrupule si Amazon me file un peu de thune quand toi, tu lui auras acheté un bouquin. Je lui laisse déjà assez de pognon comme ça, et en récupérer un peu au passage, c’est une idée qui m’est tout à fait agréable.

Pour la musique… Un beau jour de ma vie, dans un accès de folie (jamais regretté) j’ai donné tous mes CD à des copains. Je ne souhaitais plus avoir à m’emmerder avec ces envahissants boîtiers fragiles, ces soi-disant disques au son intarissable sauf à le rayer, ces trous à pognon… Mais il y a peu, j’ai acheté un disque vinyle. Comme j’avais pas de platine vinyle, j’en ai pris une au passage. Et une fois que j’ai eu ce truc dans les mains (le disque) je me suis souvenu que c’était par ça que j’avais découvert la musique moderne. Déjà, quand j’étais gosse mes parents m’ont offert un mange-disque… Et ouais, ce nom sorti d’outre-tombe. Attends, parce que là franchement ça vaut le coup que je mette une photo !

Je n’ai aucun droit sur cette photo. L’auteur (je lui dois bien ça, le citer vu que je prends le gauche dans le fait de me servir de son image copyrightée – il est bon de savoir ce qu’on fait au lieu de faire l’autruche) est Andrea Donetti

Donc, c’est uniquement pour les 45 tours hein… 45 ou 33 c’est le nombre de tours que fait faire la platine au disque, par minute. Les 45 tours sont généralement plus petits, avec un trou plus grand au centre, ce qui oblige les possesseurs de platines classiques à utiliser un adaptateur pour les écouter. On a aussi le maxi-45 tours qui est un peu plus long (en temps d’écoute), qui a une tête de 33 tours, mais qui s’écoute en réglant la platine sur 45. Mes parents m’ont acheté ça donc, et quelques 45 tours justement… pour enfant. J’en étais un… Mais qu’est-ce que j’ai été content lorsque j’ai eu le droit de choisir… Je ne connaissais pas du tout mais j’ai pris (à la gueule de la pochette) un skeud d’un des frères de Michael Jackson, Germaine Jackson, accompagné de Pia Zadora, When the rain begins to fall. Qu’est-ce que j’ai pu l’écouter ce disque… Ce qui plaisait moyennement à ma mère, c’était les premiers balbutiements de ce qui devenu plus tard une émancipation par la musique : mes adieux à mes années d’enfance, et elle aimait pas trop. Bref, le mange-disque accompagné de Chantal Goya, Anne Sylvestre, Carlos, que du lourd wéwéwé !!

Et ensuite, j’ai connu les joies des compilations composées sur des cassettes audio, mais uniquement en piochant dans les 33 tours de mes parents (Vangelis, Brel, Brassens, Thiéfaine, Supertramp, Téléphone, Queen, etc.), je n’avais pas de musique bien à moi autre que ces foutus 45 tours 100’000 fois réécoutés. J’usais mes compiles à outrance sur un petit baladeur qui m’a suivi nombre d’années, jusqu’à ce qu’il rende l’âme (RIP mon walkman). J’avais aussi enregistré des albums complets, comme celui de Higelin en concert au Casino de Paris. Je les dévorais cent fois avec frénésie.

Et puis j’ai un peu grandi, j’ai dépassé la dizaine et j’ai eu une platine disque d’occasion trouvée sur une brocante. C’était donc ma pré-adolescence. Là j’écoutais des 33 tours. J’avais sélectionné quelques rares disques dans ceux de mes parents, The Jimi Hendrix Experience, Are you experienced ?, Brassens avec un de ses disques numérotés. Et puis je m’étais procuré via divers moyens, d’autres disques. Notamment The Sex Pistols, Never Mind The Bollocks, qui marqua mon entrée dans le Punk ; et Moonwalker de Michael Jackson. Et celui-là putain ! Qu’est-ce que j’ai pu l’user sur mon vieux tourne-disque ! J’aime pas beaucoup cet artiste personnellement, c’est dû au hasard si j’ai écouté son disque. En revanche, c’était un artiste très talentueux, ça je peux pas dire le contraire. J’aime bien l’album Bad à la rigueur. Cette platine disque je l’ai finie, le diamant a décédé tant je l’utilisais, je l’ai remplacé, frustré de ne plus pouvoir écouter mes disques, par un fil de fer rigide. Alors j’ai niqué mes disques, c’est vrai, mais j’ai pu les écouter et ce qui compte c’est l’instant présent…

Ensuite, tandis qu’un copain un peu plus fortuné eut un modèle de mini-chaîne sans platine vinyle mais avec à la place, une platine CD (qui valait 1000 francs – 999), pour moi est arrivée l’époque chaîne, mais chaîne pas vraiment Hi-Fi, parce que Hi-Fi ça voulait dire pour moi : éléments séparés (ça veut dire haute fidélité, sous entendu ça dure), et que sur la mienne les éléments étaient solidaires les uns des autres : il y avait le classique tuner, la classique double K7 pour tout enregistrer, et quoi ? Y avait-t-il une platine disque ? Je ne sais plus mais c’est possible. Ce modèle valait bien moins cher que la mini-chaîne de mon pote, mais avait plus de patate. Et ma mère dans son immense sagesse, pour un de mes anniversaires, décida de me faire passer avant elle dans la modernité. Elle m’offrit une platine CD indépendante, de salon, de marque Sony, le truc vraiment de qualité et qui plus est valait très cher à l’époque (et on n’avait pas beaucoup de pognon), et avec, mon tout premier disque compact, qui fut : The very best of Supertramp. Et j’ai moi-même choisi quelques temps plus tard le 2e CD de ma vie. Ce fut Hubert-Félix Thiéfaine – THIEFAINE 84.88.

De là a commencé une belle collection, ô combien consumériste. En parallèle de ma recherche du son parfait (enceintes, Hi-Fi), quand je tombais amoureux d’un artiste ou d’un groupe, comme ce fut le cas pour Ben Harper, Dead Can Dance, Mano Solo, ou Pink Floyd, je courrais m’acheter son intégrale en studio et plus si affinités. Je me suis fait des rafles à la fnac, où je ressortais avec parfois plus de 10 disques. Sachant qu’un disque coûtait entre 10 et 20 euros (en francs ou passé 2000, en euros) les factures chiffraient pas mal.

Cependant un jour j’ai saturé, et comme je l’ai dit quelques paragraphes plus haut, j’ai tout donné. Je les ai obligés à tout prendre en leur disant « sinon je les jette » alors ils les ont pris. J’ai jamais regretté ce geste, en faisant ça si ça se trouve j’ai fait découvrir des petites perles qu’ils auraient jamais découvertes à mes potes d’époque. A partir de là, avoir un CD en main ne me faisait plus le même effet. Ça n’avait plus de valeur pour moi.

La vérité c’est qu’on parlait pas mal de HADOPI à l’époque et de boycotter les industries du disque et du cinéma pour leur hypocrisie continuelle à venir chialer à la presse qu’ils perdent du pognon à cause des vilains pirates, à une époque pourtant où ces deux industries ne s’étaient jamais aussi bien gavées portées. Elles ne perdaient pas de pognon, non, mais elles n’en gagnaient pas davantage et c’était bien ça qui les contrariait. Et comme ces crevures en voulaient plus, toujours plus, menant des trains de vie de nababs ne donnant jamais un euro à un SDF, ils utilisaient leurs copains de la presse pour offrir un spectacle des plus dégradants, des mythes se sont écroulés à cause de leurs déclarations pro-copyright et anti-téléchargement, elles ont perdu du public, un public un peu pointilleux, qui se renseigne par lui-même, donc pas dupe du tout. Moi ça me rendait un peu fou, j’avoue. Du coup j’ai fait cette opération Free Shop-Musique. J’avais commencé à collectionner les MP3s, je gravais non pas les CDs originaux pour pouvoir les écouter sur une platine CD, mais carrément les intégrales de tous les albums de tel artiste ou tel groupe.

Bon, mais tout ça pour dire, que j’ai tout recommencé à zéro avec la musique. Je suis mélomane dans l’âme. J’ai repris le truc mais au tout début, et que avec des vinyles ce coup-ci. Je n’achèterai plus de disques compacts, mais des vinyles, ça, je dis OUI ! J’en adore le son, comme les livres c’est une passion… Et les pochettes se révèlent (celles d’avant l’avènement du CD) dans toutes leurs splendeurs, bien plus grandes. Eh oui, avant que les disques ne deviennent tout petits, les artistes pouvaient s’exprimer sur leurs pochettes, alors qu’avec les CDs c’est devenu plus restreint.

Littérature

Luch’co

On peut faire beaucoup de choses sur un bureau. Je suppose qu’aujourd’hui les trois activités les plus fréquemment pratiquées par des personnes assises à leur bureau, c’est profiter de l’informatique, consulter son smartphone, et se toucher devant de la porno. Voire les trois en même temps…

Je suis amateur de bande dessinée. J’adore ça mais mes goûts sont vraiment spéciaux, faut que ça racle, faut que ça soit cynique, ainsi quand j’ai vu la couverture de True Stories de Derf Backderf, j’ai senti tout de suite le potentiel cynique justement, de l’œuvre. Ce clébard qui de son charme fou vient égayer l’image, ça troue le cul ! Du coup par curiosité plus que par autre chose j’ai ouvert cette bande dessinée, pour découvrir un monde à part, celui d’un auteur talentueux, Derf Backderf. Et quand j’ai ouvert Trashed, là j’ai pris mon pied. C’est une autre œuvre de cet auteur, mais elle est bien plus aboutie ! Trashed raconte l’histoire des éboueurs. Leur arrivée, comment on faisait avant, leurs débuts donc, leur quotidien, et l’auteur ayant lui-même bossé au ramassage des poubelles de sa ville, il est totalement habilité à en parler.

Quand j’ai découvert qu’un de mes films préférés, Le festin nu, de Cronenberg, était en fait un livre de William Burroughs, j’ai voulu le lire. J’ai pas pu tellement c’est le bordel ce livre, pour moi en tous cas c’est difficile. Cependant ça a ouvert ma curiosité à propos de Burroughs, et j’ai lu Junky. Ce semble être un livre autobiographique, et je n’ai pas du tout été rebuté par l’homosexualité du personnage principal, sans doute l’auteur, très présente au long du livre cette orientation sexuelle. Mais du coup je suis devenu illico un admirateur de ce William, drogué jusqu’aux couilles toute sa vie, vie qui fut en partie, entre la rédaction de plusieurs livres, dédiée à son expérimentation des drogues, ces friandises que la Terre, Gaïa, dans toute sa sagesse et sa générosité, nous offre. Communions si vous le voulez bien. Il n’est que 3h13 et pas 4h20 mais vous pouvez allumer vos joints, on le refera à 4h20, aucun problème.

Une bande dessinée lui a été consacrée. Elle s’appelle Burroughs, de Joäo Pinheiro. Dans ma bibliothèque enfin ce qui s’apparente à un début de bibliothèque au contenu sélectif au possible, elle est mitoyenne à Trashed. Je ne l’ai pas encore ouverte, je garde ça précieusement, une première fois y en aura qu’une… Je ne serais surpris qu’une seule fois par les éventuels rebondissements de l’intrigue, par les dessins. Sur la couverture le héros dans une ruelle, marche attifé de son éternel costume couvert d’un pardessus, un genre de gabardine. Sur la 4e de couverture, un cafard est imprimé dans le carton, un cafard. Un cafard brillant, argenté, et au dessus, une phrase ponctue les quelques mots de présentation : « Le langage est un virus qui vient de l’espace » comme pour bien te dérouter. Un dernier détail, ce livre est relié, ce qui fait qu’il soit possible que la couleur brillante et argentée du cafard soit du vrai argent, les relieurs dorent les livres, ils les argentent aussi ça semble logique. Le titre autant sur la tranche que sur la couverture brille du même cru… C’est un beau livre. [Edit quelques heures plus tard : j’ai lu le début, c’est une adaptation du festin nu, tout simplement, un régal.]

Attention messieurs dames adeptes des lois, William est un dealer également, comme tout consommateur qui se respecte, car nous sommes obligés de participer nous-mêmes au marché noir de ces produits qui sont ignorés par les pays qui les interdisent, comme s’ils n’existaient pas. Or ils existent, et il y a des amateurs, et ces amateurs, si l’état ne souhaite pas faire son boulot en leur rendant accessible ce qu’ils apprécient, pas de souci, ils vont le faire eux-mêmes. A ce niveau on appelle ça de la désobéissance civile. Je suis un désobéissant civil, les drogues, j’aime ça, j’en prends. Mais je manque cruellement d’informations pragmatiques à leurs sujets, tout le temps revient sur la table cette diabolisation qui vient parasiter les débats, annihiler direct tout argument intéressant en la faveur des produits que j’aime. Il faut tous les légaliser, et encadrer un peu mieux leurs consommations.

A partir de cet instant, la liberté sera quelque chose de vivant et de transparent, et sa demeure sera pour toujours, le cœur de l’Homme. [Guts]

La liberté bordel ! Ça te dit quelque chose ? J’en ai vraiment rien à branler de tes mœurs, de merde, si les mœurs changent selon les époques c’est bien que ce sont des conneries, non ? Quand on découvre subitement au bout de 250 ans de pratique obscure d’un rituel religieux, que ce rituel est stupide et inutile, on le stoppe, on l’interdit, on change les mœurs. Quand un mœurs disparaît, c’est qu’on a compris que c’était de la merde. Alors quoi ? Pourquoi on ne le fait pas une fois pour toutes avec TOUS les mœurs ?? J’ai une idée de réponse : parce qu’on est cons. Alors tu tournes la tête quand je me shoote. Si tu aimes pas ça et que tu ne veux pas voir ça, t’as le choix, soit tu te casses soit tu tournes la tête. L’abandon est de mise en règle générale, c’est ce qui fait que les usagers se retrouvent, de fait, souvent tout seuls, isolés (alors on prend toute sorte de prétextes pour justifier cet isolement, mais en définitive il découle surtout de l’abandon à son sort de l’usager injecteur de la part de ses proches) et qu’ils consomment 10x plus pour compenser ce manque social, jusqu’à en crever.

Ça te choque ce que je dis ? Je crois que tu l’as fait. C’est quasiment sûr, tout le monde fait ça, même moi je l’ai fait : abandonner un pote parce qu’il fume du crack. J’ai fermé ma porte à un copain quand je devais avoir 20 ans.

« Désolé Luch’co mais là je peux pas, tu veux fumer du crack ? Tu le fumeras sans moi, maintenant va-t-en on se reverra un de ces 4, à l’occasion. » et VLAN (bruit d’une porte d’entrée qui claque)

Moi, y a 22 ans environ, à un copain. Paroles que j’ai toujours regrettées.

Ensuite je l’ai revu mon copain Luch’co mais ça n’a jamais été pareil, j’avais brisé un truc et sa tristesse déjà omniprésente avait pris de l’ampleur. Je le voyais traîner, errer, autour de chez lui, ou vers la gare, je le revoyais quand je prenais le train, je le croisais de temps en temps, et j’ai essayé de lui expliquer que ce jour là j’ai déconné de lui parler comme ça mais on n’efface pas le passé. Les blessures qu’on fait soi-même, aux autres qui ont rien demandé, qui les méritent pas, font des cicatrices plus ou moins visibles selon si la blessure a été traitée ou pas.

Ah merde, ça me donne envie de boire toutes ces conneries. Ça tombe bien j’ai devant moi une pinte métallique de 16. Fraîche en plus, le luxe ! Luch’co si j’avais encore des contacts avec toi je t’inviterais quelques jours chez moi. Et je respecterais tes habitudes, chez moi les gens sont LIBRES. Y a pas de gamin qui vient obliger à s’imposer des règles hypocrites, gâcher la fête, et toutes les pratiques sont autorisées tant que l’usager respecte deux trois règles d’hygiène. Mais très peu sont autorisés à entrer car ce type de liberté attire les méchants et les parasites. Je les repère assez vite, je les évite. Et ils s’éventent.

Liste des livres évoqués dans ce billet :

  • True Stories – Derf Backderf – Bande dessinée
  • Trashed – Derf Backderf – Bande dessinée
  • Le festin nu – William Burroughs – Roman
  • Junky (Introduction d’Allen Ginsberg) – William Burroughs – Roman
  • Burroughs – Joäo Pinheiro – Bande dessinée
Littérature

Dictionnaires

Je sais plus quel âge j’avais à l’époque. Aux alentours de la dizaine. Pour un de mes anniversaires, ma grand-mère m’avait offert un dictionnaire, un vrai, un relié, un gros, le Robert. J’étais presque déçu, mais pas tant que ça, un énorme bouquin comme ça devait receler de merveilles…

Ma grand-mère était une fanatique de mots-croisés, une cruciverbiste dit-on. Autour de la grande table de la salle à manger, entre deux fenêtres où venaient volontiers des oiseaux, surtout des mésanges et des tourterelles, il y avait des piles de magazines ouverts aux pages de ces jeux qui la grisaient, et des dictionnaires. Elle ne pratiquait pas son art quand on venait la visiter, elle et mon grand-père, dans leur grande maison, à Barneau, c’était évidemment une activité solitaire. Je me souviens que j’adorais le jardin, il était immense, plein de surprises. J’y allais me promener seul ou avec mon frangin, mais toujours accompagné des chiens, pour explorer de toutes parts. Bon, ils avaient du fric mes grands-parents mais ça ne me frappait pas. Mon grand-père a eu une entreprise de voitures de luxe. Je ne les ai pas connus à la « grande époque » quand ma grand-mère devait rôder des Ferrari et cie. pour les clients, on m’en a juste parlé, comme si c’était normal, anecdotique.

Quand je demandais pourquoi autant de dictionnaires trônaient dans la salle, on me répondait que c’était une aide pour les mots-croisés. Je ne savais pas dans quelle mesure un dictionnaire pouvait aider à trouver un mot dans une grille de mots-croisés. Aujourd’hui, la simple phrase est absurde : comment trouver un mot dans un dictionnaire ? Mais qui achète encore des dictionnaires en dur ? Même moi je trouve ça plus pratique, un site internet dédié à la recherche de rimes avec une base de donnée enrichie régulièrement par un ou des passionnés, pour mettre en rapports les mots entre eux. Il existe des outils gratuits qui font le travail bien mieux et rapidement.

Attends, attends… Mieux ? Ce qui va plus vite n’est pas gage de qualité… Disons que c’est mis à jour un site, alors qu’un livre il faut acheter la dernière version pour l’avoir à jour. Un livre c’est statique, on a une version finie qui ne bougera plus, alors qu’un site internet c’est dynamique, ça évolue. Soit. Il y a donc certains sujets comme les rimes, les synonymes, qui seront sans doute plus pratiques en site web. Mais le reste… Enfin je ne sais pas, ces dernières années j’ai pris l’habitude de tout aller chercher sur internet. Quand je me demande un truc, conjugaison, orthographe, règle de grammaire, synonyme, antonyme, rime, définition, je le recherche, pas avec google, parce que ça c’est encore facile de s’en passer. Qwant ou Duck Duck go, font le taff aussi sans tracer l’usager.

Tout ça pour dire que je me suis procuré quelques dictionnaires :

  • Un Bescherelle déjà, et bon sang de bonsoir, qu’est -ce que j’ai pu en copier de pages de ce truc quand j’étais minot en internat, en Suisse, c’était THE punition…
  • Un dictionnaire des difficultés de la langue française, pour tenter de me familiariser avec des handicaps qui me bloquent encore aujourd’hui et les maîtriser à terme.
  • Un dictionnaire des combinaisons de mots. Mais déjà celui-là me déçoit. Le premier mot que je recherche (davantage, plus), y est pas ! Enfin ce dernier sera dédié à l’écriture artistique. Fiction, poésie, lyrics.
  • Et puis j’ai repensé à ma grand-mère et à ce cadeau de mes 10 ans (env.), en faisant ça, en m’offrant un Robert relié, elle a tracé ma route, disons qu’elle m’a indiqué un chemin. Un bon chemin. Du coup, à 42 ans je fais le chemin inverse (l’aller-retour disons), je m’offre un grand Larousse illustré, édition 2019, relié. Le truc balèze.

C’est pas Noël dans mon crâne. Mon but est de me perfectionner dans l’écriture, pour pouvoir continuer d’insulter les Bourgeois mais sans faute… Avec des figures de style qu’eux n’auraient pas eu l’audace d’utiliser. Tant qu’à cracher sa bile sur son monde, autant le faire de manière irréprochable.

Et puis écrire, c’est tout ce que j’ai. Le matériel c’est de la merde, l’immatériel reste. J’aimerais laisser au moins une bonne trace, parmi tous les écrits ultra-négatifs que j’ai déjà produit. L’écriture, c’est tout ce que j’ai à moi, on pourra pas me le retirer. C’est comme la pensée.

Liste des livres évoqués dans ce billet :

Littérature

L’œil du cyclone

Son œil unique dans le vague, le Cyclope se fixe. Entre alors sur scène une âme aux formes humaines, la tête coiffée d’une casquette, la poitrine ornée d’un badge. Dessus, une information nominative : Hermaphrodite, enfant d’Hermès et d’Aphrodite. L’Homme pragmatique dans sa plus pure perfection n’est pas sur son 31. En tenue de travail, il tient un planning en cuir de buffle. Le fils d’Hermès considère le Cyclope en l’observant par au-dessus, invisible. La fille d’Aphrodite durcit alors son regard. Sa beauté n’est pourtant pas altérée par ces yeux devenant noirs, pleins de tristesse noyée de fureur. Elle ne dit rien. Le fils d’Hermès lève le menton, sans cesser de regarder le prisonnier de l’île.

Instantané. C’était un instantané librement inspiré de l’Odyssée d’Homère et des Métamorphoses d’Ovide. Et aussi un peu d’internet et de ses dictionnaires sans fins que sont mes moteurs, il est toujours bon de se faire un petit topo sur un personnage même si on l’a vu au cours d’un récit dans une lecture précédente, avant d’en parler. Mais également de mon expérience. J’ai appris très jeune ce que voulait dire « se fixer » et j’ai prévu très jeune de passer une partie de ma vie à expérimenter. Je le voulais. Je l’ai toujours voulu. C’est aussi pour ça que je l’assume relativement aujourd’hui, de manière aussi décontractée. Alors que ça effraie beaucoup les gens, peur que j’ai eu aussi mais qui est tombée lorsque j’ai grillé les mythes générés par la prohibition. Prohibition… Ça s’appelle comme ça, c’est une belle saloperie :

Campagnes de désinformation + Lois arbitraires + Répression violente + Procès à charge = Prisons bondées de gens qui ne devraient pas y être, souvent en errance et à la santé défaillante

Des consommateurs ou des petits revendeurs de ceci ou de cela remplacent les vrais criminels dans les tôles devenues des supermarchés des drogues, accessoirement. Les seringues sont en vente libre depuis 1987 en France. Pourquoi ? Tentative d’une ministre, réussie la tentative, d’enrayer l’épidémie de Sida (dures dures les années 80)… Mais en 2019, ce n’est toujours pas possible de s’en procurer dans ces endroits où beaucoup d’usagers se fixent quand même du coup, mais à l’ancienne : dans des conditions ultra-risquées.

C’est d’une difficulté d’avoir la chance d’apercevoir le tableau d’un peu plus loin, et de pouvoir zoomer sur des parties, mais l’anonymisation d’un blog n’est pas suffisante pour pouvoir parler en sécurité pour soi et aussi pour d’autres, sans bâillon. Autocensure obligatoire. Ce qui oblige à oublier des chapitres entiers d’une vie qui se détaille petit à petit ici. Et c’est dommage parce que y en auraient qui seraient bien croustillants. Sans jamais avoir ne serait-ce que l’intention de balancer qui que ce soit, ça va sans dire. On peut parler sans jamais utiliser de nom, pour ce type de besoin. Mais la France n’est pas encore assez tolérante et ouverte, toujours trop obscurantiste pour ça, pour qu’un mec comme moi puisse faire ça, parler tranquille, sans risquer de se mettre ou de mettre des gens, dans la merde.

Conscience dit :
Qu’est-ce qu’il y a encore ?

Ego dit :
Je suis contrarié.

…etc…

Livres évoqués dans ce billet :

Littérature

Guerrier

Un guerrier ouais, c’est super prétentieux, mais ça aide de se dire ça. Je suis un guerrier, c’est pas un mantra. Ce n’est pas une prière car un guerrier peut aussi être mauvais et vicieux, le guerrier n’est pas la panacée mais il est courageux, et remonte en selle chaque fois qu’il le peut.

Bon, il faut absolument que je recommence à lire et que je termine, cette fois, L’Art de la Guerre de Sun Tzu. Maintenant que je sais que les sens métaphoriques de la guerre intérieure de l’Homme contre lui-même, des combats de la vie de tous les jours, des mini-guerres que les uns pratiquent sur les autres lorsque, par exemple, la communication devient compétitive, ne sont pas abordés, je pourrais le lire en connaissance du vrai sujet, sans attentes vaines, le finir et faire mes propres comparaisons avec tous les combats que je viens d’évoquer, de lister. Ce thème reste, comme le titre du livre l’indique, celui, très concret et tactique, de la guerre, au sens militaire du terme. Pas de métaphore, au moins dans la première moitié du bouquin. Et cette interprétation métaphorique, qu’on peut attendre avec déception si on ne s’est pas renseigné en amont sur le contenu du bouquin, ou si c’est simplement ce qu’on y cherche, est donc librement laissée au bon vouloir du lecteur, qui selon son époque, les us et coutumes, les mœurs, va tirer s’il le souhaite des enseignements auxquels le Maître lui-même n’aurait jamais pensé, ni prédit, pour les siècles à venir.

Ouais mais bref. Faut que je ressorte ça des cartons, les cartons… Y a eu un moment où j’ai pu à nouveau circuler convenablement dans ma cuisine-chambre au son terrifiant du réfrigérateur maudit. Mais les cartons et le linge sale, ils ont gagné cette bataille, mais ils n’ont pas gagné la guerre ! Alors maintenant il faut s’atteler à faire la vaisselle, enfin la reprendre où j’en étais quand j’ai abandonné le chantier. Et puis relancer cette machine qui pourrit depuis 4 jours, et cette fois l’étendre, ce foutu linge. Et tant qu’à faire en faire deux, trois, quatre…

Nan… J’déconne. Faut quand même pas exagérer, faut faire les choses en douceur, ouais en douceur. Une à la fois. Faut pas pousser la bête dans les orties, et quand j’aurais fini de torturer cette expression… Surtout que je l’ai déjà écartelée une paire de fois, si ma mémoire est bonne ça faisait « Faut pas pousser mémé dans les vieux croûtons » enfin avec les vers d’avant et ceux d’après ça donnait bien, juré craché !

Je suis un guerrier, je suis un guerrier, je suis un guerrier… Non ce n’est pas un mantra. C’est à la mode depuis les années 70 tous les trucs New-Age, mot que je n’emploie pas ici au sens péjoratif, parce qu’il y a des trucs qui fonctionnent vraiment parmi les méthodes douteuses et les sectes adeptes des suicides collectifs sous acide. Donc c’est à la mode, le Yoga, l’Hindouïsme, Bouddha, le Vedanta, le Dalaï Lama, le Zen, les moines Tibétains, les Sages assis dans la contemplation et dans l’effort en haut de la montagne, et qui dans un geste de compassion te tape sur l’épaule en te disant

« Essuie-moi disciple, j’ai fini de chier. »

RAOUL SAN, 82 ANS ET DEMI

Oui Maître… Mais continuez de rire charmante Elvire, les loups n’ont pas encore définitivement envahi Paris… Message pour certains qui font une moue de dégoût : quand t’auras essuyé le cul d’un petit vieux sans aucun dégoût, avec assistance, minutie parce que toi, quand tu t’essuies, ou que tu te laves le cul, t’aimes pas que ça gratte après. Lui non plus. Alors quand tu fais quelque chose et que cette chose concerne la dignité, la santé, le bien-être, l’aisance, le bonheur, le confort, d’autrui, fais-le bien.

Waow je suis parti loin, mais c’est pour me féliciter d’avoir réussi à faire le tour du quartier avec un clebs super excité en laisse, alors que sincèrement, j’en avais vachement, mais vachement, pas du tout envie. Toutes ces têtes avec qui il a fallu que je sois sympathique parce qu’eux m’ont pas montré de visages fermés et agacés, j’avais pas envie de les voir, je n’ai rien contre elles, absolument rien, mais je n’en avais pas envie et ça me fait chier d’avoir à le faire.

J’ai reçu un bang aujourd’hui. Mais c’est un gadget, c’est dommage parce que la conception était intéressante, il aurait fallu plus de volume, enfin je juge juste après une douille, une seule, avec un petit pré-refroidisseur qui m’avait laissé un peu sur les dents quand je l’ai testé. Plus de volume ça veut dire plus grand, plus massif, avec du verre plus épais, sans aucune pièce de plastique. Cela dit, maintenant que j’ai cette sorte de fausse œuvre d’art, il faut que je la protège, et ça c’est mon moment préféré, c’est en train de le devenir, le moment où il faut que je trouve une boîte rigide et tant qu’à faire, jolie, que je la prenne par excès de quelques centimètres en largeur, longueur et hauteur, que je la calfeutre avec de la mousse à l’intérieur, de la mousse, mais il faut qu’elle soit assez épaisse pour immobiliser ledit bang lorsque la boîte est fermée, et même plus, lorsqu’elle tombe, qu’elle est un peu maltraitée, le but étant, de une, d’avoir une soupape de sécurité à l’intérieur, et de deux, de pouvoir le transporter en extérieur sans trop galérer ni stresser par la possibilité de le casser. En extérieur, il suffit d’être scrupuleux, de le remettre dans sa boîte renforcée et sécurisée si personne ne s’en sert. Le premier ennui que je vois ici est l’odeur, donc il vaut mieux pouvoir le laver (avoir une source d’eau à dispo, des goupillons de différentes tailles pour le plongeur, la douille et le corps du bang, sans oublier du produit pour les goudrons) avant de le ranger, sinon la mousse prendra une odeur désagréable de fumée froide, et l’intérieur de la boîte puera.

Il faut que je me méfie de mes jugements à l’emporte-pièce. Les trois quart du temps je suis à côté de la plaque quand je fais ça, et je le fais souvent c’est une habitude rodée. En fait, au départ, j’ai dû avoir deux ou trois éclairs de lucidité qui m’ont amené à une fausse conclusion : j’ai beaucoup d’instinct. Or c’est faux : je n’ai pas beaucoup d’instinct, j’en aurais sans doute en prenant mon temps, en observant davantage avant de tirer des conclusions. Sherlock… J’en suis vachement loin, mais qu’est-ce que les gens comme ça me fascinent ! Sherlock Holmes est un fin observateur, personne ne pourra dire le contraire.

Sherlock Holmes ? Un junkie ? Vous n’y pensez pas ! Voyons ! Et pourtant. William Burrougs est, lui, un Junky… Une merveille de lecture pour qui n’a pas froid aux yeux et ne s’effarouche pas comme un gros dur d’alpha-mâle dès qu’on aborde le sujet sensible de l’homosexualité masculine, informations impossibles à gérer pour eux, rejetées en bloc sans même que personne n’ait cherché à les niquer, eux. D’ailleurs qui irait niquer un gros blaireau sans cerveau ? (et là je me marre… je sais, je sais, le blond a du succès, comme la blonde, le blond est l’ennemi juré du brun ou du châtain, hey allez je rigole !)

Françoise Sagan touche les rebuts des basses classes du haut de sa Bourgeoisie toxicomane à la morphine, ça marche, y en a qu’ont besoin de ça, pour se pousser eux-mêmes à vivre, ou à revivre, à créer, à se lever le matin. Ouvre un livre de Françoise, toxicomane avérée jusqu’au trognon, ou un de Jodorowsky selon où tu te trouves et ce qu’il y a autour de toi sur ton chemin, surtout évites les magazines, et parole : tu trouveras ce que tu veux. Ouvre un livre mais attention, nous sommes à une époque où faut absolument vendre, et vendre beaucoup et vite, faire des coups de vente, et de ce fait il y a beaucoup de merdes littéraires en circulation. La médiocrité est aujourd’hui devenue une meneuse d’hommes et de femmes pressés, des auteurs et je ne sais pas comment ça se dit au féminin, autrice ? Auteure mais en le prononçant comme « eux » ? Je n’en sais rien. Ils et elles veulent la gloire, la reconnaissance, sans travailler parce que comme moi pour l’instinct, ils pensent avoir un don sauf qu’un don ça se travaille, alors ils ne comptent plus que sur ce don et sur une bonne campagne de publicité bien dégoulinante et dégueulasse, et si pognon ou grand nom il y a, d’apparitions dans des émissions littéraires tardives ou à heure de grande écoute mais c’est plus cher, de séances de dédicaces où personne te connaît mais où les clients sont heureux d’avoir un truc signé, qu’ils garderont pour la postérité, ou revendront plus cher au cas où l’auteur deviendrait connu… Bande de pingres… Aucun respect pour la littérature. C’est des gens comme ça qui vendent des animaux… Du calme.

Bon, bref putain de merde. Nul n’est besoin de prendre des modèles et de se caler dessus pour se construire, se reconstruire et tutti quanti. Mais ce qu’un homme ou une femme a écrit à un moment donné de sa vie, qu’il ou qu’elle a livré au monde, sera probablement aussi utile pour toi que les mots d’une Bible ou que les paroles d’un(e) Bouddha. C’était le destin que tu tombes dessus à ce moment là, alors ne cherches pas à lutter et laisse-toi faire, ouvre-le ce livre et lis-y ce qu’il y a autour de ces paroles qui t’ont parlé un jour et que tu aimes à citer parfois. On en apprend tous chaque jour.

Y a plein de livres qui ne sont pas ce que j’appelle « de la merde » et que je déteste ou détesterait pourtant si je les connaissais, des qui diffusent des idées qui sont à l’antipode des miennes, et que j’estime parfois nuisibles, mais je suis seul juge de tout ça, et s’ils ont étés publiés c’est qu’il le fallait. Alors si à un moment de ta vie, tu ouvres, par hasard ou non, un livre prosélyte sur le capitalisme par exemple tiens… et que tu y lis quelque chose qui renforce tes convictions du même nom, c’est que c’était ton destin. Fais-le, sans hésiter.

Livres évoqués dans ce billet :