Quotidien alternatif

Pinochio’s awakening

Putain ! Quelle gueule de bois… Quand c’est comme ça je cherche à fuir. Je sais que j’ai déconné, que j’ai sans doute fait des choses pas nettes, mais il n’est pas question de réparer quoi que ce soit, il est question de continuer à avancer malgré tout en revanche.

Attention, quand je dis « pas réparer » c’est parce que j’ai conscience que c’est probablement assez minime, je ne suis pas violent, sauf verbalement. Je me connais, je suis dans ce genre de cas, un soûlard qui casse les couilles, un soir, et qu’on a oublié le lendemain – si ça se répète pas tous les jours.

Personne n’est blindé devant l’alcool. Personne n’est fait pour boire dans des grosses quantités, jusqu’au blackout. Modérément, ce n’est pas le cas, mais tel que je l’utilise l’alcool est un poison, pourtant j’aime ça. L’alcool me fait déconner mais j’aime m’empoisonner. Que je devienne infect est un dommage collatéral. C’est un peu comme une soupape de sécurité, si on l’enclenche tout le mauvais s’en va. Et après on peut reprendre sa vie sur de bonnes bases. Mais c’est toujours aussi difficile d’assumer.

Quand je bois, ma dépression prend vite toute la place, surtout si j’écoute des chansons tristes (Saez, Mano Solo, etc) parce que pleurer ça fait se sentir vivant, ça fait sentir quelque chose de fort. Mon cœur a besoin de sentir des choses fortes. Et je n’ai clairement pas du tout l’alcool rigolard, ou extasié.

En fait cette dépression est là tout le temps, sauf qu’en général elle reste en coulisses. Et donc lorsque je bois, elle ne s’installe pas, elle se vautre… Et c’est à chaque fois pareil, il suffit que je commence à boire, qu’il y en ait suffisamment pour que je sois bourré, pour que je parte en cacahuète. Si je suis seul c’est circonstance aggravante. Mais franchement, vaut mieux que je sois seul, et même chez moi. Car je ne souhaite pas imposer cet état à d’autres. Ils n’y peuvent rien, et si ils essayent pendant la crise ils se prendront une salve d’insultes. Aucun intérêt.

Bref. Assumer, c’est dur, mais rien d’impossible, et puis j’ai fait de mal à personne, j’ai juste bu, écouté de la musique, monté le son à fond, me suis d’ailleurs aperçu que mon ampli est pas assez puissant pour ce que je lui demande – ça sature assez vite. Et puis j’ai dormi comme une grosse masse jusqu’à 20h (lundi), et j’ai recommencé à boire directement au réveil (pas assez pour être bourré). J’ai eu faim (merci le bédo) alors j’ai été chercher un kébab. Ensuite j’ai vaqué en alternance entre plusieurs occupations : dormir, mater des séries, et finalement j’ai réussi à trouver le sommeil, dodo jusqu’au matin.

A propos de séries, la 4e saison de Rick & Morty est en approche ! L’épisode 1 promet ! Cela dit, je préfère voir ça en français, ça évite de devoir réfléchir pendant, de devoir lire les sous-titres. Je ne comprends pas encore totalement l’anglais à l’oreille. Mais y a du progrès ! C’est parce que je regarde beaucoup de trucs sous-titrés, certaines expressions sont imprimées, bref c’est vrai que ça aide en anglais, mais, en même temps ça semble logique.

Bon bah je me souviens de tout… Même du copain qui est passé pendant la bataille, avec qui j’ai dû ne pas être très respectueux. OK, alors lui, faudra que je le capte et que je m’excuse. Par contre je lui ai déjà dit d’appeler avant de passer, je peux très bien ne pas être là (il vient d’un village à 10km mais pas spécifiquement pour me voir), et je peux aussi être dans ce genre d’état, dans ce cas je réponds pas au téléphone. C’est simple. Et si je réponds, on capte que je suis pété, et on passe pas point barre ! De toutes façons je ne veux pas de monde chez moi tout court. C’est pas un squat ici. On peut passer me voir c’est pas un problème, mais faut pas se plaindre si quelque chose se passe alors qu’on n’a pas suivi mes instructions pour réduire les risques.

Quotidien alternatif

Histoire de cuillère – 1994

J’avais envie d’écrire, mais je ne peux pas. Apparemment c’est le matin, mais ça l’est pas pour moi. Je crois que ma gorge est abîmée depuis ma dernière crève, mais était-ce seulement une crève ? Des fois j’aimerais pouvoir savamment nommer la maladie qui me serre la gorge, le bide et le crâne.

Je suis frustré quand je peux pas taper de douille, vraiment. J’aime ça moi taper des douilles, ma gorge s’y est faite depuis 25 ans, étant donné que j’en ai presque 42 et que j’ai démarré mon aventure douillesque chez un pote parisien, quand j’avais 17 ans, dans le quartier des Halles. Ce mec était assez méprisant, mais on a tout de même fait les 400 coups ensemble, il m’a fait découvrir les catacombes illégales par exemple… Pour raconter l’anecdote, c’était chaotique : on était descendu sans plan, et y avait juste lui, ce mec, qui ne se souvenait pas du chemin à suivre pour arriver dans le cœur du réseau. On a crapahuté 1h max et on est ressorti, on a pas trouvé une seule salle. Ce fut la plus courte descente Kta de ma vie. Heureusement on y est retourné avec un copain à lui après, qui a joué les guides. On a même été jusqu’à se faire des jeux de rôle (de table) sous amphétamines, bon c’est resté sommaire et les drogues ont achevé de me faire oublier les détails de ces moments.

Notre jeu préféré sous terre, c’était de courir comme des dingues quand y avait du fumigène et qu’on n’y voyait rien du tout, en se cognant comme des gros cons dans les murs. Quelle rigolade ! Non, mais c’est vrai, on se marrait bien à faire ça. Enfin ça fait mal quand même quand on se prend un mur, sauf sous amphétamines, évidemment.

Et ce gus un jour, on était chez lui et on s’était procuré du chlorate de soude pour fabriquer du fumigène relativement inoffensif à respirer (croyait-on, mais on était des fous doublés de cons), et on fait le mélange dans un saladier. Faut bien mélanger la farine et le sucre, sinon ça crame pas bien ou ça fume à peine. Avec une cuillère à soupe, fallait touiller. Un mélange bien homogène, voilà ce qu’il nous fallait. Ensuite on aurait rempli des rouleaux (vides) de PQ (pour des petits fumis), et des rouleau de sopalin pour un modèle plus maousse, scotché les trous et direction les carrières de Paris youpiii ! Sauf que pour voir ce que ça faisait, cet abruti fini a rempli la cuillère avec le mélange, l’a tenue au dessus du saladier (plein) et en rigolant comme un âne, l’a allumée… Elle a pris la cuillère. Ça… Elle a pris. Le saladier aussi… Bah oui, ce type de fumigène pour être efficace et ne pas envoyer de braises partout, faut que ça soit enfermé (d’où les rouleaux de sopalin et de PQ). Bref, ses mains ont été brûlées, l’appartement de sa mère était enfumé au point qu’on a dû ouvrir les fenêtres… Pas discret dans Paris, dans le quartier des Halles en plus !

J’ai appris à détester ce mec, c’était le genre qui avait besoin systématiquement de se sentir mieux que toi. Ai-je dit méchant ? Je crois, il avait à la fois de la gentillesse et de la méchanceté en lui, de la compassion ou du mépris, en fonction de ses humeurs. Une tendance à écraser, et ce consciemment, qui il pouvait. Comme si il fallait qu’il donne des leçons. Ses leçons de merde, franchement. Il me fréquentait parce que j’étais vulnérable, c’était facile de m’écraser. C’était un con, mais moi aussi. A la réflexion on avait une relation un peu sado-maso, mais je tenais absolument à me rapprocher de Paris, j’avais des expériences à faire, et je devais en passer par des soirées vaseuses mais modernes, pleines de mauvaises drogues, et y avait que lui que je connaissais – on s’était rencontré dans le sud – et c’était pas du tout mon fort d’aller vers les autres. Ça l’est toujours pas remarque.

Bref, je me suis jamais réjoui pour ses mains, franchement c’était une bêtise et on était jeune, et aussi je l’ai laissé faire, j’aurais pu l’empêcher d’allumer la cuillère, mais fasciné par ce mec parce qu’il me fascinait, j’ai regardé en souriant bêtement. Là j’ai trouvé une vidéo où il fait une petite conférence sur la vie privée sur internet. Ce qui fait qu’il est « devenu ». Tu vois ? Pas comme moi. Moi je suis resté. Si je suis une sorte d’artiste déjà c’est bien, hélas je suis le genre qui crache sur son public comme The Rose et Gogol 1er, mais c’est pour rire public, en fait je t’aime.

A l’époque, une fois qu’il m’a eu présenté quelques lieux branchés on a cessé de se fréquenter. Comme lieux branchés, déjà il y a eu les catas, mais aussi ce fameux bar que j’ai vu fermer, plus vers Châtelet, le Bégo Bégo (juste en face d’un bar de deps où on n’a jamais été les bienvenus, communautarisme de merde). On pouvait y trouver tout et n’importe quoi, mais pas au bar. Au bar y avait que des boissons !

On a été pas mal au Gibus mais je connaissais de bien avant, par contre il m’a fait découvrir le Rex club (de la merde), et puis on a fini par aller ensemble, à pieds comme des gros cassos, à quelques teufs, dont une où Lisa N’Eliaz, une DJ hardcore gabber très réputée, accessoirement trans, mixait.

Il m’a fait découvrir le Techno Import, magasin de disques dans lequel nous, on prenait surtout des flyers d’information de teufs légales, dans lesquelles on pouvait se choper d’autres flyers un peu plus underground, avec des infolines pour aller à des teufs plus proches de ce qui se fait de nos jours, les free-parties.

Donc il m’a fait découvrir aussi le quartier de Bastille, car le Techno Import est dans ce quartier, dans une des rues partant la rue de la Roquette. Et je suis retourné à Bastille, quelques semaines (ou quelques mois) plus tard, seul pour le coup parce qu’on est toujours mieux seul que mal accompagné. Là j’y ai rencontré quelques punks, un red-skin, des zonards quoi… C’était la zone de Bastille de l’époque avec qui j’ai squatté pendant deux ou trois jours, juste le temps de bouffer un trip. J’avais 17 ans, j’étais amoureux d’une parisienne à qui j’avais fait du mal (j’ai été avec une autre nana alors qu’elle était en vacances) et de qui je n’ai jamais pu récupérer la confiance. Ça a été ma première grosse et vraie déception sentimentale.

J’ai raclé le fond de la zone de Paris parce que je voulais me défoncer. L’été d’avant, je sortais de la toute dernière année scolaire de ma vie, arrêtée au bout de 3 mois, à mes 16 ans (je suis de décembre), pendant laquelle ma prof de français avait tout de même réussi à me faire lire un bouquin. Oh, je l’ai lu au départ pour lui faire plaisir, car par principe libertaire je ne faisais jamais ce que l’autorité exigeait de moi (c’est toujours le cas) : jamais un devoir fait, jamais un livre lu, jamais un manuel ouvert en classe, je suis un garçon plein de principes que veux-tu… Ce livre, je l’ai commencé un peu par contrainte, je suis entré dedans à fond, je l’ai fini en le dévorant. C’était Flash ou le grand voyage, et le lire m’ouvrit des horizons certes quelque peu merdeux, mais pas que… Pas que, waow ! Parce que personnellement je n’étais pas du tout attiré par la merde. Ce côté obscur des drogues, je n’en avait une connaissance que théorique, et pour ce qui concernait la pratique j’ignorais tout, mais comme toute personne entrant dans ce monde je me croyais plus malin que la moyenne et je me disais que j’allais sans problème rester modéré, et que je n’en vivrais que le positif. L’avenir et les descentes carabinées des amphétamines me diront plus tard que j’avais tort. Moi, des drogues, j’en voulais pour l’extase qu’elles promettaient, juste pour ça, rien d’autre. Mais j’allais savoir très vite ce qu’était toucher le fond.

Donc je venais de lire Flash, et cet été là, en 1994 si ma mémoire est bonne, j’étais descendu dans le sud une dernière fois avec mon père, en Provence, et là j’ai cherché l’alternative parce que j’étais jeune et beau (mouahaha), j’avais les cheveux longs décolorés, j’écoutais pas de la merde, pas ces musiques modernes pourries, moi c’était les Floyd et Dead Can Dance, Mano Solo et Jefferson Airplane. J’avais 16 ans putain ! Je voulais pas aller dans leurs discothèques merdiques, ni dans leurs bars à la mode. J’avais une faim de loup, mais de défonce, de soirées roots, et accessoirement de baise – qui n’ont d’ailleurs jamais été totalement assouvies – et je l’ai trouvée mon alternative. Plusieurs filles et de beaucoup d’amour dans un premier temps, mais je me suis rendu compte que c’était pas ça que je voulais vraiment, ça je connaissais déjà, et c’était certes un plus (mon premier herpès au passage). Mais il manquait un truc.

J’ai donc fini par trouver ce que je cherchais vraiment cet été là. Ça s’est présenté sous la forme d’une rencontre d’avec deux gars de Paris lors d’une fête de village, et j’ai terminé plusieurs jours plus tard avec le deuxième des lascars à une rave de type garage. Mais ça s’est surtout présenté sous la forme d’un demi micropoint noir de LSD en miettes, léché comme un gros porc sur le capot d’une voiture, blanche la voiture. La nuit passée, après avoir bien dansé extasié par l’acide, j’étais bien, on est rentrés. Pendant les jours, les semaines qui ont suivies, j’ai été obsédé par ça jusqu’à ce que je retrouve par un hasard scandaleux le premier gars à Paris, au Gibus (mouais, c’est ça… ta gueule… le premier lascar, il t’a dit qu’il allait là, et comme tu connaissais, tu y es allé plus souvent. En gros tu as orchestré cette rencontre avec lui, mais avant de réussir, t’as essuyé tellement de soirées pourries dans cette boîte qui ressemble plus à un bar). Le premier gars, c’était ce mec de qui je parle plus haut bien sûr. Voilà une partie de ma vie racontée en m’inspirant d’Irréversible ou de Pulp Fiction. Hé, j’aurais pu tomber mieux, mais j’aurais pu tomber bien pire aussi. Il était pas que méchant et méprisant, sans quoi j’aurais été voir plus vite si l’herbe était plus verte ailleurs, il avait aussi des côtés vraiment intéressants et il était bien plus cultivé que moi, je mentirais si je disais le contraire.

Un jour, je ne me souviens pas de comment ça s’est passé, j’ai arrêté de le voir. Peut-être était-ce de son initiative. Je m’en fous en fait. C’était une bonne chose.

Je viens de te raconter mon entrée dans les drogues dures. Elle a pas été fracassante, et même j’avais trouvé ce milieu fermé, mais la réalité c’est qu’il était fermé avec les mineurs (c’est toujours le cas) et les sans le sou, et j’étais les deux à la fois. Une fois à l’âge adulte, on trouve des moyens de finance plus facilement et les portes de la came s’ouvrent alors avec tapis rouge. A moins de 18 ans, c’est niet et morale, mais à 18 ans et 1 seconde, alors là, tout est possible ! Quelle société de cons.

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Fermeture hermétique

Je maîtrise à 400% malgré les 190 microns. Je reste moi-même malgré ces images fantasmées qu’ont les autres de ma gueule. Je vomit d’une manière pour une fois non verbale. Tout est tourbillon et au centre le trou noir. Allez TOUS vous faire foutre.

Edit : état d’esprit fermé, sur la défensive, défoncé qui plus est au LSD. Je déteste le LSD. C’est de la merde, de la perte de temps, un truc qui n’existe pas dans sa forme naturelle, il faut une intervention nuisible humaine pour obtenir cette chiasse accessoirement manne financière. Je déteste le LSD. Et je critique ouvertement toute prise d’hallucinogène récréative. On rigole pas avec la mescaline, on peut rigoler sous mescaline, mais prendre des drogues de ce type pour déconner c’est un comportement typiquement blanc, occidental. De la merde. Mon cul est tout blanc. Je ne suis qu’un petit toubab à la recherche de ses racines africaines. PS : c’était 400 microns. J’ai dû confondre.

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La Belgique ça a du bon !

Bon. Le trip bière et bédo, c’est pas mal à peu près, environ. Sauf que la coordination, et pas l’accord des Nations, elle en est un peu – comment dire ? – niquée (hips !) si j’puis dire. D’ailleurs, depuis deux heures j’ai des réactions bizarres… Si ! J’te jure ! Par exemple toutes les 20 minutes (environ, ça fluctue), je hèle en hurlant d’une voix de pochtron fini, un certain Gérard, en lui demandant de m’en r’mettre une… De bière… Une. Juste une, une seule, la dernière, la dernière avant la prochaine, une 16. Allez Gérard, déconne pas, sers moi d’abord puis serre moi fort dans tes gros bras costauds tête de poireau ! Promis j’me mouch’rai pas dans ton tee-shirt, j’ai besoin d’affection genre 3 secondes, après je remonte sur mon pangolin géant et je repars vers les remparts du château, je vais affronter la rivière et ses monstres, taïauuut !

Suis-je alcoolique si je bois hmmmm… 24h sur 24 ? Oui mais ce n’est que de la bière, et en plus elle est pas forte, et j’en bois pas des mille et des cent… Depuis hier matin ça ne fait que 15. Il est 18h50, j’ai eu le 1er pack à 10h hier, ça fait 24h + 8h50 (je suis nul en maths) = 32h50, on va arrondir à 33h. Une moyenne de 33/15 bière par heure.

1 bière toute les 2h15 environ.

Il me reste 5 bières, à ce rythme je peux tenir 5 x 2h15 = 11h15. Demain à 8h environ je pourrais alors en racheter. Suis-je alcoolique si je bois 24h/24 ? Combien de temps met-on pour devenir alcoolique ? Que de questions mais pas de réponse. Je ne veux pas faire de recherches sur le sujet. Je pense n’avoir jamais été alcoolique, cependant j’ai souvent eu des problèmes avec l’alcool, ce qui est différent. Au bout de combien de temps à passer à boire non stop – sauf pour dormir – ne peut-on plus se passer de la bière ? Doit-on passer à quelque chose de plus fort ? La théorie de l’escalade, parait-il, est une supercherie, attention, pas une super cheurie parce que si elle était cheurie elle pourrait s’acheter ou se racheter une réputation.

A la tienne !

Ouais à la tienne Etienne, et tiens le bien ! Attends-moi faut qu’je pisse ! Tiens, s’il me prenait l’envie subite de me planter au milieu de cette rue éclairée par la lune, de mettre à nu la mienne et de pisser ici, là, comme ça, juste là ? Tu dirais quoi ? Que je suis un gros dégueulasse ? Moi je dirais que je suis libre. Ce bitume insulte Gaïa, l’empêche de respirer, ma pisse aurait servie à Gaïa mais ici, ça fait puer le bitume qui ne la boit pas. Si les choses avaient été équitables pour Gaïa, ma pisse n’aurait dérangé personne. Pourquoi je devrais m’empêcher de faire un truc naturel ? Aaah je suis pas obligé de le faire au milieu de la rue, certes, mais moi j’en ai envie, qu’est-ce que ça change pour le bitume sur lequel je pisse, que je le fasse contre le mur de l’immeuble, entre deux caisses dans le caniveau, ou au beau milieu de cette petite rue commerçante désertée vue l’heure ? Tu n’es pas obligé de regarder si tu ne veux pas voir ça, n’emmerde pas un con qui pisse !

Je pisse !

Oui j’arrête c’est bon. Je suis en train de découvrir un truc indispensable pour notre époque moderne psycho-allumée, ça s’appelle Trotsky Nautique. Alors comme je suis cool et que sur bandcamp y z’ont fait un truc super adapté à wordpress exprès pour les lulus comme moi qui veulent intégrer des trucs dans leur site hyper-facilement, voici un morceau très beaucoup engagé dans la lutte pour la défense des animaux maltraités, après Gogol 1er, Trotsky Nautique (label indépendant la Souterraine) :

Plein de fioritures juste histoire de noyer un poisson porteur d’une information : je n’ai rien à dire. Si : faut que t’écoutes des trucs indés ! Plus de trucs indés !! Encore plus !!!

Quelques heures plus tard, vers 3h30 du matin…

Bon j’ai pas réussi à tenir mon rythme de 33 quinzième de bière par heure. J’ai fini la dernière… Enfin… Là ça y est elle est finie en vrai. J’avais prévu d’être en panne vers 8h ce matin, bah ce sera pas le cas, mais qu’importe en fait puisque je n’ai pas vraiment l’intention de tiser de la sorte ! C’était de l’humour plus qu’autre chose… De la dérision dans un monde de fions ridés ! (ça marchait pas avec zions ridés) Non mais d’autant que ça me réussit pas de boire, ça me rend quelque peu nerveux. Là ça va, je bois pas comme un trou normand ou picard, donc je ne suis pas agressif, mais quand même ça pose quelques problèmes de coordination entre les mouvements…

Allez ! Bon courage pour la semaine (non je rigole : trime bien mouahahaha).

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Petit-déjeuner belge

On dit ça quand on boit de la bière le matin. Mais pour moi est-ce bien le matin ? Je tente de dormir comme je peux, ma vie est devenue un combat pour dormir. Je me suis souvenu d’un petit détail sympa, de quand je suis arrivé par ici, en Creuse. Je ne voyais pas grand monde, je ne me droguais pas. Sauf à acheter 5g de shit par mois fumés en 3 jours, quelques bières par ci par là. Quand je me suis retrouvé en société à devoir faire les deux en même temps, fumer, et boire de la bière, j’avais pas l’habitude ni de l’un ni de l’autre alors le mix des deux, c’était assassin, et je piquais du nez sur la table à chaque fois, ça ne loupait pas.

Ce dont je me suis rappelé de sympa, c’est que bière + bédo = bon gros dodo. Alors je me suis mis en mode bibine + douilles hardcore. Et ça marche. Mais à chaque fois c’est une heure ou deux, et je dois remettre ça (tiser + fumer) alors le carnage entre les moments où je me réveille et ceux où je me recouche, je te dis pas.

La bière ce qu’il y a de bien c’est que ça bourre pas vite. On peut relativement contrôler, savoir quelle bière est la « bière de trop » en amont, et non après, au pied du mur. Mais la plupart du temps je choisis de continuer à boire après la bière de trop. Trou noir. Et dans ce blackout je peux être amené à céder à la tentation de prendre autre chose. Speed, kétamine, acide, etc. Si à ce moment là… Mais putain de merde !! J’étais pas du tout dans le sujet de merde de mes crises de nerf à chaque sortie en soirée.

– Va le faire ailleurs ton bad trip.
– Merci… Là je suis là, va falloir faire avec.

Et soudainement, la limace accessoirement humaine se transforma en Prince Charmant venant défendre la Damoiselle en Détresse (sa go), courut prendre une lance toute neuve, mit un casque à pointe de marque Jahwohl Obershtaun Führer©®, et de quelques coups de piques ne blessant que mon honneur, me chassa moi l’importun en crise, en proie à des démons que Gilles de la Tourette m’aurait envié, me raccompagnant sans plus de compassion jusqu’aux remparts de ce parc devenu soudainement si laid où les arts vers Fursac se pratiquaient une fois par an.

Dehors, le célèbre gladiateur Portugais El Moustachator m’attendait et n’attendrait qu’un petit signe pour me défoncer la gueule jusqu’à ce que mort s’en suive, moi pauvre hère, malandrin, manifestement dans un mauvais délire.

Heureusement pour moi, le père Farousco, Mago respecté de son état, était là. Le Portugais n’aurait pas fait deux secondes en face de ce vieux mage… Un simple sort, un geste, un mouvement du petit doigt, et El Moustachator mangerait les pissenlits par la racine. Et Stachator le savait. Il se contentait donc de baragouiner quelques menaces incompréhensibles, mais la tension était tout de même palpable.

Oui, il y avait beaucoup de tension, au point que le bar ferma plus tôt, mais toute cette pression, je ne le sentais pas alors que j’en étais sensiblement l’origine. Pour moi, tout était normal. J’avais bien conscience d’être dans un sale délire, mais je n’y pouvais rien, j’essayais de combattre cet état de fait mais rien n’y faisait. Ces produits… Quel cocktail !

Je t’emmerde toi le soldat romain du dimanche. Et ta poule avec, tu sais pas ce que c’est « manquer de respect » je pense. Y a des trucs qui me reviennent, j’étais pas si coupable que ça. Putain ça me tue, je suis si et systématiquement laxiste, je passe tout, je suis tellement con dans ces excès de gentillesse, je ne veux que voir le positif, après coup. Mais ça m’étonne pas que tout ça ressorte une fois défoncé bordel ! Faut écouler les choses au fur et à mesure sinon on est encombré, et quand tu cherches à désencombrer, attention aux éclats de dynamite.

Y a de l’annihilation dans l’air. De l’auto-annihilation. Je suis en train de me faire une overdose de Muse, j’adore vraiment ce groupe. Glam-rock. Symphonique, on dirait… Une OD de Muse et de bière, sans muse et sans bar, je me muselle en m’usant, je deviens un musée fou où cent bardes amants et amers se marrent et se meurent, un bordel sans nom, le bord de mon aile en sang, non ?

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C’était pas un accident

Quelques mois plus tard, j’ai enfin des informations. Alors effectivement, je peux avoir des réactions violentes à la violence. Surtout si elle est exprimée pour humilier, et non pour faire mal. Si je reçois des gifles et que j’ai un truc à porté de main, j’hésiterai pas à le prendre au bout de ma deuxième ou troisième sommation de stopper ça, et à m’en servir. Or autour de moi, parfois il y a une gueuze qui traîne.

J’irai faire le dernier trod, et je lui enverrai tout de même le résultat des tests pour les MST. Y a pas de problème, mais je ne suis plus du tout dans le même état d’esprit qu’à l’époque. Je déplore ce manque de franchise, qui m’a fait douter de moi. Jamais je n’irai agresser quelqu’un et donner le premier coup, je le savais, je me connais suffisamment pour le savoir, dans quelque état que je sois il reste un point commun, je suis moi avec tout ce que j’ai appris en grandissant, en évoluant, en me cassant la gueule, en déconnant, en assurant, en apprenant.

Donc c’était pas du tout un accident. Qu’on se le dise.

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Bicarbonate de soude

Putain de clébard, toujours à passer derrière pour ramasser de la pisse, et c’est pas faute de le sortir 3x par jour ce petit diablotin… Et ça pisse jusque sur son propre coussin, comme si ça fouettait pas assez bordel ! Ah tu l’as voulu, ben tu l’as eu !

Bon, ça lui passera, il est dans sa phase « je pisse partout » c’est l’âge… Il se fait engueuler mais il imprime pas encore que chez wam faut demander si on a un besoin super pressant que j’peux pas m’ret’nir au secours ! Un coup d’œil à la porte et moi, l’homo sapiens au fort taux de gènes néandertaliens (ta gueule), hop j’ouvre ! On pisse pas là où on squatte (proverbe punk) mais on peut pisser devant à la rigueur, enfin à quelques mètres… Au moins. Mais on y est presque. Je le sens.

D’autant que j’utilise plus jamais de produits ménagers chimiques, enfin les trucs provenant du commerce et faits pour nettoyer surfaces etc. Ici c’est vinaigre blanc, additionné de bica quand c’est vraiment deg, ou que ça fouette. Le bicarbonate ça absorbe les odeurs, c’est bien connu. Mais les fois où le chien se laisse aller je me contente de laver à l’eau, et pour éviter les accumulations d’odeur sur la lavette, je la rince bien à chaque fois. Sauf que au bout de quelques jours ça pue, c’est immanquable. Et donc, quel ne fut pas mon étonnement, quand après avoir passé une serpillière imbibée dudit mélange de vinaigre + bica, puis rentrant d’une balade canine à baballe, je sentis que… je ne sentais (presque) plus rien de l’odeur infâme qui s’était installée progressivement depuis que j’ai cette machine à crottes ! C’est que ça marche ! Mais je le savais, ça fait un bail que je fonctionne comme ça, même pour la vaisselle (que je ne fais pas, alors pour la Nième fois, faut que je fasse la vai… ta gueule). Pour la douche, c’est savon de Marseille.

C’est un glissement progressif vers une vie qui ne nécessiterait pas tous ces faux outils « prêts à l’emploi » pour faire ceci ou cela, gestes hebdomadaires ou quotidiens, répétitifs donc. Sans fil à la patte estampillé d’une marque prestigieuse, ou même d’un « top budget » « premier prix » ou autre illusion d’économie, la vie est bien plus belle ! (C’est ça, c’est ça, prends tes cachets)

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Attendre

Je n’ai que ça à faire, et occuper mon temps comme je veux, ce qui est en soi plutôt agréable… Mais là, faut que j’attende. Alors j’attends. J’attends en regardant des films, des séries, en essayant des jeux, en bloquant de temps en temps sur l’un d’eux, en écrivant, en faisant des expériences, en lisant. J’attends.

Pourquoi se poser tout de suite cette question « attendre quoi ? » et ne pas simplement accepter l’idée que l’attente puisse se suffire à elle-même, alors non, y a pas besoin de ça, moi j’attends. Simplement. Je le tue, le temps. Comme on dit… (ta gueule)

Après, on s’en fout de ce que j’attends, toujours est-il que ça se fait désirer… Et cette attente faite de montagnes russes émotionnelles devient, à certains moments cycliques, de plus en plus frénétique et pénible. Mais sagement, j’attends. J’attends de plus en plus et le temps est de plus en plus mort, tué par des mecs comme moi, des vauriens, mais pas trisomiques…

L’attente est à la fois sereine et électrique, elle sera récompensée, plus elle sera longue, car toute attente est récompensée, enfin pour ma part, car j’évite d’attendre des choses impossibles ou très improbables. La mélancolie est un sentiment qui m’échappe et je ne saurais stagner dans une période à longs termes, dans le spleen. Quand bien même j’aime rêver. Il faut toujours s’autoriser à rêver.

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C’était un accident

Le coup de boule. La tarte. Voilà les deux seules techniques que j’ai apprises afin de me défendre. Sur le tard. A 30 ans. Je ne suis pas violent. Je n’aime pas la violence. Alors bon, même pour me défendre parfois ça me répugne d’utiliser ce moyen débile bon pour les races sous-développées.

Soit, mais y a UN moment où faut pas me faire chier… quand je suis défoncé, mais surtout, quand je me défonce. Alors voilà, si un mec vient me péter les bonbons pile au moment où j’ai la pompe à la main, il prendra le risque de se prendre un coup de pompe, en toute amitié hein… Mais accidentellement.

Cela dit, une belle bande de fils de putes vont ensuite te faire passer pour la dernière des merdes, tant pis, j’ai baisé leurs mères avant qu’ils viennent au monde à ces petits morveux teuffeurs de mes deux…

Putain, mais ta gueule…