Littérature

Dernière pute…

…avant la fin du monde

J’ai toujours aimé le coup de pinceau de Marsault. Ça remonte à avant la polémique Marsault, quand au moins une copine féministe et antifa de surcroît s’éclatait encore en se fendant la poire grassement avec moi sur ses sorties fracassantes à l’artiste. Et puis un jour ma pote a décidé que c’était trop. En soi-disant surpoids, elle l’a vu attaquer les gros. Grossophobie, c’en était trop, elle se sentait attaquée, et elle a cessé de le suivre, et a commencé à l’accuser de fascisme. Soit. Il a aussi attaqué les fumeurs de joints, j’imagine pas ce qu’il pense d’un tox à la shooteuse comme moi et j’en ai mais alors rien à foutre, c’est de l’humour bordel !

Ils se sont tous bien occupés de lui, moi j’ai jamais senti une once de haine réelle dans ses dessins, que de l’humour vraiment gras qui me convenait. Ils l’ont détruit. Y a eu des trucs de faits, qui ont eu des conséquences terribles, certes. On n’est pas toujours au jus de ce qui peut se passer quand on est à la tête d’un cheptel de boeufs et de taureaux prêts à en découdre sans réfléchir (ça réfléchit pas le bovin) si on s’attaque à leur idole.

Je suis assez content, moi j’ai entre les mains ma toute première bande dessinée de Marsault, Dernière pute avant la fin du monde. A l’époque je voulais le prendre mais je voulais attendre des temps financièrement meilleurs, une BD neuve ça chiffre. Et puis moi j’aime bien le personnage, qui forcément depuis s’est clairement rapproché de l’extrême droite puisque TOUT LE MONDE LUI A CRACHÉ A LA GUEULE… Sauf les gens de droite, on se rapproche de qui on peut. Mais rien qu’au départ son association avec la fachosphère (que je déteste ce mot) était une erreur, les sites Fdesouche et E&R s’étant servis de ses dessins sans son autorisation, les publiant en son nom. Bref.

J’ai recherché son actualité, et je me suis offert d’autres petites merveilles de son cru : Les recettes barbares, où nous apprendrons à cuisiner par exemple de la soupe de Végan sans soupe [edit : après ouverture du livre, c’est la « Salade de végans sans salade » et c’est la 1ère recette de ce bouquin super bien foutu, ce qui augure gastronomiquement des autres recettes…]

Je me souviens de ma période où, après avoir regardé ce petit film « Le jugement » de MagiCJacK, poussant l’absurdité à l’extrême, je revendiquais ceci : puisqu’on bouffait sans scrupule du boeuf, du porc, lapin, poulet, etc, je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas de même avec l’humain, et j’avais déjà ma petite idée… J’affirmais avec passion que le bébé est plus tendre et qu’il se bouffe plus facilement que le vieillard ou l’homme des montagnes à la peau tannée. Eh ouais, ça choquait tout le monde, et c’était le but.

C’est là que je me suis rendu compte que parmi mon entourage, y avait pas mal de bouffons qui entravaient rien à ma façon de penser… Enfin, c’était surtout sur cette merde sur laquelle je pense ne jamais retourner, Facebook. Donc ça.

Et puis j’ai eu le souvenir que j’avais voulu avoir un autre livre entre les mains, l’ouvrir et le parcourir pour savoir ce que ces gens avaient à dire, un livre controversé à souhait quant à ses auteurs ou sa boite d’édition aussi, Ring, qui n’éditerait que des fachos si fallait en croire les chiens de garde gauchiasses, ce livre c’est L’inavouable histoire de France de Norbert Herisson et Stéphane Burne. Et illustré par Marsault, le top !

J’aime Marsault, et c’est pas parce que d’un coup, tout le monde soudainement ne trouve plus ses dessins aussi bons, etc, que je vais cesser de l’aimer. Je boycotterai dorénavant Fluide Glacial (j’ai failli me réabonner – bah fuck off) qui est vraiment devenu merdique en voulant élargir son trou public, et surtout Lindingre qui a été le protagoniste, assis sur ses lauriers, d’un déferlement de haine de la part de tous les dessinateurs qui lui sucent la bite, contre Marsault. De toutes façons, moi Lindingre, sauf les aventures de Titine au bistrot et autres tomes, j’ai jamais accroché. C’est comme ça votre milieu ? Tas de merdes. Vous me dégoûtez, détruisez des gens, ça vous savez le faire. Pffff.

Liste des livres évoqués dans ce billet

L'invisible, Marijuana

Dormir

Je suis confronté au premier dommage collatéral du fait de m’être habitué 3 jours à manger chaque jour une petite boulette d’environ 2 grammes de bon haschich. Si je ne continue pas, mes insomnies reviennent. Et c’est logique. Seulement, ai-je envie de bouffer tous les jours mes deux grammes et peut-être devoir augmenter les doses si mon corps s’habitue (et le corps s’habitue vite au shit) ? Clairement que non. Je ne fais plus de douilles depuis ma crève, quoique j’essaye une à deux fois par jour pour voir si j’y arrive. Eh bien si mon état s’améliore, ma gorge ne supporte toujours pas les bangs à l’heure actuelle. Alors par souci d’économie aussi parce que 2g à chaque fois ça revient cher, je roule des joints. Ça tombe bien j’ai un assortiment de paquets de feuilles, j’en ai de toutes les marques, pour tous mes goûts, mais pas pour toutes les têtes. J’étais partageur, aujourd’hui je ne partage plus qu’avec qui m’a montré patte blanche (ou rouge du sang de son suicide ou des blessures qu’un ou des oppresseurs lui ont faites), et ça peut être long avant que je considère qu’untel a montré patte blanche.

Le shit, l’herbe, c’est super. Une fois qu’on a trouvé un rythme et qu’on a amélioré son quotidien pour qu’il soit au plus agréable (maison, activités) le côté amotivationnel s’en va. C’est certain que si tu es un adolescent mal dans sa peau, mal chez ses parents avec une forte envie de voir du pays, que t’en as marre de l’école parce que t’arrives à rien dans leurs trips élitistes, et que tu te mets à fumer, tu risques simplement de t’évader dans ta tête, loin de tous ces soucis. T’auras plus rien envie de faire, rester allongé te conviendra. Mais si tu habites chez toi, que tu as donc toutes les « corvées » quotidiennes à faire (comme la vaisselle, que j’ai toujours pas faite), fumer peut devenir un soutien psychologique et t’aider au jour le jour.

Oui, c’est vrai, le shit ça endort, ça démotive souvent. C’est encore un dommage collatéral, inévitable dans beaucoup de cas. Car beaucoup de cas en sont à utiliser le shit pour oublier leurs soucis. Consciemment ou pas, et ça, ça ne fonctionne pas avec le cannabis, ni avec l’héroïne, ni avec Facebook, ni avec les jeux à gratter, ni avec la bouffe, la tise, la baise, avec rien du tout. Il n’existe pas de baguette magique qu’il suffirait d’agiter voire de frapper (du poing) sur la table pour que d’un coup, comme par enchantement, tout s’arrange. Non, les problèmes il faut d’abord en prendre conscience puis les organiser suivant un ordre de priorité, lesquels sont les plus judicieux à traiter en premier. Il faut bien différencier les effets des causes et ainsi on peut grouper plein de conséquences dans un seul sac, identifier la cause, et la traiter, ce qui soignera automatiquement toutes les conséquences (pas toujours). Alors que si tu te plantes et que tu ne t’attaques qu’aux conséquences, et jamais aux causes, tu vas le faire toute ta vie, sans que ça s’arrête.

C’est marrant quand je dis « tu » comme ça, dans ma dernière phrase par exemple, je me fais l’effet de Samuel Freudiger…

Lui, je l’aime. Un activiste man, qui fait aussi du reggae (suisse) avec le groupe humoristique Bradaframanadamada

C’est pas tout jeune ça, ça date déjà de quelques années, mais c’est toujours aussi bon de pouvoir dédramatiser, beaucoup de dérision, et ça, ben ça aide bien plus au quotidien que de fumer comme un porc. Alors outre le côté très théâtral du personnage, tout ce qu’il dit est vrai. Tout. Y a rien à jeter, et il sait de quoi il parle. Il faut aussi dire que dans la religion Rasta (je ne sais pas si Samuel pratique sérieusement, hein) le cannabis est un sacrement, il améliore le contact avec l’absolu.

Alors je me posais la question de savoir si par hasard, selon la longueur des cheveux les réseaux de communication avec le divin étaient (ou pas) améliorés. C’était, je l’avoue volontiers, un peu capillotracté. Par contre la Ganja le fait… Tiens, évoquer ce billet me rappelle que je me suis procuré le Kebra Negastla gloire des rois d’Ethiopie, textes sacrés de l’Ethiopie. C’est la soi-disant bible des Rastas, quoique ce détail puisse être discuté, qui offre une version du récit biblique vu de l’actuelle Ethiopie, de la corne de l’Afrique, où est aussi situé le lieu appelé Zion par les Rastafariens, leur terre promise. J’en ai lu la première ligne de la première partie, Au commencement. Et à la première ligne intervient un premier nom étrange.

Egziabeher

Ce n’est qu’un autre nom, qui vient s’ajouter aux nombreux déjà présents dans la partie de mon crâne estampillée Théologie, pour désigner Dieu. C’était facile à savoir puisque dans le bouquin est accolé « le père tout puissant » au nom en question. Jah s’appelle aussi Egziabeher. Soit. C’est mettre un pied dans la compréhension de l’autre ça, savoir comment il désigne l’infini.

Moi j’adore le reggae, et Peter Tosh et son album Legalize it, je l’ai eu entre les mains et je l’ai écouté plein de fois, mais sans jamais m’être intéressé aux titres de ses chansons. Or, en cherchant ce nouveau nom que je découvre dans le K.N., voilà ce sur quoi je tombe :

On voit ce nom sous différentes orthographes, Igziabeher, Egziabeher, qui signifie « Seigneur d’une nation ou d’une tribu »

Le Kebra Negast donne un autre point de vue historico-biblique, d’Adam à Jésus, en passant évidemment par Salomon, mais aussi Caïn, Seth, Moïse, Noé, Abraham.

Ces différents récits bibliques (la Bible, la Torah, le Coran, et donc le Kebra Negast – liste non exhaustive), c’est un peu comme si le même film était raconté par différents protagonistes. On peut en recoupant les récits déduire de certaines vérités historiques, enfin je suppose. Je n’ai pas la prétention d’être historien mais je m’intéresse de plus en plus à des parties spécifiques de l’Histoire. Car la plupart des personnes qui hurlent tout le temps aux scandales, qui instillent des drames inventés dans la tête des gens, se servent souvent de détails de l’Histoire comme exemples (à suivre ou à ne pas suivre), mais n’ont que très peu de connaissances historiques en définitive, et leurs discours sont souvent vulgaires et surtout globalement faux. Je m’en suis rendu compte sur moi-même. Très engagé et prompt à m’exprimer sur certaines causes, je me suis aperçu non sans mal que j’utilisais des anecdotes historiques sans connaître les contextes, pour justifier des choses. Je me suis aperçu que bien souvent j’avais des arguments erronés et que personne ne me rattrapait jamais simplement parce qu’ils ont les mêmes. Il existe des conclusions fausses dues à des erreurs historiques qui pourtant se sont généralisées dans les esprits comme étant la réalité.

Et si j’étais de droite ? Attention hein… Je ne suis ni de droite ni de gauche et d’ailleurs ces deux extrêmes ont été inventés pour scinder un peuple en deux : les vilains salauds de fachos d’un côté et les gentils progressistes de l’autre. C’est très pratique, c’est diviser pour mieux régner et c’est vieux comme le monde. Et alors, tout ce qui est à droite est sujet à discussion, c’est pas bien, selon les mœurs actuelles. C’est ce-qu-il-ne-faut-pas-faire, mais que beaucoup de personnes font quand même de manière totalement décomplexée, avec la loi pour eux. Cette diabolisation à double tranchant clôt d’office les débats, et j’ai peur de ce que les gentils progressistes de gauche feront de tout le reste du peuple pas d’accord avec eux, quand les choses changeront. Extermination totale ? Ferme ta gueule, c’est exactement ce qui se passe en ce moment : la gauche refuse de parler avec la droite et associe tous ceux qui vont discuter avec, comme des traîtres. Eh connard, pour être un traître, faut d’abord avoir épousé ta cause… Or ta cause, j’en ai rien à foutre ! Mais l’idée c’est surtout de pouvoir identifier l’ennemi. Les français n’ont rien de mieux à foutre que de chercher qui éliminer (dans le sens de détruire un personnage, le foutre en taule, lui fermer sa gueule en lui cassant, voire le tuer) et qui garder. J’appelle ça du fascisme. Aussi simple que ça.

Je ne dis pas « renoi », je dis Noir. Je ne dis pas « rabza » ou « reubeu » je dis Arabe. Je pense que c’est accorder du respect à des ethnies, peuples, couleurs, de ne pas utiliser les expressions édulcorée pour les désigner. Théoriquement on ne peut pas me prendre pour un FAF du fait que je dise Noir et Blanc pour désigner les Noirs et les Blancs, ou Arabe pour désigner les habitants de l’Afrique du Nord, du Maghreb disons, et pourquoi ? Parce que j’ai un passé militant antifa (en convictions seulement, mais pas sur le terrain parce que je déteste la violence) tout simplement, et que j’accorde beaucoup d’importance au respect des autres tant que ces autres ne me veulent pas de mal.

Chez moi il y a du communautarisme, mais le truc vraiment grave : y a surtout des Turcs et des Français. Les Turcs restent entre Turcs et les Français non d’origine turque, restent entre eux. Et certains Turcs d’ici, personnellement, me regardent mal. Ça se sent qu’ils ne m’aiment pas, alors qu’ils ne me connaissent pas. Pourtant je n’ai rien contre eux, mais ce communautarisme et cette haine que je lis dans les yeux de certains, je conchie tout ça. J’ai l’impression que ça va péter (je parle de manière isolée, par chez moi) bientôt et qu’il va y avoir des blessés voire des morts. J’espère que je ne serais plus là à ce moment là car ces conflits ne m’intéressent pas, ce ne sont pas mes combats.

Quotidien alternatif

Histoire de cuillère – 1994

J’avais envie d’écrire, mais je ne peux pas. Apparemment c’est le matin, mais ça l’est pas pour moi. Je crois que ma gorge est abîmée depuis ma dernière crève, mais était-ce seulement une crève ? Des fois j’aimerais pouvoir savamment nommer la maladie qui me serre la gorge, le bide et le crâne.

Je suis frustré quand je peux pas taper de douille, vraiment. J’aime ça moi taper des douilles, ma gorge s’y est faite depuis 25 ans, étant donné que j’en ai presque 42 et que j’ai démarré mon aventure douillesque chez un pote parisien, quand j’avais 17 ans, dans le quartier des Halles. Ce mec était assez méprisant, mais on a tout de même fait les 400 coups ensemble, il m’a fait découvrir les catacombes illégales par exemple… Pour raconter l’anecdote, c’était chaotique : on était descendu sans plan, et y avait juste lui, ce mec, qui ne se souvenait pas du chemin à suivre pour arriver dans le cœur du réseau. On a crapahuté 1h max et on est ressorti, on a pas trouvé une seule salle. Ce fut la plus courte descente Kta de ma vie. Heureusement on y est retourné avec un copain à lui après, qui a joué les guides. On a même été jusqu’à se faire des jeux de rôle (de table) sous amphétamines, bon c’est resté sommaire et les drogues ont achevé de me faire oublier les détails de ces moments.

Notre jeu préféré sous terre, c’était de courir comme des dingues quand y avait du fumigène et qu’on n’y voyait rien du tout, en se cognant comme des gros cons dans les murs. Quelle rigolade ! Non, mais c’est vrai, on se marrait bien à faire ça. Enfin ça fait mal quand même quand on se prend un mur, sauf sous amphétamines, évidemment.

Et ce gus un jour, on était chez lui et on s’était procuré du chlorate de soude pour fabriquer du fumigène relativement inoffensif à respirer (croyait-on, mais on était des fous doublés de cons), et on fait le mélange dans un saladier. Faut bien mélanger la farine et le sucre, sinon ça crame pas bien ou ça fume à peine. Avec une cuillère à soupe, fallait touiller. Un mélange bien homogène, voilà ce qu’il nous fallait. Ensuite on aurait rempli des rouleaux (vides) de PQ (pour des petits fumis), et des rouleau de sopalin pour un modèle plus maousse, scotché les trous et direction les carrières de Paris youpiii ! Sauf que pour voir ce que ça faisait, cet abruti fini a rempli la cuillère avec le mélange, l’a tenue au dessus du saladier (plein) et en rigolant comme un âne, l’a allumée… Elle a pris la cuillère. Ça… Elle a pris. Le saladier aussi… Bah oui, ce type de fumigène pour être efficace et ne pas envoyer de braises partout, faut que ça soit enfermé (d’où les rouleaux de sopalin et de PQ). Bref, ses mains ont été brûlées, l’appartement de sa mère était enfumé au point qu’on a dû ouvrir les fenêtres… Pas discret dans Paris, dans le quartier des Halles en plus !

J’ai appris à détester ce mec, c’était le genre qui avait besoin systématiquement de se sentir mieux que toi. Ai-je dit méchant ? Je crois, il avait à la fois de la gentillesse et de la méchanceté en lui, de la compassion ou du mépris, en fonction de ses humeurs. Une tendance à écraser, et ce consciemment, qui il pouvait. Comme si il fallait qu’il donne des leçons. Ses leçons de merde, franchement. Il me fréquentait parce que j’étais vulnérable, c’était facile de m’écraser. C’était un con, mais moi aussi. A la réflexion on avait une relation un peu sado-maso, mais je tenais absolument à me rapprocher de Paris, j’avais des expériences à faire, et je devais en passer par des soirées vaseuses mais modernes, pleines de mauvaises drogues, et y avait que lui que je connaissais – on s’était rencontré dans le sud – et c’était pas du tout mon fort d’aller vers les autres. Ça l’est toujours pas remarque.

Bref, je me suis jamais réjoui pour ses mains, franchement c’était une bêtise et on était jeune, et aussi je l’ai laissé faire, j’aurais pu l’empêcher d’allumer la cuillère, mais fasciné par ce mec parce qu’il me fascinait, j’ai regardé en souriant bêtement. Là j’ai trouvé une vidéo où il fait une petite conférence sur la vie privée sur internet. Ce qui fait qu’il est « devenu ». Tu vois ? Pas comme moi. Moi je suis resté. Si je suis une sorte d’artiste déjà c’est bien, hélas je suis le genre qui crache sur son public comme The Rose et Gogol 1er, mais c’est pour rire public, en fait je t’aime.

A l’époque, une fois qu’il m’a eu présenté quelques lieux branchés on a cessé de se fréquenter. Comme lieux branchés, déjà il y a eu les catas, mais aussi ce fameux bar que j’ai vu fermer, plus vers Châtelet, le Bégo Bégo (juste en face d’un bar de deps où on n’a jamais été les bienvenus, communautarisme de merde). On pouvait y trouver tout et n’importe quoi, mais pas au bar. Au bar y avait que des boissons !

On a été pas mal au Gibus mais je connaissais de bien avant, par contre il m’a fait découvrir le Rex club (de la merde), et puis on a fini par aller ensemble, à pieds comme des gros cassos, à quelques teufs, dont une où Lisa N’Eliaz, une DJ hardcore gabber très réputée, accessoirement trans, mixait.

Il m’a fait découvrir le Techno Import, magasin de disques dans lequel nous, on prenait surtout des flyers d’information de teufs légales, dans lesquelles on pouvait se choper d’autres flyers un peu plus underground, avec des infolines pour aller à des teufs plus proches de ce qui se fait de nos jours, les free-parties.

Donc il m’a fait découvrir aussi le quartier de Bastille, car le Techno Import est dans ce quartier, dans une des rues partant la rue de la Roquette. Et je suis retourné à Bastille, quelques semaines (ou quelques mois) plus tard, seul pour le coup parce qu’on est toujours mieux seul que mal accompagné. Là j’y ai rencontré quelques punks, un red-skin, des zonards quoi… C’était la zone de Bastille de l’époque avec qui j’ai squatté pendant deux ou trois jours, juste le temps de bouffer un trip. J’avais 17 ans, j’étais amoureux d’une parisienne à qui j’avais fait du mal (j’ai été avec une autre nana alors qu’elle était en vacances) et de qui je n’ai jamais pu récupérer la confiance. Ça a été ma première grosse et vraie déception sentimentale.

J’ai raclé le fond de la zone de Paris parce que je voulais me défoncer. L’été d’avant, je sortais de la toute dernière année scolaire de ma vie, arrêtée au bout de 3 mois, à mes 16 ans (je suis de décembre), pendant laquelle ma prof de français avait tout de même réussi à me faire lire un bouquin. Oh, je l’ai lu au départ pour lui faire plaisir, car par principe libertaire je ne faisais jamais ce que l’autorité exigeait de moi (c’est toujours le cas) : jamais un devoir fait, jamais un livre lu, jamais un manuel ouvert en classe, je suis un garçon plein de principes que veux-tu… Ce livre, je l’ai commencé un peu par contrainte, je suis entré dedans à fond, je l’ai fini en le dévorant. C’était Flash ou le grand voyage, et le lire m’ouvrit des horizons certes quelque peu merdeux, mais pas que… Pas que, waow ! Parce que personnellement je n’étais pas du tout attiré par la merde. Ce côté obscur des drogues, je n’en avait une connaissance que théorique, et pour ce qui concernait la pratique j’ignorais tout, mais comme toute personne entrant dans ce monde je me croyais plus malin que la moyenne et je me disais que j’allais sans problème rester modéré, et que je n’en vivrais que le positif. L’avenir et les descentes carabinées des amphétamines me diront plus tard que j’avais tort. Moi, des drogues, j’en voulais pour l’extase qu’elles promettaient, juste pour ça, rien d’autre. Mais j’allais savoir très vite ce qu’était toucher le fond.

Donc je venais de lire Flash, et cet été là, en 1994 si ma mémoire est bonne, j’étais descendu dans le sud une dernière fois avec mon père, en Provence, et là j’ai cherché l’alternative parce que j’étais jeune et beau (mouahaha), j’avais les cheveux longs décolorés, j’écoutais pas de la merde, pas ces musiques modernes pourries, moi c’était les Floyd et Dead Can Dance, Mano Solo et Jefferson Airplane. J’avais 16 ans putain ! Je voulais pas aller dans leurs discothèques merdiques, ni dans leurs bars à la mode. J’avais une faim de loup, mais de défonce, de soirées roots, et accessoirement de baise – qui n’ont d’ailleurs jamais été totalement assouvies – et je l’ai trouvée mon alternative. Plusieurs filles et de beaucoup d’amour dans un premier temps, mais je me suis rendu compte que c’était pas ça que je voulais vraiment, ça je connaissais déjà, et c’était certes un plus (mon premier herpès au passage). Mais il manquait un truc.

J’ai donc fini par trouver ce que je cherchais vraiment cet été là. Ça s’est présenté sous la forme d’une rencontre d’avec deux gars de Paris lors d’une fête de village, et j’ai terminé plusieurs jours plus tard avec le deuxième des lascars à une rave de type garage. Mais ça s’est surtout présenté sous la forme d’un demi micropoint noir de LSD en miettes, léché comme un gros porc sur le capot d’une voiture, blanche la voiture. La nuit passée, après avoir bien dansé extasié par l’acide, j’étais bien, on est rentrés. Pendant les jours, les semaines qui ont suivies, j’ai été obsédé par ça jusqu’à ce que je retrouve par un hasard scandaleux le premier gars à Paris, au Gibus (mouais, c’est ça… ta gueule… le premier lascar, il t’a dit qu’il allait là, et comme tu connaissais, tu y es allé plus souvent. En gros tu as orchestré cette rencontre avec lui, mais avant de réussir, t’as essuyé tellement de soirées pourries dans cette boîte qui ressemble plus à un bar). Le premier gars, c’était ce mec de qui je parle plus haut bien sûr. Voilà une partie de ma vie racontée en m’inspirant d’Irréversible ou de Pulp Fiction. Hé, j’aurais pu tomber mieux, mais j’aurais pu tomber bien pire aussi. Il était pas que méchant et méprisant, sans quoi j’aurais été voir plus vite si l’herbe était plus verte ailleurs, il avait aussi des côtés vraiment intéressants et il était bien plus cultivé que moi, je mentirais si je disais le contraire.

Un jour, je ne me souviens pas de comment ça s’est passé, j’ai arrêté de le voir. Peut-être était-ce de son initiative. Je m’en fous en fait. C’était une bonne chose.

Je viens de te raconter mon entrée dans les drogues dures. Elle a pas été fracassante, et même j’avais trouvé ce milieu fermé, mais la réalité c’est qu’il était fermé avec les mineurs (c’est toujours le cas) et les sans le sou, et j’étais les deux à la fois. Une fois à l’âge adulte, on trouve des moyens de finance plus facilement et les portes de la came s’ouvrent alors avec tapis rouge. A moins de 18 ans, c’est niet et morale, mais à 18 ans et 1 seconde, alors là, tout est possible ! Quelle société de cons.

Fiction

Les aventures trépidantes de Loulou le relou et Pistach sans ‘e’ – 2

— Tu vas voir, avec ça, tu vas avoir l’air d’un dur !

Loulou ne comprenait pas. Et s’il avait compris le sens ce cette phrase, il n’aurait pas vraiment été enjoué de ce fait : ce collier plein de spikes ne lui ressemblait pas, lui voulait jouer avec les papillons, courir après des lézards, ce genre de choses, et avoir l’air d’un dur n’était clairement pas dans ses priorités.

Les priorités de Loulou :

  1. Manger
  2. Sortir (pipi, caca, le chat, aboyer sur le chien du voisin)
  3. Manger

Mais ce qu’il préférait avant toute chose, son activité favorite entre toutes, non ce n’était pas la baballe, c’était manger à nouveau. Quelque fois, une pensée aurait pu le traverser si toutefois il n’avait pas été un chien car les chiens ne sont pas capables de construire ce type de pensée : « Si j’étais un humain, je serais boulimique et je me ferais tout le temps vomir pour faire de la place à nouveau et remanger ! » mais il n’était que chien jusqu’au plus profond de son âme et il se contentait de sa condition de clébard de la casse du coin.

Pistach sans ‘e’ se fit une réflexion qu’il trouva tout de suite étrange :

— Des spikes sans les cicatrices des bastons gagnées, ça fait pas vrai…

Puis il ajouta tout haut à l’attention de Loulou, hilare :

— Va falloir qu’on t’en fasse, des cicatrices !

Le chien plissa les yeux et pendant un instant, mais un instant seulement, Pistach sans ‘e’ eut la certitude que Loulou avait tout compris, chaque mot, dans le détail, et qu’il avait même pris sa blague au premier degré. Le dos de Pistach sans ‘e’ se glaça instantanément de stupeur sidérée.

Pas autant que celui du chien, les poils hérissés en crête. Lui, en était à s’imaginer qu’il devrait passer par les mains d’un vieux tatoueur perceur scarificateur pervers dégueulasse, lui-même tatoué percé et scarifié de partout, langue de serpent coupée en deux comme ces sales rampants flippants, énorme cicatrice tribale coupant son oeil droit dans la verticalité et s’arrêtant pile poil sur l’arête du menton. Son personnage rendu vivant par son imagination suait à mort, puait un genre de mélange de crasse et de parfum bon marché, et restait assis là sur sa chaise, à observer le chien les yeux dans les yeux, sans rien dire dans sa petite boutique cradingue sentant le tabac froid et le kérosène. Loulou dut se forcer pour sortir de son cauchemar avant que le monstre ne sorte du rêve et ne vienne effectivement s’occuper de lui et de son maître, ce type de situation était déjà arrivée, il fallait faire attention avec l’imagination.

Quant à Pistach sans ‘e’, il se colla contre son radiateur pour faire fondre la glace que son dos avait accumulée, de l’eau coula sur le sol et vint se répandre dans la rigole prévue à cet effet, puis continua de s’écouler dans un avaloir en métal surmontant des canalisations reliées aux égouts de la ville. Et Pistach sans ‘e’ regardait l’eau s’échapper par le trou, rêveur. Il commença a s’imaginer le dédale labyrinthique, complexe de tuyaux, sous la maison. Ça se terminait dans l’océan, si loin, et pourtant si proche… l’océan… Si proche qu’il suffisait de se baisser et de toucher l’eau pour immédiatement se sentir en contact avec lui, jusqu’à entendre avec précision ses sons marins, ses vagues s’éclatant contre des roches de falaises, ou encore caressant avec amour, sensuellement, toutes les plages de Gaïa, dans un rythme effréné, toujours le même depuis des milliards d’années, aujourd’hui sur fond des chants de baleines, et autres féeries auditives.

— WAF !

Ça voulait dire « Réveille-toi mec ! » ce que fit automatiquement Pistach sans ‘e’. Loulou savait où était son maître, mais il savait aussi que ce dernier ne devait pas partir ainsi trop longtemps car le risque était tout simplement pour lui de ne plus jamais revenir. Et si ça arrivait, qui est-ce qui donnerait sa gamelle à Loulou ? Hein ? Je vous l’demande !! D’ailleurs il avait faim. Donc l’invective avait un double sens. Pistach sans ‘e’ comprenait maintenant toutes les subtilités du langage simple de son chien. L’aboiement voulait également dire « J’ai les crocs ! » et ça, ça pouvait se régler en deux minutes…

Auto-Psychologie

Maman, je t’aime

J’étais battu quand j’étais enfant. Mais sérieusement, des os cassés, des blessures recousues. C’était pas de la rigolade sans quoi j’emploierais pas ce type de verbe : battre. Je fus régulièrement battu quand j’étais enfant. Ce qui a mené à une perturbation, j’étais perturbé, je n’arrivais plus jamais à me concentrer en classe, et je délirais. Le troll. D’ailleurs dans la bouche des vipères étonnement, c’est vite devenu de ma faute.

J’ai reçu des coups de plein de différents objets, j’ai pris une bûche sur la tête, un coup de prise d’aspirateur avec la prise en ferraille, les classiques coups de bâton et de ceinture, de martinet, avec le manche, j’ai été coupé par des dizaines d’objets du quotidien via des coups, blessures non volontaires donc. Je me suis rebellé à 14 ans. J’ai détesté ma mère pendant plus de 20 ans parce que c’était elle, j’ai rejeté l’idée de la famille, rejetant mon frère au passage, aussi. Je ne leur ai pas parlé pendant de longues années, me détruisant en parallèle, voyageant un peu, faisant la manche. J’avais plus rien. Et puis j’ai décidé de prendre le problème à bras le corps. Il fallait lui pardonner. Je devais pardonner à ma mère de m’avoir détruit à peine mis au monde. Pourquoi tous ces coups ? Ces insultes traumatisantes ?

Pourquoi toutes ces cicatrices ? J’en ai 9 sur le crâne. Je vous emmerde je suis beau. Je ne perds pas mes cheveux, je ne prends pas un gramme de graisse, jamais, je guéris super vite, j’ai une chance de cocu, je suis clairement protégé par une force extérieure. Et j’aime ma mère, c’est tout ce qui me reste depuis que mon père est mort.

Putain j’ai 42 ans, j’ai l’impression d’en avoir 16. Et j’ai une profonde, maintenant tout de suite, envie de crever

Maman je t’aime. Je te le dis jamais. J’ai tort. T’as assez souffert, j’aimerais être celui qui veille à ce qu’il ne t’arrive plus jamais rien, plus jamais, et personne ne te ferais plus jamais de mal. Je ne t’en veux plus. Je prendrais ta cause à bras le corps, je n’ai pas été un fils digne de ce nom et je veux me rappeler. Te donner de l’amour, mais t’es loin et j’ose même pas t’appeler. Je sais pas comment je peux faire pour amoindrir ta peine jusqu’à ton dernier souffle. Ma souffrance est accessoire, elle est le passé, et je sais pour t’avoir parlé d’où ta violence vient. Je souhaite que tu vives tranquillement. En paix.

Littérature

Gafam ou pas Gafam ?

Bon, alors déjà je ne suis pas à l’aise avec cet acronyme. Parce que Microsoft a été évincé par quelques pressés qui crurent qu’ils pouvaient gagner 1 fraction de seconde en ne prononçant plus le M de la fin. Ils ne gagnèrent rien, et certes pas du temps, mais la question reste posée là : GAFAM ou pas GAFAM ?

J’en vois déjà arriver avec leurs réflexions à deux balles, me dire que c’est hasbeen, c’est so 2018… Et c’est so 2019 de dire so 2018 car l’avenir est devant, c’est 2020…

Mais alors vous, vos gueules, sérieux hein ? Vos Putains De Gueules Fermez-Les. Parlez bien français avant d’aller utiliser des mots d’anglais, déjà, ensuite on verra ce qui est so ton cul ou so ta mère.

J’ai une copine qui s’appelle So. Elle est cool. Elle est super belle, ma parole c’est un pur canon. Elle se mettait un peu en avant avec des vraies et belles photos (pros ?) quand j’étais sur Facebook, j’aimais pas ça parce que moi j’aime rien, mais à chaque photo putain ! Pfiou ! On en mangerait ! Et So je l’ai rencontré y a deux étés, quand j’ai été rencontrer un pote, un vrai, un droit, un tatoué, un saignant, sur la côte. On a pas particulièrement sympathisé, en fait on s’est peu parlé. Faut dire qu’elle était avec un mec qui me foutait les jetons, qui est devenu un ami d’ailleurs aujourd’hui, alors je la laissais tranquille par procuration, ne souhaitant pas voir le côté obscur de la force de mon actuel pote. Un costaud. Donc c’est seulement ensuite qu’on est devenus un tout petit peu plus potes, via les solutions virtuelles. Comme quoi le schéma n’est pas toujours le même, l’inverse : rencontrer les gens d’abord via Facebook protégé par l’apparente sécurité de son écran, dans son foyer, puis aller les rencontrer ensuite si besoin…

Mais ça ne règle pas le souci : GAFAM ou pas GAFAM ? Ou la question pourrait devenir : suis-je un vendu, un bâtard, une sous-merde si j’envoie des gens sur le A de GA dans GAFAM ? Non, pas Apple, l’autre A… A comme affiliation… Car Amazon propose effectivement un programme d’affiliation qui permet de gagner un tout petit pourcentage des ventes qui auront été effectuées grâce aux liens du site de l’affilié.

Alors moi, au départ dans un souci de précision et de communication de la culture aussi, j’ai opté pour mettre une liste des livres que j’évoque dans chaque billet catégorisé Littérature, à la toute fin. Et puis ensuite j’ai repensé aux quelques que j’ai vu faire ça, mettre des liens affiliés vers des bouquins sur Amazon, sous des vidéos, ou des billets, dans lesquels ils parlaient des livres en question. Du coup sans trop réfléchir je me suis inscrit à ce programme, et j’ai ajouté des liens aux listes. Chacun des éléments de ces listes comporte un raccourci menant vers la page correspondante d’Amazon permettant d’acheter ce livre, et m’offrant au passage une (très légère) part du gâteau.

Si je le fais avec des livres, alors je ne suis pas un enfoiré, c’est ça ? Et faute avouée est à moitié pardonnée… Mais je me sens un peu jaune là, un traître à une des causes qui me tient beaucoup à cœur. Celle qui ne souhaite pas d’entreprise au monopole envahissant, autant sur internet que dans la vie. De nos jours il est compliqué, lorsqu’on utilise beaucoup internet, de se passer de ces grosses usines à gaz. Il existe un super site internet qui permet de comparer les offres des principaux sites qui vendent des livres, faut l’essayer il devrait être un classique des amateurs de littérature. C’est Chasse-aux-livres.fr. Alors je t’invite, avant d’aller acheter bêtement un livre à 20 balles, à aller vérifier que d’autres sites ne le proposent pas moins cher. Tu trouveras ce que tu cherches, en neuf, ou d’occasion, mais tu pourras comparer les prix d’Amazon avec ceux de ces sites : FNAC.com, Decitre.fr, Rakuten.com, Eyrolles.com, Ebay.fr, Abebook.fr, Momox-shop.fr, Recyclivre.com, Ammareal.fr, Label-Emmaüs.co, Le-Livre.fr, Livrenpoche.com et Cdiscount.com – Et je mets tous les liens comme ça on pourra pas m’accuser de favoritisme !!

Bon, après réflexion, il est possible que je fasse ça aussi avec les billets dans lesquels je parle de musique, de films, de séries, mais différemment. Les programmes d’affiliation, je vais pas courir après, mais ça peut être sympa de pouvoir se choper un disque qu’un blogueur a évoqué, en mode impulsif. Que le mec qui t’a suggéré se mette 50 centimes dans la poche au passage, ou pas, est-ce si important que ça ? Je ne pense pas. Personnellement je ne suis pas vraiment avare, ni profiteur, trop généreux, et j’ai une idée de l’argent que peu ont. J’ai vécu de nombreuses années sans pognon, j’ai fait la manche pour survivre et m’acheter ma bière et ma came, j’en ai strictement rien à foutre des considérations diverses. Alors franchement, j’ai pas de leçon à recevoir (j’en n’ai pas non plus à donner) et je n’aurai aucun scrupule si Amazon me file un peu de thune quand toi, tu lui auras acheté un bouquin. Je lui laisse déjà assez de pognon comme ça, et en récupérer un peu au passage, c’est une idée qui m’est tout à fait agréable.

Pour la musique… Un beau jour de ma vie, dans un accès de folie (jamais regretté) j’ai donné tous mes CD à des copains. Je ne souhaitais plus avoir à m’emmerder avec ces envahissants boîtiers fragiles, ces soi-disant disques au son intarissable sauf à le rayer, ces trous à pognon… Mais il y a peu, j’ai acheté un disque vinyle. Comme j’avais pas de platine vinyle, j’en ai pris une au passage. Et une fois que j’ai eu ce truc dans les mains (le disque) je me suis souvenu que c’était par ça que j’avais découvert la musique moderne. Déjà, quand j’étais gosse mes parents m’ont offert un mange-disque… Et ouais, ce nom sorti d’outre-tombe. Attends, parce que là franchement ça vaut le coup que je mette une photo !

Je n’ai aucun droit sur cette photo. L’auteur (je lui dois bien ça, le citer vu que je prends le gauche dans le fait de me servir de son image copyrightée – il est bon de savoir ce qu’on fait au lieu de faire l’autruche) est Andrea Donetti

Donc, c’est uniquement pour les 45 tours hein… 45 ou 33 c’est le nombre de tours que fait faire la platine au disque, par minute. Les 45 tours sont généralement plus petits, avec un trou plus grand au centre, ce qui oblige les possesseurs de platines classiques à utiliser un adaptateur pour les écouter. On a aussi le maxi-45 tours qui est un peu plus long (en temps d’écoute), qui a une tête de 33 tours, mais qui s’écoute en réglant la platine sur 45. Mes parents m’ont acheté ça donc, et quelques 45 tours justement… pour enfant. J’en étais un… Mais qu’est-ce que j’ai été content lorsque j’ai eu le droit de choisir… Je ne connaissais pas du tout mais j’ai pris (à la gueule de la pochette) un skeud d’un des frères de Michael Jackson, Germaine Jackson, accompagné de Pia Zadora, When the rain begins to fall. Qu’est-ce que j’ai pu l’écouter ce disque… Ce qui plaisait moyennement à ma mère, c’était les premiers balbutiements de ce qui devenu plus tard une émancipation par la musique : mes adieux à mes années d’enfance, et elle aimait pas trop. Bref, le mange-disque accompagné de Chantal Goya, Anne Sylvestre, Carlos, que du lourd wéwéwé !!

Et ensuite, j’ai connu les joies des compilations composées sur des cassettes audio, mais uniquement en piochant dans les 33 tours de mes parents (Vangelis, Brel, Brassens, Thiéfaine, Supertramp, Téléphone, Queen, etc.), je n’avais pas de musique bien à moi autre que ces foutus 45 tours 100’000 fois réécoutés. J’usais mes compiles à outrance sur un petit baladeur qui m’a suivi nombre d’années, jusqu’à ce qu’il rende l’âme (RIP mon walkman). J’avais aussi enregistré des albums complets, comme celui de Higelin en concert au Casino de Paris. Je les dévorais cent fois avec frénésie.

Et puis j’ai un peu grandi, j’ai dépassé la dizaine et j’ai eu une platine disque d’occasion trouvée sur une brocante. C’était donc ma pré-adolescence. Là j’écoutais des 33 tours. J’avais sélectionné quelques rares disques dans ceux de mes parents, The Jimi Hendrix Experience, Are you experienced ?, Brassens avec un de ses disques numérotés. Et puis je m’étais procuré via divers moyens, d’autres disques. Notamment The Sex Pistols, Never Mind The Bollocks, qui marqua mon entrée dans le Punk ; et Moonwalker de Michael Jackson. Et celui-là putain ! Qu’est-ce que j’ai pu l’user sur mon vieux tourne-disque ! J’aime pas beaucoup cet artiste personnellement, c’est dû au hasard si j’ai écouté son disque. En revanche, c’était un artiste très talentueux, ça je peux pas dire le contraire. J’aime bien l’album Bad à la rigueur. Cette platine disque je l’ai finie, le diamant a décédé tant je l’utilisais, je l’ai remplacé, frustré de ne plus pouvoir écouter mes disques, par un fil de fer rigide. Alors j’ai niqué mes disques, c’est vrai, mais j’ai pu les écouter et ce qui compte c’est l’instant présent…

Ensuite, tandis qu’un copain un peu plus fortuné eut un modèle de mini-chaîne sans platine vinyle mais avec à la place, une platine CD (qui valait 1000 francs – 999), pour moi est arrivée l’époque chaîne, mais chaîne pas vraiment Hi-Fi, parce que Hi-Fi ça voulait dire pour moi : éléments séparés (ça veut dire haute fidélité, sous entendu ça dure), et que sur la mienne les éléments étaient solidaires les uns des autres : il y avait le classique tuner, la classique double K7 pour tout enregistrer, et quoi ? Y avait-t-il une platine disque ? Je ne sais plus mais c’est possible. Ce modèle valait bien moins cher que la mini-chaîne de mon pote, mais avait plus de patate. Et ma mère dans son immense sagesse, pour un de mes anniversaires, décida de me faire passer avant elle dans la modernité. Elle m’offrit une platine CD indépendante, de salon, de marque Sony, le truc vraiment de qualité et qui plus est valait très cher à l’époque (et on n’avait pas beaucoup de pognon), et avec, mon tout premier disque compact, qui fut : The very best of Supertramp. Et j’ai moi-même choisi quelques temps plus tard le 2e CD de ma vie. Ce fut Hubert-Félix Thiéfaine – THIEFAINE 84.88.

De là a commencé une belle collection, ô combien consumériste. En parallèle de ma recherche du son parfait (enceintes, Hi-Fi), quand je tombais amoureux d’un artiste ou d’un groupe, comme ce fut le cas pour Ben Harper, Dead Can Dance, Mano Solo, ou Pink Floyd, je courrais m’acheter son intégrale en studio et plus si affinités. Je me suis fait des rafles à la fnac, où je ressortais avec parfois plus de 10 disques. Sachant qu’un disque coûtait entre 10 et 20 euros (en francs ou passé 2000, en euros) les factures chiffraient pas mal.

Cependant un jour j’ai saturé, et comme je l’ai dit quelques paragraphes plus haut, j’ai tout donné. Je les ai obligés à tout prendre en leur disant « sinon je les jette » alors ils les ont pris. J’ai jamais regretté ce geste, en faisant ça si ça se trouve j’ai fait découvrir des petites perles qu’ils auraient jamais découvertes à mes potes d’époque. A partir de là, avoir un CD en main ne me faisait plus le même effet. Ça n’avait plus de valeur pour moi.

La vérité c’est qu’on parlait pas mal de HADOPI à l’époque et de boycotter les industries du disque et du cinéma pour leur hypocrisie continuelle à venir chialer à la presse qu’ils perdent du pognon à cause des vilains pirates, à une époque pourtant où ces deux industries ne s’étaient jamais aussi bien gavées portées. Elles ne perdaient pas de pognon, non, mais elles n’en gagnaient pas davantage et c’était bien ça qui les contrariait. Et comme ces crevures en voulaient plus, toujours plus, menant des trains de vie de nababs ne donnant jamais un euro à un SDF, ils utilisaient leurs copains de la presse pour offrir un spectacle des plus dégradants, des mythes se sont écroulés à cause de leurs déclarations pro-copyright et anti-téléchargement, elles ont perdu du public, un public un peu pointilleux, qui se renseigne par lui-même, donc pas dupe du tout. Moi ça me rendait un peu fou, j’avoue. Du coup j’ai fait cette opération Free Shop-Musique. J’avais commencé à collectionner les MP3s, je gravais non pas les CDs originaux pour pouvoir les écouter sur une platine CD, mais carrément les intégrales de tous les albums de tel artiste ou tel groupe.

Bon, mais tout ça pour dire, que j’ai tout recommencé à zéro avec la musique. Je suis mélomane dans l’âme. J’ai repris le truc mais au tout début, et que avec des vinyles ce coup-ci. Je n’achèterai plus de disques compacts, mais des vinyles, ça, je dis OUI ! J’en adore le son, comme les livres c’est une passion… Et les pochettes se révèlent (celles d’avant l’avènement du CD) dans toutes leurs splendeurs, bien plus grandes. Eh oui, avant que les disques ne deviennent tout petits, les artistes pouvaient s’exprimer sur leurs pochettes, alors qu’avec les CDs c’est devenu plus restreint.

Littérature

Luch’co

On peut faire beaucoup de choses sur un bureau. Je suppose qu’aujourd’hui les trois activités les plus fréquemment pratiquées par des personnes assises à leur bureau, c’est profiter de l’informatique, consulter son smartphone, et se toucher devant de la porno. Voire les trois en même temps…

Je suis amateur de bande dessinée. J’adore ça mais mes goûts sont vraiment spéciaux, faut que ça racle, faut que ça soit cynique, ainsi quand j’ai vu la couverture de True Stories de Derf Backderf, j’ai senti tout de suite le potentiel cynique justement, de l’œuvre. Ce clébard qui de son charme fou vient égayer l’image, ça troue le cul ! Du coup par curiosité plus que par autre chose j’ai ouvert cette bande dessinée, pour découvrir un monde à part, celui d’un auteur talentueux, Derf Backderf. Et quand j’ai ouvert Trashed, là j’ai pris mon pied. C’est une autre œuvre de cet auteur, mais elle est bien plus aboutie ! Trashed raconte l’histoire des éboueurs. Leur arrivée, comment on faisait avant, leurs débuts donc, leur quotidien, et l’auteur ayant lui-même bossé au ramassage des poubelles de sa ville, il est totalement habilité à en parler.

Quand j’ai découvert qu’un de mes films préférés, Le festin nu, de Cronenberg, était en fait un livre de William Burroughs, j’ai voulu le lire. J’ai pas pu tellement c’est le bordel ce livre, pour moi en tous cas c’est difficile. Cependant ça a ouvert ma curiosité à propos de Burroughs, et j’ai lu Junky. Ce semble être un livre autobiographique, et je n’ai pas du tout été rebuté par l’homosexualité du personnage principal, sans doute l’auteur, très présente au long du livre cette orientation sexuelle. Mais du coup je suis devenu illico un admirateur de ce William, drogué jusqu’aux couilles toute sa vie, vie qui fut en partie, entre la rédaction de plusieurs livres, dédiée à son expérimentation des drogues, ces friandises que la Terre, Gaïa, dans toute sa sagesse et sa générosité, nous offre. Communions si vous le voulez bien. Il n’est que 3h13 et pas 4h20 mais vous pouvez allumer vos joints, on le refera à 4h20, aucun problème.

Une bande dessinée lui a été consacrée. Elle s’appelle Burroughs, de Joäo Pinheiro. Dans ma bibliothèque enfin ce qui s’apparente à un début de bibliothèque au contenu sélectif au possible, elle est mitoyenne à Trashed. Je ne l’ai pas encore ouverte, je garde ça précieusement, une première fois y en aura qu’une… Je ne serais surpris qu’une seule fois par les éventuels rebondissements de l’intrigue, par les dessins. Sur la couverture le héros dans une ruelle, marche attifé de son éternel costume couvert d’un pardessus, un genre de gabardine. Sur la 4e de couverture, un cafard est imprimé dans le carton, un cafard. Un cafard brillant, argenté, et au dessus, une phrase ponctue les quelques mots de présentation : « Le langage est un virus qui vient de l’espace » comme pour bien te dérouter. Un dernier détail, ce livre est relié, ce qui fait qu’il soit possible que la couleur brillante et argentée du cafard soit du vrai argent, les relieurs dorent les livres, ils les argentent aussi ça semble logique. Le titre autant sur la tranche que sur la couverture brille du même cru… C’est un beau livre. [Edit quelques heures plus tard : j’ai lu le début, c’est une adaptation du festin nu, tout simplement, un régal.]

Attention messieurs dames adeptes des lois, William est un dealer également, comme tout consommateur qui se respecte, car nous sommes obligés de participer nous-mêmes au marché noir de ces produits qui sont ignorés par les pays qui les interdisent, comme s’ils n’existaient pas. Or ils existent, et il y a des amateurs, et ces amateurs, si l’état ne souhaite pas faire son boulot en leur rendant accessible ce qu’ils apprécient, pas de souci, ils vont le faire eux-mêmes. A ce niveau on appelle ça de la désobéissance civile. Je suis un désobéissant civil, les drogues, j’aime ça, j’en prends. Mais je manque cruellement d’informations pragmatiques à leurs sujets, tout le temps revient sur la table cette diabolisation qui vient parasiter les débats, annihiler direct tout argument intéressant en la faveur des produits que j’aime. Il faut tous les légaliser, et encadrer un peu mieux leurs consommations.

A partir de cet instant, la liberté sera quelque chose de vivant et de transparent, et sa demeure sera pour toujours, le cœur de l’Homme. [Guts]

La liberté bordel ! Ça te dit quelque chose ? J’en ai vraiment rien à branler de tes mœurs, de merde, si les mœurs changent selon les époques c’est bien que ce sont des conneries, non ? Quand on découvre subitement au bout de 250 ans de pratique obscure d’un rituel religieux, que ce rituel est stupide et inutile, on le stoppe, on l’interdit, on change les mœurs. Quand un mœurs disparaît, c’est qu’on a compris que c’était de la merde. Alors quoi ? Pourquoi on ne le fait pas une fois pour toutes avec TOUS les mœurs ?? J’ai une idée de réponse : parce qu’on est cons. Alors tu tournes la tête quand je me shoote. Si tu aimes pas ça et que tu ne veux pas voir ça, t’as le choix, soit tu te casses soit tu tournes la tête. L’abandon est de mise en règle générale, c’est ce qui fait que les usagers se retrouvent, de fait, souvent tout seuls, isolés (alors on prend toute sorte de prétextes pour justifier cet isolement, mais en définitive il découle surtout de l’abandon à son sort de l’usager injecteur de la part de ses proches) et qu’ils consomment 10x plus pour compenser ce manque social, jusqu’à en crever.

Ça te choque ce que je dis ? Je crois que tu l’as fait. C’est quasiment sûr, tout le monde fait ça, même moi je l’ai fait : abandonner un pote parce qu’il fume du crack. J’ai fermé ma porte à un copain quand je devais avoir 20 ans.

« Désolé Luch’co mais là je peux pas, tu veux fumer du crack ? Tu le fumeras sans moi, maintenant va-t-en on se reverra un de ces 4, à l’occasion. » et VLAN (bruit d’une porte d’entrée qui claque)

Moi, y a 22 ans environ, à un copain. Paroles que j’ai toujours regrettées.

Ensuite je l’ai revu mon copain Luch’co mais ça n’a jamais été pareil, j’avais brisé un truc et sa tristesse déjà omniprésente avait pris de l’ampleur. Je le voyais traîner, errer, autour de chez lui, ou vers la gare, je le revoyais quand je prenais le train, je le croisais de temps en temps, et j’ai essayé de lui expliquer que ce jour là j’ai déconné de lui parler comme ça mais on n’efface pas le passé. Les blessures qu’on fait soi-même, aux autres qui ont rien demandé, qui les méritent pas, font des cicatrices plus ou moins visibles selon si la blessure a été traitée ou pas.

Ah merde, ça me donne envie de boire toutes ces conneries. Ça tombe bien j’ai devant moi une pinte métallique de 16. Fraîche en plus, le luxe ! Luch’co si j’avais encore des contacts avec toi je t’inviterais quelques jours chez moi. Et je respecterais tes habitudes, chez moi les gens sont LIBRES. Y a pas de gamin qui vient obliger à s’imposer des règles hypocrites, gâcher la fête, et toutes les pratiques sont autorisées tant que l’usager respecte deux trois règles d’hygiène. Mais très peu sont autorisés à entrer car ce type de liberté attire les méchants et les parasites. Je les repère assez vite, je les évite. Et ils s’éventent.

Liste des livres évoqués dans ce billet :

  • True Stories – Derf Backderf – Bande dessinée
  • Trashed – Derf Backderf – Bande dessinée
  • Le festin nu – William Burroughs – Roman
  • Junky (Introduction d’Allen Ginsberg) – William Burroughs – Roman
  • Burroughs – Joäo Pinheiro – Bande dessinée
Marijuana

Cannabis 3000

Ça y est ! C’est dans les tuyaux ! Sérieux hein ! Bon, c’est pas encore pour tout de suite tout de suite, mais début 2020 y aura 3000 personnes malades qui pourront bénéficier en France d’un traitement de… [je suis désolé faut que je le fasse] favoritisme comparé aux milliers (millions ?) d’autres malades qui continueront à se faire emmerder et condamner parce qu’ils se soignent sans toubib en faisant pousser leur propre médoc (de l’herbe). Un suivi médical et des prescriptions via différentes ROA* (fumer, manger, vapoter, etc.) d’un produit que ne pourront pas leur fournir les pharmacies [erratum : si si, tisane, fleurs séchées, huile, c’est juste que j’ai lu trop vite ceci : « Il n’y aura évidemment pas de distribution de joints dans les pharmacies, précise le député LREM et rapporteur du budget 2020 de la Sécu Olivier Véran » et ça m’a fait vriller]. En gros 3000 personnes auront un passe-droit pour consommer de l’huile pour soulager leurs douleurs dues à des cancers carabinés, ou fumer des bangs et des pétards, ça les regarde, ou encore se taper des gâteaux où le beurre a été subtilement remplacé par du beurre de Marrakech…

Ça m’avait échappé, du fait que je ne suis absolument plus (j’exagère, j’ouvre 1x par mois un google news ou autre, et des fois je clique sur des articles suggérés) mais c’est dans les câbles coaxials depuis le 25 octobre dernier. Et franchement, selon moi c’est la toute première avancée réelle sur le sujet du cannabis en France, pays adepte de l’obscurantisme et de la politique de l’autruche quand il s’agit des drogues.

Oui y a eu l’ouverture de magasins qui ont profité justement de cette ignorance en matière de beuh, et qui vendent de l’herbe free THC mais blindée de CBD… Et le CBD ne défonce pas comme le THC, mais il est actif thérapeutiquement (détente des muscles par exemple) et n’est pas inscrit dans les textes prohibitionnistes, pas sur la liste des substances interdite à l’inverse du THC. Donc certains petits malins ont profité de cette méconnaissance du produit pour vendre leur beuh au CBD, très prisée par les gens qui ne souhaitent pas avoir les effets psychotropes du THC mais quand même bénéficier des effets thérapeutiques de la beuh. A Paris (en tous cas dans un 1er temps), c’est pas passé, ils ont fait arbitrairement fermer des boutiques, mais y en a qui ont fleuri partout en France, et j’insiste sur leur légalité. Donc y a eu ça.

Un peu avant j’avais vu des copains se satisfaire de l’autorisation de la vente en pharmacie de cette chiasse pharmaceutique à la beuh OGM, le spray sativex. Ce truc n’a jamais été vu dans aucune pharmacie française, l’état refusant le prix prohibitif (de l’ordre de 100 balles pour un flacon si ma mémoire est bonne). Et puis c’est à ce moment là, environ, que j’ai cessé de suivre. Ça bouillonnait trop dans les milieux militants. Trop de crevards avaient la dalle. Fallait les comprendre aussi, mais j’ai pas trop supporté ces guerres intestines et d’autres détails plus égotiques. Ouais fallait les comprendre, tous exaspérés de ne pas avoir la liberté de pratiquer les choses comme ils le souhaitent, tous oppressés, tous obligés de se cacher mais certains ayant décidé de ne plus se cacher et d’assumer pleinement leur conso au risque de se faire défoncer par la loi devenaient des martyrs de la cause… Et quelle loi ! Dois-je faire ici un laïus sur la loi de 1970 sur les drogues ? Je l’ai tellement répété, je me suis tellement indigné sur ce sujet (pas sur ce blog néanmoins) que je pense que je me suis lassé. Maintenant je fais les choses tranquille, en bon ours, dans mon coin. Bref, si tu veux te renseigner sur cette soi-disant loi de 1970, celle qui t’empêche de fumer en toute liberté si tu le souhaites, suis le lien, c’est wiki et c’est juste un début pour qui veut de l’info, une suggestion.

J’en avais envie là, de le faire mon laïus, mais je me suis instantanément vu toutes les fois où je l’ai fait, dans le vide parce que tout le monde s’en fout ou a d’autres chat-te-s à fouetter. Donc le lien, c’est le 1er lien externe que je fous sur mon blog, de mémoire (et ma mémoire déconne de plus en plus), ça se fête ! Allez, il est 8h15… Je peux ouvrir ma dernière bibine.

A la tienne !

Bon. Mais ça c’est le début de la liberté. Ça signifie aussi un truc que je ne peux pas valider, Macron va être le héros de la légalisation française quand bien même pour le moment il s’exprime contre, simplement. Pour lui ces décisions ne relèvent pas de la légalisation. Encore un détail un peu stupide, comme il n’est pas encore question de produire ce type de cannabis au THC, pour les malades (excepté concernant l’expérimentation creusoise) les pharmacies vont devoir se fournir sur le nouveau marché légal mondial du cannabis dit médical. Prix de malade pour les malades (logique ?), petites entourloupes et filouteries pour s’en mettre plein les poches au passage pas seulement pour des gros pontes, trafic avec la sécurité sociale à prévoir… On va se marrer au début, tiens ! Mais c’est bien, dans l’ensemble. On attendait ça depuis des décennies.

Merci qui ? Merci Moncra ! Tu Mankras à personne Micron, tête de Maquereau remise à l’eau, manque de pot-aux-roses de Moncru tu flottes sur la peau de ton Micra-dos… Sur ta peau lisse… Et ta police va s’emmerder sans bédaveurs à bombarder !… Mais t’inquiètes, on va l’amender à défaut de la manger, on lui fera payer les sévices que vous reconnaissez enfin en entrouvrant la porte. Ces sévices qui ne seront jamais punis étant donné que par chez nous une loi ne peut pas être rétroactive. Ce qui signifie qu’un gus en prison pour sa consommation n’en sortira pas même si entre temps le truc qu’il a consommé est légalisé, non. Il pourra faire des recours, longs, pénibles, coûteux, mais rien ne sera automatique… ET C’EST BIEN DOMMAGE (moue à la Jim Carrey).

* ROA = Route of administration – voie d’administration d’un médicament :
per os = par la bouche
IV = voie intra-veineuse
IM = voie intra-musculaire
Sous-cutanée = voie sous-cutanée – sous la peau
Etc…
Il n’existe pas de ROA officielle d’inhalation excepté pour des sprays, mais pour ce qui est de fumer des plantes, rien. Alors que c’est pratiqué ancestralement. Les mœurs actuelles condamnent toujours cette pratique.
Auto-Psychologie

Noone Land

Ça fait du bien… Mais ma vie est une éternelle suite de trucs pas cool enchaînés les uns derrière les autres. Là c’est la crève. Alors je sais, tout le monde a la crève, c’est pas la fin du monde, mais faut lire les autres billets pour comprendre le poids réel sur moi de cette petite maladie qui m’a duré 3 jours, c’est le 3e jour là, donc 3 nuits de fièvre combattante des vilains microbes, et surtout 3 nuits et 3 jours passés à tousser sec. Du coup j’ai opté pour une nouvelle méthode de consommation de mon bédo : je le bouffe. Je fais une boulette sphérique avec entre 1,5 et 2 grammes, et je l’avale sans scrupule, ce qui m’évite de trop fumer. Fumer, j’adore ça, mais là c’est la croix et la bannière après, donc je le fais certes, mais bien moins que d’habitude… Et en plus du bédo bouffé. Ce qui fait que techniquement mon corps est saturé de cannabis. Chouette !

Mais qu’est-ce qui fait du bien au fait ? Ah mais le fait de pouvoir écrire assis, et assis confortablement, et ce sur un bureau qui plus est équipé d’une chtiote étagère sur la droite ce qui me permet de poser mes dicos ! Et autres bouquins que je chope comme Sur la route (Kérouac), ou Contes de la folie ordinaire (Bukowsky). Déménagement repoussé, j’ai toujours rien fait du tout de ma liste de trucs à faire, j’ai même pas fait assurer le scooter. Cela dit, étant donné que je me suis fait retirer mon permis pour consommation de cannabis, cocaïne et amphétamines, les assureurs, ces rats vérolés erreurs de la nature que dans mon monde on les éliminerait tous scrupuleusement, chinent à m’assurer, ces rats font la fine bouche (oui, je sais : comme envers les flics, je n’ai aucune sympathie pour les assureurs, ce sont des vautours). Je m’en bats les couilles tout à fait entre nous. Je voulais déménager parce que je m’étais fait agresser chez moi, et je ne parle pas du vol de mon speed par les keufs, ça c’était accessoire, perquisition post-retrait-de-permis.

Personne comprend, j’ai l’impression, qu’une personne comme moi ait des phobies sociales, d’ailleurs personne comprend j’ai l’impression, ce qu’est une phobie sociale. On me condamne parce que j’ai deux jambes, deux bras, une tête et un tronc et que je n’utilise ça que pour me défoncer la gueule. Mais je les utilise aussi pour écrire… A bon entendeur.

Bon, mais ça fait trois jours que je ne change rien dans mon quotidien, quoique y ait un peu de progrès dans le ménage, j’ai toujours pas fait la vaisselle. Alors, qu’est-ce donc que je ne change pas ? Je tente de dormir environ 24h sur 24. Dormir est bien plus facile avec un bout de 2 grammes dans le bide (et un peu de bica parce que si c’est effectivement une diffusion lente, le temps que le bout soit totalement dissous jusqu’au cœur, ça génère des sucs gastriques alors attention aux remontées acides). Pour imager ça fait la taille d’une noisette, on va dire. En comparaison je mets environ 1 tiers à 1 demi gramme dans un joint, et entre 1 huitième et 1 quart de gramme dans une douille. Une lentille, une grosse on va dire. Pourtant, je ne sens pas énormément de différence avec d’habitude. Il faudrait pour comparer que je cesse de fumer, or il n’en est pas question. Et en bon puriste, en amateur de tabac autant que de cannabis, je ne peux pas envisager vapoter, c’est m’envoyer la molécule de nicotine isolée chimiquement dans un quelconque liquide, elle est présente naturellement dans le tabac. Ce qui n’existe pas à l’état naturel, j’ai tendance à m’en méfier (dit l’amateur d’héroïne, de cocaïne, de kétamine, de monanussaïne – de l’anglais myassaine). Mais c’est vrai en plus, juste parfois, il faut laisser le temps à l’information de m’arriver au cerveau, et d’autres fois je suis déjà pris dans une spirale d’addiction avec le truc en question, l’éviter n’est plus d’actualité, ce qui l’est en revanche dans ces seconds cas, c’est comment s’en passer.

Je tiens à dire que je suis particulièrement satisfait sur un point : ça faisait un petit moment que j’avais dézingué l’intégralité des 9 saisons de la série sur le cosmos nommée Les mystères de l’univers (RMC découverte) habilement renommé L’univers et ses mystères sur Dailymotion où on peut en trouver l’intégrale encore aujourd’hui – je suppose que le fait d’avoir renommé ce truc sert simplement à détourner les pistes pour le copyright – et je cherchais depuis quelques semaines un truc semblable mais plus actuel, sur les connaissances acquises en matière de science et d’espace, mais surtout sur les récentes découvertes en matière d’univers et de science, souvent évoquées dans ce type de documentaire dont je raffole. J’en rêvais, Arte l’a fait ! C’est Cosmos, une odyssée à travers l’univers, et c’est très bien. Entre quelques épisodes de Peepoodo (Blackpills), The devil’s hour (un film à la con mettant en scène un exorciste streameur), et les derniers épisodes de Room 104, franchement c’est top !

Je disais que j’avais rien changé dans mon quotidien tout à l’heure, malgré ma crève. Bah ouais : c’est toujours un combat pour dormir, et si possible dormir le plus possible, j’en aurais jamais assez, si j’arrive à dormir 2h je voudrais dormir 4h, si j’atteins les 4h, j’en voudrais 8, etc. Jusqu’à ce qu’on dépasse le nombre d’heures disponibles dans une journée. Alors encore heureux, il existe des moments où je prends conscience que je ne peux plus dormir, et où les activités, si tranquilles soient-elles, s’enchaînent d’elles-mêmes.

J’ai deux pièces dans cet appartement que j’ai appris à détester mur après mur, dalle après dalle, douche, chiotte, plafond, tout… Tout est merdique ici. Mais j’ai l’avantage d’avoir deux pièces. Jusqu’à maintenant je boycottais pour ainsi dire la seconde pièce, elle ne me servait que de débarras et de cuisine/buanderie accessoirement puisque c’est dans cette pièce qu’est l’évier, la machine à laver, et donc la vaisselle sale et le linge sale respectivement et par extensions. Il y a un moment une bonne amie est passée à la maison et a tout chamboulé, me collant mon pieu dans l’autre pièce, la cuisine donc. Ça m’a totalement déphasé, mais d’une force… A ce moment j’arrivais à m’organiser et à garder les deux pièces relativement rangées, tout avait une place. Une fois le typhon passé, j’étais perdu chez moi. Du coup j’ai laissé en désuétude la pièce où je dors. Il s’est passé des périodes où je ne pouvais plus circuler dedans. J’ai aussi mis pas mal de trucs (notamment les livres et les bibelots) dans des cartons scotchés, en vue de déménager, et les cartons dans cette pièce, empilés, or quand je cherche un truc des fois faut que je rouvre certains de ces cartons.

Plus récemment, j’arrive à maintenir un semblant d’ordre dans au moins une pièce, mais l’ennui, c’est que le temps de ranger une pièce l’autre redevient en bordel, et ainsi de suite ? Non, quand même pas.

Je suis moins dans l’urgence de déménager (j’arrive même pas à aller chez un vautour assureur alors comment veux-tu que je fasse le reste ?) j’ai commencé à céder à certaines priorités qui étaient moins urgentes que mon déménagement. Je ne me sens absolument pas, mais alors pas du tout, en sécurité, au point que y a deux nuits (à jeun hors bédo, je tiens à le préciser) après avoir entendu des bruits à l’extérieur en plein milieu de la nuit, mon chien grogner en direction de la cour où mon scooter est garé, et une voix bizarre qui a été le détail de trop, je me suis habillé en speed, et je suis sorti en pleine nuit armé d’une lampe et d’un cadenas en U spécial scooters (le modèle maousse) pour frapper direct sans réfléchir si j’avais vu quelqu’un traîner, et même à l’aveugle et je l’aurais fait. Tué, je l’aurais enterré dans le jardin – je décoooonne…

Conscience : T’es sûr ?

Bon toi ta gueule. Comme ça on reste dans le thème hein ? Et tu réponds pas c’est de la rhétorique. Chut. Voilà c’est bien, que j’aime quand tu garde ton bec clos !

L'invisible

Déméter est Cybèle

Ça fait deux nuits, deux jours autrement dit, que franchement, tout va un peu mieux. Chaque problème pris indépendamment a une solution, souvent elle est simple. Tous les problèmes pris en même temps démoralisent, découragent d’office, démotivent en force, dé-tout-ce-que-tu-veux-pourvu-que-ça-te-tire-vers-le-bas. L’inverse de l’élévation quoi, soit… Je sens que je vais rêver que je vole incessement sous peu mouarf ! Ouais je me fais marrer moi-même !

Je sais pas si tu te rends compte qu’en grandissant j’ai développé une haine terrible contre ce que j’aimais le plus au monde ?

Conscience : Qui me parle ?

Je ne sais pas qui te parle, enfin jusqu’à preuve du contraire c’est moi, là, j’agite les bras mais tu vois juste pas, madame la conscience aveugle !

Conscience : Monsieur !

Ouais bah Monsieur, Madame, la conscience, la conne sa science elle sort tout l’temps, alors sa mère ouais ! Et est-il nécessaire de préciser que je ne te parle pas, andouille ?

Conscience : OK.

Là j’ai juste envie de me faire remarquer un truc. Un simple truc. De me forcer à le considérer et le regarder longtemps alors que d’habitude je fuis. Depuis ma tendre enfance j’ai toujours et avec beaucoup de passion, aimé tendrement les individus de l’autre sexe. Ce sexe que j’ai goûté au départ du bout des lèvres mais à chaque fois que je pouvais j’embrassais les situations avec un max de sensualité : enfance ! Par la suite j’en ai tellement manqué – adolescence – qu’à chaque fois que ça a été possible je m’en suis gavé à mort, pendant les vacances par exemple. Et je me suis délecté de chaque chatte que je bouffais jusqu’à aller chercher le suc au plus profond – exploration. Mais à chaque fois que ce connard, là, mon coeur…

Coeur : Monsieur connard s’il vous plait !

Ouais, mais ta gueule, tu es un muscle inutile qui me maintient en vie bêtement, et à chaque fois que tu as été blessé, rien n’a guérit. Nan mais regarde toi, on dirait un mercenaire de la légion tellement t’as de plaies dégueulasses qui suppurent à force de s’infecter ! Et quand tu fais ça, quand tu te soignes pas parce que tu as décidé de ne pas te soigner, faire un peu comme si de rien n’était c’est ça le but ? Bref à chaque fois c’est l’être tout entier qui trinque, le résultat c’est un peu plus de haine ressassée, à chaque fois on déteste un peu plus, beaucoup plus, à la folie, on oublie « pas du tout » mais ce serait si reposant ! On déteste qui ? Mais l’autre sexe pardi. Là on a atteint un point de non-retour jusqu’à aller se reprogrammer le cerveau et projeter d’essayer des plaisirs interdits où la femme n’a pas forcément lieu d’être. j’apprends à me passer des femmes, la tendresse j’en ai rien à foutre. Mais la femme est-elle persona non gratta pour autant dans ma vie, dans mes envies de baise ? Oh que non. Et encore heureux.

Je vais m’en mettre plein la gueule, mais alors plein putain de merde ! A la sauvage, à la binge drinking.

Conscience : Pour changer…

Mais qui es-tu donc chère Déesse de la fertilité, de la Terre-Mère nourricière, de l’alternance entre les différents cycles de la vie, de la Terre cultivée ?

Conscience : Et allez ! C’est parti mon kiki !! délires grécos-romains…

Es-tu Déméter ? Doit-on t’appeler Cérès ? Ou encore Cybèle ? En tous cas, aux vues des sculptures, des tableaux etc., te représentant, toi qui représenta à ton tour le cycle de la vie et de la mort et le passage de l’époque de la simple cueillette de fruits, à celle de la culture des Terres grâce à Triptolème, un héros  (waow un héros ! C’est du genre de Cúchulainn ? ou plutôt Ulysse 31 ?) qui t’a beaucoup aidé, Déméter Cérès ou Cybèle, en transmettant la connaissance de l’agriculture aux hommes de partout dans le monde suite à ta décision, à la contemplation de ces sculptures superbes qui te montrent tantôt sévère, tantôt masculine dans toute ta beauté de femme, tantôt vulnérable , en compagnie sur diverses gravures qui ne sont que les journaux d’époque  ! Eh oui tu as décidé à un moment précis, que c’était le temps pour les hommes et les femmes terriens,  de passer de la sauvagerie à la civilisation, d’un statut de parasite à un statut de créateur, l’Homme avec Déméter, Cérès ou Cybèle change, il prend du galon, il évolue grandement, le passage à l’ère de l’agriculture est une époque essentielle pour le développement de l’humanité… Déméter, ou dois-je t’appeler Cybèle ? Tu as inspiré des artistes qui t’ont faite si belle, Cybèle… Alors, si belle est la statue de Cybèle, si belle est la statue de Cérès, et si belle est la statue de Déméter, que dis-je : les statues ! Et ta fille Perséphone ! Rien que ce nom suscite ma curiosité, quelle fille se cache derrière ces sons inhabituels, qui se cache derrière ce sourire franc ? Et derrière cette moue quand je bois ! Mais qui suis-je ? Elle est belle ta fille Déméter ! Je pense que je vais l’enlever et l’épouser. Qui est son père déjà ? C’est Zeus ce coquin ! Il a dû baiser toutes les Déesses, ses filles, ses petites filles, les nymphes, les océanides… D’ailleurs, une rumeur circule. Elle dit que Perséphone n’est pas de toi Déméter ! Que ce serait Styx la mère, qu’en dis tu ?

Styx est une océanide qui représente également aussi le fleuve éponyme, celui qui garde les Enfers, traversé par les Argonautes, par la barque de Charon qui en est le passeur. Tu sais Perséphone, ton avenir est écrit, tu aimeras Adonis entre deux aller-retours en enfer.

Au fait, ça y est, je sais qui je suis, qui te parle, ouais, aujourd’hui je suis…

Je suis Hadès et je règne en maître sur mon royaume magnifiquement laid, Les Enfers.

Où à l’instar d’Orphée qui va chercher Euridice, Déméter désespérée ira risquer sa vie pour retrouver sa fille. Enfin… à l’instar… c’est vite dit : on obtient de bien meilleurs résultats, on peut se permettre de marchander avec moi pour obtenir des compromis quand on est une Déesse. Déméter est Déesse avant d’être une mère, si tant est que Styx n’ait pas fricoté avec Zeus juste avant la naissance de la belle Perséphone – les océanides, les nymphes, certaines femelles humaines aussi, ont été souvent responsables de détournements sexuels de Dieux, les cochons ! Et elles sont belles les nymphes…

Putain là je vais prendre cher ! Une IM de 0.3 environ de Printoéçadinlagueule (une nouvelle drogue légale d’origine du Québec, demande à ton dealer médecin)… Je sens déjà la gerbe (de fleurs) arriver, mes oreilles résonnent (ou raisonnent), là je sens l’orgasme de cette belle merde. Çà me rappelle une époque, ça me rend bavard ce truc. Boire de l’eau. La gerbe de fleur ne reste pas généralement, elle part très vite, et faut vraiment y être allé comme un gros porc pour qu’elle se concrétise en véritable gerbe, en gros c’est une nausée assez forte, qui dure 5 minutes maximum, ensuite elle part comme elle était venue. L’ennui c’est que cette envie de vomir se calque sur la montée, En gros, elle en fait partie et si tu veux te foutre une vraie tarte (encore faut-il avoir du produit convenable), si tu doses ta trace, ta pipe ou ton shoot comme un bâtard, tu seras malade pendant quelques minutes, mais alors ensuite… hop !

La montée en IV est typique, aucun besoin d’en mettre beaucoup, le flash sera systématiquement grave et agréable. Mais arrivera toujours la gerbe, enfin l’envie de gerber qu’à l’époque on « faisait passer » en faisant des pompes. Une fois cette putain de nausée dépassée, ça laisse tout le loisir de profiter du court laps de temps qui reste sous l’effet du prod. Ces vagues de chaleur qui donnent envie de se foutre torse nu en hiver ! (attention aux rhumes et autres bronchites parce que si le corps ne sent pas qu’il tombe malade, il le fait quand même) C’est clairement pas THE produit miracle qui te fait résister à tout, microbes compris… Et non, désolé de casser des mythes.

J’ai chaud – retirer tee-shirt, je ruisselle à la Macron, ruissellement des hauts organes sur les organes les plus bas et pour finir la peau, etc. Tiens :  les poils. Si on compare le corps à la société, un poil représente relativement bien un individu revendicatif, s’il va dans le sens de tous les autres, c’est harmonieux, comme s’ils étaient coiffés; rangés par deux dans le calme ! Dès qu’il se rebelle le oilp’, on ne voit plus que lui et ses rares confrères rebelles ! Rebelle-toi camarade !

Les cheveux sont sans doute plus représentatifs des individus que les poils, toujours si on compare le corps à la société française (au moins), ou à toute société se basant sur des règles libérales et/ou capitalistes pour fonctionner. Les veuchs, on les coupe, on en réduit la taille, on les formatte à la même longueur. Faut pas qu’ils prennent trop de place. Dans les écoles de la République on restreint l’imagination des enfants et on leur insère à coup de torture qui n’en porte pas le nom, le par coeur. Inutile excepté pour les poèmes, le théâtre, la comédie. Selon moi, apprendre un texte qu’on a rédigé soi-même est bien plus intéressant. Apprendre les textes des autres, c’est du niveau de l’idôlatrie ou quoi ? 

Conscience : T’en es là… Soit. Et tu te prends pour Hadès ? Mouaha… hmmm. Désolé. Cela dit c’est une bonne méthode pour élargir son imagination d’entrer dans la peau d’un personnage. Sachant qu’ici nous sommes les rois, que jamais nous ne confondrons notre identité réelle (celle du grand con avec son clavier sur les genoux) avec celle d’un autre, encore moins celles de Dieux mythologiques, on est en 2019 et clairement pas dans l’Antiquité, nous ne risquons pas de faire un AVC suite à une identification trop intensive sur des choses qui n’existent pas…

Schizophrénie…

Conscience : Schizophrénie oui. Entre autres choses.

A ce propos as-tu vu ce film de ouf avec ce mec qui a des dizaines de personnalités qui se succèdent…

Conscience : Split. Et c’est pas n’importe quel réalisateur qui a fait ça, c’est M. Night Shyamalan. Et oui, rappelle-toi, on l’a regardé ensemble.

J’aime bien les films où les héros sont des psychopathes. J’ai commencé à regarder une série qui s’appelle The end of the f***ing world, j’aime beaucoup le principe. Un adolescent (17) qui n’a qu’une envie : saigner la nana qui s’amourache de lui, et lui se découvre petit à petit des attraits pour elle tandis qu’elle a de plus en plus peur de lui. Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis… Et le Gus de ne jamais se détourner de son projet initial sanglant, quand même faut pas déconner ! Ça lui irait si bien de saigner de partout à cette euuuh… Cette… Cette meuf… On dirait pas un psychopathe. Quand il lui sauve la vie en saignant le porc qui est en train de tenter de la violer, est-ce pour se réserver l’exclusivité de la tuer ou parce qu’il tient à elle ? Elle lui appartiendrait ? Ou alors est-ce par amour ?

Déméter ? Tu m’entends ? Est-ce qu’on peut tuer par amour ?

Conscience : Elle te répondra pas. Elle ne parle pas, ou alors vraiment rarement. Tu sais, les mythologies varient selon celui qui les raconta. Ovide ne donne pas les mêmes détails lorsqu’il parle de ces  histoires, que Homère par exemple. Bref… Allez vas-y, t’es défoncé, tu l’attendais celle-là hein ? Fébrile… Pendant plusieurs jours à rien foutre d’autre que dormir, bouffer, fumer, comater devant séries et films, branlettes évidemment parce que c’est de l’hygiène à ce niveau. D’ailleurs il est bien ce plug ? Expériences expériences… Rien foutre d’autre qu’attendre sagement.

Quoi ? Quel plug ? Je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis mon cul ça regarde que moi ce que je fous dedans, supprime ça par pitié…

Conscience : De quoi t’as peur ? Les gens qui te connaissent pas et qui visitent le blog ne savent pas qui tu es, et ceux qui te connaissent se fichent bien que tu tentes de te faire des orgasmes prostatiques… N’empêche que ça multiplie le plaisir de l’éjaculation, de l’orgasme et là ça ressemble vraiment à un orgasme… Solitaire mais d’envergure.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Conscience : Regarde, la porno t’a ouvert à des plaisirs dont tu ne te doutais pas l’existence, tu fantasmes sur des actes précis, qu’il faut que tu réalises. Une fois que tu les a réalisés ils perdent l’intérêt qu’ils avaient.

Pourquoi tu dis « la » porno ? Tout le monde dit « le »…

Conscience : Parce que personne ne s’est donné la peine de réfléchir, c’est LA pornographie abruti, donc c’est la porno.

Ah ouais, pas con… Et moi qui commençais à croire que tu personnalisais la pornographie avec un visage de femme, j’ai vraiment l’esprit mal tourné. A la réflexion c’est même te considérer comme une grosse merde, jamais de la vie on irait faire un truc aussi tordu !