A voir plus tard, Expérience, Marijuana

CBD

Bon, je pense que je peux faire un premier petit bilan concernant la beuh au CBD. Selon moi elle met des claques sévères (fumée). Ça dépend laquelle évidemment, mais j’ai eu l’occasion de tester ces derniers temps plusieurs variétés : Girl scoot cookie CBD 13%, Harlequin CBD 20% (la seule à ma connaissance qui était déjà free THC avant récemment), Blue dream 13%, Bubble gum lemon 13%, et Orange bud 13%.

Parmi toutes ces beuh, légales grâce à un vide juridique que nos dirigeants dans leur immense sagesse sont en train de régler à leur façon, j’ai pas de bémol à mettre, et comme j’aime le high du THC je mélange avec un haschisch, le plus pur possible et ce pour ne pas altérer le goût de l’herbe avec celui d’une éventuelle coupe du haschisch. L’herbe est difficilement coupable avant la vente, la coupe se verrait bien qu’on ait trouvé des herbes coupées avec du verre pilé mais ça reste une légende urbaine. Dans le shit étant donné que c’est un genre de pâte ou de poudre collante, il est possible d’y ajouter des produits de coupe qui ne se voient pas à l’oeil (donc lors de la transaction qui est souvent rapide) si c’est de la même couleur et si le mélange est homogène.

En France, je l’ai parfois évoqué ici, il n’y a que le THC d’illégal, alors que l’herbe contient plein de cannabinoïdes aux effets différents. C’était surtout pour ne pas pénaliser la production de beuh textile qui a toujours existé en France sous conditions strictes cependant, que l’herbe est possiblement cultivable pour le ce domaine (textile) si l’agriculteur utilise des graines provenant d’un catalogue spécial dont les semences produisent de l’herbe qui ne défonce pas. Alors cette herbe qui pousse notamment aux alentours de Le Mans, je l’ai goûtée un peu par hasard, et elle est vraiment dégueulasse. De plus, les engrais et les pesticides projetés dessus donnent simplement mal au crâne et au ventre. Ils s’étaient vraiment démerdés pour que les stoners et autres rastas des bois, ces rongeurs à crête ou à locks bien connus des cannabiculteurs, ne viennent pas bouffer toute la beuh pendant la nuit, ils ont vraiment créé une herbe de merde.

Alors c’était déjà mal connaître l’herbe, et les tenanciers de l’interdiction de la fumette auraient mieux fait de suivre le dicton (je peux en choisir un y en a plein qui disent la même chose) :

On gagne plus à connaître les bonnes qualités de son ennemi, qu’à être instruit de ses fautes.

Proverbe chinois

Voilà, plutôt que de diaboliser la beuh, jouer les autruches etc, dire que c’est de la merde, ils auraient mieux fait de comprendre un peu la plante, avec amour, ce que presque tous les cannabiculteurs font, ont fait, et leur loi ne serait pas devenue obsolète avec l’évolution de la sélection des souches et des croisements, pour le coup. Car c’est bien de ça qu’on parle, de sélection manuelle, de croisement, d’expériences botaniques, qui ont obtenu de nouvelles souches qui comme l’herbe textile, passent à travers le filet de la loi.

Y a pas eu beaucoup d’avancées légalement parlant au fil du temps. Ca n’a été que tentatives des poules politiques les moins mouillées, et rejet sur rejet de la majorité de l’assemblée à chaque fois. Et à chaque fois le débat était biaisé, c’est une affaire de gros sous, c’est le seul produit qui fait descendre les gens dans la rue, avec des manifestations telles que l’appel du 18 joint, chaque année le 18/06 porte de la Vilette à Paris, pour que cessent les poursuites contre les usagers. C’est une affaire de gros sous, oui. On a fini par comprendre comment tout ça fonctionnait. L’ONU alimente les programmes de lutte contre les stupéfiants en injectant de la thune si les pays sont dociles et continuent le combat interminable lancé par Nixon dans les années 70. Et concernant le cannabis, sa légalisation serait un coup de semonce dans le domaine pharmaceutique, on peut l’utiliser tel quel et nombreux sont les avantages en médecine, alors plus de cannabis autoproduit (car les plus malins savent que ça pousse tout seul) c’est moins de médicaments vendus, moi ça me semble logique.

Un petit tableau vaut mieux qu’un long discours, et si tu comprends pas tout, t’inquiète donc pas ! Je vais te traduire ça : de haut en bas…

— soulage la douleur
— coupe l’appétit
— tue ou ralentit la croissance des bactéries
— réduit le niveau de sucre dans le sang
— réduit les convulsions lors des crises d’épilepsie
— traite (là on ne parle plus de soulagement, d’amélioration, etc, on parle de traitement) les infections fongiques
— réduit l’inflammation
— aide à dormir
— réduit les risques de blocage des artères
— empêche la croissance des cellules cancéreuses
— traite le psoriasis
— tranquillisant (utilisé pour gérer des psychoses)
— supprime les spasmes musculaires
— soulage l’anxiété
— stimule l’appétit
— favorise la croissance des os
— réduit les fonctions du système immunitaire (immunosuppresseur, pratique dans des cas de greffe, dans le traitement des maladies auto-immunes, par ex.)

On continue ? Courage, plus que deux…

— réduit les contractions du petit intestin
— protège de la dégénérescence du système nerveux

Eh bah y a pas tout… Y en a encore plein. Je ne connais pas une seule plante capable de ce prodige : traiter autant de maux à la fois. Alors évidemment selon les souches, ça va jouer plus sur ceci ou sur cela. Ça dépend du dosage en THC, CBD, CBN, CBC et consorts, dans la plante. Et pendant que nous, les Français, on donnait des millions, des milliards de tunes aux flics et aux tribunaux (t’as fini oui ?) pour lutter contre ça, pendant qu’on criminalisait la population sous couvert de protéger la jeunesse ou je ne sais quelle connerie (là, là, du calme… couché !), y a des pays qui étudiaient la chose et qui laissèrent libre court à l’inspiration de scientifiques pour faire des essais cliniques

C — toi, t’as encore bouffé des vitamines…
E — Ouais, et t’sais quoi ? « 5 xanax » qu’il m’avait dit… 5 max par jour : et « 6 citalopram, et puis la prégabaline entrant en conflit avec la dépakote on vous a ajouté un petit antispasmodique pour éviter les tremblements » ; quand j’ai dit oui-de… Il m’a répondu : « La weed ? Mais vous n’y pensez pas la Marijuana c’est ILLEGAL WARNING WARNING UUUIIIIUUUU… » Là dessus il a appelé la sécurité et juste avant qu’on m’emmène en isolement total pour calmer mes ardeurs cannabistiques, il a ajouté en chuchotant à mon oreille : « Rev’nez m’voir dans deux heure incognito à la salle de ping-pong. »

Heureusement que tout le monde n’est pas comme les Français, flippé de la tête ! On en serait encore … Ah merde, c’est vrai qu’on n’est pas loin de ça, la France est à la fois le pays le plus répressif d’Europe avec ce fléau, et le pays qui en consomme le plus en moyenne par habitant. Et ça fait un bail je te jure, qu’on bat tout le monde à ce jeu là. Quel jeu ? Mais celui du plus con bien entendu ! Je suis un expert en la matière ! Cachez-moi ce joint que je ne saurais voir (moi ça me dérange pas, vas-y donne).

Bon. Le truc c’est que personnellement, violer la loi je m’en bats les couilles. Ça c’est dit, mais j’aime bien savoir, connaître, et le canna au CBD promettant tant de choses améliorant la santé, je ne connaissais pas, piètre fumeur que je suis je ne m’intéressais qu’à me défoncer, moi je connaissais que le THC, Thug Life inside. Juridiquement on ne peut pas m’emmerder parce que j’en consomme. Plus pour longtemps, certes. Quand y a un truc de bien, t’as toujours des connards pour venir et pour dire « Hop hop hop, là ! Mais qu’est-c’que c’est qu’ça ? Mais dites donc ça fait longtemps qu’vous faites ça ? Non mais vous n’avez pas le droit ! Ah moi j’vous l’dit, vous ne l’avez plus maintenant. Mais attendez… on va s’arranger… » et ça finit souvent par un droit à payer, du coup la corne d’abondance se tarit, ça devient trop cher et tout le monde passe à autre chose.

Du coup comme dit tout en haut, au début de l’article, avant que je ne commence à m’emballer (au début du pétard en fait, là il est fini bah je vais en refaire un, tu vois… Ha ! ha ! Oh eh ça va, on s’amuse comme on peut) j’ai testé le cannabis avec 0% de THC et bourré de CBD. Bah ça pète sa mère. La beuh est bonne et j’ai des effets. Elle est pas pareil, c’est sûr. J’ai plus d’effets d’un autre type… (du 3e type wahahaha – ta gueule)

C’était juste pour dire ça. Si faut pas le répéter trop fort, désolé mon pote, tu vois ici je dis tout ce que je veux dire. Y a pas de tabou. Ou si peu… Conclusion, c’est la teuf ! Haro sur la beuh des malades, moi je ne suis qu’un tox, je n’ai pas de maladie diagnostiquée (ce qui est vrai au demeurant), je ne suis qu’un parasite HAHAHA !

Comment ça, ça en fait moins pour les petits enfants malades ? Mais moi de toutes façons, j’aime pas les enfants, ou alors en sauce… Et puis malade ça a un goût.

Marijuana

CBD vs. THC

Je pense que mon shit n’a pas assez de CBD et trop de THC.

Bon alors nous vivons vraiment une époque de merde formidable, et à notre époque formidable de merde un business capitaliste comme tous les autres (il s’priv’rait tiens !) est en train de naître depuis quelques temps, il en est à ses balbutiements (sous forme légale) par chez nous chez les frappés de la tête franchouillards, c’est le fameux CBD.

Hissé sur un piédestal par nos médecins prosélytes (y en a ?) connaisseurs, pour ses facultés thérapeutiques qui n’incluent pas, comme peut le faire le diabolique THC (mamamilla), d’effets psychoactifs.

Questions / Réponses :
Q : Quels sont les effets psychoactifs connus du cannabis disons, classique ? Le shit quoi !
R : Facile, c’est quand t’es fonsdé man…
Q : Un peu trop facile justement ! On va se contenter de ça…
R : Ta gueule, va sur Wikipedia si t’es pas content

Et donc que peut faire ce fameux CBD ? Encore une question, je peux rappeler les compères du bédo… Ah mais non ils veulent plus, ils sont fâchés. Faudra les initier à la CNV… Ah vous connaissez ? Vous pratiquez ? Quelle tristesse… Bref.

Solutionner plein de soucis. Ca semble logique. C’est dans cette voie que je me suis initié une petite question interne, la suivante, enfin elle est dans le sous-titre de l’article, sous forme d’une supposition… Pas assez de CBD et trop de THC. Je dors beaucoup (enfin tout est relatif) ces derniers temps, et j’ai de nouveau des bandaisons intempestives, qui font mal, ça tire le muscle.

Attends… Muscle ? Y a quoi qui détend les muscles à part cette merde médicamenteuse de Baclofène ? Et c’est là qu’est venue cette réponse : le CBD. Comment s’en procurer ? Alors il n’est plus question comme y a 10 ans de le faire en mode super planqué, on peut maintenant, enfin dans une certaine mesure (je te rappelle qu’on vis dans un pays de flippés du ciboulot, poules mouillées et autres noms d’oiseaux), espérer acheter du CBD comme on chope une nouvelle paire de docks. En ligne, y aura toujours plein de trucs promettant les effets mais pas estampillés CBD 20%. Parce que personnellement c’est la grosse dose que je cherche. Je suis déjà saturé de cannabis dans mon métabolisme, et je souhaite juste compléter avec une dose de CBD conséquente.

Je suis super nerveux, j’ai parfois (souvent mais de temps en temps) des consommations qui accentuent ça, des stimulants. J’ai arrêté de prendre des dissociatifs et autres hallucinogènes, mais les stimulants, c’est stimulant tu comprends, pour un écrivain (qui écrit de la merde je sais) compulsif comme ton serviteur, c’est le top. Ce qui fait que je suis toujours en recherche de méthodes pour descendre en douceur. C’est une des raisons. Qui dit descendre en douceur dit allonger les temps de descente au maximum, amoindrir la pente, et ça peut donner des descentes de plusieurs jours pendant lesquels je vais vivre un decresendo de nervosité.

Hop ! Hop ! Hop ! J’te vois v’nir. Nerveux ça veut pas dit énervé, ça veut dire vif chez moi, gestes brusques parfois, grands gestes (comme y a des bangs en verre chez moi, imagine le massacre parfois). Bon ça peut m’arriver d’être énervé, je suis dans une colère perpétuelle, mais c’est clairement pas la majorité du temps. Ca nécessite la présence physique de tierces personnes, par exemple. Et aussi quand je viens de me lever.

Bon, donc, plusieurs formes pour le CBD, plusieurs dosages. Il faut prendre un détail en compte : si tu es fumeur à la base ou non, ce qui aura forcément un impact sur l’effet (ça le rendra au pire inefficace, au mieux ça en baissera le potentiel) du CBD. 20% c’est pas le plus fort dosage, mais il est d’usage de préférer la prudence quand on avance en terra incognita. Et je pense que c’est tout de même assez fort, quand je m’étais renseigné sur le sujet peu après 2010 il y avait des graines d’une herbe (Harlequin) qui promettait 23% de CBD (Erreur : elle promettait un taux bien plus faible mais c’était le plus fort du marché, 2.3% serait plus probable et une vérification vitaif me dit 8-10%) pour un taux moyen de THC (si ma mémoire est bonne – elle ne l’est pas alors continue la coke ça va s’améliorer). C’était la plus forte en CBD. A l’époque.

Les formes :

— Herbe classique (j’en ai trouvé une à 13%), chercher sur le clear web (avec google ça passe nickel le business légal se développe j’te dis !) n’est pas une option trop osée… Faut pas se priver alors !
— Baume, y en a un sur Amazon qui est mis en avant, mais attention ! C’est pas un baume enrichi au CBD, c’est un truc fait à partir de graines. Se méfier d’Amazon et consorts : faut bien que soit précisé CBD dessus. Cela dit les graines de chanvre offrent toutes sortes de propriétés super intéressantes.
— Huile en gouttes. C’est le concentré ultime de CBD (on me dit dans les tuyaux que y a les cristaux aussi, soit), c’est généralement additionné d’un goût menthol. Comme n’importe quelle huile de ricin ou de foie de morue, ça se prend sur un sucre ou sur un consommable qui a du goût.
— Bonbons. Attention aux enfants, parce que moi gosse, je me serais volontiers tapé le paquet… Mais ça a son charme. Outre le business de ce qu’on appelle edibles (consommables) riches en THC, là on parle de bonbons tels que les bonbons au miel des pharmacies, bien que le CBD ne soit pas anodin. Forme intéressante, supprime la pénibilité de la médication (amertume, prise difficile de cachets, douleur d’une piqûre, etc).
— eLiquide. Bah ouais, pour les vapoteurs. Quoi de mieux qu’allier dans la discrétion son plaisir de vapoter et celui de se soigner, de détendre ses muscles, de profiter de tous les effets médicaux qu’offre le CBD ? C’est possible avec les liquides.

Perso j’aime pas du tout la vape. J’aime bien me niquer les poumons à l’ancienne avec mes bédos putain de merde ! Et avec mes douilles de chacalos tuberculeux, et j’aime pas qu’on me crache sa vape dans la gueule à bon entendeur. A part ça je trouvais qu’ils avaient l’air efféminés les vapoteurs, un peu genre tafiole tu sais, mais à la réflexion ça me dérange pas (attends de te prendre dans la gueule un de ces flacons de tafiole qu’on dirait des bouffons en train de se taper du parfum, tu feras moins le malin…) le ridicule ne tue pas. La preuve je suis sorti en kilt la semaine dernière (si, si, c’est vrai) et je suis encore vivant…

Je suis un puriste en ce qui concerne le cannabis. Pour moi ce sera l’herbe classique sans THC s’il vous plaît, à rouler soi-même dans une grande feuille de chanvre, avec un filtre en carton de chanvre, coupé avec du tabac français ou non, j’en ai un peu rien à foutre de son origine du moment qu’il me nique pas trop la gorge et qu’il remplit son rôle de produit complémentaire que je ne consomme pas nature (beurk). Si possible j’éviterai d’enrichir des Bolloré et autres chacals malbak Camel Philip Morris et autres mafias mondiales ou nationales seita inside.

Allez pour moi ce sera la totale ! Mettez-moi TOUT ça dans un milk shake ! Baume, pilules, herbe nature, cristaux, bonbons, eliquides, tout ça mélangé dans un grand mixeur et à boire avant d’aller dormir ! Ou le matin en complément du café (jamais à la place, le café c’est sacré) pour détendre sa journée d’avance.

Putain on l’a attendu ça, pouvoir pécho en toute liberté, c’est pas encore bien chiadé mais ça va venir. Macron a ouvert la porte. Merci fils de pute Macron !

Auto-Psychologie, Marijuana

Froeurs

C’est con, j’allais peut-être enfin décoller de ce fauteuil pour m’allonger, et j’ai eu cette réflexion, presque à haute voix, en regardant dans le vide : est-ce que j’ai mérité d’aller me coucher ? Je pensais plus précisément, me coucher et dormir (et là, l’expression ne peut pas être plus significative) du sommeil du juste, paisiblement.

Y a des moments, je pense que je fais des terreurs nocturnes. Je pars dans un semi-rêve éveillé, qui se complique et avant de passer dans le cœur du rêve, je sors du cycle en panique, je reprends pleine conscience. Instantanément les détails du scénario s’évaporent. C’est un peu comme se réveiller sans savoir où on est. Ou plutôt d’où on vient. Et paniqué.

Ai-je ce droit ? J’ai eu des interactions avec des gens hier et aujourd’hui, peu concluantes pour certaines, meilleures pour d’autres, quoique assez superficiels concernant les meilleurs de ces échanges. Y a des choses qui sont assez difficiles à assimiler pour moi. Des trucs qui questionnent.

C’est la culpabilité ça ! Se demander si on peut en toute sécurité faire une chose qui est un besoin primaire… Oh ta gueule, va dormir, t’es fatigué et du coup tu racontes que des conneries…

Hahaha ! Si, si, ça m’amuse beaucoup beaucoup ! Une dernière douille, et dodo.

Un jour toi et moi, on ira voir derrière le fil de l’horizon, si je te casse pas avant…

On dit souvent que le soir en se couchant on repense à la journée, à d’autres moments des autres journées, et que ça peut empêcher de dormir. Il suffirait de tout régler avant de se coucher, non ? On sait plus ou moins ce à quoi on va penser, tout plein de trucs qu’on revit, mais de l’extérieur ce coup-ci. Et là, à ce moment précis, on ne peut pas (nous les cons honnêtes) tricher et on sait d’office en fonction de l’émotion ressentie et de son intensité, si on est content ou pas, de nous-même. La culpabilité d’un côté, la fierté de l’autre. Au centre, rien. Le stoïcisme. Certains souvenirs gênent, d’autres remplissent de bonheur. C’est aussi ça le bonheur, revivre à volonté l’intensité d’une chose vécue, juste en y repensant, en se repassant le film. Et aussi le malheur, il faut alors que cette chose soit triste.

Tiens allez encore une tartine : la nuit je me relève plusieurs fois, pour pisser, ou parce que je ne supporte plus la position allongée, et à chaque fois je me colle une douille. Ce qui fait que techniquement je fume 24 heures sur 24.

Je pense qu’il serait intéressant d’expérimenter un nouveau facteur qui, s’il est concluant, sera ajouté à ceux que j’ai déjà validé dans les (tadaaaa) :

Améliorations destinées à mieux dormir

Les premières étaient…

  • ☑ Rendre plus adéquat l’endroit de détente pour dormir, au niveau du décor et de l’éclairage, pas d’écran, le moins de diodes rouges/bleues/multicolores possible – non je n’éteindrai pas mon PC la nuit.

  • ☑ Opter pour une literie de meilleure qualité que mon vieux matelas de canapé convertible posé sur un sommier récupéré. Un bon matelas au moins, ça chiffre un sommier, en tous cas ça c’est le plus coûteux des facteurs mais c’est essentiel : un bon lit pour bien dormir.

  • ☐ Les bruits… Dormant disons dans la même pièce que la cuisine (c’est petit chez moi), c’est difficile, me confirme le frigo (oui, on discute souvent le frigo et moi, surtout la nuit quand ses vibrations deviennent acouphènes et qu’il me faut des bouchons à oreilles pour arrêter le massacre, là je deviens assez acerbe à son égard) qui vient d’éteindre son moteur, assez bruyant.

Faudra revoir ça, niveau bruits. Mais nous arrivons à ce dont je voulais parler…

Ou presque… Ne pas pisser la nuit, ça franchement, je sais pas si j’en suis capable. Faudrait que je boive à heures précises, je ne sais pas. Par contre, y a un truc que je peux faire : ne plus fumer, me recoucher sans passer par la douille ou le pétard, c’est possible. Ça le sera au prix d’efforts inconcevables pour quelqu’un qui n’est pas un fumeur de joints/douilles qui connaît le problème de l’intérieur… La pomme est pourrie, faut changer la pomme. Non c’est un code entre fumeurs. Non je déconne, je suis un spécialiste de la blague de merde soit dit en passant.

Blague de merde = blague qui fait pas rire, mais qui satisfait quand même le blagueur… (mais pas l’assemblée)

Allons compter les licornes. Ou pas (mais à un moment faudra y aller quand même). Il me reste un fond de gloubiboulga thon mayonnaise haricots rouge, mais décidément c’est si dément, ça passe pas à c’t’heure. J’ai plus de bonbons, j’ai trouvé des bonbons de ouf à Aldi même la mère à Ilda youkaïdi youkaïda elle kiffe ! Ils sont trop bons, mais pas pour les dents… Enfin les dents… Franchement. Nan. Mauvais sujet !! Faut fumeeeer ! Rastafaraï.

La Terre entière, frère, fume en paix le fruit de la Terre entière, frère, fume en paix…

Fume ou ce que tu veux, frère… Ce que tu veux. Eh ! Te vexe pas ma sœur. Mes frères et mes sœurs n’ont pas de genre, ni de sexe. D’ailleurs je devrais dire froeurs. Nous sommes tous froeurs par nos âmes. Tu peux fumer aussi ! Et/ou faire ce que tu veux ! Dans mon monde, on est tous froeurs. Et ces liens sont inestimables. Une grande famille, pis quand on reconnait un de ses froeurs, c’est la fête ! Ça ne peut se faire que plongé profond dans les yeux de l’autre, ce sont des moments privilégiés.

Marijuana

Bah pourquoi ça marche paaas ?

Quoi ? Ben la lutte antidrogue ! Pourquoi les interventions des flics n’enrayent pas le trafic ? Qu’est-ce qui s’est donc passé pour qu’on en arrive là ? Où ? Mais là ! Par exemple ici, chez un petit bloggueur effronté et hors-la-loi. Comment le monde a-t-il pu chier de tels tordus… presque tous drogués jusqu’à la moelle… émotifs comme des fillettes ou apathiques comme des golgoths… avec une sérieuse envie de plus en plus précise, d’en découdre ?

C’est à cause de la société, tout ça, la police méchante, les riches trop riches de mèche avec les politiciens corrompus, tout ça, les vilains dealers violents, et les pauvres si pauvres qu’ils deviennent à coup sûr des putes ou des toxicos crasseux qui vendent de la drogue devant les écoles… tout est lié Marge ! TOUT EST LIE !

un certain H.S., propos récoltés anonymement par M.S. à S., USA, un jour de chômage technique

Mais non, trop facile. Voyons juste si tu veux bien, sinon tu peux revenir plus tard, rien ne presse, surtout pas le temps quand il s’agit de se cultiver un peu, voyons donc disais-je, un début de réponse : (et oublie pas de mettre les sous-titres petit scarabée francophone)

J’insiste : n’oublie pas de mettre les sous-titres, et si tu comprends l’anglais parlé, bravo, pas moi…

C’est toujours bon d’avoir un clavier neuf d’avance, surtout quand on déblatère autant que je peux le faire (ouais et qu’on raconte autant de conneries), surtout quand on boit autant de bière (mais bien sûr) mais surtout parce que les claviers n’aiment pas la bière… Et comme les claviers ont un karma aussi, lorsqu’on leur fait dire des trucs un peu abusés, ils attirent automatiquement la bière, l’équilibre devant être respecté entre tous les éléments.

Bon, le laïus fait dans la vidéo, c’est un truc qui date, ça va faire bien 10 ans qu’on le beugle de partout au point que l’ONU a même rendu deux rapports successifs sur le sujet en proposant des solutions. La France est un des pays les plus flippés de l’Europe, elle est historiquement prohibitionniste, mais surtout c’est un pays de gens flippés à mort, du coup on ose à peine tester des alternatives à cette War On Drugs (wod). Hélas pour l’instant il n’y a que la case pognon qui fait vibrer la corde sensible de quelques politiciens modernes défenseurs del Grando Capital, comme Macron, et qui peut faire changer des trucs, c’est ainsi que question cannabis on avance à l’aveuglette et à tâtons (pas tant à l’aveugle que ça vu les rapports super favorables rendus par les coins où c’est légal à 100%), tandis que tout le pays fume allègrement sans s’inquiéter de l’avis du flic pourtant là pour lui casser les couilles. Le flic est moins regardant, sauf quand il s’agit de faire du zèle. On garde encore à vue des personnes juste attrapées en train de ne fumer qu’un seul joint, chez nous, ça peut arriver.

Obscure France. J’aime ce pays, mais certains de ses aspects me font péter des câbles. Tiens, attends, je le dis encore une fois parce que ça fait drôle : j’aime la France… Ca fait bizarre, réessayons :

J’aime la France
J’aime mon pays

Putain ça faisait des années que je lui crachais à la gueule à mon pays, faut que je rejoigne les quarantenaires pour le voir avec du recul ? Accepter que j’aime ce pays, sans être pour autant un facho. Y a des endroits vraiment pourris, comme partout, mais en règle générale, ça va.

Le drapeau, très peu pour moi, il est moche et criard.

Va falloir que je fasse gaffe à l’évolution de mes idées. J’ai quelques relents chauvins, surtout ces derniers temps que la haine m’a habité plus que d’ordinaire, c’est un réflexe stratégique pour emmerder le monde. Ça ne se fait pas chez nous, vous comprenez. Mais moi quand je vais vivre ailleurs, je respecte cet ailleurs, et je comprendrais que les habitants soient agacés si je fous la merde (oh ta gueule, sérieux). Non, ce que je viens de dire est faux (ah?). Enfin juste un truc l’est : en ce moment je ne respecte pas l’ailleurs dans lequel je vis, qui n’a pas trait à mes racines – sauf mes racines françaises mais c’est trop global, relocalisons donc et parlons d’un petit coin de France relativement tranquille, situé à peu près au nord-est- est- est-ouest-nord-sud-est-sud-centre de Bruxelles, deuxième à gauche après le grand palmier vert jaune rouge, ensuite tout droit, gauche, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, STOOOOOOOP ! Nan mais je fous pas mal la merde en ce moment, il faut que je l’avoue. Et il est grand temps que je lève le pied. Le verbaliser pour bien imprimer, au lieu de justifier ces frasques, c’est mieux que rien, j’avancerai pas en continuant comme ça, je vais régresser comme ces boeufs sans cervelle accessoirement nés humains, fous mais fous cons, pas des doux dingues ni des faux cons. Je suis sur la tranche, j’ai du mal à décider de quoi va être faite ma prochaine décade huitaine d’années. La violence s’oppose à la sagesse, elle empêche de réfléchir posément, l’énervement, son expression « se mettre hors de soi » l’image bien, s’énerver décentre, si je puis dire, retire du centre de son espace vital protecteur, et on est une autre version de soi-même, genre Berserk, et on dit même des trucs qu’on ne penses pas, et tout ça, ce sont des stratégies pour provoquer et entretenir ou provoquer un conflit. Le souci étant que ces stratégies de diversions sont parfois prises au pied de la lettre par les autres. Surtout par ceux qui voient ça de l’extérieur, depuis leur monde à eux, duquel on ne fait pas partie parce que les copains te connaissent assez pour voir ce qui se passe vraiment, sans pouvoir rien faire. Mais qui sont vraiment tes amis ?

J’argumenterai pas pour ou contre ça (the wod) car je pense que c’est inutile, et en définitive j’ai appris à m’en foutre et à quand même prendre ce que j’ai envie de prendre et quand j’en ai envie malgré leurs contraintes, donc j’en ai rien à foutre, de toutes façons à mon âge je ne pourrais pas profiter d’une société plus juste sur le sujet des drogues ça avance trop lentement, une qui se serait vraiment sorti ses sales doigts dégueulasses pleins de merde de son gros cul pustuleux et puant (bizarrement pour la société ça reste figuré dans mon crâne). Ça sera pour les gens nés dans 50 ans, ou je sais pas quand, nés dans une société devenue plus pragmatique, moins basée sur la peur par exemple. Mes actes aujourd’hui ne peuvent avoir qu’un impact minime, mes écrits ne concernant en terme de personnes que de rares exceptions seront inutiles, alors pourquoi chercher à convaincre ? Et d’ailleurs je vais plus loin : pourquoi écrire des choses qui plaisent aux gens, alors que je trouve ce monde inharmonieux et injuste ? Pourquoi faire cet effort ? Aucun intérêt.

Je commence à la fois à trop bien me sentir, et à me sentir étouffé en même temps, de plus en plus cerné, sur ce truc blog. Je ne souhaite pas communiquer via ce blog, avec d’autres personnes, car je ne sais pas rester mystérieux. Du coup je ne sais pas si je dois supprimer la possibilité de commenter ici pour m’empêcher de trop parler, et ainsi cesser de me poser des questions là-dessus. Il faudrait alors se contenter du contenu.

Par curiosité parfois je vais voir ailleurs, m’abonner pour marquer les liens (marques pages, favoris) disons, et par facilité de pouvoir le faire sans me déconnecter, je commente chez les autres, ce qui leur laisse la liberté de découvrir s’ils le souhaitent mon truc spécial avec ses contraintes et ses défauts. Et si on commente, par politesse je réponds, ce qui me semble normal.

Je ne suis pas dans un besoin d’une quelconque aide, et ce blog là, sur lequel je crève (ici ou ailleurs…), c’est pas du tout un appel au secours. Faut que je le précise, je ne suis pas un ado ou autre en demande d’attention, un échappé d’un hôpital psychiatrique non plus, un malade qui prépare un coup non plus. Je suis pas un mec bien, pas un mec « gentil », et j’écris ici pour me décharger, et pas pour me confier, c’est plus orienté vers la lâcheté, que vers un truc courageux. Ne te méprends pas, mes intentions ne sont pas de changer (les changements éventuels sont un plus, mais quand je parle d’un truc, sans y penser je m’y attelle souvent direct pour le redresser, je ne le fais pas pour ça mais je dois avouer que j’observe des changements au sujet des trucs dont j’ai parlé sur moi, après coup), ni plus de m’analyser et cet espace d’écriture n’est pas un divan de psy où le psychiatre et le malade seraient la même personne. Désolé de te décevoir, à la rigueur je suis juste un miroir, tout le monde a des secrets et c’est bien ça que j’avoue ici : des trucs gardés secrets par peur, honte ou je ne sais quelle motivation. Inavouables, que le commun des mortels vivant en société ne peut pas dire en toute transparence. Et je peux pas tout dire, sinon mon intégrité physique, ma sécurité (apparente), en seraient menacées.

Oh pfff, je suis un tout petit criminel (ou délinquant, aucun crime à ma connaissance, ou sans victime), quand il y a interaction avec d’autres moi je fais les choses par conviction, selon mes préceptes personnels que j’estime sains pour le plus grand nombre. Mais je suis loin d’être un saint au-dessus du plus grand arbre. Je sais certes être utile à une communauté, mais pas sur la longueur de temps. S’associer avec moi sera systématiquement éphémère, je partirais un jour ou l’autre. Mais je ne trahis jamais bien que quelquefois je sois parti assez vite et sans prévenir. Si je rompt les choses avec quelqu’un, une association, j’explique pourquoi (sauf si on me prend à la gorge, auquel cas je me casse sans demander mon reste). Quand je plaide, on me croit rarement, mais tu sais quoi ? Moi j’ai ma conscience pour moi, je ne mens jamais – sauf peut-être quand je ne sais pas que je mens.

Je viens pendant une sieste, de rêver que j’étais à une soirée avec un bon pote, et que y avait des nanas qui tapinaient, des jolies. Du coup on s’en prend deux, et moi je tombe sur une débutante. Je me retrouve seul avec elle, j’essaye de la mettre à l’aise, je lui propose de baiser sous la douche, de lui bouffer la chatte pour la détendre, qu’elle me suce d’abord, avec de l’eau, sans l’eau, avec du savon ça bulle c’est rigolo, ça ne l’amuse pas du tout, elle a l’air de se réveiller au milieu d’un film d’horreur… Elle glisse et manque de se cogner la tête par terre, j’avais ma main sous sa tête juste avant donc je maintient sa tête et elle cogne pas… Elle se sent pas en sécurité pour autant.

De fil en aiguille, comprenant que j’y aurais même pas droit avec une qu’on paye, et en restant respectueux au possible, je lui dit que c’est tant pis, et la renvoie, mais elle est assez choquée. Là-dessus une copine à elle entre dans la chambre (genre petites chambres étudiant avec salle de bain WC / lavabo / douche comme dans les hôpitaux) et la voit un peu groggy. L’autre me voit, je vois dans ses yeux qu’elle est horrifiée par la différence d’âge (20 ans… ce n’est pas une enfant, juste une étudiante à la con et je te rappelle que c’est de la fiction, du rêve tournant au cauchemar ) et parce qu’on est nus. Elle n’est sans doute pas au courant de l’intention qu’avait de sa pote d’arrondir ses fins de mois ce soir en joignant l’utile à l’agréable (on peut quand on choisit le clickos). Elle hurle. Et merde…

Faut que je me rhabille mais je suis trempé, alors je saute hors de la douche, m’essuie rapidement, mets mon froc & boucle ma ceinture, et sans plus de fringues j’ouvre la fenêtre et je saute dans le vide. Il faut que je disparaisse sinon je vais me faire accuser à tort.

J’atterris sur un genre de trampoline, je rebondis très haut, et repasse devant la fenêtre animée. Ça gueule, les gens ont vraiment cru que j’ai voulu violer la meuf qui reste comme choquée au sol et ne dit rien, elle ne me défend pas. Elle a eu peur de devoir y passer quand même mais c’était sans compter que je suis pas un salaud. A sa décharge elle me connaissais pas, et pouvait pas le savoir, mais y a des trucs que les yeux disent, encore faut-il les regarder mes yeux. Elle me défendra pas ou elle sera obligé d’expliquer qu’elle faisait le tapin ce soir. Priorité : sa réputation contre ma liberté. Salope.

[à ce stade la panique m’avait à moitié réveillé, donc j’étais un peu conscient, le rêve est devenu lucide et je l’orientait comme je voulais > vers la sécurité]

Je dirige ma seconde chute, étonnamment je peux le faire facilement et je vise mon scooter après le grillage d’enceinte de la cité universitaire. J’atterris comme par magie pile poil sur mon scooter garé sur le parking (même pas mal), et je démarre. La clé est dessus, alors que je ne l’y laisse jamais et que mes clés sont censées être quelque part dans mes fringues que je n’ai pas, sauf le pantalon.

Bref, je file. Je repense à la fille, à moi, et je suis pris d’un sentiment de malaise et de frustration : faut que j’aille aux putes. A ce stade je suis pleinement lucide, ce n’est plus un rêve mais je fonce en scooter, je fuis en direction d’un abri chaud et confortable.

Là, je me suis levé de mon pieu, et j’ai pris une douche. J’avais aucune envie de me branler dans la douche, quand je rêve d’un acte sexuel manqué je suis plus dégoûté qu’autre chose. Surtout dans les périodes où je suis célibataire…

Légende

(wod – a b) Guerre aux drogues – god en français, c’est le dieu des anglais qui veut nous dire que tous les dieux se sont concertés partout et veulent que la France cesse sa guerre inutile contre les drogues et les drogués… Logique !

($) Comment vendre des drogues en ligne (vite)

L'invisible, Marijuana

Dormir

Je suis confronté au premier dommage collatéral du fait de m’être habitué 3 jours à manger chaque jour une petite boulette d’environ 2 grammes de bon haschich. Si je ne continue pas, mes insomnies reviennent. Et c’est logique. Seulement, ai-je envie de bouffer tous les jours mes deux grammes et peut-être devoir augmenter les doses si mon corps s’habitue (et le corps s’habitue vite au shit) ? Clairement que non. Je ne fais plus de douilles depuis ma crève, quoique j’essaye une à deux fois par jour pour voir si j’y arrive. Eh bien si mon état s’améliore, ma gorge ne supporte toujours pas les bangs à l’heure actuelle. Alors par souci d’économie aussi parce que 2g à chaque fois ça revient cher, je roule des joints. Ça tombe bien j’ai un assortiment de paquets de feuilles, j’en ai de toutes les marques, pour tous mes goûts, mais pas pour toutes les têtes. J’étais partageur, aujourd’hui je ne partage plus qu’avec qui m’a montré patte blanche (ou rouge du sang de son suicide ou des blessures qu’un ou des oppresseurs lui ont faites), et ça peut être long avant que je considère qu’untel a montré patte blanche.

Le shit, l’herbe, c’est super. Une fois qu’on a trouvé un rythme et qu’on a amélioré son quotidien pour qu’il soit au plus agréable (maison, activités) le côté amotivationnel s’en va. C’est certain que si tu es un adolescent mal dans sa peau, mal chez ses parents avec une forte envie de voir du pays, que t’en as marre de l’école parce que t’arrives à rien dans leurs trips élitistes, et que tu te mets à fumer, tu risques simplement de t’évader dans ta tête, loin de tous ces soucis. T’auras plus rien envie de faire, rester allongé te conviendra. Mais si tu habites chez toi, que tu as donc toutes les « corvées » quotidiennes à faire (comme la vaisselle, que j’ai toujours pas faite), fumer peut devenir un soutien psychologique et t’aider au jour le jour.

Oui, c’est vrai, le shit ça endort, ça démotive souvent. C’est encore un dommage collatéral, inévitable dans beaucoup de cas. Car beaucoup de cas en sont à utiliser le shit pour oublier leurs soucis. Consciemment ou pas, et ça, ça ne fonctionne pas avec le cannabis, ni avec l’héroïne, ni avec Facebook, ni avec les jeux à gratter, ni avec la bouffe, la tise, la baise, avec rien du tout. Il n’existe pas de baguette magique qu’il suffirait d’agiter voire de frapper (du poing) sur la table pour que d’un coup, comme par enchantement, tout s’arrange. Non, les problèmes il faut d’abord en prendre conscience puis les organiser suivant un ordre de priorité, lesquels sont les plus judicieux à traiter en premier. Il faut bien différencier les effets des causes et ainsi on peut grouper plein de conséquences dans un seul sac, identifier la cause, et la traiter, ce qui soignera automatiquement toutes les conséquences (pas toujours). Alors que si tu te plantes et que tu ne t’attaques qu’aux conséquences, et jamais aux causes, tu vas le faire toute ta vie, sans que ça s’arrête.

C’est marrant quand je dis « tu » comme ça, dans ma dernière phrase par exemple, je me fais l’effet de Samuel Freudiger…

Lui, je l’aime. Un activiste man, qui fait aussi du reggae (suisse) avec le groupe humoristique Bradaframanadamada

C’est pas tout jeune ça, ça date déjà de quelques années, mais c’est toujours aussi bon de pouvoir dédramatiser, beaucoup de dérision, et ça, ben ça aide bien plus au quotidien que de fumer comme un porc. Alors outre le côté très théâtral du personnage, tout ce qu’il dit est vrai. Tout. Y a rien à jeter, et il sait de quoi il parle. Il faut aussi dire que dans la religion Rasta (je ne sais pas si Samuel pratique sérieusement, hein) le cannabis est un sacrement, il améliore le contact avec l’absolu.

Alors je me posais la question de savoir si par hasard, selon la longueur des cheveux les réseaux de communication avec le divin étaient (ou pas) améliorés. C’était, je l’avoue volontiers, un peu capillotracté. Par contre la Ganja le fait… Tiens, évoquer ce billet me rappelle que je me suis procuré le Kebra Negastla gloire des rois d’Ethiopie, textes sacrés de l’Ethiopie. C’est la soi-disant bible des Rastas, quoique ce détail puisse être discuté, qui offre une version du récit biblique vu de l’actuelle Ethiopie, de la corne de l’Afrique, où est aussi situé le lieu appelé Zion par les Rastafariens, leur terre promise. J’en ai lu la première ligne de la première partie, Au commencement. Et à la première ligne intervient un premier nom étrange.

Egziabeher

Ce n’est qu’un autre nom, qui vient s’ajouter aux nombreux déjà présents dans la partie de mon crâne estampillée Théologie, pour désigner Dieu. C’était facile à savoir puisque dans le bouquin est accolé « le père tout puissant » au nom en question. Jah s’appelle aussi Egziabeher. Soit. C’est mettre un pied dans la compréhension de l’autre ça, savoir comment il désigne l’infini.

Moi j’adore le reggae, et Peter Tosh et son album Legalize it, je l’ai eu entre les mains et je l’ai écouté plein de fois, mais sans jamais m’être intéressé aux titres de ses chansons. Or, en cherchant ce nouveau nom que je découvre dans le K.N., voilà ce sur quoi je tombe :

On voit ce nom sous différentes orthographes, Igziabeher, Egziabeher, qui signifie « Seigneur d’une nation ou d’une tribu »

Le Kebra Negast donne un autre point de vue historico-biblique, d’Adam à Jésus, en passant évidemment par Salomon, mais aussi Caïn, Seth, Moïse, Noé, Abraham.

Ces différents récits bibliques (la Bible, la Torah, le Coran, et donc le Kebra Negast – liste non exhaustive), c’est un peu comme si le même film était raconté par différents protagonistes. On peut en recoupant les récits déduire de certaines vérités historiques, enfin je suppose. Je n’ai pas la prétention d’être historien mais je m’intéresse de plus en plus à des parties spécifiques de l’Histoire. Car la plupart des personnes qui hurlent tout le temps aux scandales, qui instillent des drames inventés dans la tête des gens, se servent souvent de détails de l’Histoire comme exemples (à suivre ou à ne pas suivre), mais n’ont que très peu de connaissances historiques en définitive, et leurs discours sont souvent vulgaires et surtout globalement faux. Je m’en suis rendu compte sur moi-même. Très engagé et prompt à m’exprimer sur certaines causes, je me suis aperçu non sans mal que j’utilisais des anecdotes historiques sans connaître les contextes, pour justifier des choses. Je me suis aperçu que bien souvent j’avais des arguments erronés et que personne ne me rattrapait jamais simplement parce qu’ils ont les mêmes. Il existe des conclusions fausses dues à des erreurs historiques qui pourtant se sont généralisées dans les esprits comme étant la réalité.

Et si j’étais de droite ? Attention hein… Je ne suis ni de droite ni de gauche et d’ailleurs ces deux extrêmes ont été inventés pour scinder un peuple en deux : les vilains salauds de fachos d’un côté et les gentils progressistes de l’autre. C’est très pratique, c’est diviser pour mieux régner et c’est vieux comme le monde. Et alors, tout ce qui est à droite est sujet à discussion, c’est pas bien, selon les mœurs actuelles. C’est ce-qu-il-ne-faut-pas-faire, mais que beaucoup de personnes font quand même de manière totalement décomplexée, avec la loi pour eux. Cette diabolisation à double tranchant clôt d’office les débats, et j’ai peur de ce que les gentils progressistes de gauche feront de tout le reste du peuple pas d’accord avec eux, quand les choses changeront. Extermination totale ? Ferme ta gueule, c’est exactement ce qui se passe en ce moment : la gauche refuse de parler avec la droite et associe tous ceux qui vont discuter avec, comme des traîtres. Eh connard, pour être un traître, faut d’abord avoir épousé ta cause… Or ta cause, j’en ai rien à foutre ! Mais l’idée c’est surtout de pouvoir identifier l’ennemi. Les français n’ont rien de mieux à foutre que de chercher qui éliminer (dans le sens de détruire un personnage, le foutre en taule, lui fermer sa gueule en lui cassant, voire le tuer) et qui garder. J’appelle ça du fascisme. Aussi simple que ça.

Je ne dis pas « renoi », je dis Noir. Je ne dis pas « rabza » ou « reubeu » je dis Arabe. Je pense que c’est accorder du respect à des ethnies, peuples, couleurs, de ne pas utiliser les expressions édulcorée pour les désigner. Théoriquement on ne peut pas me prendre pour un FAF du fait que je dise Noir et Blanc pour désigner les Noirs et les Blancs, ou Arabe pour désigner les habitants de l’Afrique du Nord, du Maghreb disons, et pourquoi ? Parce que j’ai un passé militant antifa (en convictions seulement, mais pas sur le terrain parce que je déteste la violence) tout simplement, et que j’accorde beaucoup d’importance au respect des autres tant que ces autres ne me veulent pas de mal.

Chez moi il y a du communautarisme, mais le truc vraiment grave : y a surtout des Turcs et des Français. Les Turcs restent entre Turcs et les Français non d’origine turque, restent entre eux. Et certains Turcs d’ici, personnellement, me regardent mal. Ça se sent qu’ils ne m’aiment pas, alors qu’ils ne me connaissent pas. Pourtant je n’ai rien contre eux, mais ce communautarisme et cette haine que je lis dans les yeux de certains, je conchie tout ça. J’ai l’impression que ça va péter (je parle de manière isolée, par chez moi) bientôt et qu’il va y avoir des blessés voire des morts. J’espère que je ne serais plus là à ce moment là car ces conflits ne m’intéressent pas, ce ne sont pas mes combats.

Marijuana

Cannabis 3000

Ça y est ! C’est dans les tuyaux ! Sérieux hein ! Bon, c’est pas encore pour tout de suite tout de suite, mais début 2020 y aura 3000 personnes malades qui pourront bénéficier en France d’un traitement de… [je suis désolé faut que je le fasse] favoritisme comparé aux milliers (millions ?) d’autres malades qui continueront à se faire emmerder et condamner parce qu’ils se soignent sans toubib en faisant pousser leur propre médoc (de l’herbe). Un suivi médical et des prescriptions via différentes ROA* (fumer, manger, vapoter, etc.) d’un produit que ne pourront pas leur fournir les pharmacies [erratum : si si, tisane, fleurs séchées, huile, c’est juste que j’ai lu trop vite ceci : « Il n’y aura évidemment pas de distribution de joints dans les pharmacies, précise le député LREM et rapporteur du budget 2020 de la Sécu Olivier Véran » et ça m’a fait vriller]. En gros 3000 personnes auront un passe-droit pour consommer de l’huile pour soulager leurs douleurs dues à des cancers carabinés, ou fumer des bangs et des pétards, ça les regarde, ou encore se taper des gâteaux où le beurre a été subtilement remplacé par du beurre de Marrakech…

Ça m’avait échappé, du fait que je ne suis absolument plus (j’exagère, j’ouvre 1x par mois un google news ou autre, et des fois je clique sur des articles suggérés) mais c’est dans les câbles coaxials depuis le 25 octobre dernier. Et franchement, selon moi c’est la toute première avancée réelle sur le sujet du cannabis en France, pays adepte de l’obscurantisme et de la politique de l’autruche quand il s’agit des drogues.

Oui y a eu l’ouverture de magasins qui ont profité justement de cette ignorance en matière de beuh, et qui vendent de l’herbe free THC mais blindée de CBD… Et le CBD ne défonce pas comme le THC, mais il est actif thérapeutiquement (détente des muscles par exemple) et n’est pas inscrit dans les textes prohibitionnistes, pas sur la liste des substances interdite à l’inverse du THC. Donc certains petits malins ont profité de cette méconnaissance du produit pour vendre leur beuh au CBD, très prisée par les gens qui ne souhaitent pas avoir les effets psychotropes du THC mais quand même bénéficier des effets thérapeutiques de la beuh. A Paris (en tous cas dans un 1er temps), c’est pas passé, ils ont fait arbitrairement fermer des boutiques, mais y en a qui ont fleuri partout en France, et j’insiste sur leur légalité. Donc y a eu ça.

Un peu avant j’avais vu des copains se satisfaire de l’autorisation de la vente en pharmacie de cette chiasse pharmaceutique à la beuh OGM, le spray sativex. Ce truc n’a jamais été vu dans aucune pharmacie française, l’état refusant le prix prohibitif (de l’ordre de 100 balles pour un flacon si ma mémoire est bonne). Et puis c’est à ce moment là, environ, que j’ai cessé de suivre. Ça bouillonnait trop dans les milieux militants. Trop de crevards avaient la dalle. Fallait les comprendre aussi, mais j’ai pas trop supporté ces guerres intestines et d’autres détails plus égotiques. Ouais fallait les comprendre, tous exaspérés de ne pas avoir la liberté de pratiquer les choses comme ils le souhaitent, tous oppressés, tous obligés de se cacher mais certains ayant décidé de ne plus se cacher et d’assumer pleinement leur conso au risque de se faire défoncer par la loi devenaient des martyrs de la cause… Et quelle loi ! Dois-je faire ici un laïus sur la loi de 1970 sur les drogues ? Je l’ai tellement répété, je me suis tellement indigné sur ce sujet (pas sur ce blog néanmoins) que je pense que je me suis lassé. Maintenant je fais les choses tranquille, en bon ours, dans mon coin. Bref, si tu veux te renseigner sur cette soi-disant loi de 1970, celle qui t’empêche de fumer en toute liberté si tu le souhaites, suis le lien, c’est wiki et c’est juste un début pour qui veut de l’info, une suggestion.

J’en avais envie là, de le faire mon laïus, mais je me suis instantanément vu toutes les fois où je l’ai fait, dans le vide parce que tout le monde s’en fout ou a d’autres chat-te-s à fouetter. Donc le lien, c’est le 1er lien externe que je fous sur mon blog, de mémoire (et ma mémoire déconne de plus en plus), ça se fête ! Allez, il est 8h15… Je peux ouvrir ma dernière bibine.

A la tienne !

Bon. Mais ça c’est le début de la liberté. Ça signifie aussi un truc que je ne peux pas valider, Macron va être le héros de la légalisation française quand bien même pour le moment il s’exprime contre, simplement. Pour lui ces décisions ne relèvent pas de la légalisation. Encore un détail un peu stupide, comme il n’est pas encore question de produire ce type de cannabis au THC, pour les malades (excepté concernant l’expérimentation creusoise) les pharmacies vont devoir se fournir sur le nouveau marché légal mondial du cannabis dit médical. Prix de malade pour les malades (logique ?), petites entourloupes et filouteries pour s’en mettre plein les poches au passage pas seulement pour des gros pontes, trafic avec la sécurité sociale à prévoir… On va se marrer au début, tiens ! Mais c’est bien, dans l’ensemble. On attendait ça depuis des décennies.

Merci qui ? Merci Moncra ! Tu Mankras à personne Micron, tête de Maquereau remise à l’eau, manque de pot-aux-roses de Moncru tu flottes sur la peau de ton Micra-dos… Sur ta peau lisse… Et ta police va s’emmerder sans bédaveurs à bombarder !… Mais t’inquiètes, on va l’amender à défaut de la manger, on lui fera payer les sévices que vous reconnaissez enfin en entrouvrant la porte. Ces sévices qui ne seront jamais punis étant donné que par chez nous une loi ne peut pas être rétroactive. Ce qui signifie qu’un gus en prison pour sa consommation n’en sortira pas même si entre temps le truc qu’il a consommé est légalisé, non. Il pourra faire des recours, longs, pénibles, coûteux, mais rien ne sera automatique… ET C’EST BIEN DOMMAGE (moue à la Jim Carrey).

* ROA = Route of administration – voie d’administration d’un médicament :
per os = par la bouche
IV = voie intra-veineuse
IM = voie intra-musculaire
Sous-cutanée = voie sous-cutanée – sous la peau
Etc…
Il n’existe pas de ROA officielle d’inhalation excepté pour des sprays, mais pour ce qui est de fumer des plantes, rien. Alors que c’est pratiqué ancestralement. Les mœurs actuelles condamnent toujours cette pratique.
Marijuana

Boombaka !

Le désavantage que j’avais trouvé à mon nouveau bang (quand on arrête de tirer subitement l’air est renvoyé vers la douille et le foyer est éjecté) est un pur avantage, quand je contrôle le tirage à la fin de ma latte : au lieu de l’éjecter, ça fait rouler le foyer sur lui-même, ce qui fait qu’est accessible au briquet le dessous… Comprendra qui voudra, c’est révolutionnaire. J’adore !

Marijuana

Bang bang, my baby shot me down

C’est marrant, avant c’était l’inverse, dans mes tendres années adolescentes, j’aimais pas le soir, et j’étais du matin. Aujourd’hui y a plus de soir, y a plus de matin, y a juste des cycles que je tente de respecter tant bien que mal, et quand le soleil se lève, je souffre. J’ai moins mal à cette putain de vertèbre de la nuque, trop enfoncée par rapport aux autres et qui empire à cause des positions que je prends pour écrire. Comme maintenant. En tailleur sur le canapé, le clavtar sur les genoux. Le dos relativement droit, cela dit, au niveau des reins c’est pas ça. Mes côtes me font moins souffrir, juste quand je tousse.

Je sais pas si je peux considérer être le soir ou le matin, il est 3h et demie, du matin bien sûr. Alors la journée a été habituelle, beaucoup de repos, j’ai pu dormir à plusieurs reprises, la nuit dernière aussi. Et j’ai eu moins de soucis de bandaison intempestive, sans doute qu’avoir verbalisé le truc a aidé, parce que ce type de souci obsède alors on cherche des trucs. Je soupçonne que c’est surtout psychosomatique, rapport au sommeil, parce que quand c’est pas ça, c’est autre chose : démangeaisons, rêves bizarres qui tournent en rond, tout ça m’empêche de dormir. Mais ces derniers temps je me suis penché sur cet effet précis, de cause inconnue (sans doute psycho) quand je m’allonge pour dormir, je suis pris d’une gaule systématique au bout de 5 minutes maximum. Et ce, environ 12h/24. Mais parfois ce sont des périodes qui s’allongent, genre 2 jours sur 3. Bref j’y ai réfléchi et ai tenté des trucs, trucs tout nazes, mais néanmoins des trucs.

Une solution trouvée est de quitter temporairement la station horizontale pour faire circuler le sang, s’asseoir. Mais les jambes verticales, assis les pieds au sol. Outre la solution de dernier ressort, si rien ne marche y a l’eau froide… Mais s’asseoir un moment et faire autre chose pendant 5 à 10 minutes comme rouler un joint, ça marche généralement.

Alors fait important, j’avais aussi noté, y a très longtemps déjà (env. 20 ans), que les douilles avaient tendance à me foutre la gaule juste après sans que j’ai à penser à quoi que ce soit pour ça, ça m’avait semblé étrange. Comme un viagra express. C’est toujours le cas aujourd’hui, j’ai cet effet secondaire des douilles si une condition est remplie : que je m’allonge après la douille pour comater ou dormir. C’est un peu comme un truc qui viendrait se mettre entre le dormeur et le sommeil. Ça réveille… Ça fait prendre parfois aux rêves des directions inattendues, érotico-strange. Agréables… Ou pas…

Douille coulée, couilles chamboulées.

Proverbe perso

Donc une autre solution à laquelle j’ai pensé, c’est : davantage de joints, moins de bangs. L’ennui que je vois ici, déjà c’est le fait que rouler c’est long alors que faire un mélange c’est vite fait et que des fois tout cassé au milieu de la nuit, on a pas forcément envie de rouler un pétard. Aussi, ça veut dire aussi davantage de tabac fumé, car le dosage d’un joint et d’un bang n’est pas le même, 50/50 environ pour un bang, et 25% de matos pour 75% de tabac (à la louche) pour un pétard. Qui plus est fumés en mode « cigarette » sans filtration par l’eau et par tous les tuyaux de l’appareil. Conclusion : beaucoup plus de toux à prévoir, et les retrouvailles avec ma fameuse « quinte de toux de 5h du mat’ » ont déjà été faites. Celle là je l’ai connue ado juste avec des clopes, elle est restée avec les joints, empirant un peu même, parce que je suis gourmand et que j’aime bien fumer beaucoup. Cette quinte régulière s’est…

* Pouf ! *

…évaporée, quand je me suis mis à fumer des bangs à la place des pétards. Car mécaniquement ensuite, j’ai arrêté de fumer la clope, donc les joints, et parallèlement j’ai arrêté de tousser le matin.

Attention ! Cela ne veut pas dire que le bang ne fait pas tousser, la toux est plus directe, après chaque douille, la combustion de tabac, d’herbe, de H, tout ça mélangé ou pas, produit des goudrons, et les poumons rejettent, tentent de le faire, ces goudrons, c’est normal. Fumer fait tousser, quel que soit le moyen qu’on utilise pour fumer. Mais là je peux brandir l’argument de la RDR… La réduction des risques. C’est un précepte qui intervient dans les groupes d’intervenants en milieux toxicomanes. Donner du matériel neuf afin d’éviter les transmissions des maladies par exemple. Dommage collatéral : faciliter la tâche de l’injecteur, ce qui pour moi n’est pas du tout un mal, mais un bien. C’est considéré comme dommage collatéraux par les tenanciers de la répression, de l’interdiction, les connards quoi.

Bref, la RDR ici, c’est de casser un mythe : le bang est plus nocif que le joint…

⚠ Bip ! Bip ! Faux ! 

C’est le joint qui est plus nocif que le bang, en matière de santé. Je l’ai noté sur moi-même très vite, et j’ai compris ce que je vivais quand j’ai lu un des tout premiers livres illustré en français, sur le cannabis qui le disait aussi – Fumée clandestine tome 1 (ed. du Lézard). A la fin du bouquin, dans les propositions y a promotionner l’usage du bang. Je m’en souviens très bien. C’était le CIRC, par la voix de Jean-Pierre Galland (ça j’en suis moins sûr) qui s’exprimait. Et il expliquait dans les grandes lignes pourquoi.

Mais aujourd’hui, à l’approche de 2020, les bangs ne sont plus ce qu’ils étaient avant, les américains, les hollandais, notamment, ont travaillé d’arrache pied pour améliorer les machines et les rendre à la fois plus attractives esthétiquement parlant, et de moins en moins nocifs pour la santé. Les refroidisseurs de fumée sont une panacée en la matière, je dois l’avouer. Encore un truc que j’ai découvert sur le tard. La douille connectée à un bon récupérateur de cendres tout d’abord, ensuite un refroidisseur de fumée, appelé aussi percolateur, connecté lui, sur le bang. Si ce dernier est pourvu d’autres percolateurs à l’intérieur, à la sortie, une fumée beaucoup plus douce vient enivrer le fumeur.

Ici je ne parle que des bangs en verre. Cette matière est vraiment propre, elle résiste à la chaleur, elle ne transmet pas de particules diverses à la fumée comme peuvent le faire les bangs en matières plastiques. Les matières métalliques transmettent aussi des molécules à l’eau, à la fumée sans doute, les métaux sont omniprésent dans l’eau du robinet. Et donc, quoique je n’ai pas été me renseigner en amont, je suppose que même en 2020 on n’a toujours pas trouvé mieux que le verre pour couler des douilles. Je peux me tromper.

J’ai découvert un auteur de musique classique, Erik Satie. Soit. Tout le monde connait, ça a été pillé pour la publicité. Passons. Je découvre par pur hasard, là, tout de suite René Aubry. La claque. Allez pour me contredire (rapport à un autre billet) et pour plussoyer sur le mode je-fais-ce-que-je-veux, voici un petit clip j’ai l’âme généreuse et partageuse cette nuit.

C’est si facile. Hop, on copie l’adresse, on la colle, et Tac !
Putain, si ça, c’est pas de la consommation… !
Plaisir direct. Pas mérité… Ma mère dans toute sa sagesse a pu m’inculquer au moins ça, le plaisir direct c’est pas bon. Et j’ajouterai qu’il faut une dualité pour apprécier les choses. Bref. Ta gueule. Je sais. Laisse l’artiste jouer.

Tac ! Prends ça dans les dents. Bim ! Bam ! Boum ! ou Pif ! Paf ! Pouf ! (cf. Les Betteraves)

J’aime bien. Et pis y en a plein. Pas de blabla, juste du son. C’est un peu jazz-manouche si je n’m’abuse. Bonne musique. Authentique. Pas là pour la frime, pour la thune, pour les strass et les paillettes, mais là pour exister, se suffit à elle-même. Peut-être penser à écouter ou réécouter Night Run, encore une tarte gigantesque, déçu que ça dure pas plus longtemps, le saxe tue, le percussionniste aussi, la base de basse achève à coups réguliers de violoncelle.

Ayant bêtement brisé coup sur coup mes deux gros bang, j’ai ré-investi dans un autre. Bah il dépote. Mais une fois allumé, si j’arrête de tirer ce con renvoie la pression vers la douille ce qui en chasse le petit foyer incandescent. Risques d’incendie. Déjà deux fois je le suis retrouvé avec le foyer sur mon sarouel, j’ai viré ça fissa, vive les trous, c’est plus des trous de boulettes ou alors des boulettes maousse ! Écrasé ça avec mon pied nu sur le tapis… Bonjour les odeurs… Bref. Alors faut juste retirer la douille avant de relâcher l’air, je ne fais plus jamais mes douilles en une seule taffe. Je prends mon temps, 3, 4 taffes, voire plus. Donc la remettre ensuite et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle coule. In the ash catcher… Donc pas dans l’eau. Résultat, bang moins crade, plus facile à nettoyer. Il a un precooler (pré-refroidisseur, percolateur) intégré ce bang. Alors il sera plus question de goupillons pour le nettoyage, enfin aussi facilement qu’avec un simple bang.

Ouais ! Je pratique des trucs dans un pays, la France, où c’est interdit, hors la loi. Et j’en parle, sous couvert d’un illusoire anonymat dont j’ai un peu rien à foutre (mais que je maintiendrai ici), mais sans masque j’assume aussi. Face aux flics, aux juges, à tout ce que la société a fait de pourri, j’assume. Il faut assumer surtout quand on sait qu’on a raison de braver des lois iniques, on peut assumer pleinement si on a pas d’enfant en bas âge. Parce que dans le cas inverse, la société cette pute sale et vicieuse, elle te les retire tes minots. Alors qu’ils vont très bien, souvent même mieux que dans des foyers où ça bédave pas… Punition, ces fils de pute tapent où ça fait mal.

Y a peut-être d’autres cas où on ne peut pas assumer, je ne sais pas, je n’en vois pas comme ça, c’est spécifique. Y a une question qui me vient, elle est risquée, et je ne vais pas y répondre, mais elle fera son bonhomme de chemin dans ma tête : si j’avais pu assumer et fumer librement, vivre librement mon expérience avec l’herbe et le shit, aurais-je été tenté par les autres drogues plus fortes ? Serais-je tout de même tombé dans la morphine ? Dans la kétamine ? Dans les amphétamines ? Dans l’alcool ? En serais-je où j’en suis aujourd’hui, avec un corps détruit, une vie de merde ? In fine

In fine.

Marijuana

Bang !

Quand, bien décidé à ne pas changer une habitude quotidienne, mais tout de même interpellé par une amélioration possible des circonstances dans lesquelles sont pratiquées cette habitude, tu te décides finalement et après en avoir brisé quelques uns dans une vie trop houleuse pour faire réellement le pas, à monter d’un palier et atteindre le monde heureux et joyeux des pipes à eau en verre, au départ émerveillé par ces centaines de modèles plus ou moins brillants, plus ou moins designs, plus ou moins industriels, tu finis par t’apercevoir que d’une c’est un trou à fric, et que de deux, c’est prévu comme ça : un bang en verre ça se casse et l’usager en rachète un après, et aussi tout ce qui va avec parce que les accessoires de l’ancien qui ont survécu ne sont pas aux dimensions du nouveau la plupart du temps. Et si quelques bangs sont vendus avec une mallette de transport, ça reste rare et bien plus cher. Alors il faut ruser. T’en pètes un, deux, ensuite tu réfléchis.

Donc soit : les bangs en verre sont un produit de consommation, et pas mal de boutiques physiques et en ligne l’ont bien intégré, ils vendent masse de bangs en verre tous plus fragiles les uns que les autres (ou l’inverse, merci au verre de 9mm d’épaisseur quoi j’en ai pété un sur de la tomette) mais tous plus beaux les uns que les autres également, mais dès que tu cherches un sac rembourré aux dimensions acceptables pour le mettre à l’abri dans le meilleur des cas, et le déplacer de A à B sachant que B est à plus d’une rue de A, dans le pire des cas, ben c’est peanuts, ou faut se limiter à des trucs de qualités douteuses alors qu’en définitive, des sacs de telles factures existent, mais ils ne sont simplement pas destinés à cet usage au départ : instruments de musique, valises de voyage, etc. tout ce qui est disons « acceptable » – dans le sens de qui-ne-va-pas-avec-un-truc-illégal. Mais une pratique devient de plus en plus banalisée, c’est celle de fumer le narguilé, et là on peut trouver des sacs dédiés plus facilement, il suffit donc de changer de mot clé, de « sac protection bang » passer à « sac protection shisha » ou autres orthographes. Tout ça avant, ou pas d’ailleurs, de passer à l’étape supérieure : faire soi-même son sac spécifiquement réservé à son précieux bang à partir de trucs à la base pas trop faits pour… Si tu as la fibre créatrice, que tu sais coudre, manipuler des matières diverses, concevoir et réaliser de ce type d’outil, alors là éclate toi !

Ce semble être un créneau commercial non exploité, les sacs de protection, de transport, des bangs, vendus en aval. Par contre j’imagine facilement que dans le cas d’un projet d’une telle envergure, faudrait se méfier de la mafia des bangs, qu’elle soit hollandaise, belge, allemande, espagnole, même française, ces vendeurs de bangs sans scrupule qui je suppose, pour défendre leur steak, iraient jusqu’à briser des entreprises naissantes qui risqueraient de leur faire baisser (un peu) leur chiffre d’affaire. Cela dit, de l’artisanat simple, ce n’est pas une menace pour eux. Des pièces uniques, à l’arrivée c’est vendu cher, je suppose aussi que certaines personnes adeptes seraient prêtes à mettre un peu plus de pognon s’il s’agissait de protéger leur outil graalistique avec un truc personnalisé, un objet unique.

Je soupçonne clairement ce business de faire en sorte de maintenir une sécurité minimum pour les acheteurs. Mais un autodidacte saura se démerder pour au final protéger ce à quoi il tient comme à la prunelle de ses yeux, j’exagère, c’est volontaire, c’est pour pousser le lecteur à comprendre l’exaspération qu’il y a à sans cesse devoir remplacer ceci ou cela parce que ceci et cela c’est vendu dans une boîte en carton, protégé par du papier bulle et des ballons en plastique gonflés à bloc et scotchés autour du tube en verre afin qu’il ne se brise pas pendant la livraison… au moins ! Parce que là c’est remboursement et c’est leur portefeuille qui trinque, pas l’acheteur malin qui aura renvoyé l’objet à l’entreprise qui morigénera la boîte de transport, qui elle virera probablement le livreur trop peu délicat qui se permet de faire des courses avec d’autres livreurs ou des détours par des circuits de cart avec son véhicule de fonction avant de livrer les clients, ou alors le chef s’en battra joyeusement les klawettes et continuera a faire des courses de Renault Trafic avec ses tafioles de livreurs, l’assureur c’est son oncle, ils sont comme ça dans la famille, solidaires…

Bref… J’ai pécho euh… Quelques bangs en verre. Tu t’en fous et t’as bien raison, on chope ce qu’on veut, la vie d’un tox ne regarde que le tox en question, mais content d’avoir à ma disposition des outils d’une telle facture, d’une telle qualité, et ayant significativement moins mal à la gorge (ceci expliquant sans doute cela) je peux maintenant en parler – quel humour !

Boombaka !

Rasta (un pote de bastoche qui tapait la chem à la poste de la roquette)