Quotidien alternatif

Ajout de tartes

Est-ce que j’ai envie d’écrire ? Je ne sais pas. J’ai envie de parler un peu. Calmement. Parce qu’hier j’ai encore bu. Oh, pas comme un trou, juste une dizaine de bières, des 25cl. Mais il m’en faut peu. Il m’en faut peu pour être haineux. Peu d’alcool, j’entends.

Ta gueule

Hier, j’étais chez un pote, qui s’endormait après s’être enivré de cannabis. Alors ne voulant pas le déranger, je l’ai laissé seul et suis parti tranquillement, avec mon sac rempli de bibine. J’ai descendu un étage et j’ai frappé à la porte du dessous. Je sais qui vit là, c’est un gars que je connais peu, à peine. On se salue dans la rue. Mais j’avais reconnu en lui un ancien zonard. On a bu un coup chez lui et je suis parti finir ma cuite seul. Il ne parlait que télévision, c’est sa vie la télé. Ce n’est pas la mienne. Je déteste la télévision.

Je ne fréquente plus que des zonards, et aussi des anciens zonards. Des gens brisés, reconstruits, de nouveau brisés, reconstruits encore et encore. Y en qui ne parlent plus tellement ils en ont bavé, on saura pas leur histoire. Ils ne font plus que répondre, et encore, il ne faut pas que la question soit trop personnelle. Ça leur suffit. Ils sont vivants, mais ils errent dans un océan certes calme, en position de la planche pour ne pas couler. C’est comme s’ils avaient l’impression qu’un geste trop assuré de leur part, les fera se déstabiliser et couler.

Je ne fréquente plus que des zonards, car les autres personnes, que ce soient celles qui ont réussi leur vie, ou encore celles qui travaillent, ou tiens : celles qui ne se droguent pas, me regardent bizarrement, comme si pour elles j’étais un parasite de leur belle société. D’ailleurs j’en suis un, si ça peut les faire chier ces cons qui détiennent un droit d’exister dû à leur statut sociétal, pas comme moi. Moi je suis un genre de tique. Je suce ton sang sale Bourgeois et je me gonfle de ton énergie vitale. Quand tu vois mes traces de morsure je suis déjà parti loin.

Voilà. Avant hier j’ai squatté avec des copains, devant un tabac, ils tapaient la manche comme chaque jour. Et comme chaque jour, le soir venu, ils rentraient. Où ? Est-ce que j’sais moi ? Sous leur pont, chez leur pote, dans leur squat, je n’en sais rien. Je suis privilégié, j’en ai conscience. Par rapport à eux en tous cas, à leur situation actuelle, qu’ils y soient résignés, ou non. Ça fait réfléchir de revivre ça ponctuellement, tout en sachant qu’on va retrouver son petit confort après. Et faut pas culpabiliser, parce que revivre veut dire qu’on l’a vécu, ça. On l’a déjà vécu. Qui c’est « on » ? Devine !

Un pote, ce jour là, m’a offert une bière. Ça faisait plusieurs heures que je résistais à en boire une, de bière, parce que j’étais en scooter et que j’avais 50km à faire dans le froid. Et il fallait que je sois sobre pour rentrer, le chemin est un peu dangereux sous la pluie, ça glisse. Mais quand le copain, tu sais le mec qui fait la manche avec sa coupelle au milieu du trottoir et son pauvre euro 67 dedans, m’a dit « je t’en offre une« , j’ai accepté d’office. Il se prive pour moi là, pour pouvoir apprécier ma présence (sur laquelle les Bourgeois crachent), et me donner la possibilité de m’enivrer aussi. J’ai dit oui. Mais j’ai ajouté : « ce sera la seule« . Et ça a été la seule. J’ai attendu ensuite assez longtemps pour faire redescendre mon degré d’alcoolémie, et je suis parti.

Quelques heures plus tôt, aux alentours de la gare, je vois un couple de zonards. Le mec m’aborde et me demande « un brin de monnaie pour prendre le train« . Ce à quoi je lui réponds : « Mec, tu vas pas me la faire, là je vais te filer de la thune et t’en feras ce que tu voudras, clairement. Acheter à boire, acheter de la came… à bouffer ? Ca te regarde. Je lui ai donné 5€, c’était tout ce que j’avais sur moi. Il a souri, on s’est compris quoi merde !

Quand on donne de l’argent à une personne au bas de l’échelle, qui fait la manche, à la rencontre ou assis par terre, on n’a pas le droit de vouloir contrôler sa vie. Tu sais pas qui c’est le mec en bas, tu n’as pas à le juger. T’es parfait toi ? Non, bien sûr. Alors lui dit pas de pas se camer, tu connais pas sa vie. Donne gratuitement, sans condition. Parce que tu forces beaucoup de monde à mentir pour survivre si tu conditionne ta générosité. Et les rapports que tu as avec ces gens sont faux.

Je ne sais jamais, au départ, à qui j’offre mon amitié. Je fonctionne au radar, et le mien est un peu niqué, il s’est pris quelques murs et il marche au lance-pierre. Ce qui fait que souvent je me plante lamentablement. Quand c’est comme ça, dans mon crâne l’état d’urgence est décrété. Quand c’est comme ça, je me mets en « mode survie » et il faut que je m’isole. Mais faut pas voir tout en noir, ça arrive aussi que je ne me trompe pas, et que démarre une belle histoire et des aventures superbes. Ce qui m’amuse moins ce sont les traîtres, et aussi ceux qui jouent tellement bien la comédie qu’on ne s’aperçoit pas, toutes défenses baissées, qu’ils font semblant. Qu’ils ont d’autres motivations que la simple amitié.

Toi qui fut mon ami(e) et qui ne l’est plus : est-ce que quand tu m’as perdu, quand je t’ai dit que c’était terminé et que je voulais plus te voir, tu en as été malheureux ? Si oui, alors j’ai eu tort. Si non, alors j’ai eu raison. Tant que je reste silencieux, c’est qu’une porte est entrouverte. Le jour où tu passes dans le camp adverse, en tous cas dans ma tête, et le camp adverse dans ma tête vient s’enrichir régulièrement avec tous ceux qui se foutent de ma gueule, d’une manière ou d’une autre, eh ben tu le sais. Tu le sauras. Parce que je vais faire du bruit, et que tout le monde le saura aussi, accessoirement.

Allez va, j’me casse. J’me casse en deux. En trois… Dans trois secondes. 3-2-1…

Quotidien alternatif, Quotidien monotone

Crève

Bah ouais crève, c’est pas de l’impératif mais c’est le titre idéal pour ce billet : ça fait trois fois que je chope la crève en un mois.

A chaque fois je le sens, que je la couve, la nuit précédente, j’ai un peu de mal à dormir et je tremble de temps en temps, ça fait comme les premières fois où je fumais, des espèces de montées sensas et fulgurantes, le genre que t’as dans les montagnes russes, des trucs ça fait limite du bien… Même si ça peut faire flipper. Mais à chaque fois, je sais ce que c’est évidemment, à force de le revivre tant et tant de fois. Et là ça ne loupe pas, j’ai dû sortir mal couvert pendant une de mes cuites extasiées, je ne sais pas…

Ou peut-être n’est-ce que ce courant d’air qui passe et repasse parfois lorsqu’il y a vent de tempête par ici, et que je sens parfois jusque dans mon lit… sous mes draps… Qui sait ?

Auto-Psychologie, Communication Non Violente, Littérature, Quotidien alternatif, Quotidien monotone

L'héro des temps modernes

Ce matin je me suis levé avec Les copains d’abord dans la tête, pourtant je l’ai même pas écoutée hier, mais c’est cool. J’aime bien cette chanson. Quoi qu’elle génère systématiquement des naissances d’émotions fortes, et parfois les paroles se noient dans un larmoiement de merde, bien pourri, genre voix chevrotante tu sais, le truc vraiment moche : le vieillard qui chiale.

Oh ça va j’ai juste dit « naissance » parce que ces trucs là qui remontent, pas question de les laisser faire, ils ne remontent finalement pas bien haut et le temps d’une petite fraction de seconde, pas de quoi en faire tout un plat.

C’était pas des anges non plus, l’Évangile ils l’avaient pas lu mais ils s’aimaient toutes voiles dehors.

Les copains d’abord

Pas des amis de luxe, j’encule les amis de luxe. J’en ai eu, alors je sais ce que c’est. Moi j’aime les gens qui ne demandent jamais rien à personne – pour qui me connait vraiment, par ex. dans mon tabac on se sert, modérément, mais on me demande pas tout le temps, ça me CASSE LES COUILLES de toujours voir les mêmes rituels de taxation, à un moment faut se détendre et savoir qui on a en face, et s’il abuse trop (ou trop tôt) de la pompe à générosité il dégage sans ménagement de mon entourage quitte à ce que ce soit moi qui parte – ceux qui n’attendent rien d’autre de toi que tu sois toi-même, et prennent du temps pour le découvrir, qui se foutent de ton passé mais qui connaissent ta date de naissance (honte à moi je ne retiens aucune date de naissance) alors à eux je donne tout. Y a des tests à passer avant mais une fois que je suis accroché à quelqu’un, si c’est pas à vie, ce sera une déchirure terrible quand mon amitié cessera pour une raison ou autre. On ne veut pas perdre quelque chose à quoi on tient vraiment.

Chaque déchirure reste. Suppure et s’infecte. C’est peut-être ça une « gueule cassée »… J’en ai entendu plusieurs, des nanas, me dire « j’aime bien les gueules cassées » et je me suis toujours demandé à quoi elles faisaient allusion. C’est peut-être ça ? Des gens pleins de blessures qui se sont infectées ? On saura pas. En tous cas pour elles, je devais en être une. Charmant. Et moi qui me croyais encore beau et plein de charme ! Merde alors !

J’ai faim bordel ! Faut que j’aille sortir les poubelles, acheter du pain, bref faut que la journée, disons extérieure, commence. J’ai pas trop envie de voir des gueules, cassées ou pas cassées, ni masculines avec yeux froncés, ni féminines avec sourire en prime (ni l’inverse), là tout de suite. Mais faut bien. Bon, et puis j’ai enfin lancé une putain de machine vu que ça fait deux semaines que j’ai plus de sous-vêtements et que je joue à l’adolescent crasseux.

L’organisation ça n’a jamais été mon fort, enfin bon y en a un qui aimerait bien que je passe outre toutes ces considérations et pis que je bouge un peu mon cul. Attends, je finis mon café, la fenêtre est grande ouverte du coup il peut circuler, goûter l’air un petit peu avant de le savourer finalement. Quand je pense qu’il y a des chats qui ne sortent jamais d’un appartement bien trop en hauteur pour eux, ils ne voient jamais la lumière du jour moyennant une organisation bien chiadée de la part de l’humain distributeur de bouffe, l’accompagnant accessoirement : litière mon cul, ça pue à mort, je rentre pas chez toi. Moi j’ai honte quand je sens que ça pue chez moi. Et même si je n’y fais entrer que des personnes archi-triées sur le volet (genre 2-3 et la famille), et que du coup ces personnes me connaissent, quand elles passent je n’ai aucune envie qu’elles soient envahies par l’odeur, telle par exemple que celle que j’ai senti cette nuit sans comprendre d’où elle venait, pas le courage de me relever. C’était parce que la veille j’avais collé des sacs poubelles à sortir plus tard, à cuire au-dessus du radiateur, cruelle épopée…

Y a quelques temps, une personne que j’aime beaucoup mais pour qui je dois être devenu un peu toxique – depuis le coup de fil sous ké…- m’a fait découvrir Odezenne. C’est spécial, juste assez dérangeant pour que je m’identifie à quelque chose là-dedans. Quoi ? Je sais pas. Le(s) chanteur(s) ? Je ne pense pas. Pas les personnes. Juste ce son. Ces paroles à la fois simples et dures. Les mots sont durs des fois. Bande de salauds de mots !

J’ramène ma fraise là où c’est triste…

J’achète plus de CDs mais que des vinyles, en fait je n’aime simplement pas le format du disque compact. On a observé une hausse des prix des disques quand on est passé au CD. C’était un prétexte pour vendre plus cher des choses qui en valent moins, ces produits de consommation. Moi je vois ça plus comme de la collection, je collectionne des trucs que j’aime uniquement. Donc super sélective la collection, je ne suis donc pas à proprement parler un collectionneur. C’est vraiment une toute petite partie de ce qui se fait que j’aime. Et d’ailleurs, comment en vient-on à aimer des musiques plus que d’autres ? En se créant des souvenirs dessus. Seulement en faisant ça on peut en venir à détester un morceau, à ne plus pouvoir jamais l’écouter alors qu’on l’aimait. Tout souvenir ne contient pas seulement de bonnes choses.

J’ai arrêté la kétamine, ouais, ça commence à faire quelques semaines. J’ai fait deux trois surdoses traumatisantes. Peuh ! Traumatisantes mon cul… J’ai été enchanté par les voyages mystiques que j’ai fait au départ, j’ai voulu les revivre jusqu’à les vider de leur sens, cherchant quelque chose de parti depuis longtemps, jusqu’à ce qu’ils deviennent récréatifs sans plus une once de spirituel ou d’automédication. Mais de toutes façons, j’ai arrêté. Par contre j’emmerde toujours ouvertement et à mort, la morale, les cons qui prennent la mouche pour une abeille, et moi-même je la prends trop vite pour une conne qui me fait tourner en bourrique. Bref je reste le même – Y A PAS.

Donc la kétamine, c’est pas pour moi. Comme j’aime pas le LSD (excepté seul, quoique non plus), que l’héro me provoque des démangeaisons incroyables au point de me gratter au sang, que le speed m’empêche de dormir plusieurs jours après la dernière prise, que l’alcool me rend très con et insupportable et malade et ultra-désagréable le lendemain, que la MDMA (et donc les tatas) m’empêche de bander et de pisser (le speed aussi un peu) qu’est-ce qui me reste ? Le shit ? Haha ! Ouais. Alors quoi ? Nan mais franchement on peut partir loin avec le shit en le mangeant par exemple, mais v’là les quantités qu’il faut se taper ! ça devient énorme en terme de finances… Et puis le cannabis c’est déjà une béquille quotidienne. Je pouvais m’en passer, je pourrais m’en passer, mais ça me ferait chier quand même.

C’est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler…

Bon faut que j’y aille, j’ai des rognons à éplucher. Et des piafs à remplumer. TCHAO

 

5 minutes passent, tandis que quelques Inuits trépassent, quand…

 

Con science : Bah… T’es pas parti ?

Et go : Nan !

CS : Qu’est-ce qui se passe ?

EG : Ça te regarde pas alors ferme ta gueule, retourne pioncer comme d’habitude, salope.

CS : Ça fait déjà plusieurs fois que je te dis que je suis un Un, et pas une Une. Salaud, si tu veux, mais pas salope !

EG : Va te faire mettre salope.

CS : Toi tu sais jouer au con hein ?

EG : Mieux que toi, on dirait…

CS : Et sinon tu sais faire d’autres choses ?

EG : Et sinon tu sais faire autre chose ?

CS : Oh putain ! Là on est pas sortis de l’auberge !

EG : Nananana… Sortis de l’auberge…

CS : …

EG : …

CS : Essai, 1, 2, 3, 4

EG : Assez, 1, 2, 3, 4

CS : Je suis un gros bouffon…

EG : Ta gueule ! Attends je reviens…

CS : ...mais qu’est ce qu’il fout ce con…?

EG : …halète… se rassoit…

CS : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Je viens de croiser le voisin, à cause du chien qui veut sociabiliser, mais la copine du voisin se méfie un peu du coup c’est des entrevues assez cocasses, genre de rencontre du 13e type. Ça m’a bouffé de l’énergie, en fait ça m’a pompé toute mon énergie disponible. En plus j’avais pas mon sourire sur moi parce que j’ai mangé un truc tout à l’heure du coup et j’ai oublié de le remettre, j’ai dû sauter dehors pour récupérer le clebs, du coup blabla, et vas-y pas qu’il faut que je fasse des grimaces comme un Flamand pour bien prononcer certaines lettres comme les F…

Je supporte plus les gens, je ne les déteste pas, je n’ai rien contre eux (mes voisins), je sais que si ça se trouve ils jugent pas, et quand bien même, j’en n’aurais rien à foutre, un peu d’autodérision et d’humilité ! Que Diable ! C’est juste que j’ai pas envie qu’on me voie au plus mal de ma forme, comme ça. C’est pas beau. Alors je ressens encore plus ce besoin de m’isoler que je combats (pas toujours) en ouvrant les volets par exemple, alors que j’ai un vis-à-vis direct sur l’appart d’en face.

Ils sont pas du tout désagréables ces gens en plus. Ils sont tous super bien coiffés, sentent bon, bossent tous, ce sont des éléments actifs de la société ! C’est eux qui financent le RSA et l’AAH, et d’autres trucs, je devrais être reconnaissant… Mais ça de base, je ne peux pas… Désolé. Ils représentent tout ce que je déteste dans les rouages de cette société. J’insiste bien, individuellement, je n’ai rien du tout contre aucune de ces personnes. Je n’ai aucune raison d’avoir quoi que ce soit à l’égard de ces gens, charmants outre mesure.

C’est vrai qu’ils ressemblent à des amateurs de discothèques ou de cinémas, ou je ne sais quoi, concerts plein les yeux son et lumière, comme divertissements. Toujours tout beaux, tout bien habillés. Mais ça c’est encore un jugement, et possiblement à l’emporte-pièce. Ou pas…

Ou pas, car s’il faut c’est des consultants embauchés deux ans pour la gestion d’une entreprise en faillite, pour savoir qui sont les 80% d’ouvriers dont il faut se débarrasser et faire un plan de restructuration avec remplacement de postes par des machine… On ne sait pas… Au début je me suis dit qu’ils avaient des gueules de keufs même, et puis franchement cette supposition s’est très vite évanouie dans la nature. Je suis libre chez moi et je peux me shooter le volet ouvert (pas la fenêtre quand même, les flics peuvent AUSSI passer) sans prendre le risque de voir quelqu’un m’espionner. De ce côté ils me foutent une paix royale, je dois avouer.

Eh… Tu sais ce que c’est un emporte-pièces [Wiki] ? Un genre de gros massicot pour découper des formes dans des matières solides. Alors ça coupe, SCHLAK ! Dans le vif.

Un jugement à l’emporte-pièces est donc un jugement tranché dans le vif. Un peu hâtif.

Bon. Il me faut des piles rechargeables. L’ennui c’est que je ne sais pas si les chargeurs sont standards, et ces piles normalement ne quittent pas l’appareil. Généralement on n’est pas emmerdé avec ce souci puisque l’appareil en question se plante direct dans un réceptacle qui recharge les batteries. Va falloir que je réfléchisse et franchement pour ce genre de trucs, ça me gave un peu d’aller au charbon, c’est compliqué bordel. Faut que j’étende la lessive, ça au moins je peux faire, c’est pas de l’eau de vaisselle amère à boire. Pas la mer à bibiner.

Je sais, ce passage était chiant au possible, voilà pourquoi j’y ai mis un peu de poésie espiègle au bout. Histoire de noyer encore un poisson, ou un crustacé, enfin un truc qui peut pas se noyer. Excepté dans l’eau bouillante. Note pour plus tard, penser à faire bouillir l’eau du bain et le bébé avec, faut bien purifier les choses ! Tchao petit bébé, tu peux maintenant fondre et couler au fond de la baignoire maudite. Ensuite un coup de jet pour nettoyer les bord des petits bouts de cervelle qui mettent toujours plus de temps à se dissoudre… Aaah les joies de l’acide ! Au fait, elle est faite en quoi ta baignoire ? Oups… Attends j’reviens.

LA BAIGNOIR MA TUER

Tels sont les mots que pourra affirmer l’enveloppe de ta vie suivante. Suivante, mais pas dans le temps. Faut arrêter de fantasmer qu’une fois mort, on renait dans la peau d’une personne née à ce moment chronologique précis, ou à quelques minutes de décalage. Tels seront les mots écrits à la va-vite par le bébé juste avant que ses derniers instants ne s’écoulassent lentement dans l’agonie la plus totale, et les cris les plus horribles. Ils bullent tandis que les cordes vocales se désagrègent, et finissent dans des gargouillis qui feraient même frisonner Léon-Himself. Léon, nettoyeur. Protecteur de la plante et de l’orpheline. Orpheline qui tuera aussi, et sans problème.

Je suis en train de devenir asocial. A ce niveau c’est même antisocial. Quelle différence y a-t-il entre asocial et antisocial ? Quelle différence y a-t-il entre apathique et antipathique ? Le préfixe a- exprime une soustraction non ? La soustraction de quelque chose, le manque de cette chose, un rejet de cette chose ? Non, ça c’est anti- et anti- montre une volonté réelle de soustraire une chose à son comportement. Son comportement quand on parle d’un comportement. Lorsqu’on est anti- quelque chose on peut l’être avec passion, conviction. Antiraciste.

Antisocial tu perds ton sang froid !

Devine !

Un petit coup d’oeil chez ceux qui savent plus tard en 2-2. Le préfixe a- vient du grec et signifie pas, ou sans. Une soustraction donc, ou l’absence d’une chose. Apatride. Et ils prennent l’exemple du mot asocial. Le mec qui participe pas à la vie sociale. C’est moi tout craché ça !

Quant à l’apathie, toujours selon les mêmes qui savent (je parle d’un site en W, là je m’emmerde pas et j’ai pas mes bouquins sous la main) c’est l’indifférence aux émotions. Je me contenterai de ça. L’apathique est un peu un sociopathe. Indifférent à la sensibilité d’autrui. C’est dangereux ça. Ça peut donner des êtres égoïstes au plus haut point, et cruels. On se rapproche du portrait du pervers narcissique là. Ouais.

Capillotracté, encore un mot génial, et qui existe pour nos académiciens. Ajouté dans le dico y a pas si longtemps d’ailleurs. Je le trouve beau ce mot. C’est un mot agréable à prononcer : ca-pi-llo-tra-cté, faut même réfléchir une seconde avant de pouvoir traduire, jusqu’à ce qu’on ne te la fasse plus et qu’au moindres premières syllabes tu saches que c’est un super jeu de mots, qui fait prendre toute sa signification à une expression. Tiré par les cheveux. C’est génial… Vraiment.

C’est d’une beauté terrible, tu sais le genre qui te griffe la gueule quand tu la vois, quand elle se révèle à toi dans toute sa splendeur, elle te transperce comme un éclair béatifiant. Et tu te retrouves la gueule par terre, des larmes dans les yeux, la bouche ouverte, à plus savoir quoi dire. Contemplatif. Ébloui.

Et Blue y va au marché… tu me manques un peu Blue, t’façon j’ai ton numéro de téléphone, des fois je t’appelles ça t’étonne toujours… C’est toujours à des moments totalement débridés et sous le coup de l’impulsion… Je te fais plonger dans ma réalité quelques instants, dans la rue, en voyage, à l’aventure… Y en a des gens que je peux appeler comme ça, parfois ça ne décroche pas, c’est le destin. A la fin, quand on raccroche, tu pourrais te dire : « eh bah lui… il arrêtera jamais… » mais c’est pas ce que tu penses et c’est aussi pour ça que je t’appelles, parce que tu sais un peu ce que je vis.

J’ai des envies de tiser mais faut vraiment que je calme un peu le jeu avec ça. J’ai marché sur un tesson de bouteille y a deux nuits, parce que j’avais pété une bouteille sur le radiateur en la jetant en direction de la fenêtre, et même pas sans faire exprès. Sacré bougre ! Ca fait mal le tesson, mais ça je le savais déjà, j’ai chuté sur un de ces trucs une fois, dans les ktas, ça m’a ouvert la main bien comme il faut. C’est là que j’ai eu la confirmation que le Dinintel faisait aussi antidouleur en plus de l’effet stimulant.

Ça va surtout que c’était que moi qui me suis ouvert le pied, et pas mon chien. Je suis un sale con. Je ne veux faire de mal à personne, je veux juste qu’on me prenne pas pour un con putain de merde. Et dans mon entourage y en a qui le font ou qui l’ont fait et qui se pavanent, et ça me rend fou. Fou méchant.

Quand on mélange les sauces, ça fait des nouvelles sauces. C’est comme avec la beuh, quand on croise les souches ça fait des nouvelles souches. Bon avec les sauces y a des proportions, tandis qu’avec la beuh c’est dans un joyeux batifolage bourré de chaos mais aussi d’harmonie dans le chaos, que les nouvelles générations de graines se créent. Ça va moins vite qu’avec les sauces aussi. Mais par contre comme avec les sauces, parfois le résultat est chelou, on ne s’attendait pas à ce goût étrange et nouveau… Mais souvent aussi, passé la surprise de la découverte, on se prend à apprécier ce goût, bouchées & taffes, après bouchées, ou, et, ou ou et, et ou ou et et, taffes.

Comment ça « ou, et, ou ou et, et ou ou et et  » ?
Attends… J’explique :

Ca veut dire :

— soit ou,
— soit et,
— soit ou, ou bien et,
— et soit ou + et

Mais putain !! C’est de la logique ! Y a rien de plus con, suffit de lire dans l’ordre indiqué. Non ? Non… Oui c’est vrai, non. C’est même tiré parcapillotracté… Et pardon…

Si j’ai le choix entre Marche ou Crève, je choisis la marche. Je me suis toujours battu, j’ai toujours été suspect d’office alors que franchement mes intentions sont des plus louables, et du coup j’ai dû choisir la lutte plutôt que l’abandon, quoique pas toujours. Par exemple, pas dans ces épisodes de violence que m’ont imposés certains, et dans lesquels je n’ai même pas cherché à me défendre, ayant la conviction de ne rien risquer. Sauf quelques plaies, bosses, et côtes cassées, du détail. Le jour où ma vie sera vraiment menacée, un sursaut de survie me prendra, c’est logique, et je pourrais alors tuer, comme le moine de l’histoire. Ou pas…

Y en a qui, si un jour ils s’en prennent à moi, pffff… Je les laisserais faire. Tous en fait, je crois. Enfin non pas tous, mais pour les autres : avalez-la et étouffez-vous avec votre violence, le jour où je le deviendrai moi, faudra m’enfermer. Parce que je vis tout à fond. Alors si je dois vivre ça, je le vivrais aussi à fond. Avec une telle implication qu’à un moment, sauf si on m’a arrêté avant que je puisse apprendre les petites ficelles du métier, il faudra m’appeler un tueur en série. Et on est nombreux j’imagine à savoir ça sur soi. Ou à penser le savoir.

Combien sommes nous à être tellement dégoûté et attristé par la violence qu’on n’a jamais envie même quand c’est le moment, de l’utiliser ? Pas beaucoup à mon avis. Est-ce une valeur ? Ou de la lâcheté ? N’est-ce pas un arrangement avec la réalité de considérer une tare comme étant une force ?

Tu vois ce détail dont je viens de parler, en vivant dans cette société de merde là, élitiste, viriliste, pourrie jusqu’à l’os, faut pas trop que je l’ébruite, sans quoi avec la vie que je mène, que je souhaite continuer à mener, je risque d’avoir quelques soucis. Tu connais l’histoire du mec qui sait pas se battre et qui, comme pour s’affaiblir un peu plus à chaque fois, va provoquer des molosses qui vont lui péter la gueule à la sauvage ? C’est la mienne. J’en ai perdu des ratiches dans des bastons… Des bastonnades ouais… Faciles pour le bastonneur, et le bastonné indifférent à la grolle qui le savate vit ça comme une fatalité.

Vous, tous les connards sûrs de vous, qui ne savez pas doser vos réactions et juger que c’est pas la peine d’aller plus loin, qui avez quelque chose à vous prouver en faisant couler du sang, je vous encule et je continuerai à prouver que vous êtes des petites salopes en vous provoquant. Allez vous faire mettre ailleurs. Un jour on se croisera peut-être, je te ferai un clin d’oeil pour que tu saches que c’est pour rire quand je te dis que je vais t’arracher le visage avec les dents…

Et toi, tu le risques peu mon coup de savate dans ta putain de fourmilière un peu pourrie à la base par ton amour qui t’aveugle et qui me nuit (ta grosse), mais le temps tue tout mon garçon, pas d’inquiétude.
Et Lao Tseu l’a dit, il faut trouver la voie, moi je l’ai trouvée, à ton tour, mais je dois d’abord te couper la tête (ah merde, non ça c’est Hergé) :

J’ai bien sûr tous les droits pour utiliser cette image de Tintin…
Naaaan j’déconne !

Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger.
Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre.

Lao Tseu

Copain ? Bah copain ? Pourquoi t’es plus là copain ? Bon bah on est pas mieux accompagné que tout seul, avec sa conscience attachée au pied. L’ego gonflé comme une montgolfière, pfff abruti va. Tout est à sa place ? O.K.

Continuons d’attendre sans rien faire près de la rivière. Elle m’a donné son autorisation de le faire. Je la respecte. Son esprit est au-dessus de moi, il le sera toujours. Je la suis, immobile. Je suis là. …avec un peu de fièvre due à la crève… comme des explosions qui provoquent des sensations étranges aussi dingues que sous différents produits. S’il en fut (ta gueule).

Légende

(o) Casse-toi… en hollandais.

Quotidien alternatif

Fin de partie

Même joueur joue encore… J’ai faim de partir, franchement. C’est Biloute, un copain, qui m’a aidé à reconsidérer ce détail, et à en être encore un peu plus certain, surtout si c’est pour voir ce type de fils de pute. Biloute, je l’ai rencontré dans une teuf, c’est un fake-zonard, petit bourgeois à dreads déguisé en SDF, un bouffon du coin, qui se la pète un peu, il a de la malhonnêteté dans les yeux comme dans un film où tu avais grillé l’assassin depuis le début. Bon, en réalité ce connard veut juste me mettre une branlée parce que, après avoir pris plusieurs baffes par Golgoth 13, je lui ai collé une gueuze dans la gueule, et c’est un copain à Golgoth 13 (c’est une vieille histoire). Pour la petite histoire, à ma décharge, lors de cet événement marquant, j’étais défoncé à mort, à la tise, puis au LSD + kétamine + cocaïne. A sa décharge il était bourré. Pas Biloute, Golgoth 13, les tatouages de son visage se voyaient mieux ainsi. (*)

Franchement, les mecs, j’ai rien à foutre de vos vies de blaireaux, mâles alpha ne connaissant même pas l’alphabet, des benêts, ni de vos idées de mecs bien autoproclamés : ce sont des déguisements pour cacher une chose que vous avez en commun : la laideur intérieure, la malhonnêteté. Gaussez-vous tas de cons. C’est un autre con qui vous parle, un autre connard mmmmm’oyez ?

Bon alors, si le poney n’était pas interdit de manière récréative, franchement y a beaucoup de cons qui monteraient dessus régulièrement.

— Ils le font.
— Ils le font quand même tu dis ?
— Ils le font.
— Ah merde…
— Eh ouais.
— La loi de prohibition des drogues ne fonctionnerait donc pas ?
— …

Tout à l’heure je me suis payé le luxe de me shooter en IM dans le bras, (j’avais arrêté dans les bras, c’est super dangereux à cause des artères et ça fait 5x plus mal mais le sacrifice valait le coup, attends… haha) devant les gendarmes le majeur en l’air en chantant Mort aux vaches, morts aux condés, vive les enfants d’Cayenne, à bat ceux d’la sûr’té (Parabellum)

En vérité, je vais te dire, c’est pas vrai. La réalité c’est que j’ai eu une très forte envie de le faire, mais je suis quand même allé à l’abri dans ma tente de shoot à moindres risques, pleine de matériel neuf à usage unique, et sécurisée… sauf en cas de baffes.

Elle est bien ma tente de shoot à moindre risques, c’est une petite tente de shoot à moindre risques, y a de la place (juste pour moi et mes soucis), on peut se shooter tranquillement sans se faire emmerder (sauf en cas de baffes) à l’abri du regard du con de base, tu sais le gros con qui te juge parce que tu fais ça, tandis que lui sniffe ou tise, qu’il se nique allégrement tout son système respiratoire ou détruit ses cellules cérébrales in the party oh yeah ! et ne prétend pas, con mais pas faux-cul, que c’est mieux de faire comme lui…

— Bah si
— Hein ? Le mec il dit que c’est moins dangereux pour la santé de tiser ?
— Et de sniffer…
— Nan mais t’es sérieux ?
— Bah oui…
— Remarque ils ont peut-être raison : le sniff et la tise, c’est mieux que le shoot c’est bien connu.
— …

Bah c’est la fin des jeux on dirait, y en a qui rangent leurs neurones dans le fond, y en a qui les comptent, d’autres qui les pèsent pour voir la perte. C’est bien les presque-teufs (**). Hey ! J’en vois un là-bas qui est proche de la mort, son heure arrive les mecs, je pressens que ce sera pour la semaine suivante. Je le salue, je l’embrasse, je l’aime. Oh bah y a ses copains qui s’éclatent sans le voir, et même les deux meufs qu’ils ont emmenées, habillées comme des poufs d’été en hiver, se sont trouvé des sandwiches des mecs, ce qui est très difficile par les temps qui courent, où les vrais hommes, ceux qui rient et pleurent sans s’intéresser à qui les regarde, ceux qui s’aiment, manquent. Donc ça va, l’honneur de la bande est sauf, un seul petit boulet qui va crever (il aurait pas pu choisir un autre moment ?) sur une horde de 5 têtes de bétail, multisexe, multiage, multiprise, multi-ne-pas-lâcher-prise. Keep control, everybody, everwhere, mon torse d’homme poilu a gagné ton pouce bleu, merci. Sales cons.

Bon le poney, je crois que je n’aime plus ça, ça me transcende plus du tout, et je ne me souviens que de petites parties des quelques sous-sessions qui ont pas été cool. Maman m’avait payé des cours de poney, mais il m’avait envoyé ses pattes arrière dans le bide, et c’est un détail véridique (ton serviteur vers 7 ans). Sa propriétaire m’a limite engueulé. C’était de ma faute. Grosse pute. L’enfant que j’étais n’a pas pu te le dire, l’adulte te le dit aujourd’hui. Et ton demi canasson là, bah il sentait pas bon, son hygiène était douteuse, ouais. Il chiquait la paille comme un étalon mais il avait les couilles aussi petites que celles d’un chevalin. Et il avait deux fois plus de mouches qui tournaient autour de lui, que les autres – ceux de mes camarades. J’ai même dû croire qu’il était mort, voilà pourquoi j’en ai fait le tour, moi j’aime la mort. Voilà pourquoi il m’a défoncé avec ses pattes : parce qu’il était mort, et qu’il ne le savait pas encore. On tire toujours sur le messager.

Allons dormir du sommeil du juste.

Légende :

** Presqueteufs, ce ne sont pas des teufs, mais presque…

* Les prénoms ont été changés.

Quotidien alternatif

Pinochio’s awakening

Putain ! Quelle gueule de bois… Quand c’est comme ça je cherche à fuir. Je sais que j’ai déconné, que j’ai sans doute fait des choses pas nettes, mais il n’est pas question de réparer quoi que ce soit, il est question de continuer à avancer malgré tout en revanche.

Attention, quand je dis « pas réparer » c’est parce que j’ai conscience que c’est probablement assez minime, je ne suis pas violent, sauf verbalement. Je me connais, je suis dans ce genre de cas, un soûlard qui casse les couilles, un soir, et qu’on a oublié le lendemain – si ça se répète pas tous les jours.

Personne n’est blindé devant l’alcool. Personne n’est fait pour boire dans des grosses quantités, jusqu’au blackout. Modérément, ce n’est pas le cas, mais tel que je l’utilise l’alcool est un poison, pourtant j’aime ça. L’alcool me fait déconner mais j’aime m’empoisonner. Que je devienne infect est un dommage collatéral. C’est un peu comme une soupape de sécurité, si on l’enclenche tout le mauvais s’en va. Et après on peut reprendre sa vie sur de bonnes bases. Mais c’est toujours aussi difficile d’assumer.

Quand je bois, ma dépression prend vite toute la place, surtout si j’écoute des chansons tristes (Saez, Mano Solo, etc) parce que pleurer ça fait se sentir vivant, ça fait sentir quelque chose de fort. Mon cœur a besoin de sentir des choses fortes. Et je n’ai clairement pas du tout l’alcool rigolard, ou extasié.

En fait cette dépression est là tout le temps, sauf qu’en général elle reste en coulisses. Et donc lorsque je bois, elle ne s’installe pas, elle se vautre… Et c’est à chaque fois pareil, il suffit que je commence à boire, qu’il y en ait suffisamment pour que je sois bourré, pour que je parte en cacahuète. Si je suis seul c’est circonstance aggravante. Mais franchement, vaut mieux que je sois seul, et même chez moi. Car je ne souhaite pas imposer cet état à d’autres. Ils n’y peuvent rien, et si ils essayent pendant la crise ils se prendront une salve d’insultes. Aucun intérêt.

Bref. Assumer, c’est dur, mais rien d’impossible, et puis j’ai fait de mal à personne, j’ai juste bu, écouté de la musique, monté le son à fond, me suis d’ailleurs aperçu que mon ampli est pas assez puissant pour ce que je lui demande – ça sature assez vite. Et puis j’ai dormi comme une grosse masse jusqu’à 20h (lundi), et j’ai recommencé à boire directement au réveil (pas assez pour être bourré). J’ai eu faim (merci le bédo) alors j’ai été chercher un kébab. Ensuite j’ai vaqué en alternance entre plusieurs occupations : dormir, mater des séries, et finalement j’ai réussi à trouver le sommeil, dodo jusqu’au matin.

A propos de séries, la 4e saison de Rick & Morty est en approche ! L’épisode 1 promet ! Cela dit, je préfère voir ça en français, ça évite de devoir réfléchir pendant, de devoir lire les sous-titres. Je ne comprends pas encore totalement l’anglais à l’oreille. Mais y a du progrès ! C’est parce que je regarde beaucoup de trucs sous-titrés, certaines expressions sont imprimées, bref c’est vrai que ça aide en anglais, mais, en même temps ça semble logique.

Bon bah je me souviens de tout… Même du copain qui est passé pendant la bataille, avec qui j’ai dû ne pas être très respectueux. OK, alors lui, faudra que je le capte et que je m’excuse. Par contre je lui ai déjà dit d’appeler avant de passer, je peux très bien ne pas être là (il vient d’un village à 10km mais pas spécifiquement pour me voir), et je peux aussi être dans ce genre d’état, dans ce cas je réponds pas au téléphone. C’est simple. Et si je réponds, on capte que je suis pété, et on passe pas point barre ! De toutes façons je ne veux pas de monde chez moi tout court. C’est pas un squat ici. On peut passer me voir c’est pas un problème, mais faut pas se plaindre si quelque chose se passe alors qu’on n’a pas suivi mes instructions pour réduire les risques.

Quotidien alternatif

Histoire de cuillère – 1994

J’avais envie d’écrire, mais je ne peux pas. Apparemment c’est le matin, mais ça l’est pas pour moi. Je crois que ma gorge est abîmée depuis ma dernière crève, mais était-ce seulement une crève ? Des fois j’aimerais pouvoir savamment nommer la maladie qui me serre la gorge, le bide et le crâne.

Je suis frustré quand je peux pas taper de douille, vraiment. J’aime ça moi taper des douilles, ma gorge s’y est faite depuis 25 ans, étant donné que j’en ai presque 42 et que j’ai démarré mon aventure douillesque chez un pote parisien, quand j’avais 17 ans, dans le quartier des Halles. Ce mec était assez méprisant, mais on a tout de même fait les 400 coups ensemble, il m’a fait découvrir les catacombes illégales par exemple… Pour raconter l’anecdote, c’était chaotique : on était descendu sans plan, et y avait juste lui, ce mec, qui ne se souvenait pas du chemin à suivre pour arriver dans le cœur du réseau. On a crapahuté 1h max et on est ressorti, on a pas trouvé une seule salle. Ce fut la plus courte descente Kta de ma vie. Heureusement on y est retourné avec un copain à lui après, qui a joué les guides. On a même été jusqu’à se faire des jeux de rôle (de table) sous amphétamines, bon c’est resté sommaire et les drogues ont achevé de me faire oublier les détails de ces moments.

Notre jeu préféré sous terre, c’était de courir comme des dingues quand y avait du fumigène et qu’on n’y voyait rien du tout, en se cognant comme des gros cons dans les murs. Quelle rigolade ! Non, mais c’est vrai, on se marrait bien à faire ça. Enfin ça fait mal quand même quand on se prend un mur, sauf sous amphétamines, évidemment.

Et ce gus un jour, on était chez lui et on s’était procuré du chlorate de soude pour fabriquer du fumigène relativement inoffensif à respirer (croyait-on, mais on était des fous doublés de cons), et on fait le mélange dans un saladier. Faut bien mélanger la farine et le sucre, sinon ça crame pas bien ou ça fume à peine. Avec une cuillère à soupe, fallait touiller. Un mélange bien homogène, voilà ce qu’il nous fallait. Ensuite on aurait rempli des rouleaux (vides) de PQ (pour des petits fumis), et des rouleau de sopalin pour un modèle plus maousse, scotché les trous et direction les carrières de Paris youpiii ! Sauf que pour voir ce que ça faisait, cet abruti fini a rempli la cuillère avec le mélange, l’a tenue au dessus du saladier (plein) et en rigolant comme un âne, l’a allumée… Elle a pris la cuillère. Ça… Elle a pris. Le saladier aussi… Bah oui, ce type de fumigène pour être efficace et ne pas envoyer de braises partout, faut que ça soit enfermé (d’où les rouleaux de sopalin et de PQ). Bref, ses mains ont été brûlées, l’appartement de sa mère était enfumé au point qu’on a dû ouvrir les fenêtres… Pas discret dans Paris, dans le quartier des Halles en plus !

J’ai appris à détester ce mec, c’était le genre qui avait besoin systématiquement de se sentir mieux que toi. Ai-je dit méchant ? Je crois, il avait à la fois de la gentillesse et de la méchanceté en lui, de la compassion ou du mépris, en fonction de ses humeurs. Une tendance à écraser, et ce consciemment, qui il pouvait. Comme si il fallait qu’il donne des leçons. Ses leçons de merde, franchement. Il me fréquentait parce que j’étais vulnérable, c’était facile de m’écraser. C’était un con, mais moi aussi. A la réflexion on avait une relation un peu sado-maso, mais je tenais absolument à me rapprocher de Paris, j’avais des expériences à faire, et je devais en passer par des soirées vaseuses mais modernes, pleines de mauvaises drogues, et y avait que lui que je connaissais – on s’était rencontré dans le sud – et c’était pas du tout mon fort d’aller vers les autres. Ça l’est toujours pas remarque.

Bref, je me suis jamais réjoui pour ses mains, franchement c’était une bêtise et on était jeune, et aussi je l’ai laissé faire, j’aurais pu l’empêcher d’allumer la cuillère, mais fasciné par ce mec parce qu’il me fascinait, j’ai regardé en souriant bêtement. Là j’ai trouvé une vidéo où il fait une petite conférence sur la vie privée sur internet. Ce qui fait qu’il est « devenu ». Tu vois ? Pas comme moi. Moi je suis resté. Si je suis une sorte d’artiste déjà c’est bien, hélas je suis le genre qui crache sur son public comme The Rose et Gogol 1er, mais c’est pour rire public, en fait je t’aime.

A l’époque, une fois qu’il m’a eu présenté quelques lieux branchés on a cessé de se fréquenter. Comme lieux branchés, déjà il y a eu les catas, mais aussi ce fameux bar que j’ai vu fermer, plus vers Châtelet, le Bégo Bégo (juste en face d’un bar de deps où on n’a jamais été les bienvenus, communautarisme de merde). On pouvait y trouver tout et n’importe quoi, mais pas au bar. Au bar y avait que des boissons !

On a été pas mal au Gibus mais je connaissais de bien avant, par contre il m’a fait découvrir le Rex club (de la merde), et puis on a fini par aller ensemble, à pieds comme des gros cassos, à quelques teufs, dont une où Lisa N’Eliaz, une DJ hardcore gabber très réputée, accessoirement trans, mixait.

Il m’a fait découvrir le Techno Import, magasin de disques dans lequel nous, on prenait surtout des flyers d’information de teufs légales, dans lesquelles on pouvait se choper d’autres flyers un peu plus underground, avec des infolines pour aller à des teufs plus proches de ce qui se fait de nos jours, les free-parties.

Donc il m’a fait découvrir aussi le quartier de Bastille, car le Techno Import est dans ce quartier, dans une des rues partant la rue de la Roquette. Et je suis retourné à Bastille, quelques semaines (ou quelques mois) plus tard, seul pour le coup parce qu’on est toujours mieux seul que mal accompagné. Là j’y ai rencontré quelques punks, un red-skin, des zonards quoi… C’était la zone de Bastille de l’époque avec qui j’ai squatté pendant deux ou trois jours, juste le temps de bouffer un trip. J’avais 17 ans, j’étais amoureux d’une parisienne à qui j’avais fait du mal (j’ai été avec une autre nana alors qu’elle était en vacances) et de qui je n’ai jamais pu récupérer la confiance. Ça a été ma première grosse et vraie déception sentimentale.

J’ai raclé le fond de la zone de Paris parce que je voulais me défoncer. L’été d’avant, je sortais de la toute dernière année scolaire de ma vie, arrêtée au bout de 3 mois, à mes 16 ans (je suis de décembre), pendant laquelle ma prof de français avait tout de même réussi à me faire lire un bouquin. Oh, je l’ai lu au départ pour lui faire plaisir, car par principe libertaire je ne faisais jamais ce que l’autorité exigeait de moi (c’est toujours le cas) : jamais un devoir fait, jamais un livre lu, jamais un manuel ouvert en classe, je suis un garçon plein de principes que veux-tu… Ce livre, je l’ai commencé un peu par contrainte, je suis entré dedans à fond, je l’ai fini en le dévorant. C’était Flash ou le grand voyage, et le lire m’ouvrit des horizons certes quelque peu merdeux, mais pas que… Pas que, waow ! Parce que personnellement je n’étais pas du tout attiré par la merde. Ce côté obscur des drogues, je n’en avait une connaissance que théorique, et pour ce qui concernait la pratique j’ignorais tout, mais comme toute personne entrant dans ce monde je me croyais plus malin que la moyenne et je me disais que j’allais sans problème rester modéré, et que je n’en vivrais que le positif. L’avenir et les descentes carabinées des amphétamines me diront plus tard que j’avais tort. Moi, des drogues, j’en voulais pour l’extase qu’elles promettaient, juste pour ça, rien d’autre. Mais j’allais savoir très vite ce qu’était toucher le fond.

Donc je venais de lire Flash, et cet été là, en 1994 si ma mémoire est bonne, j’étais descendu dans le sud une dernière fois avec mon père, en Provence, et là j’ai cherché l’alternative parce que j’étais jeune et beau (mouahaha), j’avais les cheveux longs décolorés, j’écoutais pas de la merde, pas ces musiques modernes pourries, moi c’était les Floyd et Dead Can Dance, Mano Solo et Jefferson Airplane. J’avais 16 ans putain ! Je voulais pas aller dans leurs discothèques merdiques, ni dans leurs bars à la mode. J’avais une faim de loup, mais de défonce, de soirées roots, et accessoirement de baise – qui n’ont d’ailleurs jamais été totalement assouvies – et je l’ai trouvée mon alternative. Plusieurs filles et de beaucoup d’amour dans un premier temps, mais je me suis rendu compte que c’était pas ça que je voulais vraiment, ça je connaissais déjà, et c’était certes un plus (mon premier herpès au passage). Mais il manquait un truc.

J’ai donc fini par trouver ce que je cherchais vraiment cet été là. Ça s’est présenté sous la forme d’une rencontre d’avec deux gars de Paris lors d’une fête de village, et j’ai terminé plusieurs jours plus tard avec le deuxième des lascars à une rave de type garage. Mais ça s’est surtout présenté sous la forme d’un demi micropoint noir de LSD en miettes, léché comme un gros porc sur le capot d’une voiture, blanche la voiture. La nuit passée, après avoir bien dansé extasié par l’acide, j’étais bien, on est rentrés. Pendant les jours, les semaines qui ont suivies, j’ai été obsédé par ça jusqu’à ce que je retrouve par un hasard scandaleux le premier gars à Paris, au Gibus (mouais, c’est ça… ta gueule… le premier lascar, il t’a dit qu’il allait là, et comme tu connaissais, tu y es allé plus souvent. En gros tu as orchestré cette rencontre avec lui, mais avant de réussir, t’as essuyé tellement de soirées pourries dans cette boîte qui ressemble plus à un bar). Le premier gars, c’était ce mec de qui je parle plus haut bien sûr. Voilà une partie de ma vie racontée en m’inspirant d’Irréversible ou de Pulp Fiction. Hé, j’aurais pu tomber mieux, mais j’aurais pu tomber bien pire aussi. Il était pas que méchant et méprisant, sans quoi j’aurais été voir plus vite si l’herbe était plus verte ailleurs, il avait aussi des côtés vraiment intéressants et il était bien plus cultivé que moi, je mentirais si je disais le contraire.

Un jour, je ne me souviens pas de comment ça s’est passé, j’ai arrêté de le voir. Peut-être était-ce de son initiative. Je m’en fous en fait. C’était une bonne chose.

Je viens de te raconter mon entrée dans les drogues dures. Elle a pas été fracassante, et même j’avais trouvé ce milieu fermé, mais la réalité c’est qu’il était fermé avec les mineurs (c’est toujours le cas) et les sans le sou, et j’étais les deux à la fois. Une fois à l’âge adulte, on trouve des moyens de finance plus facilement et les portes de la came s’ouvrent alors avec tapis rouge. A moins de 18 ans, c’est niet et morale, mais à 18 ans et 1 seconde, alors là, tout est possible ! Quelle société de cons.

Quotidien alternatif

Fermeture hermétique

Je maîtrise à 400% malgré les 190 microns. Je reste moi-même malgré ces images fantasmées qu’ont les autres de ma gueule. Je vomit d’une manière pour une fois non verbale. Tout est tourbillon et au centre le trou noir. Allez TOUS vous faire foutre.

Edit : état d’esprit fermé, sur la défensive, défoncé qui plus est au LSD. Je déteste le LSD. C’est de la merde, de la perte de temps, un truc qui n’existe pas dans sa forme naturelle, il faut une intervention nuisible humaine pour obtenir cette chiasse accessoirement manne financière. Je déteste le LSD. Et je critique ouvertement toute prise d’hallucinogène récréative. On rigole pas avec la mescaline, on peut rigoler sous mescaline, mais prendre des drogues de ce type pour déconner c’est un comportement typiquement blanc, occidental. De la merde. Mon cul est tout blanc. Je ne suis qu’un petit toubab à la recherche de ses racines africaines. PS : c’était 400 microns. J’ai dû confondre.

Quotidien alternatif

La Belgique ça a du bon !

Bon. Le trip bière et bédo, c’est pas mal à peu près, environ. Sauf que la coordination, et pas l’accord des Nations, elle en est un peu – comment dire ? – niquée (hips !) si j’puis dire. D’ailleurs, depuis deux heures j’ai des réactions bizarres… Si ! J’te jure ! Par exemple toutes les 20 minutes (environ, ça fluctue), je hèle en hurlant d’une voix de pochtron fini, un certain Gérard, en lui demandant de m’en r’mettre une… De bière… Une. Juste une, une seule, la dernière, la dernière avant la prochaine, une 16. Allez Gérard, déconne pas, sers moi d’abord puis serre moi fort dans tes gros bras costauds tête de poireau ! Promis j’me mouch’rai pas dans ton tee-shirt, j’ai besoin d’affection genre 3 secondes, après je remonte sur mon pangolin géant et je repars vers les remparts du château, je vais affronter la rivière et ses monstres, taïauuut !

Suis-je alcoolique si je bois hmmmm… 24h sur 24 ? Oui mais ce n’est que de la bière, et en plus elle est pas forte, et j’en bois pas des mille et des cent… Depuis hier matin ça ne fait que 15. Il est 18h50, j’ai eu le 1er pack à 10h hier, ça fait 24h + 8h50 (je suis nul en maths) = 32h50, on va arrondir à 33h. Une moyenne de 33/15 bière par heure.

1 bière toute les 2h15 environ.

Il me reste 5 bières, à ce rythme je peux tenir 5 x 2h15 = 11h15. Demain à 8h environ je pourrais alors en racheter. Suis-je alcoolique si je bois 24h/24 ? Combien de temps met-on pour devenir alcoolique ? Que de questions mais pas de réponse. Je ne veux pas faire de recherches sur le sujet. Je pense n’avoir jamais été alcoolique, cependant j’ai souvent eu des problèmes avec l’alcool, ce qui est différent. Au bout de combien de temps à passer à boire non stop – sauf pour dormir – ne peut-on plus se passer de la bière ? Doit-on passer à quelque chose de plus fort ? La théorie de l’escalade, parait-il, est une supercherie, attention, pas une super cheurie parce que si elle était cheurie elle pourrait s’acheter ou se racheter une réputation.

A la tienne !

Ouais à la tienne Etienne, et tiens le bien ! Attends-moi faut qu’je pisse ! Tiens, s’il me prenait l’envie subite de me planter au milieu de cette rue éclairée par la lune, de mettre à nu la mienne et de pisser ici, là, comme ça, juste là ? Tu dirais quoi ? Que je suis un gros dégueulasse ? Moi je dirais que je suis libre. Ce bitume insulte Gaïa, l’empêche de respirer, ma pisse aurait servie à Gaïa mais ici, ça fait puer le bitume qui ne la boit pas. Si les choses avaient été équitables pour Gaïa, ma pisse n’aurait dérangé personne. Pourquoi je devrais m’empêcher de faire un truc naturel ? Aaah je suis pas obligé de le faire au milieu de la rue, certes, mais moi j’en ai envie, qu’est-ce que ça change pour le bitume sur lequel je pisse, que je le fasse contre le mur de l’immeuble, entre deux caisses dans le caniveau, ou au beau milieu de cette petite rue commerçante désertée vue l’heure ? Tu n’es pas obligé de regarder si tu ne veux pas voir ça, n’emmerde pas un con qui pisse !

Je pisse !

Oui j’arrête c’est bon. Je suis en train de découvrir un truc indispensable pour notre époque moderne psycho-allumée, ça s’appelle Trotsky Nautique. Alors comme je suis cool et que sur bandcamp y z’ont fait un truc super adapté à wordpress exprès pour les lulus comme moi qui veulent intégrer des trucs dans leur site hyper-facilement, voici un morceau très beaucoup engagé dans la lutte pour la défense des animaux maltraités, après Gogol 1er, Trotsky Nautique (label indépendant la Souterraine) :

Plein de fioritures juste histoire de noyer un poisson porteur d’une information : je n’ai rien à dire. Si : faut que t’écoutes des trucs indés ! Plus de trucs indés !! Encore plus !!!

Quelques heures plus tard, vers 3h30 du matin…

Bon j’ai pas réussi à tenir mon rythme de 33 quinzième de bière par heure. J’ai fini la dernière… Enfin… Là ça y est elle est finie en vrai. J’avais prévu d’être en panne vers 8h ce matin, bah ce sera pas le cas, mais qu’importe en fait puisque je n’ai pas vraiment l’intention de tiser de la sorte ! C’était de l’humour plus qu’autre chose… De la dérision dans un monde de fions ridés ! (ça marchait pas avec zions ridés) Non mais d’autant que ça me réussit pas de boire, ça me rend quelque peu nerveux. Là ça va, je bois pas comme un trou normand ou picard, donc je ne suis pas agressif, mais quand même ça pose quelques problèmes de coordination entre les mouvements…

Allez ! Bon courage pour la semaine (non je rigole : trime bien mouahahaha).

Quotidien alternatif

Petit-déjeuner belge

On dit ça quand on boit de la bière le matin. Mais pour moi est-ce bien le matin ? Je tente de dormir comme je peux, ma vie est devenue un combat pour dormir. Je me suis souvenu d’un petit détail sympa, de quand je suis arrivé par ici, en Creuse. Je ne voyais pas grand monde, je ne me droguais pas. Sauf à acheter 5g de shit par mois fumés en 3 jours, quelques bières par ci par là. Quand je me suis retrouvé en société à devoir faire les deux en même temps, fumer, et boire de la bière, j’avais pas l’habitude ni de l’un ni de l’autre alors le mix des deux, c’était assassin, et je piquais du nez sur la table à chaque fois, ça ne loupait pas.

Ce dont je me suis rappelé de sympa, c’est que bière + bédo = bon gros dodo. Alors je me suis mis en mode bibine + douilles hardcore. Et ça marche. Mais à chaque fois c’est une heure ou deux, et je dois remettre ça (tiser + fumer) alors le carnage entre les moments où je me réveille et ceux où je me recouche, je te dis pas.

La bière ce qu’il y a de bien c’est que ça bourre pas vite. On peut relativement contrôler, savoir quelle bière est la « bière de trop » en amont, et non après, au pied du mur. Mais la plupart du temps je choisis de continuer à boire après la bière de trop. Trou noir. Et dans ce blackout je peux être amené à céder à la tentation de prendre autre chose. Speed, kétamine, acide, etc. Si à ce moment là… Mais putain de merde !! J’étais pas du tout dans le sujet de merde de mes crises de nerf à chaque sortie en soirée.

– Va le faire ailleurs ton bad trip.
– Merci… Là je suis là, va falloir faire avec.

Et soudainement, la limace accessoirement humaine se transforma en Prince Charmant venant défendre la Damoiselle en Détresse (sa go), courut prendre une lance toute neuve, mit un casque à pointe de marque Jahwohl Obershtaun Führer©®, et de quelques coups de piques ne blessant que mon honneur, me chassa moi l’importun en crise, en proie à des démons que Gilles de la Tourette m’aurait envié, me raccompagnant sans plus de compassion jusqu’aux remparts de ce parc devenu soudainement si laid où les arts vers Fursac se pratiquaient une fois par an.

Dehors, le célèbre gladiateur Portugais El Moustachator m’attendait et n’attendrait qu’un petit signe pour me défoncer la gueule jusqu’à ce que mort s’en suive, moi pauvre hère, malandrin, manifestement dans un mauvais délire.

Heureusement pour moi, le père Farousco, Mago respecté de son état, était là. Le Portugais n’aurait pas fait deux secondes en face de ce vieux mage… Un simple sort, un geste, un mouvement du petit doigt, et El Moustachator mangerait les pissenlits par la racine. Et Stachator le savait. Il se contentait donc de baragouiner quelques menaces incompréhensibles, mais la tension était tout de même palpable.

Oui, il y avait beaucoup de tension, au point que le bar ferma plus tôt, mais toute cette pression, je ne le sentais pas alors que j’en étais sensiblement l’origine. Pour moi, tout était normal. J’avais bien conscience d’être dans un sale délire, mais je n’y pouvais rien, j’essayais de combattre cet état de fait mais rien n’y faisait. Ces produits… Quel cocktail !

Je t’emmerde toi le soldat romain du dimanche. Et ta poule avec, tu sais pas ce que c’est « manquer de respect » je pense. Y a des trucs qui me reviennent, j’étais pas si coupable que ça. Putain ça me tue, je suis si et systématiquement laxiste, je passe tout, je suis tellement con dans ces excès de gentillesse, je ne veux que voir le positif, après coup. Mais ça m’étonne pas que tout ça ressorte une fois défoncé bordel ! Faut écouler les choses au fur et à mesure sinon on est encombré, et quand tu cherches à désencombrer, attention aux éclats de dynamite.

Y a de l’annihilation dans l’air. De l’auto-annihilation. Je suis en train de me faire une overdose de Muse, j’adore vraiment ce groupe. Glam-rock. Symphonique, on dirait… Une OD de Muse et de bière, sans muse et sans bar, je me muselle en m’usant, je deviens un musée fou où cent bardes amants et amers se marrent et se meurent, un bordel sans nom, le bord de mon aile en sang, non ?

Quotidien alternatif

C’était pas un accident

Quelques mois plus tard, j’ai enfin des informations. Alors effectivement, je peux avoir des réactions violentes à la violence. Surtout si elle est exprimée pour humilier, et non pour faire mal. Si je reçois des gifles et que j’ai un truc à porté de main, j’hésiterai pas à le prendre au bout de ma deuxième ou troisième sommation de stopper ça, et à m’en servir. Or autour de moi, parfois il y a une gueuze qui traîne.

J’irai faire le dernier trod, et je lui enverrai tout de même le résultat des tests pour les MST. Y a pas de problème, mais je ne suis plus du tout dans le même état d’esprit qu’à l’époque. Je déplore ce manque de franchise, qui m’a fait douter de moi. Jamais je n’irai agresser quelqu’un et donner le premier coup, je le savais, je me connais suffisamment pour le savoir, dans quelque état que je sois il reste un point commun, je suis moi avec tout ce que j’ai appris en grandissant, en évoluant, en me cassant la gueule, en déconnant, en assurant, en apprenant.

Donc c’était pas du tout un accident. Qu’on se le dise.