L'invisible, Marijuana

Dormir

Je suis confronté au premier dommage collatéral du fait de m’être habitué 3 jours à manger chaque jour une petite boulette d’environ 2 grammes de bon haschich. Si je ne continue pas, mes insomnies reviennent. Et c’est logique. Seulement, ai-je envie de bouffer tous les jours mes deux grammes et peut-être devoir augmenter les doses si mon corps s’habitue (et le corps s’habitue vite au shit) ? Clairement que non. Je ne fais plus de douilles depuis ma crève, quoique j’essaye une à deux fois par jour pour voir si j’y arrive. Eh bien si mon état s’améliore, ma gorge ne supporte toujours pas les bangs à l’heure actuelle. Alors par souci d’économie aussi parce que 2g à chaque fois ça revient cher, je roule des joints. Ça tombe bien j’ai un assortiment de paquets de feuilles, j’en ai de toutes les marques, pour tous mes goûts, mais pas pour toutes les têtes. J’étais partageur, aujourd’hui je ne partage plus qu’avec qui m’a montré patte blanche (ou rouge du sang de son suicide ou des blessures qu’un ou des oppresseurs lui ont faites), et ça peut être long avant que je considère qu’untel a montré patte blanche.

Le shit, l’herbe, c’est super. Une fois qu’on a trouvé un rythme et qu’on a amélioré son quotidien pour qu’il soit au plus agréable (maison, activités) le côté amotivationnel s’en va. C’est certain que si tu es un adolescent mal dans sa peau, mal chez ses parents avec une forte envie de voir du pays, que t’en as marre de l’école parce que t’arrives à rien dans leurs trips élitistes, et que tu te mets à fumer, tu risques simplement de t’évader dans ta tête, loin de tous ces soucis. T’auras plus rien envie de faire, rester allongé te conviendra. Mais si tu habites chez toi, que tu as donc toutes les « corvées » quotidiennes à faire (comme la vaisselle, que j’ai toujours pas faite), fumer peut devenir un soutien psychologique et t’aider au jour le jour.

Oui, c’est vrai, le shit ça endort, ça démotive souvent. C’est encore un dommage collatéral, inévitable dans beaucoup de cas. Car beaucoup de cas en sont à utiliser le shit pour oublier leurs soucis. Consciemment ou pas, et ça, ça ne fonctionne pas avec le cannabis, ni avec l’héroïne, ni avec Facebook, ni avec les jeux à gratter, ni avec la bouffe, la tise, la baise, avec rien du tout. Il n’existe pas de baguette magique qu’il suffirait d’agiter voire de frapper (du poing) sur la table pour que d’un coup, comme par enchantement, tout s’arrange. Non, les problèmes il faut d’abord en prendre conscience puis les organiser suivant un ordre de priorité, lesquels sont les plus judicieux à traiter en premier. Il faut bien différencier les effets des causes et ainsi on peut grouper plein de conséquences dans un seul sac, identifier la cause, et la traiter, ce qui soignera automatiquement toutes les conséquences (pas toujours). Alors que si tu te plantes et que tu ne t’attaques qu’aux conséquences, et jamais aux causes, tu vas le faire toute ta vie, sans que ça s’arrête.

C’est marrant quand je dis « tu » comme ça, dans ma dernière phrase par exemple, je me fais l’effet de Samuel Freudiger…

Lui, je l’aime. Un activiste man, qui fait aussi du reggae (suisse) avec le groupe humoristique Bradaframanadamada

C’est pas tout jeune ça, ça date déjà de quelques années, mais c’est toujours aussi bon de pouvoir dédramatiser, beaucoup de dérision, et ça, ben ça aide bien plus au quotidien que de fumer comme un porc. Alors outre le côté très théâtral du personnage, tout ce qu’il dit est vrai. Tout. Y a rien à jeter, et il sait de quoi il parle. Il faut aussi dire que dans la religion Rasta (je ne sais pas si Samuel pratique sérieusement, hein) le cannabis est un sacrement, il améliore le contact avec l’absolu.

Alors je me posais la question de savoir si par hasard, selon la longueur des cheveux les réseaux de communication avec le divin étaient (ou pas) améliorés. C’était, je l’avoue volontiers, un peu capillotracté. Par contre la Ganja le fait… Tiens, évoquer ce billet me rappelle que je me suis procuré le Kebra Negastla gloire des rois d’Ethiopie, textes sacrés de l’Ethiopie. C’est la soi-disant bible des Rastas, quoique ce détail puisse être discuté, qui offre une version du récit biblique vu de l’actuelle Ethiopie, de la corne de l’Afrique, où est aussi situé le lieu appelé Zion par les Rastafariens, leur terre promise. J’en ai lu la première ligne de la première partie, Au commencement. Et à la première ligne intervient un premier nom étrange.

Egziabeher

Ce n’est qu’un autre nom, qui vient s’ajouter aux nombreux déjà présents dans la partie de mon crâne estampillée Théologie, pour désigner Dieu. C’était facile à savoir puisque dans le bouquin est accolé « le père tout puissant » au nom en question. Jah s’appelle aussi Egziabeher. Soit. C’est mettre un pied dans la compréhension de l’autre ça, savoir comment il désigne l’infini.

Moi j’adore le reggae, et Peter Tosh et son album Legalize it, je l’ai eu entre les mains et je l’ai écouté plein de fois, mais sans jamais m’être intéressé aux titres de ses chansons. Or, en cherchant ce nouveau nom que je découvre dans le K.N., voilà ce sur quoi je tombe :

On voit ce nom sous différentes orthographes, Igziabeher, Egziabeher, qui signifie « Seigneur d’une nation ou d’une tribu »

Le Kebra Negast donne un autre point de vue historico-biblique, d’Adam à Jésus, en passant évidemment par Salomon, mais aussi Caïn, Seth, Moïse, Noé, Abraham.

Ces différents récits bibliques (la Bible, la Torah, le Coran, et donc le Kebra Negast – liste non exhaustive), c’est un peu comme si le même film était raconté par différents protagonistes. On peut en recoupant les récits déduire de certaines vérités historiques, enfin je suppose. Je n’ai pas la prétention d’être historien mais je m’intéresse de plus en plus à des parties spécifiques de l’Histoire. Car la plupart des personnes qui hurlent tout le temps aux scandales, qui instillent des drames inventés dans la tête des gens, se servent souvent de détails de l’Histoire comme exemples (à suivre ou à ne pas suivre), mais n’ont que très peu de connaissances historiques en définitive, et leurs discours sont souvent vulgaires et surtout globalement faux. Je m’en suis rendu compte sur moi-même. Très engagé et prompt à m’exprimer sur certaines causes, je me suis aperçu non sans mal que j’utilisais des anecdotes historiques sans connaître les contextes, pour justifier des choses. Je me suis aperçu que bien souvent j’avais des arguments erronés et que personne ne me rattrapait jamais simplement parce qu’ils ont les mêmes. Il existe des conclusions fausses dues à des erreurs historiques qui pourtant se sont généralisées dans les esprits comme étant la réalité.

Et si j’étais de droite ? Attention hein… Je ne suis ni de droite ni de gauche et d’ailleurs ces deux extrêmes ont été inventés pour scinder un peuple en deux : les vilains salauds de fachos d’un côté et les gentils progressistes de l’autre. C’est très pratique, c’est diviser pour mieux régner et c’est vieux comme le monde. Et alors, tout ce qui est à droite est sujet à discussion, c’est pas bien, selon les mœurs actuelles. C’est ce-qu-il-ne-faut-pas-faire, mais que beaucoup de personnes font quand même de manière totalement décomplexée, avec la loi pour eux. Cette diabolisation à double tranchant clôt d’office les débats, et j’ai peur de ce que les gentils progressistes de gauche feront de tout le reste du peuple pas d’accord avec eux, quand les choses changeront. Extermination totale ? Ferme ta gueule, c’est exactement ce qui se passe en ce moment : la gauche refuse de parler avec la droite et associe tous ceux qui vont discuter avec, comme des traîtres. Eh connard, pour être un traître, faut d’abord avoir épousé ta cause… Or ta cause, j’en ai rien à foutre ! Mais l’idée c’est surtout de pouvoir identifier l’ennemi. Les français n’ont rien de mieux à foutre que de chercher qui éliminer (dans le sens de détruire un personnage, le foutre en taule, lui fermer sa gueule en lui cassant, voire le tuer) et qui garder. J’appelle ça du fascisme. Aussi simple que ça.

Je ne dis pas « renoi », je dis Noir. Je ne dis pas « rabza » ou « reubeu » je dis Arabe. Je pense que c’est accorder du respect à des ethnies, peuples, couleurs, de ne pas utiliser les expressions édulcorée pour les désigner. Théoriquement on ne peut pas me prendre pour un FAF du fait que je dise Noir et Blanc pour désigner les Noirs et les Blancs, ou Arabe pour désigner les habitants de l’Afrique du Nord, du Maghreb disons, et pourquoi ? Parce que j’ai un passé militant antifa (en convictions seulement, mais pas sur le terrain parce que je déteste la violence) tout simplement, et que j’accorde beaucoup d’importance au respect des autres tant que ces autres ne me veulent pas de mal.

Chez moi il y a du communautarisme, mais le truc vraiment grave : y a surtout des Turcs et des Français. Les Turcs restent entre Turcs et les Français non d’origine turque, restent entre eux. Et certains Turcs d’ici, personnellement, me regardent mal. Ça se sent qu’ils ne m’aiment pas, alors qu’ils ne me connaissent pas. Pourtant je n’ai rien contre eux, mais ce communautarisme et cette haine que je lis dans les yeux de certains, je conchie tout ça. J’ai l’impression que ça va péter (je parle de manière isolée, par chez moi) bientôt et qu’il va y avoir des blessés voire des morts. J’espère que je ne serais plus là à ce moment là car ces conflits ne m’intéressent pas, ce ne sont pas mes combats.

Marijuana

Cannabis 3000

Ça y est ! C’est dans les tuyaux ! Sérieux hein ! Bon, c’est pas encore pour tout de suite tout de suite, mais début 2020 y aura 3000 personnes malades qui pourront bénéficier en France d’un traitement de… [je suis désolé faut que je le fasse] favoritisme comparé aux milliers (millions ?) d’autres malades qui continueront à se faire emmerder et condamner parce qu’ils se soignent sans toubib en faisant pousser leur propre médoc (de l’herbe). Un suivi médical et des prescriptions via différentes ROA* (fumer, manger, vapoter, etc.) d’un produit que ne pourront pas leur fournir les pharmacies [erratum : si si, tisane, fleurs séchées, huile, c’est juste que j’ai lu trop vite ceci : « Il n’y aura évidemment pas de distribution de joints dans les pharmacies, précise le député LREM et rapporteur du budget 2020 de la Sécu Olivier Véran » et ça m’a fait vriller]. En gros 3000 personnes auront un passe-droit pour consommer de l’huile pour soulager leurs douleurs dues à des cancers carabinés, ou fumer des bangs et des pétards, ça les regarde, ou encore se taper des gâteaux où le beurre a été subtilement remplacé par du beurre de Marrakech…

Ça m’avait échappé, du fait que je ne suis absolument plus (j’exagère, j’ouvre 1x par mois un google news ou autre, et des fois je clique sur des articles suggérés) mais c’est dans les câbles coaxials depuis le 25 octobre dernier. Et franchement, selon moi c’est la toute première avancée réelle sur le sujet du cannabis en France, pays adepte de l’obscurantisme et de la politique de l’autruche quand il s’agit des drogues.

Oui y a eu l’ouverture de magasins qui ont profité justement de cette ignorance en matière de beuh, et qui vendent de l’herbe free THC mais blindée de CBD… Et le CBD ne défonce pas comme le THC, mais il est actif thérapeutiquement (détente des muscles par exemple) et n’est pas inscrit dans les textes prohibitionnistes, pas sur la liste des substances interdite à l’inverse du THC. Donc certains petits malins ont profité de cette méconnaissance du produit pour vendre leur beuh au CBD, très prisée par les gens qui ne souhaitent pas avoir les effets psychotropes du THC mais quand même bénéficier des effets thérapeutiques de la beuh. A Paris (en tous cas dans un 1er temps), c’est pas passé, ils ont fait arbitrairement fermer des boutiques, mais y en a qui ont fleuri partout en France, et j’insiste sur leur légalité. Donc y a eu ça.

Un peu avant j’avais vu des copains se satisfaire de l’autorisation de la vente en pharmacie de cette chiasse pharmaceutique à la beuh OGM, le spray sativex. Ce truc n’a jamais été vu dans aucune pharmacie française, l’état refusant le prix prohibitif (de l’ordre de 100 balles pour un flacon si ma mémoire est bonne). Et puis c’est à ce moment là, environ, que j’ai cessé de suivre. Ça bouillonnait trop dans les milieux militants. Trop de crevards avaient la dalle. Fallait les comprendre aussi, mais j’ai pas trop supporté ces guerres intestines et d’autres détails plus égotiques. Ouais fallait les comprendre, tous exaspérés de ne pas avoir la liberté de pratiquer les choses comme ils le souhaitent, tous oppressés, tous obligés de se cacher mais certains ayant décidé de ne plus se cacher et d’assumer pleinement leur conso au risque de se faire défoncer par la loi devenaient des martyrs de la cause… Et quelle loi ! Dois-je faire ici un laïus sur la loi de 1970 sur les drogues ? Je l’ai tellement répété, je me suis tellement indigné sur ce sujet (pas sur ce blog néanmoins) que je pense que je me suis lassé. Maintenant je fais les choses tranquille, en bon ours, dans mon coin. Bref, si tu veux te renseigner sur cette soi-disant loi de 1970, celle qui t’empêche de fumer en toute liberté si tu le souhaites, suis le lien, c’est wiki et c’est juste un début pour qui veut de l’info, une suggestion.

J’en avais envie là, de le faire mon laïus, mais je me suis instantanément vu toutes les fois où je l’ai fait, dans le vide parce que tout le monde s’en fout ou a d’autres chat-te-s à fouetter. Donc le lien, c’est le 1er lien externe que je fous sur mon blog, de mémoire (et ma mémoire déconne de plus en plus), ça se fête ! Allez, il est 8h15… Je peux ouvrir ma dernière bibine.

A la tienne !

Bon. Mais ça c’est le début de la liberté. Ça signifie aussi un truc que je ne peux pas valider, Macron va être le héros de la légalisation française quand bien même pour le moment il s’exprime contre, simplement. Pour lui ces décisions ne relèvent pas de la légalisation. Encore un détail un peu stupide, comme il n’est pas encore question de produire ce type de cannabis au THC, pour les malades (excepté concernant l’expérimentation creusoise) les pharmacies vont devoir se fournir sur le nouveau marché légal mondial du cannabis dit médical. Prix de malade pour les malades (logique ?), petites entourloupes et filouteries pour s’en mettre plein les poches au passage pas seulement pour des gros pontes, trafic avec la sécurité sociale à prévoir… On va se marrer au début, tiens ! Mais c’est bien, dans l’ensemble. On attendait ça depuis des décennies.

Merci qui ? Merci Moncra ! Tu Mankras à personne Micron, tête de Maquereau remise à l’eau, manque de pot-aux-roses de Moncru tu flottes sur la peau de ton Micra-dos… Sur ta peau lisse… Et ta police va s’emmerder sans bédaveurs à bombarder !… Mais t’inquiètes, on va l’amender à défaut de la manger, on lui fera payer les sévices que vous reconnaissez enfin en entrouvrant la porte. Ces sévices qui ne seront jamais punis étant donné que par chez nous une loi ne peut pas être rétroactive. Ce qui signifie qu’un gus en prison pour sa consommation n’en sortira pas même si entre temps le truc qu’il a consommé est légalisé, non. Il pourra faire des recours, longs, pénibles, coûteux, mais rien ne sera automatique… ET C’EST BIEN DOMMAGE (moue à la Jim Carrey).

* ROA = Route of administration – voie d’administration d’un médicament :
per os = par la bouche
IV = voie intra-veineuse
IM = voie intra-musculaire
Sous-cutanée = voie sous-cutanée – sous la peau
Etc…
Il n’existe pas de ROA officielle d’inhalation excepté pour des sprays, mais pour ce qui est de fumer des plantes, rien. Alors que c’est pratiqué ancestralement. Les mœurs actuelles condamnent toujours cette pratique.
Marijuana

Boombaka !

Le désavantage que j’avais trouvé à mon nouveau bang (quand on arrête de tirer subitement l’air est renvoyé vers la douille et le foyer est éjecté) est un pur avantage, quand je contrôle le tirage à la fin de ma latte : au lieu de l’éjecter, ça fait rouler le foyer sur lui-même, ce qui fait qu’est accessible au briquet le dessous… Comprendra qui voudra, c’est révolutionnaire. J’adore !

Marijuana

Bang bang, my baby shot me down

C’est marrant, avant c’était l’inverse, dans mes tendres années adolescentes, j’aimais pas le soir, et j’étais du matin. Aujourd’hui y a plus de soir, y a plus de matin, y a juste des cycles que je tente de respecter tant bien que mal, et quand le soleil se lève, je souffre. J’ai moins mal à cette putain de vertèbre de la nuque, trop enfoncée par rapport aux autres et qui empire à cause des positions que je prends pour écrire. Comme maintenant. En tailleur sur le canapé, le clavtar sur les genoux. Le dos relativement droit, cela dit, au niveau des reins c’est pas ça. Mes côtes me font moins souffrir, juste quand je tousse.

Je sais pas si je peux considérer être le soir ou le matin, il est 3h et demie, du matin bien sûr. Alors la journée a été habituelle, beaucoup de repos, j’ai pu dormir à plusieurs reprises, la nuit dernière aussi. Et j’ai eu moins de soucis de bandaison intempestive, sans doute qu’avoir verbalisé le truc a aidé, parce que ce type de souci obsède alors on cherche des trucs. Je soupçonne que c’est surtout psychosomatique, rapport au sommeil, parce que quand c’est pas ça, c’est autre chose : démangeaisons, rêves bizarres qui tournent en rond, tout ça m’empêche de dormir. Mais ces derniers temps je me suis penché sur cet effet précis, de cause inconnue (sans doute psycho) quand je m’allonge pour dormir, je suis pris d’une gaule systématique au bout de 5 minutes maximum. Et ce, environ 12h/24. Mais parfois ce sont des périodes qui s’allongent, genre 2 jours sur 3. Bref j’y ai réfléchi et ai tenté des trucs, trucs tout nazes, mais néanmoins des trucs.

Une solution trouvée est de quitter temporairement la station horizontale pour faire circuler le sang, s’asseoir. Mais les jambes verticales, assis les pieds au sol. Outre la solution de dernier ressort, si rien ne marche y a l’eau froide… Mais s’asseoir un moment et faire autre chose pendant 5 à 10 minutes comme rouler un joint, ça marche généralement.

Alors fait important, j’avais aussi noté, y a très longtemps déjà (env. 20 ans), que les douilles avaient tendance à me foutre la gaule juste après sans que j’ai à penser à quoi que ce soit pour ça, ça m’avait semblé étrange. Comme un viagra express. C’est toujours le cas aujourd’hui, j’ai cet effet secondaire des douilles si une condition est remplie : que je m’allonge après la douille pour comater ou dormir. C’est un peu comme un truc qui viendrait se mettre entre le dormeur et le sommeil. Ça réveille… Ça fait prendre parfois aux rêves des directions inattendues, érotico-strange. Agréables… Ou pas…

Douille coulée, couilles chamboulées.

Proverbe perso

Donc une autre solution à laquelle j’ai pensé, c’est : davantage de joints, moins de bangs. L’ennui que je vois ici, déjà c’est le fait que rouler c’est long alors que faire un mélange c’est vite fait et que des fois tout cassé au milieu de la nuit, on a pas forcément envie de rouler un pétard. Aussi, ça veut dire aussi davantage de tabac fumé, car le dosage d’un joint et d’un bang n’est pas le même, 50/50 environ pour un bang, et 25% de matos pour 75% de tabac (à la louche) pour un pétard. Qui plus est fumés en mode « cigarette » sans filtration par l’eau et par tous les tuyaux de l’appareil. Conclusion : beaucoup plus de toux à prévoir, et les retrouvailles avec ma fameuse « quinte de toux de 5h du mat’ » ont déjà été faites. Celle là je l’ai connue ado juste avec des clopes, elle est restée avec les joints, empirant un peu même, parce que je suis gourmand et que j’aime bien fumer beaucoup. Cette quinte régulière s’est…

* Pouf ! *

…évaporée, quand je me suis mis à fumer des bangs à la place des pétards. Car mécaniquement ensuite, j’ai arrêté de fumer la clope, donc les joints, et parallèlement j’ai arrêté de tousser le matin.

Attention ! Cela ne veut pas dire que le bang ne fait pas tousser, la toux est plus directe, après chaque douille, la combustion de tabac, d’herbe, de H, tout ça mélangé ou pas, produit des goudrons, et les poumons rejettent, tentent de le faire, ces goudrons, c’est normal. Fumer fait tousser, quel que soit le moyen qu’on utilise pour fumer. Mais là je peux brandir l’argument de la RDR… La réduction des risques. C’est un précepte qui intervient dans les groupes d’intervenants en milieux toxicomanes. Donner du matériel neuf afin d’éviter les transmissions des maladies par exemple. Dommage collatéral : faciliter la tâche de l’injecteur, ce qui pour moi n’est pas du tout un mal, mais un bien. C’est considéré comme dommage collatéraux par les tenanciers de la répression, de l’interdiction, les connards quoi.

Bref, la RDR ici, c’est de casser un mythe : le bang est plus nocif que le joint…

⚠ Bip ! Bip ! Faux ! 

C’est le joint qui est plus nocif que le bang, en matière de santé. Je l’ai noté sur moi-même très vite, et j’ai compris ce que je vivais quand j’ai lu un des tout premiers livres illustré en français, sur le cannabis qui le disait aussi – Fumée clandestine tome 1 (ed. du Lézard). A la fin du bouquin, dans les propositions y a promotionner l’usage du bang. Je m’en souviens très bien. C’était le CIRC, par la voix de Jean-Pierre Galland (ça j’en suis moins sûr) qui s’exprimait. Et il expliquait dans les grandes lignes pourquoi.

Mais aujourd’hui, à l’approche de 2020, les bangs ne sont plus ce qu’ils étaient avant, les américains, les hollandais, notamment, ont travaillé d’arrache pied pour améliorer les machines et les rendre à la fois plus attractives esthétiquement parlant, et de moins en moins nocifs pour la santé. Les refroidisseurs de fumée sont une panacée en la matière, je dois l’avouer. Encore un truc que j’ai découvert sur le tard. La douille connectée à un bon récupérateur de cendres tout d’abord, ensuite un refroidisseur de fumée, appelé aussi percolateur, connecté lui, sur le bang. Si ce dernier est pourvu d’autres percolateurs à l’intérieur, à la sortie, une fumée beaucoup plus douce vient enivrer le fumeur.

Ici je ne parle que des bangs en verre. Cette matière est vraiment propre, elle résiste à la chaleur, elle ne transmet pas de particules diverses à la fumée comme peuvent le faire les bangs en matières plastiques. Les matières métalliques transmettent aussi des molécules à l’eau, à la fumée sans doute, les métaux sont omniprésent dans l’eau du robinet. Et donc, quoique je n’ai pas été me renseigner en amont, je suppose que même en 2020 on n’a toujours pas trouvé mieux que le verre pour couler des douilles. Je peux me tromper.

J’ai découvert un auteur de musique classique, Erik Satie. Soit. Tout le monde connait, ça a été pillé pour la publicité. Passons. Je découvre par pur hasard, là, tout de suite René Aubry. La claque. Allez pour me contredire (rapport à un autre billet) et pour plussoyer sur le mode je-fais-ce-que-je-veux, voici un petit clip j’ai l’âme généreuse et partageuse cette nuit.

C’est si facile. Hop, on copie l’adresse, on la colle, et Tac !
Putain, si ça, c’est pas de la consommation… !
Plaisir direct. Pas mérité… Ma mère dans toute sa sagesse a pu m’inculquer au moins ça, le plaisir direct c’est pas bon. Et j’ajouterai qu’il faut une dualité pour apprécier les choses. Bref. Ta gueule. Je sais. Laisse l’artiste jouer.

Tac ! Prends ça dans les dents. Bim ! Bam ! Boum ! ou Pif ! Paf ! Pouf ! (cf. Les Betteraves)

J’aime bien. Et pis y en a plein. Pas de blabla, juste du son. C’est un peu jazz-manouche si je n’m’abuse. Bonne musique. Authentique. Pas là pour la frime, pour la thune, pour les strass et les paillettes, mais là pour exister, se suffit à elle-même. Peut-être penser à écouter ou réécouter Night Run, encore une tarte gigantesque, déçu que ça dure pas plus longtemps, le saxe tue, le percussionniste aussi, la base de basse achève à coups réguliers de violoncelle.

Ayant bêtement brisé coup sur coup mes deux gros bang, j’ai ré-investi dans un autre. Bah il dépote. Mais une fois allumé, si j’arrête de tirer ce con renvoie la pression vers la douille ce qui en chasse le petit foyer incandescent. Risques d’incendie. Déjà deux fois je le suis retrouvé avec le foyer sur mon sarouel, j’ai viré ça fissa, vive les trous, c’est plus des trous de boulettes ou alors des boulettes maousse ! Écrasé ça avec mon pied nu sur le tapis… Bonjour les odeurs… Bref. Alors faut juste retirer la douille avant de relâcher l’air, je ne fais plus jamais mes douilles en une seule taffe. Je prends mon temps, 3, 4 taffes, voire plus. Donc la remettre ensuite et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle coule. In the ash catcher… Donc pas dans l’eau. Résultat, bang moins crade, plus facile à nettoyer. Il a un precooler (pré-refroidisseur, percolateur) intégré ce bang. Alors il sera plus question de goupillons pour le nettoyage, enfin aussi facilement qu’avec un simple bang.

Ouais ! Je pratique des trucs dans un pays, la France, où c’est interdit, hors la loi. Et j’en parle, sous couvert d’un illusoire anonymat dont j’ai un peu rien à foutre (mais que je maintiendrai ici), mais sans masque j’assume aussi. Face aux flics, aux juges, à tout ce que la société a fait de pourri, j’assume. Il faut assumer surtout quand on sait qu’on a raison de braver des lois iniques, on peut assumer pleinement si on a pas d’enfant en bas âge. Parce que dans le cas inverse, la société cette pute sale et vicieuse, elle te les retire tes minots. Alors qu’ils vont très bien, souvent même mieux que dans des foyers où ça bédave pas… Punition, ces fils de pute tapent où ça fait mal.

Y a peut-être d’autres cas où on ne peut pas assumer, je ne sais pas, je n’en vois pas comme ça, c’est spécifique. Y a une question qui me vient, elle est risquée, et je ne vais pas y répondre, mais elle fera son bonhomme de chemin dans ma tête : si j’avais pu assumer et fumer librement, vivre librement mon expérience avec l’herbe et le shit, aurais-je été tenté par les autres drogues plus fortes ? Serais-je tout de même tombé dans la morphine ? Dans la kétamine ? Dans les amphétamines ? Dans l’alcool ? En serais-je où j’en suis aujourd’hui, avec un corps détruit, une vie de merde ? In fine

In fine.

Marijuana

Bang !

Quand, bien décidé à ne pas changer une habitude quotidienne, mais tout de même interpellé par une amélioration possible des circonstances dans lesquelles sont pratiquées cette habitude, tu te décides finalement et après en avoir brisé quelques uns dans une vie trop houleuse pour faire réellement le pas, à monter d’un palier et atteindre le monde heureux et joyeux des pipes à eau en verre, au départ émerveillé par ces centaines de modèles plus ou moins brillants, plus ou moins designs, plus ou moins industriels, tu finis par t’apercevoir que d’une c’est un trou à fric, et que de deux, c’est prévu comme ça : un bang en verre ça se casse et l’usager en rachète un après, et aussi tout ce qui va avec parce que les accessoires de l’ancien qui ont survécu ne sont pas aux dimensions du nouveau la plupart du temps. Et si quelques bangs sont vendus avec une mallette de transport, ça reste rare et bien plus cher. Alors il faut ruser. T’en pètes un, deux, ensuite tu réfléchis.

Donc soit : les bangs en verre sont un produit de consommation, et pas mal de boutiques physiques et en ligne l’ont bien intégré, ils vendent masse de bangs en verre tous plus fragiles les uns que les autres (ou l’inverse, merci au verre de 9mm d’épaisseur quoi j’en ai pété un sur de la tomette) mais tous plus beaux les uns que les autres également, mais dès que tu cherches un sac rembourré aux dimensions acceptables pour le mettre à l’abri dans le meilleur des cas, et le déplacer de A à B sachant que B est à plus d’une rue de A, dans le pire des cas, ben c’est peanuts, ou faut se limiter à des trucs de qualités douteuses alors qu’en définitive, des sacs de telles factures existent, mais ils ne sont simplement pas destinés à cet usage au départ : instruments de musique, valises de voyage, etc. tout ce qui est disons « acceptable » – dans le sens de qui-ne-va-pas-avec-un-truc-illégal. Mais une pratique devient de plus en plus banalisée, c’est celle de fumer le narguilé, et là on peut trouver des sacs dédiés plus facilement, il suffit donc de changer de mot clé, de « sac protection bang » passer à « sac protection shisha » ou autres orthographes. Tout ça avant, ou pas d’ailleurs, de passer à l’étape supérieure : faire soi-même son sac spécifiquement réservé à son précieux bang à partir de trucs à la base pas trop faits pour… Si tu as la fibre créatrice, que tu sais coudre, manipuler des matières diverses, concevoir et réaliser de ce type d’outil, alors là éclate toi !

Ce semble être un créneau commercial non exploité, les sacs de protection, de transport, des bangs, vendus en aval. Par contre j’imagine facilement que dans le cas d’un projet d’une telle envergure, faudrait se méfier de la mafia des bangs, qu’elle soit hollandaise, belge, allemande, espagnole, même française, ces vendeurs de bangs sans scrupule qui je suppose, pour défendre leur steak, iraient jusqu’à briser des entreprises naissantes qui risqueraient de leur faire baisser (un peu) leur chiffre d’affaire. Cela dit, de l’artisanat simple, ce n’est pas une menace pour eux. Des pièces uniques, à l’arrivée c’est vendu cher, je suppose aussi que certaines personnes adeptes seraient prêtes à mettre un peu plus de pognon s’il s’agissait de protéger leur outil graalistique avec un truc personnalisé, un objet unique.

Je soupçonne clairement ce business de faire en sorte de maintenir une sécurité minimum pour les acheteurs. Mais un autodidacte saura se démerder pour au final protéger ce à quoi il tient comme à la prunelle de ses yeux, j’exagère, c’est volontaire, c’est pour pousser le lecteur à comprendre l’exaspération qu’il y a à sans cesse devoir remplacer ceci ou cela parce que ceci et cela c’est vendu dans une boîte en carton, protégé par du papier bulle et des ballons en plastique gonflés à bloc et scotchés autour du tube en verre afin qu’il ne se brise pas pendant la livraison… au moins ! Parce que là c’est remboursement et c’est leur portefeuille qui trinque, pas l’acheteur malin qui aura renvoyé l’objet à l’entreprise qui morigénera la boîte de transport, qui elle virera probablement le livreur trop peu délicat qui se permet de faire des courses avec d’autres livreurs ou des détours par des circuits de cart avec son véhicule de fonction avant de livrer les clients, ou alors le chef s’en battra joyeusement les klawettes et continuera a faire des courses de Renault Trafic avec ses tafioles de livreurs, l’assureur c’est son oncle, ils sont comme ça dans la famille, solidaires…

Bref… J’ai pécho euh… Quelques bangs en verre. Tu t’en fous et t’as bien raison, on chope ce qu’on veut, la vie d’un tox ne regarde que le tox en question, mais content d’avoir à ma disposition des outils d’une telle facture, d’une telle qualité, et ayant significativement moins mal à la gorge (ceci expliquant sans doute cela) je peux maintenant en parler – quel humour !

Boombaka !

Rasta (un pote de bastoche qui tapait la chem à la poste de la roquette)