A voir plus tard, Auto-Psychologie, Quotidien monotone

Pour commencer

Avant j’étais pas du matin. Y a pas de frise chronologique pour me dire quand c’est avant, on va se contenter de dire que c’est un passé récent-moyen. Mais y a eu une période où j’étais du matin. Faut que j’aille chercher loin dans ma mémoire, mais y a eu des moments où j’étais heureux de me lever et de commencer la journée. Des périodes où arrivé à une certaine heure je ne me disais pas comme un hommage à Jacques : « Encore une journée d’foutue ».

Je suis toujours pas du matin. Même en fumant des gros bédos/bangs. Mais j’arrive mieux à contrôler ça. J’arrive mieux à sourire le matin. A rire de moi, à étendre mes lèvres comme cette jeune punk dans Nikita, lorsque la Jeanne Moreau lui apprend à se servir de ses charmes. La punk se regarde dans le miroir et commence une danse du sourire, des grimaces, elle ne sait plus sourire. Mais a-t-elle déjà su sourire ?

Combien de fois et par combien de personnes différentes as-tu entendu ceci : « Pas avant mon café. » ? Moi plein. C’est l’avantage d’avoir squatté avec des personnes de caractère, parfois rustres, femmes et hommes rustres oui, mais ô combien aimable à tant d’autres moments. Quand tu sais que tu ne dois pas parler à quelqu’un avant son café, bah en bon casse couilles tu testes, tu cherches, tu chatouilles un peu, tu vannes. Jusqu’au jour du drame…

Personne n’est jamais obligé de rendre une ambiance invivable, cela dit je ne pense pas qu’elle fasse exprès lorsqu’elle le fait, cette personne. Oh y en a bien qui le font exprès, mais je suis pas dans l’extrême, pas encore, donc je vais rester près du sujet des gens bien borderline à qui tu peux faire péter des câbles si tu les connais pas et que tu va sur des terrains qu’ils supportent pas.

Mais d’abord… Roulons nous un joint !

Il est 12 heures 35, jeudi. Je viens de tomber du lit, les yeux encore rougis de ma dernière douille (j’ai jamais précisé parce que pour moi c’est évident, mais une douille c’est un bang, parce qu’on appelle comme ça le petit foyer qu’on remplit avec le mélange), j’ai hésité à me recoucher mais y en a un qui me réclame de sortir. Attends loulou (*), je prends une douche après avoir bu mon café et fumé mon pétard, en attendant bah tu peux pas sortir librement puisque la voisine qui mets un point d’honneur à utiliser ses jupes et ses talons même en hiver, est là le midi. Elle fait pas chier à part ça la bourgeoise qui profite des prix de l’immobilier les plus bas du marché. « Faut pas venir ici, y a rien ! » bah y en a ça leur parle. Du rien, ils en veulent. Pas comme ces citadins tous speedés.

« Si j’te raconte tout ça ce soir, c’est qu’j’ai chopé un vieux coup d’cafard, mais j’pense que t’as aut’ chose à faire qu’à écouter les loups solitaires… » Higelin

Moi aussi, j’ai une douche et des décisions à prendre, un café et mon sac à vider, un chien et mon cul à sortir. Plein de trucs à faire, écouter les loups solitaires faudra remettre ça à plus tard, j’en ai rien à foutre de m’écouter jacter d’ailleurs, mes semblables, encore moins. Enfin à c’t’heure.

A ce niveau là, le joint c’est de l’hygiène. Le truc qui va me faire rester à un niveau d’humeur assez haut pour circuler chez moi. La nuit il me fait dormir, le jour il m’aide à vaquer. Soit.

Légende

(*) Le nom a été changé

Quotidien monotone

Le marchand de beuh

Bon. Faut que je t’en raconte une.

Voulant me faire un petit dossier sur la barre de raccourcis (j’appelle encore ça des raccourcis, je suis un vieux de la vieille…) pour y mettre des sites qui pètent dans l’actualité informatique, énième tentative d’organisation qui tombera à l’eau comme chacune, je tombais, non pas à l’eau, mais sur des avertissements concernant les cookies. Tu sais ? Ceux qu’on voit partout, sur tous les sites qui se veulent un tant soit peu sérieux.

J’en étais à me demander dans quelle mesure la loi oblige bêtement en France à avertir les gens, quitte à me mettre dans le rang et le faire aussi. Un bon rebelle va toujours contre le courant, et si le courant c’est de ne pas le faire, car il semble que ce soit le cas, alors c’est aller contre le courant de le faire… Je sais. Ma gueule.

Mais bon, là-dessus je tombe sur l’excellent site Korben.info, proposant un truc tout autre : virer tous ces avertissements, grâce à un plugin. Cool… Me dis-je en me précipitant sur le lien, qui m’a ramené sur cette source d’infos tournant autour du net et des technologies. Celui-là, il va rejoindre les autres Canard PC, etc., qu’il sera pratique à l’avenir de ne plus avoir à accepter leurs blablas, car les cookies tout à fait entre nous, je sais ce que c’est, on ne peut pas y échapper, et je m’en fous un peu que le pseudo que j’ai choisi comme nom d’utilisateur d’un site particulier soit enregistré dans un cookie sur mon pc pour rendre service à ce site particulier, afin qu’il puisse me reconnaître ce qui est quand même pratique quand on a un profil sur ce site, admettons. Ce qui serait plus grave, serait si mon mot de passe était enregistré, et encore plus grave, enregistré en clair… I don’t care about cookies [extension navigateur].

Les dents ça repousse ?

Bon, on s’en fout, les avertissements c’est juste un gros délire de la CNIL. Il faut que les sites français obtiennent le consentement des gens à ce que ces sites utilisent des cookies sur leurs ordinateurs. On considère que cliquer sur (j’ai + de 18 ans) est une preuve suffisante de l’âge de celui qui clique et qui veut accéder à du contenu spécial pour adultes qui sait, lui, ce qu’il fait, où il va, d’ailleurs il y va toujours de manière bien plus digne (tg bouffon – Oh eh je te prierais de rester poli sale mioche !) donc j’imagine que c’est idem pour l’acceptation. Que je sois d’accord ou pas, je n’ai pas le choix, si je veux voir la page sans la barre, je dois cliquer que je suis OK. Soit. Mais je peux continuer de naviguer sans cliquer sur OK, je devrais me taper cette barre. Mais un truc me turlupine : on m’envoie pas de cookie tant que je clique pas sur OK au moins ? Je demande ça bêtement, tu sais, moi je suis bête faut m’éduquer… Ah d’accord, attends tu dis bien que les cookies sont quand même sur l’ordi qu’on clique ou qu’on ne clique pas ! Bah merde… On m’aurait menti ?

Cela dit avoir peur des cookies c’est être flippé, mais la France est un pays de flippés.

La France, pays de flippés, de pétés de la tête… Rien ne change cette nouvelle année, nouvelle décade. Ah si : un truc… Je vais mettre des capotes maintenant. Non, je n’ai rien chopé récemment, j’ai déjà suffisamment pécho de compagnons de merde comme ça dans ma vie ! Ça va dans mon calbard quoi que j’ai toujours les couilles qui me grattent, mais ça c’est quand on parle de Fernande. Donc capotes pour les coïts de passage ().

Mis à part ça, et aussi le discours de Macron, la fameuse macronique annuelle fut d’une force les amis ! Euh, non. Je déconne. Cela dit, je manque cruellement de critique politique depuis quelques temps. Et j’en suis des fois à me dire carrément que c’est (RdR oblige) le président le moins pire, semble-t-il, qu’on ait eu depuis un bail, je suis tombé bien bas. Mais pour sauver l’honneur, ça ne veut pas dire qu’il est bon, mais lui et son équipe donnent au moins l’impression qu’ils bossent. J’avoue que sauf quelques rares députés et maires, je n’avais encore jamais vu des politiciens élus vraiment travailler. Serait-ce de la mise en scène pour les photos et les caméras ? Ce n’est pas le genre de la maison (ah si ? ah bon).

Et tu vois, franchement, ça donne (pas) envie de bosser aussi. Moi ça fait 15 ans que je n’ai pas eu un travail digne de ce nom, mais par choix. Et attention, tenir un balais c’est un travail digne de ce nom pour ton serviteur, ramasser les poubelles aussi, par contre rester dans un bureau à se les branler sur le net toute la journée en faisant semblant de diriger une entreprise d’employés sous payés, ce n’est pas un travail digne de ce nom. C’est de l’exploitation esclavagiste, les maigres payes remplaçant les rations et l’eau, ne sont toujours que des miettes des plats des cadres, comme jetées aux nécessiteux par des grands seigneurs.

Waow… Quelle passion ! Quelle fougue ! Et tu n’as encore rien vu… Car si j’aime à me faire passer pour un sale bonhomme plein d’aigreur, je suis aussi tout le reste de ma personnalité et dedans, y a l’engagement politique !

Ta gueule. S’te plaît. Tu pourrais être à la place du kéké qui en branle pas une dans son bureau, tu le ferais sans scrupule.

Bah pourquoi ma gueule ? J’ai toujours revendiqué fièrement, et souvent sans réelle réflexion de fond. Souvent par impulsion, emballement à la va-vite et j’ai épousé différents courants de pensée, tous assez radicaux, note. D’un extrême à l’autre j’ai sauté, et aujourd’hui j’ai décidé de ne plus jamais sauter, mais de plutôt m’envoler. Ou sauter dans le vide, en d’autres termes. Car j’ai cru remarquer que si l’on reste sur la perspective du saut d’une idée à une autre, on ne voit pas les choses assez clairement. Le saut dans le vide est ici un passage de la 2D à la 3D. C’est le jour où après t’être fait opéré des yeux tu retires enfin les bandages… C’est une redécouverte des choses, sous un nouveau jour au lieu d’un nouvel angle. C’est le fameux pas de côté de l’an 01.

Sur ce site, on fait des activités ludiques, surtout en fin d’année quand le froid engourdit les doigts qui me restent, et qu’un bon clavardage en mode monologue est de mise pour faire circuler le sang, se réchauffer. Comme avec un feu de cheminée. Un bon feu de cheminé qui illumine légèrement la pièce de sa lumière discrète, qu’il faut s’en rapprocher pour pouvoir lire, ou voir les visages qui l’entourent et l’écoutent crépiter de sa voix rauque enrouée.

Un bon feu de cheminée, un bon feu de camp aussi, dans la forêt, à l’orée d’une clairière. Autour, quelques personnes assises, dont des musiciens qui tiennent leurs instruments : une guitare, un djembé, et une basse acoustique, jouent une mélopée enivrante sous les voix d’un couple de chanteurs, une fille et un gars. C’est beau. Ca fait médiéval un peu, genre Malicorne. On a envie de les accompagner avec ce qui nous tombe sous la main, une bouteille de bière vide et un bout de bois font un bon instrument éphémère à percussion…

Le feu devient un feu de Dieu quand d’autres personnes s’amènent, amènent du bois mort et leurs présences, et le foyer devient immense, des braises montent à plus de dix mètres, on doit s’éloigner, et le cercle s’agrandit, s’étend, et des nouvelles personnes gens s’assoient, qui en silence, qui en discutant, qui jouant déjà d’un nouvel instrument : saxophone par ci, darbouka par là… Certains auraient même vu un piano à queue, mais ceux-là étaient perchés bien plus haut que cette chouette hulotte qui nous fait savoir en nous survolant et en piquant parfois sur nous, toutes griffes acérées dehors, qu’on la dérange. Nous sommes chez elle. Mais elle devra s’y faire, en tous cas pour ce soir. Les joints tournent, les shilums fument et leurs fumées rejoignent en dansant, celle du feu qui tourbillonne au rythme des chocs sur les peaux de bêtes tannées et tendues.

Jah veille.

Dans la famille Cokalane je voudrais la mère.
Le dernier truc que j’ai trouvé vraiment intéressant en terme de nouveauté d’internet innovante, c’est les sites en io. J’ai d’abord commencé par agar.io mais t’admettras que ce jeu s’il est vachement addictif est trop simple. Mais ça ouvre une porte sur le net, celle des sites-jeux. Le concept existait déjà mais là on a mis les pieds dans un nouveau monde. Il y a peut-être eu des choses plus dingues depuis, mais je suis un piètre touriste sur le net. J’ai des goûts très spéciaux… Et tout mon temps.

Tiens en parlant de goûts, j’ai une chanson qui me revient en tête là tout de suite, c’est un air à la con du premier Astérix adapté en film d’animation, l’aventure pilote, chanté par un vieux gaulois à moustache, totalement en orbite dans sa tête (stupido) : « Je suis un marchand de boeufs oui vraiment très malheureux, si j’vends mes boeufs au marché, qui va pouvoir nanana… » – je suis sûr de tout sauf que nanana. Bref. Elle est pas géniale ma vie ? Tiens et pis comme ça tu l’auras dans la tête tout le reste de la journée gnark gnark…

Légende

() : Aventures d’un soir

Quotidien alternatif, Quotidien monotone

Crève

Bah ouais crève, c’est pas de l’impératif mais c’est le titre idéal pour ce billet : ça fait trois fois que je chope la crève en un mois.

A chaque fois je le sens, que je la couve, la nuit précédente, j’ai un peu de mal à dormir et je tremble de temps en temps, ça fait comme les premières fois où je fumais, des espèces de montées sensas et fulgurantes, le genre que t’as dans les montagnes russes, des trucs ça fait limite du bien… Même si ça peut faire flipper. Mais à chaque fois, je sais ce que c’est évidemment, à force de le revivre tant et tant de fois. Et là ça ne loupe pas, j’ai dû sortir mal couvert pendant une de mes cuites extasiées, je ne sais pas…

Ou peut-être n’est-ce que ce courant d’air qui passe et repasse parfois lorsqu’il y a vent de tempête par ici, et que je sens parfois jusque dans mon lit… sous mes draps… Qui sait ?

Auto-Psychologie, Communication Non Violente, Littérature, Quotidien alternatif, Quotidien monotone

L'héro des temps modernes

Ce matin je me suis levé avec Les copains d’abord dans la tête, pourtant je l’ai même pas écoutée hier, mais c’est cool. J’aime bien cette chanson. Quoi qu’elle génère systématiquement des naissances d’émotions fortes, et parfois les paroles se noient dans un larmoiement de merde, bien pourri, genre voix chevrotante tu sais, le truc vraiment moche : le vieillard qui chiale.

Oh ça va j’ai juste dit « naissance » parce que ces trucs là qui remontent, pas question de les laisser faire, ils ne remontent finalement pas bien haut et le temps d’une petite fraction de seconde, pas de quoi en faire tout un plat.

C’était pas des anges non plus, l’Évangile ils l’avaient pas lu mais ils s’aimaient toutes voiles dehors.

Les copains d’abord

Pas des amis de luxe, j’encule les amis de luxe. J’en ai eu, alors je sais ce que c’est. Moi j’aime les gens qui ne demandent jamais rien à personne – pour qui me connait vraiment, par ex. dans mon tabac on se sert, modérément, mais on me demande pas tout le temps, ça me CASSE LES COUILLES de toujours voir les mêmes rituels de taxation, à un moment faut se détendre et savoir qui on a en face, et s’il abuse trop (ou trop tôt) de la pompe à générosité il dégage sans ménagement de mon entourage quitte à ce que ce soit moi qui parte – ceux qui n’attendent rien d’autre de toi que tu sois toi-même, et prennent du temps pour le découvrir, qui se foutent de ton passé mais qui connaissent ta date de naissance (honte à moi je ne retiens aucune date de naissance) alors à eux je donne tout. Y a des tests à passer avant mais une fois que je suis accroché à quelqu’un, si c’est pas à vie, ce sera une déchirure terrible quand mon amitié cessera pour une raison ou autre. On ne veut pas perdre quelque chose à quoi on tient vraiment.

Chaque déchirure reste. Suppure et s’infecte. C’est peut-être ça une « gueule cassée »… J’en ai entendu plusieurs, des nanas, me dire « j’aime bien les gueules cassées » et je me suis toujours demandé à quoi elles faisaient allusion. C’est peut-être ça ? Des gens pleins de blessures qui se sont infectées ? On saura pas. En tous cas pour elles, je devais en être une. Charmant. Et moi qui me croyais encore beau et plein de charme ! Merde alors !

J’ai faim bordel ! Faut que j’aille sortir les poubelles, acheter du pain, bref faut que la journée, disons extérieure, commence. J’ai pas trop envie de voir des gueules, cassées ou pas cassées, ni masculines avec yeux froncés, ni féminines avec sourire en prime (ni l’inverse), là tout de suite. Mais faut bien. Bon, et puis j’ai enfin lancé une putain de machine vu que ça fait deux semaines que j’ai plus de sous-vêtements et que je joue à l’adolescent crasseux.

L’organisation ça n’a jamais été mon fort, enfin bon y en a un qui aimerait bien que je passe outre toutes ces considérations et pis que je bouge un peu mon cul. Attends, je finis mon café, la fenêtre est grande ouverte du coup il peut circuler, goûter l’air un petit peu avant de le savourer finalement. Quand je pense qu’il y a des chats qui ne sortent jamais d’un appartement bien trop en hauteur pour eux, ils ne voient jamais la lumière du jour moyennant une organisation bien chiadée de la part de l’humain distributeur de bouffe, l’accompagnant accessoirement : litière mon cul, ça pue à mort, je rentre pas chez toi. Moi j’ai honte quand je sens que ça pue chez moi. Et même si je n’y fais entrer que des personnes archi-triées sur le volet (genre 2-3 et la famille), et que du coup ces personnes me connaissent, quand elles passent je n’ai aucune envie qu’elles soient envahies par l’odeur, telle par exemple que celle que j’ai senti cette nuit sans comprendre d’où elle venait, pas le courage de me relever. C’était parce que la veille j’avais collé des sacs poubelles à sortir plus tard, à cuire au-dessus du radiateur, cruelle épopée…

Y a quelques temps, une personne que j’aime beaucoup mais pour qui je dois être devenu un peu toxique – depuis le coup de fil sous ké…- m’a fait découvrir Odezenne. C’est spécial, juste assez dérangeant pour que je m’identifie à quelque chose là-dedans. Quoi ? Je sais pas. Le(s) chanteur(s) ? Je ne pense pas. Pas les personnes. Juste ce son. Ces paroles à la fois simples et dures. Les mots sont durs des fois. Bande de salauds de mots !

J’ramène ma fraise là où c’est triste…

J’achète plus de CDs mais que des vinyles, en fait je n’aime simplement pas le format du disque compact. On a observé une hausse des prix des disques quand on est passé au CD. C’était un prétexte pour vendre plus cher des choses qui en valent moins, ces produits de consommation. Moi je vois ça plus comme de la collection, je collectionne des trucs que j’aime uniquement. Donc super sélective la collection, je ne suis donc pas à proprement parler un collectionneur. C’est vraiment une toute petite partie de ce qui se fait que j’aime. Et d’ailleurs, comment en vient-on à aimer des musiques plus que d’autres ? En se créant des souvenirs dessus. Seulement en faisant ça on peut en venir à détester un morceau, à ne plus pouvoir jamais l’écouter alors qu’on l’aimait. Tout souvenir ne contient pas seulement de bonnes choses.

J’ai arrêté la kétamine, ouais, ça commence à faire quelques semaines. J’ai fait deux trois surdoses traumatisantes. Peuh ! Traumatisantes mon cul… J’ai été enchanté par les voyages mystiques que j’ai fait au départ, j’ai voulu les revivre jusqu’à les vider de leur sens, cherchant quelque chose de parti depuis longtemps, jusqu’à ce qu’ils deviennent récréatifs sans plus une once de spirituel ou d’automédication. Mais de toutes façons, j’ai arrêté. Par contre j’emmerde toujours ouvertement et à mort, la morale, les cons qui prennent la mouche pour une abeille, et moi-même je la prends trop vite pour une conne qui me fait tourner en bourrique. Bref je reste le même – Y A PAS.

Donc la kétamine, c’est pas pour moi. Comme j’aime pas le LSD (excepté seul, quoique non plus), que l’héro me provoque des démangeaisons incroyables au point de me gratter au sang, que le speed m’empêche de dormir plusieurs jours après la dernière prise, que l’alcool me rend très con et insupportable et malade et ultra-désagréable le lendemain, que la MDMA (et donc les tatas) m’empêche de bander et de pisser (le speed aussi un peu) qu’est-ce qui me reste ? Le shit ? Haha ! Ouais. Alors quoi ? Nan mais franchement on peut partir loin avec le shit en le mangeant par exemple, mais v’là les quantités qu’il faut se taper ! ça devient énorme en terme de finances… Et puis le cannabis c’est déjà une béquille quotidienne. Je pouvais m’en passer, je pourrais m’en passer, mais ça me ferait chier quand même.

C’est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler…

Bon faut que j’y aille, j’ai des rognons à éplucher. Et des piafs à remplumer. TCHAO

 

5 minutes passent, tandis que quelques Inuits trépassent, quand…

 

Con science : Bah… T’es pas parti ?

Et go : Nan !

CS : Qu’est-ce qui se passe ?

EG : Ça te regarde pas alors ferme ta gueule, retourne pioncer comme d’habitude, salope.

CS : Ça fait déjà plusieurs fois que je te dis que je suis un Un, et pas une Une. Salaud, si tu veux, mais pas salope !

EG : Va te faire mettre salope.

CS : Toi tu sais jouer au con hein ?

EG : Mieux que toi, on dirait…

CS : Et sinon tu sais faire d’autres choses ?

EG : Et sinon tu sais faire autre chose ?

CS : Oh putain ! Là on est pas sortis de l’auberge !

EG : Nananana… Sortis de l’auberge…

CS : …

EG : …

CS : Essai, 1, 2, 3, 4

EG : Assez, 1, 2, 3, 4

CS : Je suis un gros bouffon…

EG : Ta gueule ! Attends je reviens…

CS : ...mais qu’est ce qu’il fout ce con…?

EG : …halète… se rassoit…

CS : Qu’est-ce qui s’est passé ?

Je viens de croiser le voisin, à cause du chien qui veut sociabiliser, mais la copine du voisin se méfie un peu du coup c’est des entrevues assez cocasses, genre de rencontre du 13e type. Ça m’a bouffé de l’énergie, en fait ça m’a pompé toute mon énergie disponible. En plus j’avais pas mon sourire sur moi parce que j’ai mangé un truc tout à l’heure du coup et j’ai oublié de le remettre, j’ai dû sauter dehors pour récupérer le clebs, du coup blabla, et vas-y pas qu’il faut que je fasse des grimaces comme un Flamand pour bien prononcer certaines lettres comme les F…

Je supporte plus les gens, je ne les déteste pas, je n’ai rien contre eux (mes voisins), je sais que si ça se trouve ils jugent pas, et quand bien même, j’en n’aurais rien à foutre, un peu d’autodérision et d’humilité ! Que Diable ! C’est juste que j’ai pas envie qu’on me voie au plus mal de ma forme, comme ça. C’est pas beau. Alors je ressens encore plus ce besoin de m’isoler que je combats (pas toujours) en ouvrant les volets par exemple, alors que j’ai un vis-à-vis direct sur l’appart d’en face.

Ils sont pas du tout désagréables ces gens en plus. Ils sont tous super bien coiffés, sentent bon, bossent tous, ce sont des éléments actifs de la société ! C’est eux qui financent le RSA et l’AAH, et d’autres trucs, je devrais être reconnaissant… Mais ça de base, je ne peux pas… Désolé. Ils représentent tout ce que je déteste dans les rouages de cette société. J’insiste bien, individuellement, je n’ai rien du tout contre aucune de ces personnes. Je n’ai aucune raison d’avoir quoi que ce soit à l’égard de ces gens, charmants outre mesure.

C’est vrai qu’ils ressemblent à des amateurs de discothèques ou de cinémas, ou je ne sais quoi, concerts plein les yeux son et lumière, comme divertissements. Toujours tout beaux, tout bien habillés. Mais ça c’est encore un jugement, et possiblement à l’emporte-pièce. Ou pas…

Ou pas, car s’il faut c’est des consultants embauchés deux ans pour la gestion d’une entreprise en faillite, pour savoir qui sont les 80% d’ouvriers dont il faut se débarrasser et faire un plan de restructuration avec remplacement de postes par des machine… On ne sait pas… Au début je me suis dit qu’ils avaient des gueules de keufs même, et puis franchement cette supposition s’est très vite évanouie dans la nature. Je suis libre chez moi et je peux me shooter le volet ouvert (pas la fenêtre quand même, les flics peuvent AUSSI passer) sans prendre le risque de voir quelqu’un m’espionner. De ce côté ils me foutent une paix royale, je dois avouer.

Eh… Tu sais ce que c’est un emporte-pièces [Wiki] ? Un genre de gros massicot pour découper des formes dans des matières solides. Alors ça coupe, SCHLAK ! Dans le vif.

Un jugement à l’emporte-pièces est donc un jugement tranché dans le vif. Un peu hâtif.

Bon. Il me faut des piles rechargeables. L’ennui c’est que je ne sais pas si les chargeurs sont standards, et ces piles normalement ne quittent pas l’appareil. Généralement on n’est pas emmerdé avec ce souci puisque l’appareil en question se plante direct dans un réceptacle qui recharge les batteries. Va falloir que je réfléchisse et franchement pour ce genre de trucs, ça me gave un peu d’aller au charbon, c’est compliqué bordel. Faut que j’étende la lessive, ça au moins je peux faire, c’est pas de l’eau de vaisselle amère à boire. Pas la mer à bibiner.

Je sais, ce passage était chiant au possible, voilà pourquoi j’y ai mis un peu de poésie espiègle au bout. Histoire de noyer encore un poisson, ou un crustacé, enfin un truc qui peut pas se noyer. Excepté dans l’eau bouillante. Note pour plus tard, penser à faire bouillir l’eau du bain et le bébé avec, faut bien purifier les choses ! Tchao petit bébé, tu peux maintenant fondre et couler au fond de la baignoire maudite. Ensuite un coup de jet pour nettoyer les bord des petits bouts de cervelle qui mettent toujours plus de temps à se dissoudre… Aaah les joies de l’acide ! Au fait, elle est faite en quoi ta baignoire ? Oups… Attends j’reviens.

LA BAIGNOIR MA TUER

Tels sont les mots que pourra affirmer l’enveloppe de ta vie suivante. Suivante, mais pas dans le temps. Faut arrêter de fantasmer qu’une fois mort, on renait dans la peau d’une personne née à ce moment chronologique précis, ou à quelques minutes de décalage. Tels seront les mots écrits à la va-vite par le bébé juste avant que ses derniers instants ne s’écoulassent lentement dans l’agonie la plus totale, et les cris les plus horribles. Ils bullent tandis que les cordes vocales se désagrègent, et finissent dans des gargouillis qui feraient même frisonner Léon-Himself. Léon, nettoyeur. Protecteur de la plante et de l’orpheline. Orpheline qui tuera aussi, et sans problème.

Je suis en train de devenir asocial. A ce niveau c’est même antisocial. Quelle différence y a-t-il entre asocial et antisocial ? Quelle différence y a-t-il entre apathique et antipathique ? Le préfixe a- exprime une soustraction non ? La soustraction de quelque chose, le manque de cette chose, un rejet de cette chose ? Non, ça c’est anti- et anti- montre une volonté réelle de soustraire une chose à son comportement. Son comportement quand on parle d’un comportement. Lorsqu’on est anti- quelque chose on peut l’être avec passion, conviction. Antiraciste.

Antisocial tu perds ton sang froid !

Devine !

Un petit coup d’oeil chez ceux qui savent plus tard en 2-2. Le préfixe a- vient du grec et signifie pas, ou sans. Une soustraction donc, ou l’absence d’une chose. Apatride. Et ils prennent l’exemple du mot asocial. Le mec qui participe pas à la vie sociale. C’est moi tout craché ça !

Quant à l’apathie, toujours selon les mêmes qui savent (je parle d’un site en W, là je m’emmerde pas et j’ai pas mes bouquins sous la main) c’est l’indifférence aux émotions. Je me contenterai de ça. L’apathique est un peu un sociopathe. Indifférent à la sensibilité d’autrui. C’est dangereux ça. Ça peut donner des êtres égoïstes au plus haut point, et cruels. On se rapproche du portrait du pervers narcissique là. Ouais.

Capillotracté, encore un mot génial, et qui existe pour nos académiciens. Ajouté dans le dico y a pas si longtemps d’ailleurs. Je le trouve beau ce mot. C’est un mot agréable à prononcer : ca-pi-llo-tra-cté, faut même réfléchir une seconde avant de pouvoir traduire, jusqu’à ce qu’on ne te la fasse plus et qu’au moindres premières syllabes tu saches que c’est un super jeu de mots, qui fait prendre toute sa signification à une expression. Tiré par les cheveux. C’est génial… Vraiment.

C’est d’une beauté terrible, tu sais le genre qui te griffe la gueule quand tu la vois, quand elle se révèle à toi dans toute sa splendeur, elle te transperce comme un éclair béatifiant. Et tu te retrouves la gueule par terre, des larmes dans les yeux, la bouche ouverte, à plus savoir quoi dire. Contemplatif. Ébloui.

Et Blue y va au marché… tu me manques un peu Blue, t’façon j’ai ton numéro de téléphone, des fois je t’appelles ça t’étonne toujours… C’est toujours à des moments totalement débridés et sous le coup de l’impulsion… Je te fais plonger dans ma réalité quelques instants, dans la rue, en voyage, à l’aventure… Y en a des gens que je peux appeler comme ça, parfois ça ne décroche pas, c’est le destin. A la fin, quand on raccroche, tu pourrais te dire : « eh bah lui… il arrêtera jamais… » mais c’est pas ce que tu penses et c’est aussi pour ça que je t’appelles, parce que tu sais un peu ce que je vis.

J’ai des envies de tiser mais faut vraiment que je calme un peu le jeu avec ça. J’ai marché sur un tesson de bouteille y a deux nuits, parce que j’avais pété une bouteille sur le radiateur en la jetant en direction de la fenêtre, et même pas sans faire exprès. Sacré bougre ! Ca fait mal le tesson, mais ça je le savais déjà, j’ai chuté sur un de ces trucs une fois, dans les ktas, ça m’a ouvert la main bien comme il faut. C’est là que j’ai eu la confirmation que le Dinintel faisait aussi antidouleur en plus de l’effet stimulant.

Ça va surtout que c’était que moi qui me suis ouvert le pied, et pas mon chien. Je suis un sale con. Je ne veux faire de mal à personne, je veux juste qu’on me prenne pas pour un con putain de merde. Et dans mon entourage y en a qui le font ou qui l’ont fait et qui se pavanent, et ça me rend fou. Fou méchant.

Quand on mélange les sauces, ça fait des nouvelles sauces. C’est comme avec la beuh, quand on croise les souches ça fait des nouvelles souches. Bon avec les sauces y a des proportions, tandis qu’avec la beuh c’est dans un joyeux batifolage bourré de chaos mais aussi d’harmonie dans le chaos, que les nouvelles générations de graines se créent. Ça va moins vite qu’avec les sauces aussi. Mais par contre comme avec les sauces, parfois le résultat est chelou, on ne s’attendait pas à ce goût étrange et nouveau… Mais souvent aussi, passé la surprise de la découverte, on se prend à apprécier ce goût, bouchées & taffes, après bouchées, ou, et, ou ou et, et ou ou et et, taffes.

Comment ça « ou, et, ou ou et, et ou ou et et  » ?
Attends… J’explique :

Ca veut dire :

— soit ou,
— soit et,
— soit ou, ou bien et,
— et soit ou + et

Mais putain !! C’est de la logique ! Y a rien de plus con, suffit de lire dans l’ordre indiqué. Non ? Non… Oui c’est vrai, non. C’est même tiré parcapillotracté… Et pardon…

Si j’ai le choix entre Marche ou Crève, je choisis la marche. Je me suis toujours battu, j’ai toujours été suspect d’office alors que franchement mes intentions sont des plus louables, et du coup j’ai dû choisir la lutte plutôt que l’abandon, quoique pas toujours. Par exemple, pas dans ces épisodes de violence que m’ont imposés certains, et dans lesquels je n’ai même pas cherché à me défendre, ayant la conviction de ne rien risquer. Sauf quelques plaies, bosses, et côtes cassées, du détail. Le jour où ma vie sera vraiment menacée, un sursaut de survie me prendra, c’est logique, et je pourrais alors tuer, comme le moine de l’histoire. Ou pas…

Y en a qui, si un jour ils s’en prennent à moi, pffff… Je les laisserais faire. Tous en fait, je crois. Enfin non pas tous, mais pour les autres : avalez-la et étouffez-vous avec votre violence, le jour où je le deviendrai moi, faudra m’enfermer. Parce que je vis tout à fond. Alors si je dois vivre ça, je le vivrais aussi à fond. Avec une telle implication qu’à un moment, sauf si on m’a arrêté avant que je puisse apprendre les petites ficelles du métier, il faudra m’appeler un tueur en série. Et on est nombreux j’imagine à savoir ça sur soi. Ou à penser le savoir.

Combien sommes nous à être tellement dégoûté et attristé par la violence qu’on n’a jamais envie même quand c’est le moment, de l’utiliser ? Pas beaucoup à mon avis. Est-ce une valeur ? Ou de la lâcheté ? N’est-ce pas un arrangement avec la réalité de considérer une tare comme étant une force ?

Tu vois ce détail dont je viens de parler, en vivant dans cette société de merde là, élitiste, viriliste, pourrie jusqu’à l’os, faut pas trop que je l’ébruite, sans quoi avec la vie que je mène, que je souhaite continuer à mener, je risque d’avoir quelques soucis. Tu connais l’histoire du mec qui sait pas se battre et qui, comme pour s’affaiblir un peu plus à chaque fois, va provoquer des molosses qui vont lui péter la gueule à la sauvage ? C’est la mienne. J’en ai perdu des ratiches dans des bastons… Des bastonnades ouais… Faciles pour le bastonneur, et le bastonné indifférent à la grolle qui le savate vit ça comme une fatalité.

Vous, tous les connards sûrs de vous, qui ne savez pas doser vos réactions et juger que c’est pas la peine d’aller plus loin, qui avez quelque chose à vous prouver en faisant couler du sang, je vous encule et je continuerai à prouver que vous êtes des petites salopes en vous provoquant. Allez vous faire mettre ailleurs. Un jour on se croisera peut-être, je te ferai un clin d’oeil pour que tu saches que c’est pour rire quand je te dis que je vais t’arracher le visage avec les dents…

Et toi, tu le risques peu mon coup de savate dans ta putain de fourmilière un peu pourrie à la base par ton amour qui t’aveugle et qui me nuit (ta grosse), mais le temps tue tout mon garçon, pas d’inquiétude.
Et Lao Tseu l’a dit, il faut trouver la voie, moi je l’ai trouvée, à ton tour, mais je dois d’abord te couper la tête (ah merde, non ça c’est Hergé) :

J’ai bien sûr tous les droits pour utiliser cette image de Tintin…
Naaaan j’déconne !

Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger.
Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre.

Lao Tseu

Copain ? Bah copain ? Pourquoi t’es plus là copain ? Bon bah on est pas mieux accompagné que tout seul, avec sa conscience attachée au pied. L’ego gonflé comme une montgolfière, pfff abruti va. Tout est à sa place ? O.K.

Continuons d’attendre sans rien faire près de la rivière. Elle m’a donné son autorisation de le faire. Je la respecte. Son esprit est au-dessus de moi, il le sera toujours. Je la suis, immobile. Je suis là. …avec un peu de fièvre due à la crève… comme des explosions qui provoquent des sensations étranges aussi dingues que sous différents produits. S’il en fut (ta gueule).

Légende

(o) Casse-toi… en hollandais.

L'invisible, Quotidien monotone

Attends mon coup d'savate dans ta fourmilière

Et ça va faire mal, très mal, mal comme quand tu te fais réveiller d’une manière des plus désagréables à 3h du matin, et toi à 3h normalement tu dors. Curieux réveil, la porte de chez toi saute, et des fous armés de masses et de flingues, de matraques, entrent en hurlant pour faire bouger tout ce qui peut bouger, et ainsi repérer ce qu’il faut soit assommer, soit juste ligoter ; si toutefois il fait pas son malin à se prendre pour un héros qui résiste aux coups et tente quoi que ce soit.

Aaahh… Tu m’as plombé… pour un zedou…

Monotone. Je connais la signification de ce mot, mais je ne l’ai jamais vraiment expérimenté. L’ennui est d’une souffrance… Quand il arrive je le tue direct dans l’oeuf. Je devrais faire comme ça avec beaucoup de choses, appréhender par l’expérience.

Tiens c’est comme tout à l’heure : j’ouvrais des huitres (affalé sur mon canap comme une grosse merde, en calbar, et pas lavé depuis une semaine – rien de sexy donc) et je n’ai pas su prévoir qu’à un moment, si tu appuie trop avec trop de confiance en toi, le couteau peut ripper sur la coquille et atterrir dans la main qui tient l’huitre, récalcitrante (faut la comprendre aussi, elle aime pas trop l’idée que je viole sauvagement son foyer bien fermé hermétiquement, et en plus pour la bouffer…).

Fort heureusement, je contrôle encore la force de mon avant bras, donc rien de grave, juste un coup de ressort, un genre de petit pinçon dans la paume. C’est pas comme l’autre fois quand j’ai zappé de mettre la sécurité de l’opinel… Ah ! si seulement je pouvais m’en souvenir pour l’année prochaine… Hélas tant que je ne m’ouvrirai pas sérieusement la main (comme avec l’opinel), avec points de suture sa mère, mon cerf-veau lent n’aura toujours pas enregistré l’information suivante : pour ouvrir des huitres vaut mieux avoir une armure à portée de main. De préférence, une armure de chevalier, crade et moyenâgeuse.

Et nique l’amour courtois. Tu sais de nos jours si la vraie chevalerie existait toujours, si tant est qu’elle eut existé ne serait-ce qu’un jour, on pourrait s’acheter ce titre juste en entrant chez le vendeur de smartphone le plus proche. Bah ! il te le fait dans la petite pièce de derrière en toute discrétion, te donne l’adresse d’un cousin brocanteur spécialiste de l’époque pour l’armure, et celle d’un autre cousin qui travaille chez Findus pour le cheval, et le tour est joué.

Tout romantisme doit mourir à l’instant, et par tout moyen disponible. Avant, j’aimais bien ça le romantisme, mais il a suffi d’une seule relation aux sentiments simulés, pas de ma part je précise, pour m’en dégoûter à vie. Au moins les autres avaient ménagé ça. Donc maintenant, chez moi y a plus une once de romantisme, et tant mieux parce que c’est lourdingue. J’ai même eu la naïveté de trouver ça beau, noble tu vois ? L’amour courtois. Alors que quand tu te poses deux minutes, que tu réfléchis au truc, c’est vraiment à chier.

Dans la chevalerie y a toujours une pauvre fille à sauver, parce que tu comprends, sans ton intervention, elle aurait rien pu faire. Mais quelle conne dis-donc ! Moi je veux pas d’un boulet à mon pied. Si elle commence comme ça la nana, j’imagine pas la suite, et tu peux me ramener ci et tu peux m’acheter ça, nanani, nanana. Tu m’offres plus jamais de fleurs… mais tu m’as pas dit que t’aimais pas ça connasse ? Ouais mais bon euh tu vois, ceci, cela, euh… Ta gueule. Une grosse dépendance même pas affective. Pas que ça aurait sauvé l’honneur mais bon, ça me semble plus grave, à (ne pas) débattre.

Punk à chien…

J’ai changé j’suis plus l’même tu vois ? Hahaha ! Mais n’importe quoi, on choisit ce qu’on fait, ce qu’on devient en quelques sortes, et j’ai tout choisi délibérément. D’une manière ou d’une autre, et pis tiens ! Tu la connais pas l’histoire du mec qui meurt, et qui arrive (mais non, pas au paradis) dans l’endroit où sont stockées toutes les âmes…? Et on lui propose plusieurs vies pour la suite. Il a le choix. Comme personne pourra jamais vérifier, il existe donc une petite possibilité que ce soit vrai.

Alors attention à ce genre de biais cognitif totalement et honteusement faux (mais j’aime bien). J’aurais pu le faire arriver sur une planète cubique, mais avec des meufs aux seins cubiques et en maillots de bain (cubiques) l’accueillir avec couronnes de fleurs en forme de mini-pyramides (j’aime bien varier) aux pétales… cubiques (pommade qu’on lui passe avant le fatal choc de sa rencontre avec le grand-chat-man qui va lui élargir l’anus et l’esprit, l’ensemencer afin qu’il devienne une âme supérieure), et ben ça, personne pourra prouver non plus que c’est faux… Mais moi ça me paraît nettement moins crédible. Enfin je crois…

Bref… Le talent ça ne s’invente pas. Et tu m’étonnes que ce talent là, j’arrivais pas à le retrouver, avec un nom comme ça aussi… Kurzsgesagt, et je te jure que j’en ai chié pour bien l’orthographier, là. Mais qu’est-ce que c’est que ce nom à coucher dehors bon sang ? C’est peut-être un vrai nom mais à ce niveau, j’imagine pas les vannes à l’école, les enfants sont si… Mais pourquoi est-ce que je ramène toujours tout à l’enfance ? Bref. On s’en fout. Cette [personne/entreprise/association] (rayer mentions inutiles) fait des vidéos (parfois prosélytes). Courtes, assez intéressantes, et ce qui m’avait marqué à l’époque, ce sont ces animations super colorées, qui attirent l’œil, et l’aide à s’intéresser (ou à s’évader, on a toujours le choix disons) à ce que la voix off raconte. Depuis le temps les vidéos se sont démultipliées sur cette chaine (de chez youtube-google-grand-chef-yataé-tête-de-bois, tout le monde ne peut pas être parfait) et énormément (toutes ?) ont été traduites en français, dans les sous-titres. La série s’appelle In a Nutshell.

Bah il me semble qu’une de ses vidéos (au moins) est sur la thématique de l’âme, de la réincarnation, de l’absence de temporalité pour l’âme, c’est difficile à comprendre pour nos petits cerveaux rabougris, d’ailleurs ce serait bien qu’on les laisse sortir de temps en temps au moins pour se dégourdir, non ? Allez ! A la p’tite cuiller ! Et par l’oreille. Je vois bien l’homme des cavernes se creuser les oreilles pour voir c’que ça fait, tandis que l’homme moderne et intelligent, lui, tu vois, est en train de faire faire sa petite balade à son cerveau, mais en laisse et faut ramasser la crotte (sauf si personne regarde) ! L’invasion terrestre des cerfs-volants. Tiens je l’ai retrouvée, ça s’appelle The egg. Je pense qu’il y a du monde derrière, les sous-titres ça se fait à la main si je puis dire…

Y a un truc qui me chiffonne quand même. C’est le fait d’avoir perdu la capacité de bander à fond pendant le temps, disons, que j’étais sous MDMA. Comment j’ai pu savoir ça ? Chut ! Je vérifie toujours la marchandise, c’est un peu clinique.

C’est perturbant d’utiliser pour la 1ère fois un mot en tant qu’adjectif qualificatif, alors que d’habitude on l’utilise en tant que nom. Je trouve. Et pour ça, j’ai été vérifier ce mot en tant qu’adj. qual. et ça veut dire « qui se fait au chevet du malade » bah je vois rien de spécial dans cet emploi qui pourrait par exemple inverser le sens de ma phrase, ce qui serait cocasse… euuuh… wesh ?

Bref, le truc que je me demande c’est ceci : dans quelle mesure, sur quel type d’individu (H/F, etc.) quels risques il y a que la MDMA puisse à terme, provoquer une impuissance (mot de merde) durable, ou en tous cas l’incapacité de jouir, c’est important de jouir, pas seulement au sens propre… Bon, je te rassure, c’est revenu entre temps, bien sûr, enfin heureusement… Waow. Ca me ferait chier quoi. Pas que ça me serve énormément en ce moment, mais on sait jamais… Y a des affaires auxquelles on tient plus qu’à d’autres.

Bon mais de toutes façons en règle générale, la MD j’évite.

Quotidien monotone

Marché-credi

Mercredi… C’est le jour du marché, j’aime pas trop le mercredi.

Le mercredi, pour des copines c’est aussi à la fois le jour le pire de la semaine, et le plus riche, rempli d’émotions diverses : c’est le jour de l’ASE qui aurait tendance à davantage pourrir la vie de personnes innocentes mais qui ont le malheur de fumer des joints, que d’aider leurs enfants. Bah ouais, entre d’un côté un foyer super cool dans lequel le môme peut s’exprimer en toutes circonstances, vivre sa vie d’enfant avec des parents cool, et de l’autre un foyer bridé pète-sec (une famille d’accueil), ou pire, un foyer pour enfants orphelins ou à problèmes, dans ces lieux règnent au delà du règlement intérieur dont chacun se fout bien, des règles infantiles atroces. Ce dernier détail, on le passe outre, enfin les salauds qui décident pour toi le passent outre. Ce qui est plus important pour eux c’est que ton ou tes gosses ne côtoient pas d’ascendants fumeurs de joints, par contre les directeurs et les éducateurs violents (et parfois pervers) des foyers, et puis les gamins à l’enfance écorchée qui brutalisent leur entourage, ça pas de souci. Tu sais, savoir qu’une fillette de 13 ans que tu aimes bien, toi qui en a 14, fait la pute, je te jure que ça calme. Ça se passe en France. Et au cœur même de nos établissements institutionnels dits éducatifs.

Le mercredi ici c’est aussi le jour du marché. Je devrais aller le faire, mais j’ai la nette impression que beaucoup de stands sont juste là pour la galerie, qu’ils n’ont rien d’artisanaux, juste là pour vendre planqué derrière des normes Bio. Enfin, les boulangers qui vendent leur pain au levain, eux, au moins t’es certain qu’ils le font eux-mêmes, leur pain. 3 fromagers se font face en biais, faisant mine de cohabiter sans animosité. Ils sont concurrents mais faut pas trop le montrer aux clients…

C’est ça qui manque ici à la réflexion, un fromager, mais un fixe. Oh je dis ça pour la galerie, j’entre jamais chez les commerçants spécifiques. Le mec du Vival a choisi de remplir ce rôle toute la semaine, mais ses prix sont abusés.

Quand je suis arrivé ici, j’ai été impressionné par ce marché, c’était l’été, y avait du monde, pas de trou entre deux stands, ça descendait jusque sur le grand parking en contrebas de la mairie, et même sur cette place, y avait du monde. Bah c’était pas ce qu’on pourrait appeler un grand marché, mais un bon quoi. Et puis j’ai emménagé, alors je sais pas si à ce moment là ils se sont passé le mot, mais je n’ai plus jamais revu le marché comme ça. De temps en temps j’y passe, très rarement j’y fais quelques courses. Y a notamment un petit vendeur de saucissons avec chacun sa spécificité : sanglier, piment d’Espelette, noix, etc. Y en a plein comme ça. Le seul qu’il n’a pas c’est le nature… Et ils sont vraiment bons.

Leurs fromages aussi sont bons, aux fromagers, mais je trouve gênant cette promiscuité entre plusieurs commerçants qui vendent des produits similaires, ça se gueule en vis à vis, ah bah ça y va les vannes, hein !

Enfin, ce marché, c’est pas Byzance. Heureusement que y en a qui sont déterminés et qui viennent hiver comme été, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, eux ce sont les artisans du coin. Ils en vivent, et ils consomment ce qu’ils produisent. Y a aussi ce mec qui donnait régulièrement les restes de sa beuh vaporisée à une copine… En plus du kilo de patates…

Bon finalement il est bien ce marché ! Si on peut payer en beuh ou en poneys… que demande le peuple ?