Je fais ce que je veux

Mais ferme ta gueule

Article épinglé et édité à mesure de la réalisation du projet dont je parle ci-dessous.

Je pense que ce sera le dernier billet et que ma prochaine session sera la dernière. Un nouvel ami, m’a dit qu’on ne pouvait pas avoir de contrôle ni sur sa vie ni sur sa mort, et c’est pas pour ça je n’ai rien à prouver à personne. Je suis malheureux c’est comme ça ça fait des années, rien ne change. J’ai baisé avec une TDS (travailleuse du sexe) que je respecte énormément, et c’est la seule relation sexuelle que j’ai eu en 3 ans.

Je n’arrive plus à faire le ménage chez moi, je passe beaucoup de temps à me chouter dans les biceps, les muscles des fesses, les cuisses. Quand je n’ai pas de produit je rince les pompes, et je me rechoute avec ça. J’ai un énorme abcès.

Ne faisant plus le ménage, et beaucoup d’objet n’ayant aucune place attitrée, je perds tout. Bien évidemment l’appart n’est pas safe, il se peut que par ci par là des pointes trainent. J’essaye de dormir le plus possible par tous les moyens (laitue vireuse, shit -quand j’en ai- pris en bang, bangs de feuilles de laitue vireuse etc…). C’est une stratégie d’évitement. J’en peux plus. Pis je veux plus c’est fini.

Ce billet n’est pas une menace, à qui ça pourrait l’être d’ailleurs ? Personne, vu que ce blog continue d’être anonyme. Facebook refuse de m’accorder un nouveau compte ce qui me prive de pouvoir parler à certains, certaines, ce qui effectivement peut par contre être pris en compte.

Un certain Tom m’a volé 9000 balles, c’était l’argent de feu mon père. Lui est responsable. Ouais bon… Un peu. Ma connerie d’avoir fait confiance à un salaud est responsable. Tom n’aura été qu’un vaisseau.

Y a Ordralphabétix aussi qui m’a tanné des jours et des jours pour que je me ruine. Si je décide d’acheter de la came avec mes tunes, c’est mon problème, je ne rendrai personne responsable, et je n’ai pas l’impression de gâcher l’argent. C’est mon désir à moi, mon plaisir, de me défoncer. J’ai choisi ça. Et quelque part je me dis quand même que j’ai déconné. Les sous qui ont servi à m’arnaquer étaient tout ce qui me restait de mon héritage.

Je voulais acheter une maison mais j’ai beaucoup de mal à me déplacer car elles sont souvent dans des villages seulement accessibles avec un moyen de transport personnel (voiture, deux roues, etc). Or j’aurais pu avant de serrer le moteur de mon scooter puis de me le faire voler (pas de sous pour le faire rapatrier dans un garage, ce qui fait qu’il est resté sur le bord de la route pendant pas mal de temps, et c’était au tout début du confinement de merde), j’aurais pu aller visiter des maisons en vente mais je suis tellement fatigué… C’est la même chose pour mon déménagement, visiter des appartement c’est épuisant, et quand j’arrive les gens me catégorisent direct comme looser, et font mine de me faire visiter le truc, puis m’obligent à mentir sur le fait que je ne travaille pas, je ne sais pas mentir, ça se voit direct. Personne ne veut un locataire qu’ils pensent un branleur. C’est dégueulasse. Ca me force à rester dans mon appartement actuel, où je me dessèche, disons. Un appartement humide où le linge sèche en 3 jours, où lorsqu’on place des chaussures à un endroit pour les stocker, une mousse verte les attaquent. J’ai niqué quelques paires de chaussures comme ça. C’est très dur après de ,les nettoyer. Y a de la mousse, de la pourriture qui attaquent certains endroits.

Je nettoyais au départ quand je suis arrivé et que j’ai constaté ça. Pendant la visite, évidemment des cache misère (peinture etc) cachaient ces avaries. Il y a des endroits sur les murs où c’est creux derrière la peinture… etc. J’ai vite abandonné le nettoyage puisque déjà d’une, ça revient quasi direct, et puis c’est du crépit et entre les pointes ça reste. Je pense qu’avant que je visite ça a été caché à la peinture. Ce n’est qu’un exemple… Y a plein d’autres choses qui font que cet appartement est insalubre. Après, évidemment il est bon marché, mon APL couvre quasiment tout le loyer. Ceci explique sans doute cela. Je sais qu’il y a des gens qui vivent dans des conditions bien pire, mais je ne vais pas m’amuser à comparer. Je vis très mal tout ça, c’est tout.

Alors, il se trouve aussi que j’avais jusque y a 20 minutes, de gros soucis de publicités intempestives coupant par ex. les mixs que j’écoutais, les vidéos longues, aussi entre les vidéos qui s’enchaînaient, ça me bouffait la vie. Je gueulais à chaque fois, m’en prenait à Youtube et à Google… Je sais c’est un peu con et la solution fut simple mais il fallait y penser : Désinstaller et réinstaller installer mon bloqueur et tout est revenu à la normale apparemment : plus de pubs. Ça apaise un peu.

Cela dit sur le smartphone qu’on m’a un peu obligé d’acheter (merci Ordralphabétix) pour accéder à certaines applications exclusives au smartphone (ne fonctionnant pas sur un PC) c’est vraiment fatigant. Ce truc m’espionne à mort, j’ai des soucis de piratage malgré tous les efforts que j’ai fait pour le sécuriser. Je n’ai pas du tout l’habitude de ces téléphones, avant j’avais un nokia à clapet qui remplissait très bien son rôle de téléphone, et uniquement de téléphone. J’ai vraiment déconné d’acheter ça, je suis complètement largué, et j’aimais bien ma vie d’avant, là j’ai cette impression que l’on m’espionne tout le temps et ça me bopuffe vraiment. Je ne revendrai pas cette merde qui m’a coûté la peau du cul (c’est peu de le dire), il finira au feu comme le 1er smartphone wiko que j’avais chopé juste avant d’aller voir la ZAD de NDDL. Ou pas, puisque je pense que je n’accéderai pas à un feu avant de me canner. Le laps de temps est trop court et je ne sors quasiment plus.

J’étais déjà à moitié détruit mais certaines personnes vénales ont fini le travail. Je vais enfin avoir le repos que mon âme mérite. Je ne peux que vous remercier. C’est ironique évidemment.

Tous les autres, mes amis, ma famille, je vous aime. Je suis dégoûté de la vie. Je pense que je suis trop honnête et surtout naïf. Je fais confiance trop facilement. Ordralphabétix était un ami, je croyais en sa bonne foi, je doutais parfois, vu la teneur de la somme investie, j’aurais dû refuser. C’est en grande partie de ma faute mais je ne peux pas m’empêcher d’en vouloir déjà à mon pote qui je suppose encore (bêtement) s’est acharné à faire fonctionner cette affaire, et surtout au vendeur sur qui il m’a branché, Tom. Je révélerai j’insiste, tous les noms des protagonistes de cette affaire, si j’ai l’énergie je porterai plainte mais je ne suis même pas sûr que le nom du vendeur soit vrai. D’énergie je manque énormément et l’envie de me battre pour ça me manque aussi. J’ai juste envie de dormir le plus possible jusqu’au moment fatidique.

A suivre. Je vais éditer ce billet au fur et à mesure.

Signé : Assurancetourix.

Paroles qui riment

Humaine Nature

Texte en chantier

J’ai perdu ma nature humaine un beau matin par lassitude
[J’ai arrêté mes études à 16 ans], de toutes façons
Leurs tableaux noirs m’apprenaient rien à l’Histoire,
Tout sur les mystères des stars, rien sur le temps qui s’distord,

Leurs concours de miss à la foire qu’ont encore l’espoir de se voir
Défiler, avec d’autres faux-filet qui [font lever masse de phallus], ovaires
& lèvres ouvertes mises à l’envers, courtisées par dix verges en diverses
Parties littéraires qui relies des rêves partis voir le danger quand se verse,

Le temps, se verse un verre de rouge mais là il est vert de rage,
Il dévore dirais-je, mais là attends ça m’dérange,
Y a divers avis qui virent d’orage en orage
Irai-je à temps boire l’antidote avant que j’m’antidate, ô rage

Ô désespoir, de revoir mon espèce, très rare dans l’espace
Mais pas dans le RER n’est-ce pas ?
La décadence repère des caddys à saccager en cas de messe basse
Mais qu’est-ce qu’y s’passe quand la miss passe, et quand la miss pisse ?

Laisse des traces mon ami, freine tu dépasses l’hospice
Lasses, treize inspectrices ont leur spectre hissé en amont, on se pass-
-ait très bien de ces espèces d’aspics trop lisses mon amour, on s’pisse
Dessus-dessous de rire, ça tâche, on s’attache sans postiche, on s’pistache

A la Poste et chez l’épicier y a même plus d’épices et
On se distance de l’eau des pistes quand dégèle les pensées
On a l’art du danger carrément chanmé
L’an passé à l’air déjanté la marée m’enchantait

Comme des Mages enchanteraient la montagne
Comme un démurge échapperait à la montée qui me tanne,
Comme mon bagne artisanal, aux bagnards sortis zoner ça m’étonne
Comme l’on gagne au quart de galère sans cortisone et sans ma tonne

De bastons, mais Basta, j’ai encore la matinée allez viens, on s’en mate une ?


Les cadences sur les repères, quelques pères Irlandais osent le trac
A la mer, saccadée danser sur le rapport, quelque part
Et rouge vif, aurais-je été trop bref, oublirais-je de rire,
J’érige aux vents forts, et comme éjecté j’établis des barres
Des rangées débordent et la bière agit


Sur L’ordre Officiel qui m’invite en vérité à vite m’inventer l’courage
De vivre ma vie pis d’aller voter ! Va caner ! Bel outrage !
Vire de ma vie daleux d’magistrat, j’m’en bats les rotules de ton satané bourrage
De crâne, même si le vent hasardeux doit sourdre dans des cendres de l’ouvrage

Muse est une pétasse défaitiste qui use son appétence à potasser,
A péter son cendrier, à en ramasser les pots cassés pour des les putes au dos cassé
Entassées sans vriller panier à salade pour ramasser cent michetonneuse et leur masser les sens

je m’amuse et m’détache de mes mots édentés que je crus à tort Dantesques
A tort dans tes skeds j’ai mis mes stances le dentiste m’a mis des dents, est-ce que
C’bâtard m’a dit quand est-ce que le génie sort ?

Le Géniteur embarqué se masque dans la mosquée, pendant que l’ange hennit tard,
Répand sa haine à tort, puis mange ailes et nibards de sa progéniture
Et Pan ! Diogène enterre des cromis pour une Licepo bien crispée
Mais n’est-ce pas plutôt par sa Lacrymo ?

Oh Endemol tu t’es crus en l’an deux mille couille molle ?
J’te l’dis entre mille trou d’balle : ta tire gène alors sors du cadre

Ici Ca décide à 10 balles
10 balles ! Et Du balais !
Je permute ma main en sang s’emballe et fumée libère, le monde à
Dû cramer sans mélo devant ces gamins à s’en brûler les tifs, fais péter les modos
Juste un mot d’un de ces maudits peut faire descendre du nuage le pire des amants démodés ,

[C’est à l’amant-même] d’aller [sa mandale] étaler sur les fruits des amandiers
Dont les âmes sont encore entières, dans des zones débridées où lames en Dieu
Se damnent, dont les ham’çons écorchent les corps entièrement par dizaines d’hommes odieux
Sans dignité d’où les zoom sont dans les décors, faut pas chialer quand on est à l’amende

Faut pas chier dans les bottes du Mad-Raf,
ni dans les bottes de sa madre
Sa madre entrain de moudre des amandes
Des amandes de contrebande

Des salamandres se sèment d’Amsterdam à Dakar, des zones où on paye des armes
De sales famas dans les mains de belles madres, dans les r’paires sur les terres des larmes
L’homme allume un candélabres dans le délabrement des lambris aux embrasures, dés lors

Délivré de son livret enfin dans la vraie vie, enfin pas vraiment, très vite le délire
Dans les livres et dans l’art de laver tout, de tout beurrer partout, de mettre dans l’air de l’or
Alors ! Mets en de l’or pour mes gueulards payés en dollars, d’où les délais rendus sont redoutés dans les abris et dans les abribus
C’est quand l’état laisse la télé toujours bourrer les crânes
Laisse les hommes femmes enfants hurler lésinent
Dire que la vida a dans les yeux des bas résilles et dans l’ébat résigné !
Mais détends-toi p’tit père,
T’as qu’a nous cracher qu’ton bout grésillait
Jte paries mon miper qu’en deux temps 3 mouv’ments, deux-trois brèches s’ouvriront pour toi
T’ira là où le Sheitan chantonne…

La brique en cadeau c’est hyper tendance, soulevant d’entrée les branches
Etranger, mon trajet est tragique entre giclées abjectes d’outre deux paires de nibards qui dansent en bronchant
Les pires des les carr’, très chers pléonasme
Je ne plais plus même au fond des nasses, même au préau des très haut orgasmes
Gêne n’applaudis pas môme j’ai fondé mon asso, l’asso d’la s’maine
chui tenace les s’maines aux chéries charnues aux fesses rondes et aux miasmes
Ces bipèdes tant qu’on mit l’bras chez…

ton bourrage De crâne a pas l’miper, mais tais-toi
Au mal où va l’ami l’envie qu’avait là mille ans vit l’enragé
Tout rouge et rangé des frangines l’étranger moulant n’redore son p’tit blason rèche

Qu’elle retarde mon âme entière dans c’taré qui dans sa brêche

Tagguer sur les tables, c’est lamentable, mais mes camarades
M’intéressaient davantage que leur putains de came aride
Que leurs putains de Camaret dont les culs marinent près des camés raides morts
Faits comme des rats d’égouts, faisant des dégâts dans les rues

En cherchant à dégoter un p’tit gramme d’héro,

Déguisés en ogre horrible, sorti bon gré mal gré
D’un rade plein de héros qui tueraient et maugréent
Des mots gras, gros mots demi-grand qui migre, bigre !
Délais dans le moins crade des rades réservé aux maigrelets

Je t’ai préparé un cadeau dans ce pré ma chérie : viens donc,
approche plus près, prends-la par ses grelots
Le gros lot c’est un grand lit et quelques grosses à engrosser, c’est groland
Tes poches ont grossies t’as pas chopé la grippe aussi ? Ta graisse est graciée
Agresse-les à la grue, à la glu, à l’anglaise, agrippe-toi, agrafé et démocracié

C’est dément et grâce au flux des belles paroles de ces greffiers
Aux mots crasseux, l’atroce enfoiré déboule par l’aile C très fier,
La mienne de crasse on va me la tracer d’un bracelet au mieux,
J’préfère ça aux deux races de mort de grâces, les tigs et le vieux

Pénitencier à faire des huit-dix ans, scier nos fers les nuitées
Aux génies pensez à l’affaire des militants si y a des suites et,
Si l’ange il est patron, mais du sang j’en ai pas trop,
Ca venge mille apatrides
Est dans leurs filets gris sifflant putrides

J’arrivais tjrs en r’tard, je finissais toujours par comater
au sein de ce petit comité.
Par commodité, j’évitais les modes et les dictées
Pour toute conn’rie réalisée, je réservais tout mon temps,
La totalité du temps passé, j’repassais mes plans entomatés,
Des tomates pourries mutantes pas débutantes pas automatiques
Je n’ai Pas de team en tête, j’suis tjrs l’bourricot solitaire,
je suis ce bandit maudit qu’avait battu l’auto-
Mate en tek, en quête de son, de tak tak, de boom boom, pi de re-tak tak,
Quête érotique… Faite de tics et de tocs,
mais antique tu t’astique sur ton ticket, hélas l’élastique a fait « tic »
Il A cassé, et toc ! Mal étiqueté, pas éthique, la milice s’attaque
A Mille Aztecs, qu’ont mi des steaks de blancs-becs sur des piques,
Mais leur palace sans déconner, il est trop classe, classé dans les
Monuments historiques,

Manu, C’est un genre de Pierre Ponce Pilate qui pilote le vaisseau sans les
Pieds parce qu’il sent des pieds, et sans les mains parce qu’il a les mains sales
Les mains sales et salées j’comprends qu’il se soit … mais putain ! Mince alors !
Qu’il se soit barré et puis tapé une belle barre et au revoir les crétins de lutins qui galèrent
Qu’ont parfois de sacrées maladies attrapées en frappant à la porte d’un crapaud, ou d’une crapinette
ou Genre un trappeur avec une de ces gueules ! Je frappe encore sur la perte du traqué,
Mais ne crie pas bon c vrai que t’as du cran pépé, t’a vu la gale s’installer et braquer
Tous les branques briser quelques briques pour refaire le décor, ce décor, y va briller
Ce décor m’émeut et me laisse happy en paix, c’est cette époque qui est assez épique
J’vois ça A des centaines de milliers de mètres, l’astuce dit
Que s’éduquer c’est mieux que d’être né du quai, même au milieu de dockers au coeur d’or,
Pendant un putain de 1/4 d’h cédait ses caisson aux meilleurs des cent cas, lot de consolation : des décors d’art

Décent car ses dent sont encore dans mon coeur au moins au quart… Maint’nant de l’air !
Je crois qu’on l’a tous dans le cul j’allais oublier qu’en cas de souci
Sous ça, faut le soulever, c’est lassant l’hiver, donc y a des sous là
Des sous lalala tes balivernes me font déssouler
Dans des silences ça descend la lancée de l’ange élu qui doit m’avancer des sous
Mais qu’est dans le sillons ça danse sans lancée de la jolie succube que le démon a vanté, l’esseulé
C’est selon ton style mais aussi ce qui est sorti de ton joli stylo, maintenant t’es salé,
La facture aussi, ici on la détaille, on l’explique, afin que les secrets tombent,


t’es censé être docteur mec ! Dodododocteur je n’ai pas d’adadadaccident,
Je n’ai pas occis de jeune, jeune et pas accès androgyne écho,
Echo de qques cons finis, mais de qui se moque-t-on, remets ton jeans, et écoute
Ecoute-moi, méfie-toi de cette aura qu’a jaunie ça rajeunit et moi j’y suis né con.
L’aura, l’aura pas ? N’aura-t-il pas un jour sur son quai cette urine montera jusqu’a ses genoux,
L’aura pas son coma, pas un keusti non y a pas de stock ici on aura pour toi coco
Jamais jamais même un p’tit bout d’shit rococo

J’ai des stickers à coller, et j’te jure que c pas des ptits cœurs à calin, dans un quart d’heure je vais m’astiquer le manche tandis que ma vieille gueule,
Mais c’est quand la quille les gars ? j’en ai gardé des bouts d’l’arène quand la
Messe s’acquitte bah ça caille, et là-bas ? j’en ai guidé des bancs de sirènes qu’ont la
Fête dans le sang, à quand la prochaine sans quitter mon maître de sécurité qu’a l’bras long
Comme un bras de mer, comme un brad super grand, genre 1 mètre pas sécuritaire, brelan
Un peu branlant ton brelan, jette ça dans l’écume du bris des vagues sur ces roches imaginaires
Les rochers de ta vie de tes bonheurs et de tes drames, en rapport avec des dames
Je dédie ces mots sans aucun sentiment à ma Carie, ma Dent Cariée, alors Madame
Votre dédain de mon sang que vous pensez aux trois-quart maudit, ce sang m’a amendé
Mon sang est bon, c’est un bon sang ! Il n’est parasité par aucun mot d’amour
De quelques âmes en déclin, de mots qui deviendraient amers tôt ou tard, des murs
Sans une seule porte, quand ta femme c’est la came tu rames, payes en dirhams
Quand faudrait raquer en euros, mais faut dire que niveau neurones t’as cramé l’théorème,
Et maintenant tu fais rimer tes rêves de harem, avec une vie de hareng qu’est aux rames
La crème de la crème en théorie, à pas tentés, pas patient, des fois un peu marrant
Ca peut arriver, mais c’est assez rare, hiver comme été, de l’Alpha à l’Oméga,
Au Coran, je dis encore merci d’exister. Cimer oué oué, Cimer, mais en Si♭ .
Si ces crimes ont pour origine la Crimée, tous les mecs sains vont s’emballer et s’enfuir sans balais,
Fuir à corps et à cris mes macramés aux couleurs criées triées sur le volet, on s’en bat les…
Les voleurs peu habiles qui ciblent Macron, aussi les enculeurs grillés qui semblent s’emballer
Pour cent balles il aura les épaules en charpie, mais cent balles c’est que dalle, cent balles on s’en bat…
Mais là va falloir tout revoir, délaisser les priorités qui donnent un arrière goût de pétasse en sororité
De bonne heure j’y suis et le son y dort aux rites émerveillés, nos râles y sont itinérants, et mort à tes
Barreaux, j’veux un burin et un marteau, mais mortadelle je condamne à mort tous les deals athées
Et les deals patentés qui hanter tous les manteaux, pour aimanter et afficher tous les mythos

J’ai quitté l’humanité, t’façon qui m’attendait ? Sonne-per ! Je coup-montait
Tel un routard des sommités, dans les sanitaires, j’comptais…
Les bières j’les additionnais aux pétards, et aussi aux ptites comptines

Lis bien ce poème : il est diksa, écrit comme une dictée, m’indique tout , sauf que la norme enterre
La dilettante, la bohème, mais aller danser c’est quand même vital, danser dans le sens
D’une petite Tekno, je n’ai encore taclé personne, ça ne sera pas un hasard en tant qu’assoce je te sens
T’y mettre, haut la main l’ami, moi en attendant j’élabore quelques scénarii.
Genre un sauna / ricard et whisky / sont servis dans les vases qui <est loin, j’ai ici la mer, la mort est loin aussi, je D’hépatites tant que je n’ai encore au coeur ta clé personnelle ou celle d’une amie, vas-y : blanc-cassis
Les talents qu’ont 6 ou 7 ans de pratique, dans la vie sauf toi et moi bien sûr, en générale bêlent, lents et tout cassés
Les amis s’il vous plaît, j’aimerais vous voir là, tous assis, encerclez donc l’assassin que je suis,
Vos âmes en peine salent vos plats en pleurant, d’un sel n’a qu’un goût d’inceste , comme envoûtées, j’en suis
Mais j’attire votre attention sur le fait que je suis certes fort comme un boeuf, assumant qu’il essuie
La suie qu’il a sur la face
hypersensible navigue De l’acnée n’a pas à bâcler la fin du gros taff, c dans la cess
Et à trouvère qui n’en était qu’là, à tout voir en s’excitant devant l’secteur
Mec l’heure approche, mais pourquoi t’es tout vert ? Pas sexy tant l’vecteur
S’Accélère mais laisse pas ton sexe à l’air surtout après 20 heures
Ta vie est trop tard, car ton avion a trait à la Terre, t’as l’air d’un bovin t’aur-
a toutes les raisons d’pétri et de père qui en bave en buvard qui en verra
Des routes, des rasés, des peutris, des patrons pas trop vivants, des varices
En virée y a environ euuuh au moins 10’000 virages lascifs d’apparence
Les avares ici dans sa vie d’buvard qui embue, beau verre !

Paroles qui riment

Texte à la con

Texte en chantier

Je vole… / au-dessus des villes, /
Des villages, / dans le vent…
Je vole aussi, / dans de vils assauts, /
Mais Assez ! / Hey ! Moi j’veux m’élever…

Et non pas enlever des points / sur mes valeurs /
Le voleur a évalué, / affalé, les pieds en V, /
L’envie qui vient au monde / toujours non-assouvie,
L’homme qui devient nomade / et s’évade de sa vie sous vide,

J’envole… / ces notes et j’vais visiter sans voile, /
Ravel Purcell et Beethoven, / la créativité… /
M’envoie cent toiles / en exclusivité, / éviter
Les vagues de divagation, / sans toi ma voix

Est vaine et mes veines, / sont un fleuve tari,
Je furète… / c’que j’vois c’est une tuerie…
Des furies dériver, / des virées aux Furieux,
Enfoirés ! / On dirait la curée, des marées

En soirées… / Quand faut ramer faut ramer…
Quand l’faux gramme est dans l’pochon, faut cramer
Ses propres faux pas, / ailleurs, / à pieds ou en tromé
C’était d’la crème avant, / d’ailleurs moi j’arrête… / de trimer.

Mes tripes ont trop trippé, / elles ont tramé
Des 30aines d’aventures rimées, / hey ! J’en ai trop mec !
Des 100aines de vers grimés, / grumeaux et gros mots compris, mais…
J’déchant’onne en tonnes de verres périmés, / j’ai pris mes…

Cliques et mes claques, / mes clous et tous mes comprimés,
Pas question d’déprimer dans c’cloaque / où des cons primés,
Peuvent s’exprimer sur canapé, / et faire mouiller d’aut’cons primaires…
Pauvres… / mais sur lit de clic-clac sa mère… /

Pas d’clic-CAC 40 voleurs hâlés au Club Med,
Collabo mad, beauf mode, paient rien pour attendre leurs 40 claques,
40 par tête de colibri-us, d’amateur du made in China
Par des enfants qui s’ront 40x en cloque avant que leur échine a-

-tteigne l’âge sage du repos des teignes, pour eux c’est pas grave,
L’entrepôt, dommage, n’a ni plus ni moins qu’le visage d’un entrepôt,
Alors des fois ils ont la rage, mais entre potes disais-je, entre potes…
Entre potes même dans l’entrepôt ça pète, dans l’orage ça caille moins entre potes.

Si y en a un qui joue d’la trompette, alors là c’est encore mieux,
C’est génial la trompette entre potes, ajoute un pet’ et on met le feu…
Même si on est vieux, que tu t’répètes, moi j’adore quand tu radotes,
On est tous dotés d’un truc, moi j’adopte un pit ou un repeat, alors répète cador,

Repeat ça s’dit « RIZ PÈTE » ? Si tu veux Crade Pit, le monde s’en bat les roupettes,
Tu rouspètes pépère ? Espèce rare de râleur, espèce de sagouin consanguin,
T’es qu’un sale con sans gain, / sans même un sale joint / dans ta sale main d’sale con sanguin
Arrête ta charrette, tapette, ton chien tu l’as app’lé « Poupette »


Déposé par mon Uber, là c’est la grande déception !
Je délibère : tout d’abord, en Crimée, le crime ère… à mort…
Puis j’élabore un laboratoire où le taux d’abus a cramé les rats morts

Les chromes ordonnés concernent la mort donnée qu’on cerne,
Crois-moi… la fausse ordo est née pendant un concert damné,
D’année en année, j’en ai déjà donné des dizaines de notes glanées, confort fané,

D’un faux-nez au dos nu, qu’on sert toujours d’année en année…

Ira bien vite tanner tous les drogues-stores d’apothicaires,
Mais tous ces tocards tiquèrent, nous étiquetèrent d’un saut d’Icare à Sade
J’ai les crocs j’mords la grammaire, mais tant qu’c’est pas une grand-mère,
J’peux continuer à emmerder les morts gris les formules des grimoires


Auto-Psychologie, Mini fictions

Quel est le problème docteur ?

Billet classé dans les fictions à cause de la fin, donc pour la fiction c’est juste avant la légende. C’est dû au hasard si elle est là, je n’ai jamais vécu ce que je raconte, bien que pas loin. Je suis parti en fiction sans réfléchir et l’ai continuée avec plaisir et toujours sans réfléchir.

Certaines priorités ont été revues dans mon organisation personnelle du bien et du mal. Cela dit, quelques uns de mes propos, mal interprétés ou pris trop au pied de la lettre, pourraient laisser penser que j’ai dépassé la limite de ce qui est globalement acceptable. En fait il faut voir ça autrement. Parce qu’il y a des changements que j’ai voulu qui pourront prendre racine en moi, et d’autres non, ces autres sont ceux les moins faits pour moi et ils ne seront même pas tentés, et forcément zappés et tant pis (ou tant mieux). Et non je ne deviens pas, et ne deviendrai pas raciste anti-asiat’ (certainement pas!) ni juste faf parce que je lis les bandes dessinées de Marsault et que le cher Marsault (au bout du lien une erreur, une waff n’est pas tume-cou), je me souviens, se défendait d’être raciste, sur facebook, y a 2 ou 3 (ou plus) ans, le contenu de ses albums ne laisse aucun doute : faf ou tellement provo sur le sujet qu’il a dû se perdre, et à mon avis il l’est, il l’a toujours été et c’est relativement assumé, sauf pour son image publique qui veut gratter des lecteurs pas à droite. Un lecteur amusé par certaines de ses planches est à coup sûr raciste. J’aime bien son coup de crayon et heureusement que y en a pas sur chaque page, des trucs rappelant la liaison entre Marsault et les fachos. Je suis un peu déçu mais pas étonné finalement de découvrir ça. Je le pensais plus cool idéologiquement.

Alors moi personnellement en ce moment, non content de l’isolement, que j’ai souhaité pourtant, que je vis et non subis, je cherche à me délester de convictions, certes. C’est vrai. Mais en faisant ça je tente de me faire évoluer intellectuellement dans un sens qui serait plutôt régression qu’évolution. Et bah tu sais quoi ? Ça ne fonctionne pas comme ça chez moi. Je vais t’identifier clairement mon intention aussi pathétique qu’elle soit : vengeance par autodestruction (régression). Vengeance de quoi ? Intéressant. Vengeance de quoi ?? De qui ?

D’immenses montagnes ont poussées, mais basées sur rien ou si peu, un sentiment de persécution entre autre, et c’est là que ma partie construction mentale paranoïaque montre quelques unes de ses ramifications. Une montagne prend ses racines dans la parano, mais reste un mélange de plein de choses, dont des faits pas encore expliqués, ni interprétés. Par exemple un ressentiment reste en fond, un par histoire d’amour qui a duré, mais brisée trop tôt à mon goût – il fait un temps à ne pas être un-e ex à moi ! Je plaisantais ici : je n’ai pas de haine pour mes ex, j’en ai eu pour certaines à des moments précis post-rupture, mais d’une ça n’a donné aucun acte, je passe rarement à l’acte, et de deux ça s’estompe très vite, avec le temps (très vite, ça dépend, ça peut rester des années avant de foutre le camp) ce type de réaction, par contre c’est extrême. Le ressentiment est dirigé contre moi puisque je suis un acteur de l’histoire triste, contre la terre entière car la théorie du chaos, la théorie du chaos… et contre la nana, mais cette dernière colère ne s’exprime qu’au tout début, quand la rupture est fraiche. Elle résulte en des tentatives de récupérer la nana perdue, mais c’est tellement désespéré et motivé par cette dépendance que chaque fois c’est en vain. Magouilles tournées en raisons évidentes et tellement logiques que tu ne peux que revenir vois-tu ? Et bien sûr, ça n’a jamais fonctionné. Bon, en tous cas la résignation à une idée, que c’est fini et que l’autre est possiblement en train de démarrer une nouvelle love story aussi magique voire plus qu’avec toi, si on peut y penser sans pincement au coeur, alors là c’est bon. Mais il se peut que tout n’ait pas été nettoyé à fond, et s’il reste un peu de colère ou d’incompréhension, sentiment d’abandon, etc, des émotions encore actives, alors ça peut remonter, se maintenir, encore un moment. Quel intérêt ? Elle… Et elle c’est tout, enfin bref, on est pas prêt à faire une croix sur quelqu’un qu’on a placé au centre de sa vie. Isabelle Padovani a fait une super vidéo là-dessus. Je te et me la mets, Isabelle c’est super positif, une vidéo d’elle, même plusieurs en off, ça peut faire du bien, elle pratique l’humour et ça me fait souvent sourire, utile en ces temps. Elle est pleine d’une énergie si impressionnante, si positive même quand elle parle de choses négatives. Quand on discoure des fois on doit faire mention de trucs pas cool, la joie est livrée avec son opposé, qui est euuh, la tristesse ? Pas sûr. La souffrance d’un côté la jouissance de l’autre, c’est idem. Pour jouir convenablement – ta gueule t’arrêtes pas d’en causer comme si c’était le graal, tu fais chier

Donc sentiment de persécution, histoires d’amour avortées, et quoi d’autre ? Ma situation précaire dont je rejette facilement la faute sur le système, alors que c’est quelque chose que je choisis à partir du moment où je dis que je ne souhaite pas, plus, travailler (pour ne parler que de ça). C’est une vengeance sur la vie et ses aléas, puérile car perpétrée par la victime, sur la victime.

Le sentiment de persécution, j’ai l’impression de le contrôler. Je l’ai par exemple lorsque je revendique faire partie d’une minorité – une dont les individus préfèrent généralement garder publiquement secret le fait qu’ils en font partie (puis choisir ensuite à qui ou pas divulguer l’information) : la minorité des injecteurs de drogues pour raisons récréatives. Les raisons récréatives de prendre des opiacés deviennent vite un besoin, le manque agissant physiquement sur l’individu le pousse à palier à ce problème. L’état de défonce baisse d’intensité, et devient l’état normal (l’état de manque est pénible).

Ce sentiment de persécution tire sa source dans l’enfance, mais concernant la toxicomanie, il part de peu de choses : une période où il était flagrant que je consommais, j’avais alors des passages répétés quotidiens dans les quartiers de Paris où on pouvait acheter dans la rue, et je me faisais souvent emmener au comiko (P), lieux où on ne m’a pas toujours montré du mépris d’ailleurs. Rarement même, et c’était le fait de quelques éléments policiers nocifs. Mais les fois où je me suis senti vraiment mal en présence de l’autorité m’ont marquées.

Ma culture punk aidant, mes origines banlieusardes, j’ai nourri assez tôt un ressentiment contre la police. Y sont associés toutes les personnes honnêtes par souci de respect des lois, mêmes les plus stupides, qui dépendent des flics, et aussi tous les corps de métier qui sont associés à eux. Donc les gens que j’appelle parfois, sans pouvoir d’ailleurs bien en définir les limites, les bourgeois. Et pour les métiers, ceux du juridique, avocats, juges, procureurs, etc car ils ne les défendent pas de manière aussi impartiale que les autres. Les métiers de la politique, ministre, préfet, sans besoin de raison particulière, mais le premier policier de France est quasiment à la tête du pays. Ceux de la finance qui sont intimement liés aux derniers, comment ne pas nourrir de haine contre tout ça ? Et je n’ai parlé que de la surface, les premiers qui me viennent à l’esprit. Mais je m’éloigne, je ne veux pas plaider pour la contestation du système mais identifier la masse contre laquelle je me venge en me détruisant, ce qui est vraiment improductif et bête.

J’ai dû me faire traiter à peine 3-4 fois de sale tox, et ça a généré une forme de sentiment d’appartenance, à un club fermé et qui a vraiment une sale réputation, un club de bad boys et de bad girls, dont semble-t-il personne n’a envie de faire partie. Pourtant, parfois si. Et on se complaît vite dans ce qu’on fait quand ce qu’on fait est borderline. Près du bord, de la brèche, mais avant de le faire et de passer ce cap de funambule, on a probablement soi-même été fasciné par au moins une de ces personnes injectrices.

Il y a aussi des gens qui ont des idées fixes tout en sachant pertinemment la nocivité de ces idées. J’ai vu ça. Idée fixe depuis l’enfance : se shooter. « Bel avenir… » est la réaction type sarcastique qu’on en retient dans l’inconscient collectif. Car se shooter ne peut pas être un loisir comme fumer une clope, l’injecteur a tendance à faire tourner sa vie autour du produit, et du rituel du shoot. Et c’est vrai, mais c’est le résultat de la prohibition qui complique les choses pour se procurer les produits, ce qui augmente aussi le stress chez les consommateurs qui doivent parfois multiplier les astuces pour accéder à leur loisir. Les prix élevés jouent aussi, les accros les plus pauvres passent leur temps à réunir à peine de quoi se défoncer et se contentent souvent de camisoles chimiques proposées par la médecine.

Quoi que j’en dise, on devient vite obsédé par le produit qu’on aime plus que les autres. Et c’est un fait, c’est l’addiction. Sans prohibition, est-ce que ça changerait quelque chose ? Je ne saurais pas répondre. Faudrait demander à une personne Suisse qui reçoit un traitement d’héroïne médicalisée tous les jours. Et la Suisse reste quand même un lieu où sont prohibées héroïne etc. Ça ne répondrait à la question que pour les injecteurs d’opiacés. L’addiction fonctionne différemment selon ce a quoi elle est liée, la légalité joue un rôle dans la gestion de cette addiction au quotidien, mais beaucoup d’autres facteurs entrent en jeu.

La gestion de l’addiction au quotidien… Comme c’est bien dit… elle peut être envahissante au point de prendre toute la place, ou être vécue bien plus facilement, comme un soin quotidien, avec toute une palette de nuances entre les deux. Lorsqu’on est sous méthadone et qu’on prend sérieusement son traitement (sans les fameux extras), il devient alors accessoire et on peut utiliser son temps pour plein d’autres choses. La prise de méthadone (sirop ou gélules) n’impliquant pas l’usage de seringue est sans aucun doute moins obsédante. Le rituel est plus accepté on va dire, aussi. Moins abusé. La prise d’un médicament par voie orale, per os, n’isole pas.

Ouais j’aime bien me la péter et utiliser des termes scientifiques, médicaux. Et je fais mon expert là, mais ce n’est qu’une diversion. Il y a tout un monde duquel je me suis exclu, d’autant plus oppressant que ce monde est un acteur clé dans une construction mentale tantôt paranoïaque et insensée tantôt sensée. Et ils ne manquent pas, les prétextes pour continuer de s’en exclure. C’est une exclusion volontaire, due au départ à un sentiment, lui justifié, d’exclusion quand j’étais gosse à l’école, et à l’adolescence au collège. Ensuite je fus autorisé à franchir toutes les portes de toute choses. A l’époque de mon enfance/ado, je n’avais pas accès niveau pratique et compréhension, au monde de jeux, puis de popularité, bonne ou mauvaise réputation, le monde des enfants avec tout ce qu’il implique, ce monde que construisaient mes camarades. Alors au lieu de sagement attendre le moment où on daignerait m’autoriser à comme tout le monde partager des choses avec les autres, j’ai décidé très tôt que ça ne m’intéressait pas et que ça ne m’intéresserai jamais. Je n’entrerai pas dedans. Le rejet ça reste et ça donne de la haine.

J’en veux à plein de gens, d’avoir participé au truc, ou de n’avoir rien fait par exemple pour les adultes censés empêcher la violence entre enfants. Je ne comprenais pas, et ça me révoltait, que des adultes censés avoir un rôle d’éducateurs, d’arbitres aussi (les adultes à l’école peuvent trancher là où les enfants n’ont pas ce pouvoir), laissaient faire les petites saloperies que les enfants dans leur grande innocence se font entre eux. Je me retrouvais souvent la risée de l’école et sans doute que d’autres enfants y passaient aussi, mais j’étais tellement obnubilé par ma condition, attristé et dans l’incompréhension totale, que je ne le voyais pas, je ne voyais que moi. Il faut comprendre, j’étais très impulsif, j’insultais facilement protégé par le grillage, d’autres jeunes plus vieux que moi, collégiens, et à la sortie ils m’attendaient, logique. Violence. A la maison, c’était difficile, il y avait de la violence parfois. Ma mère ne s’en sortait pas et avait opté pour des réaction évolutives, de plus en plus violentes en fonction de mon âge. Elle n’est pas à blâmer, surtout pas ! Elle subissait aussi.

Ma vengeance sur moi-même n’ennuie que des personnes qui n’ont rien à voir avec mon histoire passée, mon enfance, des proches d’aujourd’hui. Agir ainsi est puéril en plus d’être destructif, je le sais bien, je tente de perdre cette habitude mais c’est difficile. Rien d’impossible. Mais l’habitude est devenue mécanique, et je ne peux déceler les prémisses de ce type de réaction qu’une fois devant le fait accompli. Je dois apprendre à le voir avant. A en déjouer les pièges.

Bref je vais conclure (c’est ça, on va dire que le billet s’arrête là, tout ce qui suit est superflu mais bon je vais le laisser s’exprimer j’ai l’impression qu’il en a super envie…) car j’entame la 3e page là sur mon logiciel de traitement de texte. Et j’ai envie de passer à autre chose. Dessin, rimes… Aujourd’hui en parlant de rimes j’ai écouté les morceaux disponibles sur YT du dernier projet de Casey la rappeuse. Ausgang, groupe de fusion, et c’est de la fusion avec le parler de Casey. Comme elle l’avait laissé entendre dans une conférence, elle a réalisé collectivement le 2e projet de fusion rock/rap. La fusion rock/rap était un style en vogue dans les années 90, les milieux du rap de du hard rock s’opposant souvent surtout au niveau des auditeurs, le rap descendait des cités et était écouté surtout par des jeunes des cités, et le rock touchait davantage des gens provenant des classes moyennes. J’ai réalisé ça récemment. Et donc il y a eu une volonté de la part d’artistes de réconcilier les deux courants culturels, on vit apparaître des mélanges des deux. Les chanteurs commençaient à rapper des couplets entiers. Des groupes avaient plusieurs chanteurs qui avaient chacun leur spécialité (chant/rap). Silmarils s’est illustré là-dedans, prenant le train en marche, celui conduit par Ice T et Ernie C à la gratte, via ses albums de fusion (Body Count) en 1994. Les Beastie Boys avaient aussi posé des bases. Noone is innocent en France aussi avaient marqué les esprits avec leur chanson antiraciste « la peau ». Il faut dire que ces deux milieux, rap/rock étaient souvent pleins de haine pour l’autre. Dans le milieu du hard rock, ce qui n’était pas majoritaire, du racisme à noter. Hormis les groupes skin heads de type RIC (Rock identitaire français) et RAC (rock anticommuniste) – musique oï politisée et parfois apolitique non raciste – il n’y avait quasiment pas de racisme dans la musique française populaire. Les styles RIC et RAC étaient marginaux.

Il faut bien comprendre le contexte de l’époque : d’une société où le racisme Blanc contre tout immigré était très présent, on évoluait vers une société mixte où le racisme est mal vu. Celle d’aujourd’hui avec toutes ses spécificités et ses incohérences (comme le fait que l’islamophobie n’est pas traitée au même titre que l’antisémitisme, bien plus sévèrement condamné). Celle de l’époque était carrément injuste et il ne faisait pas bon être typé, ça a donné la Marche pour l’égalité et contre le racisme qui a pris racine en 1983 initiative d’un seul homme, par exemple. Je dis par exemple parce que j’ignore le reste, j’ai découvert ça par le film La Marche [ext. IMDB] qui raconte l’histoire 30 ans après (2013), et tant mieux car ça permet aux gens comme moi d’avoir vent de cette manifestation. Le rôle du marcheur : Tewfik Jallab, et fait qui m’a plu aussi, on a Jamel Debbouze dans le rôle d’un mec un peu casse couilles si je me souviens bien, mais un qui marche, Hassan.

Je me souviens encore du badge qui a précédé l’apparition et la mode des pins, estampillé « touche pas à mon pote ». Le pote en question était généralement soit né en France de parents immigrés Africains, soit né au bled et ayant grandi en France. Cette campagne de SOS Racisme a touché tout le monde, dans les cours de récréation je voyais plein de ces badges. Je pense que cette campagne a été responsable en partie d’un élan de tolérance envers les étrangers, tout allait dans ce sens : on devait bien traiter les immigrés. Car le constat était flippant : la France était raciste. C’était certainement difficile pour les jeunes Noirs et les jeunes Arabes, et je dis certainement car j’étais trop jeune pour avoir fait autre chose que considérer le badge comme une mode, mais pas de ça chez nous ! On ne cédait pas aux modes dans mon foyer, même les modes très socialistes. Moi, la tolérance envers tout le monde était dans mon éducation. Ce détail a changé plus tard, et a encore changé pour retourner vers une tolérance totale envers les étrangers et leurs enfants, et une intolérance totale pour les racistes. On avait un copain né au Cameroun si ma mémoire est bonne, qu’on surnommait Popote. Nous devions avoir dans les 6-8 ans, Popote avait un accent Africain, un peu de mal à parler, mais suffisamment débrouillard pour apprendre la langue sans cours supplémentaires. C’était notre super copain avec mon frère. Je ne sais pas si c’était volontaire de la part de ma mère mais les copains qu’on avait à cet âge étaient tous d’origine Africaine. Ma mère avait une dent contre les Arabes, mais aimait suffisamment (n’avait rien contre leur présence disons – sans doute studieuse et au courant des 400 ans d’esclavages, je ne sais pas) les Noirs pour s’être mis en couple une fois avec un Noir (histoire de famille). Mes grands-parents étaient racistes, des Bourgeois qui vivaient aisément, et il me semble avoir entendu de la bouche de ma génitrice qu’elle avait fait ça surtout pour emmerder son père ou sa mère (ou les deux). Mais par la suite, on a eu un beau-père raciste. Il détestait les Noirs mais appréciait les Arabes, l’inverse de ma mère. Débats sans fin et de sourds, à table, remarques racistes de ma mère pour les arabes, elle n’aimait pas la langue, l’accent, le type très large du maghrébin de base.

Après y a eu un retour des Yoyos, des jouets divers, et les images à coller dans les albums, mais on avait encore, pour beaucoup, des billes. Mais les modes c’était les modes… Quand une mode sévissait, tu le voyais, toute la cour de récréation était aux couleurs de ladite mode. Sauf moi !

Bon, précision, à l’époque ça travaillait aussi chez nous contre le racisme et ma mère se faisait violence en laissant un de nos copains Macocain venir jouer à la maison. Mon frère et moi avions des copains de toutes origines. Deux supers copains avaient tendance à venir souvent, un Marocain et un Noir d’Afrique genre Mali ou Cameroun, je sais plus. Mes parents même si ça menaçait de rompre, étaient encore ensemble. Or, mon père était un pur socialiste. La France était accessoirement depuis environ 20 ans pour l’immigration sur un territoire à tendance chauvin. Donc arrivées de personnes souhaitant travailler en France, mais fait important : à qui on a dit de venir ! A qui on a promis la lune comme un politicien sait le faire, sans prévoir ce qui allait se passer comme les politiciens savent si bien faire également (oublier de prévoir les conséquences). Les politiciens en place ont fait ça. Et puis ils ont revu leur urbanisme, faut bien les mettre quelque part tous ces gens… Une maison ça coûte bonbon. Alors ils ont construit autour des grandes villes, d’immenses cités prometteuses de bonheur et d’harmonie entre les immigrés et les français (souvent racistes donc). Les entreprises ont besoin de main d’œuvre bon marché, nous sommes alors à l’époque post-guerre mondiale #2, baby-boom etc. Relance de l’industrie, besoin de plus de bras et pour des tâches ingrates. L’industrie prend un chemin plus cadré, axé surtout sur les grosses têtes et l’écart entre les salaires des ouvrier et des cadres s’étend. Le Français ne souhaite plus s’emmerder à travailler pour un salaire de merde, qui plus est à faire quelque chose de répétitif, chiant, peu gratifiant, alors selon le métier des places peuvent être prisées ou vacantes. Seulement avec un peuple français raciste en majorité, car beaucoup l’étaient carrément mécaniquement, vu que ce n’était pas encore considéré comme nuisible, le racisme coulait, hélas, de source, il était normal que chacun aie ses têtes tels mon beau-père qui reprochait aux Noirs d’être fainéants et ma mère qui elle, fonctionnait plus au feeling, l’odeur des gens, le type de faciès, l’accent, la façon de s’exprimer, elle détestait tout ça. Dommage.

Une chose : souvent lorsque une personne arabophone parle, les hommes disons provenant des classes populaires, j’entends de l’agressivité. Comme un militaire qui donnerait des ordres. Je ne connais pas l’Arabe ou trop peu. J’ai l’impression qu’il se doit, pour le parler, de s’imposer à l’autre en articulant chaque syllabe, les mains et le reste du corps bouge, langage corporel, verbal et non verbal. Aussi, des sons de cette langue, le H (ﻉ, ça s’appelle aïne on le voit souvent écrit 3 sur le net), se prononce en raclant la gorge – pour les français qui ont fréquenté des Arabes musulmans, ce mot revient souvent : le 3alouf (le cochon), il commence par ce son. Ça peut paraître agressif pour un profane. Mais j’ai entendu aussi (dans un film) une femme parler l’Arabe (maintenant que j’y pense car la maman du copain Arabe dont j’ai parlé plus haut avait un certain bagou mais étant à la tête d’un cheptel de 5-6-7 enfants elle parlait vite et elle hurlait). Et avec une voix douce, qui cherche le moins possible à racler les 3, c’est d’une beauté…

Donc je pense que mon ressenti qui a mené à l’idée que la langue Arabe est une langue dure qui se parle de manière agressive, se base sur les quelques discussions passionnées que j’ai vu se dérouler parfois, sur un quai de gare, chez un copain, dans des films La Haine-like, donc en Arabe pur et dur. Si ma pensée erronée à propos de ça se base sur un ressenti, ça sera difficile de rectifier et de changer d’idée. L’Arabe est une superbe langue comme toute langue quand on s’attarde à écouter parler les gens. La position d’un profane qui écoute et tente selon le ton de la discussion, les gestes, la gentillesse ou l’animosité des interlocuteurs, de comprendre déjà le thème, puis les positions des parleurs, ça m’intéresse. A la Réunion ils appellent ça Zoreils. Ce sont les gens qui ne parlent pas Créole et qui tendent l’oreille pour tenter de comprendre tout de même, en s’aidant des mots communs à leur langue que le natif réunionnais prononce. Mais c’est pas gentil. C’est pour se moquer.

Mais il a fallu du temps et beaucoup de faits divers, faits marquants pas si divers, des actes choquant, pour que le Français chauvin évolue vers le Français ouvert à la différence. Et il y a eu à coup sûr de la violence perpétrée sur les immigrés, outre les insultes quotidiennes qu’ont dû longtemps supporter les premiers immigrés, mais aussi leurs familles, au boulot, à l’école, au magasin, etc. Il y a eu beaucoup de choses pas nettes, je n’en connais que peu (tant mieux c’est dur de savoir ce type de choses). Par exemple, l’affaire des « enfants de la Creuse », sombre histoire de déportation massive d’enfants des îles à qui on promettait la lune. Ils devaient aller repeupler les départements comme la Creuse.

Les enfants de la Creuse

Quelle affaire ! Les enfants étaient choisis en fonction de leur statut familial, priorité aux orphelins, abandonnés, etc. Ils ne manqueront à personne après leur envoi sur le continent. Les Caraïbes ont été une terre de ressources aussi bien matérielles qu’humaines.

Ces gamins finissaient adoptés pour les plus chanceux, exploités sur place pour les moins beaux. Voire serviteurs chez des Blancs, j’ai pu voir un reportage d’époque, des filles suivaient des cours pour être bonnes à tout faire, femmes de ménage, quel avenir prometteur ! C’est un genre de mise à dispo très pratique d’un stock de gamins, pour les parents en recherche d’exotisme ou de main d’œuvre de maison, d’esclaves mineurs, en France, les mineurs travailleurs étaient dans une situation qui ne leur permettait pas de discuter puisqu’ils étaient hors-la-loi, et que les payer normalement avec fiche de paye etc, serait pour un patron avouer qu’il a fait bosser un enfant.

Si je n’étais pas venu vivre en Creuse je n’aurais jamais eu vent de cette sombre affaire. J’ai entendu parler de ça parce que j’ai voulu connaître un peu l’histoire du département. Au moins la survoler… Par hasard donc. Le côté On est pas fier de ça donc on va le taire quitte à le supprimer des programmes scolaires quand il y est de la France, refusant souvent d’assumer des saloperies perpétrées sur des étrangers, ou simplement sur des Noirs Français, montre bien le degré de mépris avec lequel tous sont considérés. J’assimile les étrangers très facilement avec des Français, mais les Noirs en partie proviennent d’îles françaises… Si le Français est Blanc historiquement, les choses évoluent et le Sud-Africain est Noir historiquement, pourtant ce sont des Blancs qui tirent les ficelles là-bas.

J’ai tellement de colère, et littéralement de haine aussi, à propos, contre, beaucoup de faits, et aussi pour des acteurs de ces faits. Un fait est un événement qui s’est déroulé, c’est une chose établie. Un fait marquant, c’est différent selon la personne marquée, c’est un truc qu’on n’oublie pas. Un fait dérangeant, c’est ton voisin qui retire ses groles. Ou pour un mec lambda rentrant du travail qui va casser les couilles (quand il en a, lui) au tox qui s’est à peine caché pour se faire son fix, l’urgence l’ayant poussé à outrepasser des règles (dont la 1ère devrait être : un minimum d’intimité, pas devant les gens) qu’il s’impose. L’urgence ? « Un shoot ou je me chie dessus ». Mais bon, là ça part d’une bonne intention, cassage de couilles mais sans haine, d’ailleurs si ça se trouve il est cool le mec…

Attends ce mec a eu le courage après t’avoir vu te cacher vainement en te perçant le bras, de se lever, de venir vers toi, de te parler, tout ça alors qu’il n’aime pas le shoot, de s’intéresser à ta vie même, un instant certes, mais il a fait tout ça, pour te dire de ne pas faire ce que tu ne fais jamais en règle générale et que là, exceptionnellement (tu t’arrangeras pour ne plus jamais être malade dans le train du retour) tu l’as fait, fébrile… L’effet léger de l’héro injectée t’aide à être social, le thème de départ (t’engueuler) est saoulant mais la conversation qui s’en suit est géniale. En fait, ce mec là, il a galéré dans sa vie, beaucoup. Son aversion pour les shootés vient d’un mort dans sa famille. Un proche, trop proche. « C’est souvent comme ça », tu lui dis. Tu ajoutes « Y a des gens qui sont totalement fermés sur le sujet parce qu’ils ont vu quelqu’un qu’ils aimaient progressivement régresser physiquement et mentalement, et finalement mourir seul, ils s’en veulent parce qu’ils n’ont pas pu faire grand chose vu que le désaccord sur le sujet principal fausse toutes les conversations. » Et il t’écoute, semblant étonné. Tu penses qu’il est étonné de toi, un tox, capable de telles réflexions, et de s’exprimer de manière très compréhensible. Tu lui dis aussi que tu apprécies vraiment son geste, celui d’être venu en se faisant violence, et tu t’excuses 30 fois au cours de la conversation passionnante, en mentionnant une du bout des lèvres que tu étais malade et que tu n’avais pas d’autre endroit dans ce laps de temps, que c’est une chose qui t’a coûté de faire ça, mais que finalement le destin a provoqué cette conversation, cette rencontre inattendue. Un mec un peu plus vieux que toi, mais au destin moins pernicieux. Il a perdu sa femme avec qui il était depuis 3 ans, mariés sur un coup de tête, relation passionnée, s’est suicidée sans explication ce qui l’a secoué au point de faire une crise de nerfs qui l’a envoyé à l’hôpital psychiatrique pendant 2 ans et demi complets, sans jamais une seule fois en sortir. Là il repart de zéro, nouvel appart, nouveau boulot, « J’ai pas un look de tueur ? » te demande-t-il pour conclure, il saisit sa veste et tourne sur lui-même. Il est en costume et jamais tu n’aurais pu deviner que ce type sort d’HP. Chacun son histoire… La tienne est bien trop longue pour la résumer en si peu de temps, tu ne lui as sorti que des bribes quand ce qu’il disait te faisait penser à un détail. Le RER arrive à ta gare, lui sort à la suivante. Tu le salues, tu hésites à prendre son numéro, mais décides que le hasard fera certainement bien les choses ; tu sais que tu le reverras. En descendant du train, avec un grand sourire, tu te dis que ce mec, vu sa vie, son passé, aurait pu avoir passé une période de sa vie à se shooter, comme toi. Mais il ne l’a pas fait. Chacun se dirige vers ce pour quoi il est fait et parfois un homme particulier est fait, un temps, pour se détruire. Parfois ça mène à la mort. D’autres fois à des aventures inouïes.

Chhht…

Légende de merde

(P) Commissariat. Argot de cité.

Expériences, Quotidien monotone

Yerba !

C’est bon le yerba… Il y a des variantes aromatisées. J’ai découvert ça en version nature, avec suffisamment de sucre ça passe très bien. On ne peut pas consommer ça comme du thé, car si on veut potentialiser les effets on doit mettre bien plus qu’une dosette de thé. Il faut remplir un récipient des 3/4 d’herbe, et ajouter de l’eau à peu près à 70° et laisser infuser. Ce truc se boit normalement dans une calebasse avec une bombilla.

La calebasse en haut, et la bombilla qui est une cuillère qui fait office de paille. On peut remuer le mélange (pas remuer yerba) aspirer au fond de la calebasse.

En ouvrant le colis de ma nouvelle calebasse en céramique (on dirait un pot de miel) j’ai eu la surprise de recevoir en plus une dose d’une variante aromatisée de yerba ; un peu sucrée, à la menthe. Ce parfum parait, à la réflexion, peu naturel ; il me rappelle le goût des chewing-gums hollywood verts de mon enfance, c’était parfum chlorophylle si je me souviens bien.

En parallèle de ça, je suis en train de tester des mélanges de kratom en poudre et de miel. En pot directement. L’idée étant qu’une cuillère ou deux puissent agir tout de même, et de s’en servir dans du thé par exemple, ou du mate… J’ai opté un peu vite pour le kratom en poudre plutôt qu’en thé, car la poudre promet plus d’effet pour moins de produit. Sauf qu’il faut absorber totalement la poudre, l’herbe se laissant infuser, et que c’est dégueulasse au goût (d’où le miel).

Il est plus difficile de se procurer du kratom que du yerba mate. Pourtant mon cerveau a tendance à classer le kratom dans les usages thérapeutiques, médicaux, et le yerba plus pour le récréatif. Les effets sont différents outre l’apport d’énergie qui est un point commun. Or si on va voir les infos dispos sur le yerba sur les uns et les autres sites, ils parlent parfois de purge, de nettoyage… Et de propriétés thérapeutiques, sans parler du côté diurétique (forcément, boire > pisser). Je pense aussi que le yerba est économique puisqu’on peut remettre de l’eau chaude et continuer, l’allonger à volonté disons, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de goût.

J’ai eu une excellente expérience client avec le site art-ethnobotanique, je ne saurais trop le conseiller pour tout ce qui est herbes. Pas de kratom sur ce site, la loi interdit l’import de la plante depuis… décembre 2019. Chienlit ! Prohibition quand tu nous tiens !

Attention, ces trucs ne sont pas des produits miracles, mais m’ont redonné un peu le sourire (c’est une image, je fais la gueule tout le temps grrrr – haha). J’ai beaucoup de mal (sans dormir pour autant) à me sortir de mon lit, sauf pour aller pisser et me passer de l’eau glacée sur la bite (bah ouais ça ne s’est pas arrêté) pour calmer ses ardeurs manifestement indépendantes de mes pensées érotiques inexistantes (y a le porno ça remplace), et me coller un petit yerba entre deux siestes me permet de choper le courant ascendant et d’enfin me lever. Me lever et faire les trucs que j’ai à faire !

Auto-Psychologie, Expériences

Paranoïaque

Si seulement c’était facile comme le dire : « prendre un nouveau départ »… J’ai si peu d’envie, si peu de courage, en fait il me manque tout. Pas motivé. Le maniaco-dépressif en phase descendante. J’aime les bruit que j’entends. J’ai l’impression d’être quelque part en sous-marin et qu’il suffise d’un outil comme ces micros à distance pour entendre une partie de ce qui se passe dans cette direction. Tout à l’heure j’ai comparé ça à entendre une radio en fond. C’est un peu ça.

Cette maison est vieille, on a parfois des surprises dans les vieilles maisons. Et ça ne m’étonnerait pas même si c’est tiré par les chevaux, qu’on entende exprès des pièces dans une pièce qui avant d’être un appartement aurait été la salle de service depuis un endroit précis. Ça aurait servi aux domestiques pour quand Madâme exige des choses de son lit.

Qu’est-ce que la paranoïa ?

S’imaginer des choses, ça on le sait tous, mais est-ce que c’est cette peur qui, vulgarisée, se résume à « on dit du mal de moi » ? Ou bien ça, plus plein d’autres comportements ? Je me demande. Quels cas de figure dans la paranoïa. J’ai peur de devenir taré. Pire, d’être en train de le devenir. Par contre j’ai vraiment la sensation de garder au moins un pied sur terre. Mais j’ai personne pour veiller sur moi dans les moments où y en a besoin. Moments comme maintenant. Je ne réclame rien, je transforme toutes les situations.

OK, alors quand j’étais gosse j’avais souvent peur. Peur qu’il se passe quelque chose de grave, que d’un coup des gens déboulent et brisent le fragile équilibre de ma famille. Ma mère essayait au départ de construire un foyer dans la douceur, mais elle s’est très vite rendu compte qu’elle n’était pas faite pour ça, pas patiente. C’était plutôt du genre on se fout sur la gueule d’abord et après on discute. Elle se plaisait à nous le raconter, tout sourire. Ça m’a toujours impressionné.

Des bribes, je n’ai que des bribes de cette enfance, et quasiment aucune de celle de mes parents, pourtant ça m’aurait plu. Qu’importe. Je continue :

J’avais peur donc, lorsque j’étais seul. Souvent. Y a même eu des périodes où le claquement d’une portière de voiture, dehors alors que j’étais tranquille dans ma piaule, me rendait nerveux. Parfois j’essaye de croire que je ne suis pas parano, mais ça fonctionne jusqu’à ce que je lâche prise. En fait la parano c’est plus enfoncé que ça, que la simple croyance qu’untel dit ceci ou cela, c’est parfois carrément tous les éléments, le destin, l’univers et Macron, tout est contre toi.

Bon mais c’est bien beau tout ça, moi j’ai pas encore répondu à ma question première et d’ailleurs je ne l’ai même pas encore formulée. C’est parce que c’est difficile à dire. J’ai pas envie de partir dans une longue phrase alambiquée pour dire un truc simple : peut-on être parano de manière positive ? Si tu crois que quelqu’un te fait des éloges par exemple… es-tu paranoïaque ?

Quand j’étais gosse, une fois je regardais une émission de merde pour enfants attardés et les comédiens ont commencé à faire des suppositions stupides, des trucs impossibles. Ensuite ils partaient du principe que c’était vrai et continuaient, et ainsi de suite en se faisant un vrai film, pour le coup. J’avais trouvé ça vachement con, de faire ça, et j’étais loin de me douter que je le faisais déjà, mais tellement subtilement qu’il m’a fallu plus de 30 ans pour enfin m’en rendre compte.

La personne paranoïaque se fait des films, tire des plans sur la comète, et à un niveau élevé de parano, elle est souvent persuadée que les flics l’ont mise sur écoute. Pour n’importe qui ce ne serait qu’une simple possibilité, une supposition mais elle lui paraît tellement évidente qu’elle ne peut qu’être vraie. Bref… Le paranoïaque se ment, et ment aux autres aussi, inconsciemment. Le parano est un usurpateur. Il m’a fallu plus de 30 ans avant de m’intéresser de plus près à ça, pour découvrir un truc bateau sur moi, un truc qui m’aurait bien aidé dans la vie si je l’avais su avant. Pour s’attaquer à un trait nocif de sa personnalité, il faut d’abord repérer la chose. La sentir. La connaître. T’as pas développement personnel plus personnel, c’est la base, mais je dois avouer quelque chose : pour les gens comme moi, ça ne fonctionne pas. Ou alors c’est bien plus lent et plein de pièges ostentatoires.

Oui, enfin non, travailler sur moi réduit juste le nombre de problèmes personnels à l’essentiel, ça réduit les risques et ça limite les dégâts. Ça permet d’éviter qu’un problème se reproduise, enfin ça dépend des fois.

Bon je dois dire un truc, mais ça va sembler dingue… Je me souviens qu’un été, le jour d’une fête nationale où pétards éclataient et bouteilles cassaient, j’avais pris de la coaïne, et je me suis fait une session carabinée pour la terminer (la coke, finir mon assiette) et alors en montée j’entendais de la musique alors que je n’en écoutais pas, comme en fond sonore très lointain. J’ai mis ça sur le compte de la parano. Mais cette année, ça recommence, mais ce coup j’arrive à identifier parfois d’où ça vient. La cocaïne à hautes doses modifie les sons, ils peuvent devenir voix. Un bruit de pas devient voix. Le vent dans les arbres. Tout.

Je refuse de croire à des conneries que mon cerveau invente, ce qui fait que ce désagrément je l’ai rangé dans la case parano, mais j’ai réfléchi et à un moment, je me suis dit que c’était peut-être des ondes radios. Je sais c’est super con, mais bon… Soit. Alors comment je pourrais les capter ? Là je tournais la tête et selon l’angle visé j’entendais différents trucs. Les ondes c’est carrément abusé comme supposition. Mais je reste assez sûr que le cerveau recèle de petites merveilles ignorées, et que pour les activer temporairement, il y a peut-être des boutons. Et ces boutons pourraient être des drogues.

Je suis quelqu’un de bien intentionné (t’as que ma parole pour vérifier) alors j’irais pas utiliser un pouvoir quelconque pour faire le mal autour de moi. Mais il est possible que nous ayons tous et toutes tout ce qu’il faut pour développer des capacités telles qu’une acuité auditive tellement puissante qu’elle traverserait les murs. C’est assez marrant et perturbant, selon le degré vers lequel je tourne ma tête, il y a des voix, le plus souvent elles sont calmes, ce sont surtout des voix de femmes, elles ont l’air apaisées. Comme je mets souvent de la musique pour couvrir (ce qui fonctionne moyennement), je ne comprends pas les discours, précisément, mais je pourrais… Mais je n’en ai aucune envie. Je ne sais pas ce que sont ces voix, ça ressemble à des couples, en train de discuter calmement dans des canapés ou au lit. Paranoïa ? Elles ne me veulent rien de mal. Je pense même que si ce sont des vraies voix, elles n’ont pas conscience que je les entends.

Je reviens sur ma question de paranoïa positive ou neutre. Que si c’est neutre ou positif on entrait dans un autre cadre de trouble psychologique moins gênant. Et là je pense avoir probablement tort : l’intention dans la construction mentale paranoïaque n’entre peut-être pas en compte… Si l’intention entre en jeu, alors la plupart des gens qui prennent des hallucinogènes pratiquent la parano, mais positivement (mais paranoïaque quand même, on se sent moins seul…). On appelle ça triper, mais un autre mot serait paranoïer. Cependant il est dit que la personne paranoïaque a un sentiment fort de persécution. Et dans ce type de cas y en a pas.

Alors prenons la chose à l’envers. Il pourra avoir des délires lui faisant croire que tout le monde l’aime à outrance, si le cerveau humain est capable d’aller faire croire à la conscience qu’elle est persécutée, elle peut j’imagine, faire en sorte, par ex. pour un chanteur, de lui faire croire qu’il est adulé de partout (alors que ce n’est pas le cas). Je suppose que ce serait plus rare mais possible. Y a-t-il eu des artistes vraiment détestés ? Je ne parle pas ici d’indifférence. On peut penser à Bertrand Cantat, de Noir Désir, le chanteur ténébreux qui a tué Marie Trintignant et qui a fait face ensuite à un déferlement de haine de la part de fans de Marie tout d’abord, et puis de diverses personnes dont des militants féministes à cause de la violence du geste, etc. Il a eu aussi beaucoup de soutiens, il était détesté à cette époque, mais pas de tous. 15 millions de haineux contre trois fans à toute épreuve dont la maman du type, ça passe. Tous, c’est tout le monde le connaissant d’avant et ayant eu vent de l’affaire.

Cette question n’a pas vraiment de réponse. On trouvera toujours quelqu’un pour venir mettre son grain de sel gris dans la salière pleine de grains blancs, et tant mieux, nous vivons donc dans un monde ouvert et diversifié ! On trouve même des platistes (la terre est plate on nous ment). Des récentistes (1000 ans du moyen-âge n’existent tout simplement pas, ça a été monté de toutes pièces et ajouté pour la postérité française, et aussi pour faire passer les rois pour des salauds, on nous ment). Quoi d’autre ? Bon les complotistes, qui n’ont pas toujours tort de penser qu’« on nous ment ! » et qu’« ils nous volent notre travail » ! (South Park). Enfin dès que y a un truc farfelu à revendiquer tu trouves toujours des zozos pour le revendiquer. Et d’autres lulus pour les suivre (Sylvain Durif inside).

Bon mais moi j’avance mine de rien. Je suis paranoïaque et ces derniers temps c’est allé au-delà de ce que je peux supporter, avec moi-même, pour moi, pour mon bonheur disons.

A voir plus tard, Auto-Psychologie

Carpe diem

La première fois que j’ai pris conscience de l’importance de ça, c’était via la voix du professeur du film Le cercle des poètes disparus. C’était la locution latine Carpe diem. Profite du jour présent, de l’instant. Mais l’instant n’existe pas, dès qu’on en parle on vit l’instant suivant et on parle du passé. L’instant n’existe pas. C’est un fantasme. Une idée abstraite qu’on pense concrète. Quand on est dans l’instant, ça veut dire qu’on vit le laps de temps de quelques secondes, continu, qui se situe après le passé et avant le futur. Bref.

Ces quelques secondes s’étendent dès lors qu’on attend quelque chose qui va se passer dans le futur. Là on est plus dans l’instant présent, on est dans l’attente du futur, et contrairement aux autres moments lorsqu’on est dans un futur potentiel on projette, on fait des suppositions, on espère ou on sait. Mais on ne vit pas l’instant.

Pourquoi vivre l’instant ?

Il y a des fois l’instant n’est pas agréable, mais il faut passer par là, d’autres fois il est très plaisant, et la plupart du temps, il est. Il est, tout court, et c’est dénué de degré d’agréabilité, ou à 0. Stoïque. Faire des projets à deux c’est vivre l’avenir éventuel. Profite d’elle, de lui, vis tes moments à fond. Une situation, un événement, est dénué de tout l’émotionnel, et nous ajoutons ces notes. Quand on trouve par exemple, que l’allumage de la flamme des JO est un moment plein d’émotions d’appréhension, fierté, etc (émotions positives), une autre personne peut le vivre très différemment en même temps, ressentir de la colère contre ça s’il a des raisons. Donc l’allumage de la flamme olympique n’est pas un moment plaisant, c’est un moment qui est vécu différemment selon les gens.

J’ai été confronté aux limites positives de Carpe diem quand je me suis rendu compte que les mauvais moments, fallait aussi les vivre et si possible les vivre pleinement.

Qu’est-ce qu’un mauvais moment ?

Quand tu n’es pas bien. Stoïque sera classé dans bien aussi. Si tu manques de quelque chose d’essentiel, eau, sommeil, nourriture, tu ne seras pas bien. Si tu ne peux pas bouger, que tu es blessé, vraiment triste (vraiment triste = sans pouvoir zapper et vivre normalement), etc. Si tu dois passer une chatière dans des galeries sous terre, et que tu te sens oppressé, tu n’es pas bien. Si tu as faim mais que tu sais comment régler ce problème vite, là ça ne rentre pas en compte. Il faut vraiment que la situation t’oppresse pour te considérer pas bien. Quand tu as un petit coup de spleen, généralement c’est gratuit et tu vas t’accrocher à la première pensée te victimisant (personne ne m’aime, je suis seul, i.e.) mais si tu pèse le pour et le contre tu t’apercevras que dans 90% des cas tu n’as aucune raison de ne pas être bien. Donc tout va bien. Ce n’est pas encore la méthode Coué (je vais bien tout va bien même si c’est pas le cas), mais c’est pas loin, c’est une méthode disons, de relativisation.

Relativiser pour se rendre compte que tout va bien, finalement, fonctionne pour moi. Parfois, j’ai un petit coup de cafard, et je me demande pourquoi, déjà. Si je ne sais pas répondre, ou si la réponse est trop vague (parce que ça va pas en ce moment i.e.) je me force à préciser, qu’est ce qui fait en sorte que je sois amené à me tourner vers la tristesse ? La musique – souvent. La musique triste a pour chaque individu une mémoire. Mon cerveau va associer tel titre en studio, tel morceau chanté par tel chanteur, avec les souvenirs les plus forts que j’ai vécu quand j’écoutais ça. Le réécouter peut me faire revivre les souvenirs. Et souvent je cherche : personne ne m’a rien fait, je n’ai pas vécu de drame, y a pas eu de mort récemment, je pleure parce que j’aime ça. Sauf que là y a pas de source récente. Donc tout va bien… Et je retourne à mes occupations.

Donc vivre l’instant peut être difficile, mais attention, les choses que l’on ressent sont toutes à double tranchant, et sans le négatif je ne pourrais pas apprécier le positif. Cette idée je l’ai retournée dans tous les sens, je l’ai répétée, je l’ai fait mienne. C’est la dualité. L’exemple le plus parlant pour illustrer c’est la lumière et l’obscurité, sans le noir, pas de lumière, et vice versa.

Difficile ouais, quand j’étais attaché et que je voulais me gratter, j’ai repensé vite fait à ça, à Carpe diem, et je voulais m’évader de cet instant présent à ce moment là car il était des plus durs. Rien n’arrangerait la réalité, l’instant, sauf à ce qu’on me détache. Et on n’allait pas le faire. Donc Carpe diem n’est pas LA solution à tous les soucis, c’est juste un petit truc qui peut aider à apprécier des moments simples, calmes, qui durent.

Auto-Psychologie

Maïkeul

Ma vie, matériellement comme immatériellement, est en bordel. Alors il semble normal que lorsque j’y vois clair aidé par une substance qui ne me fait pas péter les plombs, je tente de ranger autour de moi, de finir les trucs que j’ai commencé y a des mois. J’ai listé les drogues que j’aime quelque part ici (§12) et la conclusion c’est que les effets secondaires pour chacune, sont bien trop hard pour que j’en prenne, que je ne supporte pas le produit ou encore que je fais des blackouts avec crise de nerf incluse, généralement quand y a beaucoup de monde. Donc je suis relativement limité parce que je n’ai aucune intention de continuer à péter les plombs, cette perspective me fout la trouille, je n’aime pas manquer de contrôle sur moi.

Gridlock’d
à gauche, Tupac est un toxico,
à droite, Tim est un toxico

Comme tu peux le voir, le drogué s’adapte, et évolue vers la pratique la plus confortable possible. Tout ce qu’il veut c’est se défoncer, alors il saura alterner les produits à chaque prise pour ne pas tomber addict d’un d’entre eux, tant que faire se peut. A peu près tous les consommateurs d’héroïne ont fini par avoir trop confiance en eux, et se sont laissés couler en bafouant leurs propres règles qu’ils s’étaient édictées. Moi j’avais ma règle des 2 jours. 48 heures max sous opiacés à grosses doses, mais pas 72. A deux jours de prise d’affilée, on a déjà les prémisses du manque, à 3j on en chie vraiment mais c’est encore rattrapable, c’est qu’une ou deux nuits difficiles à supporter.

Ce que j’avais remarqué en observant mon corps réagir à mesure des jours, et ceci explique comment j’ai établi cette règle des 2 jours, c’est le premier truc chiant du manque – excepté tout le côté mental, la peur du manque, et qu’on ne sait pas ce qui va se passer, qu’on avance en terrain inconnu. La nuit où tu n’as plus d’opiacé, la 3e donc, tu as beaucoup de mal à dormir, voire tu n’y arrives carrément pas, et ce qui empêche le sommeil c’est une nervosité anormale, une absence de fatigue pile poil au moment du coucher, et d’autres trucs selon les gens.

La règle des deux jours c’était une soupape de sécurité qui m’a permis pendant environ 1 an ou deux, à consommer sans me retrouver addict. C’était reculer l’échéance, bien sûr, car très rapidement j’ai dû y aller non plus par choix, mais par obligation. Mais cette règle n’est pas la seule. Elles se font à mesure des aventures qu’on vit. Pour ne pas revivre telle ou telle chose assez dure.

A chaque drogue ses règles. Chaque drogue est différente et de nos jours, il existe bien davantage de littérature informative dessus, qu’avant. Beaucoup en anglais, mais nos associatifs français ne manquent pas d’énergie pour apporter au reste du monde les connaissances d’un pays. Mais en pratiquant on s’aperçoit vite qu’en terme de danger y a tout de même des trucs plus hauts que les autres. L’héroïne est connue pour provoquer un manque atroce, la cocaïne pour obséder l’usager et le torturer mentalement s’il en veut et qu’il n’en a pas. Ca diffère aussi pas mal selon les modes d’administration : fumer la cocaïne et la shooter en intraveineuse, ça obsède à mort tant les flashs (montées) sont intenses. Y a aussi des pratiques idiotes. Comme de prendre des trucs qui abrutissent en public, c’est se rendre vulnérable et condamner les copains à gérer la surdose à ta place. Et c’est pas ce que tu veux, à moins d’en vouloir à quelqu’un et de lui montrer en faisant une OD, sauf que si on ne dit pas les choses, on ne peut pas exiger que l’autre comprenne quand même. Des fois il comprend, et quelqu’un qui te comprend quand tu es complexe comme ça, c’est précieux.

Pour l’héroïne, y a même eu une période où j’avais arrêté depuis quelques mois, j’avais stoppé aussi la méthadone. Petite parenthèse, j’ai eu bien plus de méthadone que de subutex dans ma vie. Évidemment, pas en même temps puisque l’un (sub) est censé annuler les effets de l’une (metha, et aussi de tout opiacé contenant des psychotropes) et prendre le relai au bout de 24-48 heures, l’effet calmant-du-manque s’étant installé totalement. Une fois j’ai mélangé les deux. Enfin plus qu’une fois. Mais il n’y a eu qu’une seule fois qui a été très intense. Je te raconterai, ça vaut le coup, c’était à Montpellier. Le sub, à cette époque, c’était pas un traitement (je le prenais récréativement) puisque j’achetais tout dans la rue à l’arrache. Fin de la parenthèse. J’avais donc stoppé opiacés et méthadone, j’étais refait. C’était en 2014…

2014, département de la Marne. Coin : paumé. Travail : non. Transports : non. Galère : oui. Racisme : à fond. Consanguinité : 72%. Pôle Emploi trouvait que j’avais besoin d’un stage, et j’étais à peu près obligé d’accepter : disons que j’avais fait une demande pour passer gratis le permis, donc si tu refuses les trucs de merde qu’ils te proposent, stages et soi-disant formations qui n’en sont pas, y a de grandes chances qu’ils te refusent le permis de conduire (c’est pathétique). De toutes façons y a 90% de chances, que tu sois docile ou pas, pour que tu n’accèdes pas à leur soi disant permis payé par Pôle Emploi, réservé en fait aux suceurs et aux fils et filles des employés. Ils me l’ont refusé pour la petite histoire, si tu avais pas compris. Mais j’avais donc été à cette formation, ce stage qui devait se finir par un putain de vrai stage en entreprise, mon cauchemar… Mais c’est dans ces locaux que dans l’ennui le plus total j’ai rencontré un autre gars amateur d’opiacés (je ne connaissais personne dans cette ville, avec mon ex on s’était mis en mode vase clos, et quand elle est parti le vase s’est rétréci jusqu’à m’oppresser), un qui se faisait chier aussi. On en a vite parlé, et dès lors qu’on en parla, c’est devenu une obsession jusqu’au moment où on en eut. Note un truc : ce bled de la Marne, y avait pas un moyen de transport en commun, mais à deux rues de chez moi, y avait de l’héro. La guerre aux drogues fonctionne ?

A chacun son étoile

Donc j’en reprends, et ne sentant pas le manque revenir (normal j’étais sevré) je me disais que j’avais trouvé enfin une méthode pour en prendre juste ce qu’il faut chaque jour pour ne pas tomber dedans (le drogué aime bien se mentir, il en a pris l’habitude puisqu’on lui ment tout le temps). Quand même en prendre mais de façon modérée, mais dans ce bled y avait que ça, et du shit. Le manque est arrivé assez vite. Quand on a été addict une fois, on retombe super facilement. La 1ère fois j’ai mis plus d’un an avant d’être vraiment accro et de penser à suivre un traitement de substitution (quand on se rend compte qu’on est accro, généralement on pense à la substitution). La 2e fois, ça a pris une semaine à tout casser. Je suis dans la 3e fois et je ne suis pas accro. Parce que je fais une chose que je n’avais jamais fait : j’alterne. Sauf que il y en a certaines que je ne prendrais plus, ou en dernier recours (si y a QUE ça, ou si on m’en propose assidûment), ou encore dans 10 ans, quand ça ira mieux. Mais je doute que concernant ces trucs ça aille mieux un jour, ça risque d’empirer avec l’âge, ce qui semble logique : la vie elle-même est toxique et provoque des maladies avec l’âge, si on ajoute les drogues, j’imagine qu’on est plus vite malade quand on chope un truc, cancer, sida, hépatite (…et plus si affinités). Un copain morphinomane avait développé un cancer de l’estomac je crois, il est mort super vite (quelques semaines) alors que c’était un costaud. Pour la petite histoire, même dans ses derniers moments, l’hôpital lui a refusé la morphine et l’a laissé souffrir. La raison ? A l’hôpital on ne donne pas de morphine aux toxicos, ou aux anciens toxicos. En tous cas dans cet hôpital (Saint Louis, Paris). Des fois qu’il simulerait son cancer… Car le toxico soi-disant cancéreux est fourbe c’est bien connu.

Infirmiers-ères, médecins : vous êtes sales, vous avez les mains sales. Et je vous hais, c’est bien simple. Infirmier, infirmière, tu représentes ce fils de pute qui a tenté de m’étrangler alors que j’étais encore plein des grammes de kétamine que je m’étais envoyé en mode binge drinking, et qu’attaché à l’hosto sur un lit, je hurlais en suppliant que quelqu’un me donne de l’eau, me détache. En revanche, tu ne représentes pas cette personne, qui est venue me donner de l’eau, qui a désobéi, elle. C’est pas une pute elle. Elle, je l’aime tu vois ? Tu vois la différence connard ?

Le speed, je ne veux plus en prendre mais c’est souvent tout ce qu’on peut prendre parce qu’il n’y a que ça. Et tout ce que j’ai listé au bout du lien du 1er paragraphe de ce post, je ne veux plus prendre. Sauf à me faire une salle sécurisée où je ne pourrais pas me blesser, où personne pourrait entrer, où je ne pourrais pas sortir pendant le temps de la grosse montée du truc, et surtout sans internet, enfin pas les sites où je m’exprime comme mon blog, et surtout, mais surtout, tout réseau social. Je suis totalement à côté de la plaque, si j’ai listé ces produits, c’est surtout rapport à ma santé et à des effets non désirables…

Y a aussi que je ne peux pas dire les choses sur ces réseaux, enfin je peux mais ça reste assez mal vu. Et je suis quelqu’un qui parle beaucoup. Quelqu’un qui écrit beaucoup. Et puis concernant les prods et la société, les gens ne connaissent pas assez les produits, beaucoup de mythes existent et perdurent, entretenus par la presse, et surtout par les associations de lutte contre des moulins à vent. Réaliser des films de prévention je peux comprendre mais des films de propagande anti tout, y a des limites. Et ces associations étant considérées comme d’utilité publique, les gens leur envoient du pognon. Du coup quand ils font une campagne, ils peuvent mettre les moyens pour en mettre plein la vue aux personnes un peu crédules, celles qui avalent tout tout cru en une bouchée, celles qui généralisent des cas exceptionnels parce qu’un film a suggéré de le faire, etc.

Y en a qui s’enferment pour décrocher (voir Trainspotting), moi je m’enferme pour consommer. L’ennui c’est qu’en me cloîtrant pendant les montées des trucs que je supporte mal, je ne couperais pas seulement l’herbe sous le pied des mauvais délires, mais aussi des bons délires. Car je supporte parfois d’autres trucs. Le LSD, c’est rare mais ça peut arriver. Idem pour la MD et les tazs. Idem pour la kétamine, tous mes délires n’ont pas été catastrophiques sinon je n’y serais pas revenu fébrilement, ce produit ne m’aurait pas obsédé à ce point si y avait eu que des points négatifs. C’est à cause de ces points négatifs que j’ai commencé à me dire que de prendre tout ça n’était peut-être pas une bonne idée. Quand on me dit ça, ça arrive encore, je retourne le cerveau de mon interlocuteur. A la fin, mon interlocuteur, soit il est pour la légalisation (en fait même pas, pas besoin de légaliser, il suffit de supprimer les lois qui interdisent la vente, l’acquisition, le transport, la cession, la possession, l’échange, et la consommation de tous les produits confondus) soit il veut se suicider pour que ça s’arrête. Ici je parle de débattre avec une personne de bonne volonté, qui ne sort pas des arguments débiles en soutenant malgré la preuve par A+B que c’est faux, que c’est comme ça et pas autrement. On peut pas discuter avec des platistes, par exemple.

J’aimais pas la méthode zététiste, avant, c’était pour le principe de contredire les gens. C’était en vogue, beaucoup s’intéressaient à ça, et moi aussi mais quand j’en parlais, c’était pour jouer les trolls platistes. Maintenant j’aime la zététique, sans trop l’utiliser (quoique, c’est un réflexe qu’on peut prendre l’habitude d’avoir, de douter de tout). Ça m’a appris quelques petits détails sur le langage, détails que j’aurais pu sans aucun doute aller trouver dans de la littérature philosophique (Descartes – discours de la méthode ; Schopenhauer – l’art d’avoir toujours raison ; etc.), littérature qui aurait dû m’atteindre au lycée, or je ne suis pas allé au lycée. A la place, j’ai livré des pizzas a des andouilles qui ne me donnaient pas assez de pourliche, ça me payait mes clopes et ça : je suis allé en boîte pour mineurs à la Main Jaune – M° Porte de Champerret entre 1993-1994 juste avant la fermeture définitive.

C’était ouvert les mercredis et les samedis après-midi pour les mineurs, no alcool, no drogue, juste du roller, du rollerblade à la rigueur, des musiques très à la mode, des tubes et des trucs que le DJ aimait bien (comme Popcorn i.e. et ça je connaissais pas). Je me souviens qu’il passait je danse le Mia d’Iam et aussi Nouveau Western qui sample la chanson de Serge Gainsbourg, Bonnie and Clide, par MC Solaar, et qui date de 94 donc on est dedans… Chaque fois y avait plusieurs slows où il était d’usage de rouler une pelle express, pendant le slow, généralement à la fin et fallait pas être trop pressé, et fallait au moins baratiner la fille un peu avant, lui poser les questions classiques, questionnaire léger qui finissait souvent par : T’as un mec ? J’essayais d’être plus original mais quand je changeais un truc ça marchait pas. Là-dessus elle répondait Non. Et là, d’abord tu lui lançais le regard irrésistible, tu la sondais vite fait, les yeux ça trompe pas, et si elle te paraissait en avoir aussi envie (l’attendre) et qu’elle te plaisait suffisamment, tu lui en roulais une, plus ou moins longue (vive l’apnée), sinon… bredouille (ou broucouille selon les inconnus). Par contre quand ça marchait, si affinités ça se finissait dans un fauteuil de la boîte le plus reculé possible, planqué dans la pénombre, et pour ça y avait la grotte... Hahaha ! Purée. Que de souvenirs de fous. Adolescents les souvenirs. Je termine : …à se rouler des galoches et baver sur l’autre, en glissant quelques mains par-ci par-là au risque de se prendre une tarte dans la gueule, ou simplement un avertissement. Et alors, si y avait plus plus d’affinités, là tu revoyais la nana hors de la boîte.

Je n’ai jamais aimé les discothèques, quoique j’ai bien kiffé les murs de la Locomotive les deux fois où j’y suis allé. Mais la Main Jaune, j’attendais toute la semaine pour y retourner et créer des liens. J’ai créé quelques liens, hélas aucun qui est resté. En fait cette période m’a même fait perdre un copain d’enfance qui était de passage ce jour, j’ai voulu l’emmener là-bas. C’était un copain, d’une époque où ce sont juste les copains qui importent, qu’il n’y a encore aucune différence entre un ami, un pote, et un copain. Une époque où on se prenait moins la tête ? Pas sûr… Et puis c’est sans doute très singulier comme façon de voir les choses : aujourd’hui encore je ne fais pas de différence, et je ne fréquente que des personnes que je suppose des amis, aussi quand je rencontre l’ami d’un ami, ou le pote d’un pote pour le dire autrement, j’offre mon amitié assez facilement. Comme disait un (ancien) copain, sous réserve de la reprendre au premier signe de trahison.

Ma mère a toujours fumé, et fréquenté des fumeurs et des fumeuses. Le cannabis j’entends. Et elle avait une copine chez qui elle m’emmenait parfois quand elle ne pouvait pas faire autrement que de m’avoir dans les pattes, et avec qui elle fumait plus que probablement. On allait parfois là-bas, et passé la porte on me collait dans la chambre de Maïkeul (le prénom a été changé un peu). On avait 5-7 ans tous les deux, j’ai des repères pour le savoir, je ne me souviens pas de l’âge que j’avais quand je fréquentais Maïkeul, mais j’ai passé 2 ans en internat, entre mes 8 et mes 10 ans, et c’était pas après mes 10 ans et mon passage brutal au collège.

On avait donc entre 5 et 7 ans, Maïkeul et moi (c’est peut-être inexact mais je continue). J’aimais bien Maïkeul, j’aimais bien sa mère aussi, j’ai très peu vu son père, un géant le visage perdu dans sa barbe et ses cheveux. Il a dû venir une seule fois chez nous. Je crois que je l’avais assimilé à Carlos, le fils de Françoise Dolto, physiquement c’était pas vraiment ça, mais son papa devait partir vivre (ou était parti… sans sa famille en tous cas au départ) à Tahiti, et je le revois avec un bandeau dans les cheveux, je sais pas si c’est un mélange avec l’assimilation à Carlos, ou si je l’ai vraiment vu avec ce bandeau tressé de couleur, très Polynésie. Je dis ça parce que le chanteur aussi trippait pas mal îles exotiques.

Quand j’ai eu la chance d’être avec Maïkeul, on ne parlait pas de son père, je crois que c’était un sujet douloureux pour lui, et pour éluder et sortir de la mélancolie qui l’envahissait quand il pensait à son père, il utilisait son imagination. Je savais que ses parents étaient divorcés (ou allaient divorcer, ou étaient séparés mais c’était une famille brisée), mais je n’en savais pas plus. J’ai dû demander, moi le curieux à propos de ce qui m’intéresse. Ma mère n’était pas bavarde avec ses enfants, sauf pour crier, et des fois aussi faire des câlins.

L’imagination de Maïkeul était riche et il l’exprimait volontiers, il me racontait des histoires, il les inventait je pense, quand il venait dormir à la maison je lui en demandais pour influencer nos rêves, alors il me parlait de loups, et c’est tout ce dont je me souviens de ses histoires, étrangement… Des loups…

Je crois n’avoir pour ma part jamais dormi chez lui, pourtant j’aurais aimé, j’adorais Maïkeul et j’adorais sa maison, elle bordait un grand parc. C’était à un peu moins de 2 kilomètres de chez moi : difficile d’y aller seul à 7 ans, je ne connaissais pas la ville. J’avais essayé une fois en vélo et je m’étais perdu dans son quartier et les quartiers voisins. Je revois cette maison de Pierrafeu du haut de mes souvenirs. Ce sont des souvenirs visionnés par un adulte projeté dans son corps d’enfant. Tout est bien plus grand quand on est petit, on voit les choses à son niveau, plus petit. Maintenant que j’y pense la baraque était certainement décorée par sa maman, Mathurine (idem, prénom changé), je crois que le papa s’effaçait peu à peu de la belle maison, il restait encore quelques affaires à lui, rien à voir avec le reste des meubles et des décos, ça m’avait frappé, Maïkeul avait dû me montrer tout ça ou alors ma curiosité m’avait fait aller là où j’avais pas le droit d’aller.

C’est vraiment drôle que des souvenirs remontent comme ça, je revis les questionnements auxquels je peux apporter des possibilités de réponse aujourd’hui. C’est pas mal la mémoire.

Je jalousais un peu Maïkeul. Sa chambre était immense, d’ailleurs sa maison était vraiment roots et belle, un escalier en bois un peu rustique pour monter à l’étage, ça sentait bon la maison de hippie. Et mon copain avait une collection de légos, il en avait plein. Et il construisait des vaisseaux, des autres trucs, ça m’impressionnait. Je jalousais un peu Maïkeul parce que selon moi, il avait des jouets mieux que les miens. La beuhère est toujours plus verte et meilleure ailleurs. J’en avais beaucoup aussi, des jouets, mais j’avais cette impression que tout ce qui était à la mode m’était interdit. Mes parents ne voulaient pas tomber dans ce vice. Je ne dis pas qu’ils avaient tort, j’aurais juste aimé avoir plus de légos.

Je n’ai jamais eu de faux-pistolet, faux-couteau, en jouet. Aucun de ces trucs en plastique qui reproduit ou imite des objets de violence. J’aurais aussi aimé en avoir. Je pense que ce type d’éducation est tout à fait intéressante, mais lorsque un des deux parents est lui-même violent de temps à autre, le peu que ça apporte est annihilé puissance 10. Et ça ne nous a pas empêché d’avoir caché par la suite de vrais flingues chez nous. Les parents n’étaient évidemment pas au courant, sauf pendant les perquisitions. Tout remonte en surface.

J’ai perdu l’amitié de Maïkeul devant la Main Jaune à Paris. Quand nous étions des gosses, il a dû partir rejoindre son père à Tahiti, et moi partir en internat, tout ça, et il était juste de passage à Paris quand nous avons eu 16 ans. Quand nous étions gosses, nous n’allions pas dans la même école, de base. On était copains par hasard : parce que nos mamans étaient copines. Elles auraient sans doute été contentes de se mater Hair sur demande et gratuitement, comme j’ai pu faire récemment, chaque époque a ses avantages et ses inconvénients.

J’ai perdu un copain, un ami, qu’importe le nom utilisé, c’était un lien que j’avais eu avec le monde extérieur, et auquel je tenais. Ce samedi-là à Paris, Porte de Champerret, j’ai choisi délibérément la douceur d’un ou plusieurs futurs baisers qu’on allait mutuellement s’autoriser avec une ou plusieurs filles à la suite pendant les slows. Danser en même temps un slow avec plusieurs filles, c’est difficile, mais on peut changer de partenaire pendant le slow… il s’agit que la nouvelle fille invitée à danser ne t’aie pas vu te prendre un râteau trente secondes plus tôt et speede mec parce que ton slow préféré – à l’époque, Still Loving You des Scorpions – est bientôt à son apogée et va se finir dans 3 minutes, et qu’est-ce que ça peut être beau d’embrasser une nana sur cette musique, baisers que j’allais voler l’espace d’un instant dans un ballet débile mais formateur. J’avais besoin de ça. C’était la première fois de ma vie où les choses étaient faciles, et où tout était possible. Je venais d’abandonner l’école.

J’avais 16 ans merde ! J’étais jeune et beau comme tout garçon de 16 ans et j’avais la dalle, j’étais déjà avide de me défoncer, on prenait de l’air sec dans le métro, on se faisait ces petits comas express où d’un coup tout tournait noir et on perdait connaissance dans les bras d’un copain, d’une copine, dans lesquels on revenait à nous au bout de quelques secondes sans savoir où on était, en nous étonnant de voir ces autres rire en nous regardant puis prendre leurs tours… On a encore le temps d’en faire un peu il reste trois stations. Les gens autour, on ne les voyait pas, on s’en battait royalement les couilles. Y avait les copains, les filles, et moi. Rien d’autre. Ah si : les drogues qui commençaient à m’intéresser, moi le mec curieux avide de découvertes.

J’ai perdu un ami d’enfance à 16 ans. Les pierres les plus proches sont celles qu’on jette les plus loin.

Paroles qui riment

Trop d’heures à tuer

Certains maux mettent du temps à juste s’amoindrir.
A moins de rire juste à temps on en vient à s’effacer.
Assez facile à dire mais si c’était la panacée la vie,
j’en aurais envie, de la vivre, la mienne.
Génial, une vie à vivre, devrais-je, c’est vrai, m’écrier.
Utiliser mon encrier et ma plume usée et décharnée
pour le crier sur les toit sous mon ciel,
solitaire et silencieux parce que c’est la nuit.
Il n’y a personne la nuit,
ça sonne creux, dans le vide.

J’en sens des tonnes et des tonnes d’ennuis distincts,
bulles sinuant entre nuages à peine visibles,
chacune psalmodiant son leitmotiv
justifiant la légitimité de son existence ici-bas.
Certaines se couplent cédant aux danses séductives,
mais pas ces ploucs errants esseulés,
eux se contentent d’aller au hasard, désolés,
et ceux-là au même titre d’ailleurs que tous les autres,
il vaut mieux que tous je les fuies.
Alors pour assassiner un peu de temps sans cinéma,
tout en cherchant en solo un lieu désert en Si bémol,
un lieu où me serait permis, une existence sans exorcisme,
sur mes doigts, loin du séisme, je recompte mes amis.

Ce petit doigt a été mutilé,
ce petit doigt est mort d’une OD,
celui-là il est mort du SIDA,
quant à lui on veut qu’il ait honte de s’accrocher à la vie !
alors il boit.

Sur sa main perchée, difforme et morphinée d’échardes,
ce toon prédestiné à être monétisé par ses semblables,
pour son salut perdu dans les bulles d’autres histoires ubérisées,
n’a toujours que quatre doigts.
On dit que c’est pour épargner le grand dessinateur suprême
Le premier humain de la chaîne pressurisé par les on-dit.
Dans le monde magique du dessin très design, (voyez-vous ?)
un doigt vaut une heure, pas plus.
C’est pas non plus pathétique : c’est le tarif de nuit.
Demain ça sera demi-tarif, s’il en reste… des mains.
Il ne me reste à moi plus qu’une main à couper
et encore beaucoup trop d’heures à tuer.

Mais que vais-je devenir ?

Auto-Psychologie

Punition

La solution à mon problème ne réside pas en quelqu’un d’autre.
La solution à mon problème ne réside pas en quelqu’un d’autre.
La solution à mon problème ne réside pas en quelqu’un d’autre.
La solution à mon problème ne réside pas en quelqu’un d’autre.
La solution à mon problème ne réside pas en quelqu’un d’autre.
La solution à mon problème ne réside pas en quelqu’un d’autre.
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